En avant avec le Bloc, un tremplin pour le Québec!

LA VOIX DES LECTEURS / J’ai été vraiment amusé, et un peu choqué, de lire l’opinion de Michel Tardif dans l’édition électronique de La Voix de l’Est le 8 octobre dernier. Tous les préjugés farfelus au sujet du Bloc y étaient affirmés. C’était le côté choquant. J’étais amusé, tout de même, car cette réaction d’un adversaire montre bien que le Bloc est sérieusement en avance!

D’abord, le Bloc est bon premier chez les francophones avec 33% des intentions de vote. Ce sont six points de plus que les libéraux et 16 points de plus que les conservateurs. Une progression étonnante pour un parti qu’on croyait mort, ou à peu près, il n’y a pas si longtemps.

En deuxième lieu, les contrats donnés à Halifax et à Vancouver pour la construction navale, et rien pour la Davie à Québec. Cela s’est passé dans le dernier mandat des libéraux alors que, justement, le Bloc québécois était faiblement représenté. Au contraire, c’est quand le Bloc était fort à Ottawa que le Québec a pu le mieux recueillir sa juste part des transferts fédéraux, ainsi que des subventions à nos entreprises.

Prétendre que le Bloc est archaïque revient à dire qu’il est archaïque de défendre nos intérêts à Ottawa. C’est en fait la seule façon pour nous de pouvoir réellement influencer le gouvernement, et ce sera toujours d’actualité. 

Nous le savons, et les derniers mandats des libéraux et conservateurs sont là pour nous le prouver, quand les intérêts du Québec sont diamétralement opposés à ceux de l’Ontario ou de l’Ouest canadien, ils sont systématiquement sacrifiés. Et les députés libéraux ou conservateurs que nous avons élus au Québec gardent un silence retentissant en Chambre lorsqu’il s’agit de défendre nos intérêts.  

Les contrats de construction navale, l’achat du pipeline de TransMountain auquel s’oppose une majorité de Québécois, la brèche dans la gestion de l’offre qui affecte nos producteurs de lait, d’œufs et de volaille, les sempiternelles chicanes pour amener le gouvernement fédéral à respecter les compétences du Québec, que ce soit en logement social, en transport, en éducation ou en santé, tout ça a été le fait du gouvernement libéral. Et les seuls qui se sont levés en Chambre pour s’opposer ou protester contre ces décisions, ce sont les dix valeureux députés du Bloc Québécois.

Maintenant que le Bloc québécois peut éventuellement former la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire, nos intérêts seront mieux représentés. Par exemple, les députés du Bloc auront le pouvoir de bloquer tout éventuel projet de pipeline sur le territoire du Québec. Dans ce sens-là, oui bloquer est positif.  

En avant le Bloc!



Louis-André Frégeau

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