Éric Duchesneau, conseiller municipal de Granby
Éric Duchesneau, conseiller municipal de Granby

Faussetés et clarifications circonstancielles

LA VOIX DES LECTEURS / TVA Nouvelles a publié une photo et des affirmations fausses, non vérifiées. Ces mêmes informations fausses ont par la suite été reprises au cours de l’émission de Denis Lévesque.

Cette photo date de mai 2019. Je ne suis pas du tout à Mexico, déambulant dans des lieux publics. J’ai une chambre dans un petit complexe où des amis mexicains ont des chambres également. J’y compléterai mes 14 jours de confinement avant d’aller vivre avec de la famille qui habite dans cette ville.

Cette différence de réalité change la perspective de façon majeure.

Contexte et circonstances

À Acapulco, je ne suis pas du tout un touriste. C’est un endroit important dans ma vie depuis plus de 30 ans. J’y ai des amis et de la famille qui y habitent en permanence. Je parle couramment espagnol et mes enfants sont Mexicains.

J’y vais entre trois et quatre fois par année quand il y a des trous dans l’horaire, par exemple en été ou à Noël. C’est vraiment un refuge pour moi. J’y suis normalement entouré de gens qui m’aiment et j’y oublie mes problèmes personnels.

Je cumulais récemment trois boulots dans le but de m’aider financièrement, mais aussi pour me permettre d’y retourner, afin de décrocher. Malgré cela, je participe à plusieurs événements et je suis encore le seul élu de Granby qui n’a eu aucune absence lors d’une séance publique depuis plus de six ans.

J’avais un billet d’avion depuis le 14 février, soit deux semaines avant le premier cas de la COVID-19 au Québec. J’étais très vulnérable dans la semaine précédant mon départ à la suite d'une rupture amoureuse. 

Ce n’est pas la peur du COVID-19 qui m’a fait partir. Je ne pouvais pas demeurer seul confiné pour longtemps. Il n’y avait aucune bonne solution. J’ai donc choisi la meilleure pour mon intégrité physique et émotionnelle, c’est-à-dire de passer ce confinement avec quelques personnes au lieu d’être seul.

Le gouvernement déconseillait de partir en voyage, la date du retour n’étant pas certaine. Le 24 mars, la situation n’était pas du tout la même qu’aujourd’hui. Ce n’était pas interdit, donc pas illégal de quitter le pays. Je n’ai jamais eu l’intention de demander un éventuel rapatriement. J’y vis en attendant de pouvoir revenir, c’est tout. Je suis parti discrètement et je n’ai rien publié sur les réseaux sociaux, donc rien pour donner un mauvais exemple.

À venir

Je reviendrai dès que possible. En attendant, je peux poursuivre mon travail normalement comme prévu, car nous travaillons tous en vidéo-conférence. Il n’y a aucune différence d’être à 4 km ou à 4000 km lors d’un confinement. Je peux répondre au téléphone et aux courriels de la même façon. Mes collègues conseillers ne connaissaient rien de mes intentions et je m’excuse sincèrement de les avoir mis dans cette situation.

Ils ont, bien sûr, l’air moins présents vu le confinement pour tous, mais ils demeurent en état de veille afin de prendre des décisions difficiles et importantes pour le bien-être de tous.

À mon retour, bien sûr, je serai en confinement pour 14 jours, donc je ne mettrai aucun Québécois en danger. C’est ce qui a toujours été prévu.

TOUT VA BIEN ALLER.

Éric Duchesneau,

Granby