Hôtel de ville Sutton: 5,5 M$ de taxes inutiles

Après avoir attaqué l'ex-maire Pelland pour un méga-projet de décontamination, de rénovation et d'ajout d'une aile communautaire à l'hôtel de ville qu'ils avaient jugé inutile, et violant leur promesse de «transparence exemplaire», les membres du nouveau conseil ont voté une enveloppe d'un tiers de million de dollars pour aller de l'avant après seulement deux mois et demi en poste. Maintenant en juin, viennent s'ajouter 4 millions$. Avec les intérêts, le total atteint 5,5 millions$.
Quant à la transparence: dans les calendriers mensuels sur www.sutton.ca, sept séances spéciales du conseil sont absentes, y compris trois en juin pour avertir la population des décisions en cause. Aucune mention d'un registre de signatures le vendredi 27 juin qui aurait forcé un référendum sur ce projet qui équivaut à 1400 $ par habitant permanent. Aucun avis par la poste avec 8 jours de préavis (comme pour la présentation promotionnelle, le samedi 12 juillet) et donc aucune chance pour les contribuables non résidants de signer à temps.
Sur sutton.ca, la date du registre du 27 juin était camouflée à l'intérieur d'un PDF mal identifié. Sa page «Nouvelles» n'en dit rien. Étrangement, un seul avis apposé à l'hôtel de ville rendrait ces démarches légales selon le directeur général, celui-là même qui est responsable des erreurs et des omissions sur le site web.
Est-ce que ce projet se qualifie pour une contribution de Québec sous le programme RÉCIM, sous-volet 5.1? Absolument pas:
1. Le sous-volet stipule qu'une subvention est disponible pour les hôtels de ville, garages municipaux, salles communautaires, casernes de pompiers et postes de police. Il n'est pas exigé d'inclure l'un de ces bâtiments dans la modification d'un hôtel de ville, ni (contrairement à ce qui nous a été dit) de construire une aile communautaire pour réunions comptant au plus 12 personnes.
2. Le sous-volet stipule que les travaux subventionnés doivent être essentiels, nécessaires et urgents, ET «que leur défaut est susceptible de compromettre la santé des personnes ou la sécurité ou l'intégrité du bâtiment». Quant à la santé, les experts engagés par la ville, Airmax Environnement, dans leur rapport du 2 juillet 2013 déclarent: «Airmax n'a jamais mentionné que les concentrations de moisissures étaient élevées pour la santé des occupants.» Ils recommandent un aspirateur HEPA. Le sous-sol est sec et solide et, selon Airmax, ne contient pas de moisissure visible. Selon les experts Batimax à propos d'un bureau typique, «Remplacer les couvres plancher et peinture à la grandeur» suffirait. Le projet ne répond donc à aucun critère du ministère pour une subvention (décision finale en septembre).
Le conseil doit abandonner ce projet superflu. Autrement, il doit étendre la période de signatures du registre au samedi pour permettre aux non-résidants permanents de s'exprimer. Il n'y a aucun doute qu'avec le même préavis que pour l'avis posté pour la session promotionnelle du samedi 12, la population aurait tué le projet dans l'oeuf.
Eddie Vos
Sutton