Deux nouveaux « snoros»...

En 1982, à l'occasion du rapatriement de la Constitution sans l'accord du Québec, c'est à la nation tout entière à qui on a fait prendre son trou, et il faut l'assumer, car c'est à l'initiative des nôtres, en particulier des deux « snoros » Trudeau et Chrétien­ et la complicité de leurs 74 députés libéraux sur 75 qu'une telle ignominie­ a été possible.
Ce rapatriement accompagné d'une Charte des droits a eu pour effet de supprimer des pouvoirs importants, en particulier dans le domaine de la langue. « Snoros » oui, car ils ont fait cela après avoir manigancé avec les autres provinces pendant la nuit dans le dos de René Lévesque qui dormait à Hull parce qu'ils se voyaient à titre de Québécois d'abord comme de grands Canadiens.
En juin 2017, 35 ans plus tard, pour célébrer le 150e de ce Canada chéri, voilà que deux nouveaux « snoros », Fournier et Couillard, sans consulter leur parti et encore moins les partis d'opposition à l'Assemblée nationale, sortent un livre de près de 200 pages qu'ils adressent aux Canadiens du ROC les invitant au dialogue pour leur expliquer qu'être Québécois c'est une façon d'être canadien, pourtant une chose qu'ils ont compris et dont ils profitent depuis 1982 grâce aux deux « snoros » précédents. Alors, le renouvellement des cinq demandes de Meech par Fournier-Couillard qu'ils ont refusées en 90 et 92, en particulier la reconnaissance dans la Constitution de la nation québécoise, les a bien fait rire au moment de cette annonce, et avec raison.
Et le ROC continuera de rire de nous pendant tout le 150e si nos partis d'opposition ne font pas avant le 1er juillet une contre-offre aux Canadiens pour signer cette Constitution plus digne de notre peuple, toutes origines confondues.
Denis Forcier 
Shefford