Martin Luther King Jr. lors du fameux discours « I Have a Dream », prononcé au Lincoln Memorial de Washington le 28 août 1963.

I Have A Dream, clamait Martin Luther King Jr. en 1963

LA VOIX DES LECTEURS / Moi aussi j’en avais un rêve... qui ne se réalisera pas encore cette année. Je rêvais d’une campagne électorale où les chefs et les candidats identifiaient clairement les grands enjeux de la société et suggéreraient des solutions créatrices, tout en respectant les opinions et les choix de leurs adversaires. Une campagne où on entendrait parler des vraies choses dans une atmosphère de franchise, de dignité et d’harmonie. Hélas! Je me réveille au milieu d’un vrai cauchemar.

Au dernier tournant, on est encore au stade des coups bas, celui où pour se faire valoir, on monte sur les épaules de l’adversaire pour mieux le rabaisser et le discréditer. Des milliards de dollars occultés apparaissent comme par enchantement pour faire pleuvoir la manne et satisfaire les attentes de tout un chacun. Peu importe les problèmes d’endettement, on y verra plus tard. On promet mer et monde en sachant qu’une fois au pouvoir, on trouvera toujours des excuses pour se désister ou se faire rembourser par une surtaxe ou une hausse des tarifs sur des biens essentiels.  

Utopiste, je continue à caresser mon rêve tout en ayant pleinement conscience qu’il risque de n’être qu’une réalité virtuelle encore longtemps. 

J’entrevois cependant une petite lueur d’espoir, celle où la société sera suffisamment éclairée pour reconnaître la réelle valeur des candidats en lice et, surtout, que ce 21 octobre 2019, la majorité participera activement à un choix que nous devrons tous assumer ou supporter pour les quatre prochaines années.


Céline Massé

Granby