Écoles privées et laïcité

À la fin de son mémoire à la Commission parlementaire sur le projet de loi 60, tel que le rapporte Le Devoir du 23 janvier, Guy Rocher (NDLR: sociologue et auteur) propose d'étendre l'interdiction des signes religieux ostentatoires aux écoles privées subventionnées sous prétexte que «ces écoles sont en réalité quasi publiques compte tenu de l'importance des fonds publics qu'elles reçoivent», à savoir 60 % du coût des écoles publiques. Il rejoint ainsi la demande de certains autres intervenants. Ceci me semble incorrect pour diverses raisons. L'école privée (subventionnée ou non) offre une alternative aux parents qui ne sont pas satisfaits de l'école publique pour diverses raisons, dont l'éducation religieuse. L'enfant n'appartient pas à l'État. Il est normal que certains parents tiennent à ce que leurs enfants reçoivent une éducation religieuse conforme à leur conscience et leurs valeurs. Pour assurer le bien de ces enfants et respecter le bien commun, il suffit que l'État voie à ce que ces écoles respectent effectivement les programmes officiels et disposent du personnel qualifié. Ce que - à lire régulièrement les journaux - l'État ne fait pas toujours ou pas assez. Enlever les subventions conduirait à réserver ces écoles aux seuls riches. Ce qui n'est guère acceptable socialement. D'autant plus que l'État épargne quand même de l'argent (40 % payés par les parents) qu'il peut ajouter alors aux écoles publiques. En France, les écoles privées sous contrat sont subventionnées à 90 %: l'État soutient que ces écoles, offrant la même formation que les autres, doivent être subventionnées sauf pour ce qui concerne la formation religieuse, évaluée ici à 10 % des coûts. Le même raisonnement vaut ici.
À la fin de son mémoire à la Commission parlementaire sur le projet de loi 60, tel que le rapporte Le Devoir du 23 janvier, Guy Rocher (NDLR: sociologue et auteur) propose d'étendre l'interdiction des signes religieux ostentatoires aux écoles privées subventionnées sous prétexte que «ces écoles sont en réalité quasi publiques compte tenu de l'importance des fonds publics qu'elles reçoivent», à savoir 60 % du coût des écoles publiques. Il rejoint ainsi la demande de certains autres intervenants. Ceci me semble incorrect pour diverses raisons. L'école privée (subventionnée ou non) offre une alternative aux parents qui ne sont pas satisfaits de l'école publique pour diverses raisons, dont l'éducation religieuse. L'enfant n'appartient pas à l'État. Il est normal que certains parents tiennent à ce que leurs enfants reçoivent une éducation religieuse conforme à leur conscience et leurs valeurs. Pour assurer le bien de ces enfants et respecter le bien commun, il suffit que l'État voie à ce que ces écoles respectent effectivement les programmes officiels et disposent du personnel qualifié. Ce que - à lire régulièrement les journaux - l'État ne fait pas toujours ou pas assez. Enlever les subventions conduirait à réserver ces écoles aux seuls riches. Ce qui n'est guère acceptable socialement. D'autant plus que l'État épargne quand même de l'argent (40 % payés par les parents) qu'il peut ajouter alors aux écoles publiques. En France, les écoles privées sous contrat sont subventionnées à 90 %: l'État soutient que ces écoles, offrant la même formation que les autres, doivent être subventionnées sauf pour ce qui concerne la formation religieuse, évaluée ici à 10 % des coûts. Le même raisonnement vaut ici.
Guy Durand Dunham