La collaboration et le travail constructif pour le bien-être de nos citoyens!

J'aimerais répondre à la lettre de monsieur St-Onge, publiée dans vos pages le 22 janvier dernier. Monsieur St-Onge, j'ai trouvé insultants les qualificatifs de «suiveux», de «yes man» et de «bobble heads» dont vous m'avez personnellement affublée, ainsi que trois de mes collègues. Ces commentaires dénotent un manque de respect et une méconnaissance du fonctionnement d'un conseil municipal.
Avant les assemblées publiques, tous les élus se réunissent en caucus avec le directeur général et c'est là que l'on discute et soulève nos questionnements sur les projets de résolutions en cours. Je suis une personne de convictions: je n'hésite pas à exprimer librement mon opinion et mes collègues font de même. En écoutant les arguments de chacun et en exprimant nos idées, on apporte les ajustements nécessaires qui nous permettent d'en arriver, le plus souvent, à un consensus en vue de l'assemblée publique.
Je suis une personne de convictions: je n'hésite pas à exprimer librement mon opinion et mes collègues font de même. En écoutant les arguments de chacun et en exprimant nos idées, on apporte les ajustements nécessaires qui nous permettent d'en arriver, le plus souvent, à un consensus en vue de l'assemblée publique. Un projet de résolution qui n'aurait pas le support, dès le départ, d'une majorité de conseillers serait abandonné bien avant de se rendre à l'étape du vote.
De plus, ces projets ne tombent pas du ciel mais découlent souvent directement de plusieurs heures de travail, fait entre autres par mes collègues et moi, au sein de nos comités respectifs (comités dont Messieurs Bernier (sauf pour le CCU) et Dufresne sont absents par choix). Il est donc normal que la plupart des résolutions passent avec une forte majorité ou à l'unanimité lors des assemblées publiques, puisqu'on a tous eu l'occasion d'apporter notre grain de sel, pour les bonifier, à l'étape du caucus.
Néanmoins, je vous rappelle que j'ai été la seule à voter contre l'une des résolutions, en décembre, car j'ai été sensible au questionnement soulevé par une citoyenne. Chaque élu vote librement et c'est le principe même de la démocratie. Je viens de consacrer deux samedis à une formation sur l'éthique et la déontologie. On nous y a enseigné qu'un conseil municipal assurant un leadership éthique travaille dans le respect, favorise la recherche de solutions et le dialogue plutôt que la confrontation, afin d'arriver à des décisions concertées et éclairées visant le meilleur intérêt de la communauté.
C'est ce type de leadership que je perçois chez une majorité des membres du conseil de Waterloo. En espérant que vous compreniez mieux, maintenant, les règles de fonctionnement d'un conseil municipal éthique, sain et constructif.
Ginette Moreau
Conseillère municipale à la ville de Waterloo
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