Dépassé par les événements, une stratégie déficitaire

On peut penser que Francois Bonnardel convoite un poste au sein du conseil de la Ville de Granby plutôt que celui de député. Mais désolé, tous les sièges sont pris. Alors on lui donne une chaise musicale et en avant la musique. La campagne à l'élection provinciale n'avait pas encore débuté que déjà il se lancait en reproches contre la nouvelle administration municipale l'accusant de manquer d'idées et de passer à côté des vrais débats, alors qu'à peine en place celle-ci s'est appliquée à faciliter l'exercice de la démocratie à un plus grand nombre en remplacement au «m'as-tu vu» et à la lutte des chefs montée en épingle. Ainsi, chaque conseiller a une partie du dossier municipal entre les mains (sport, santé, environnement, etc.), mais monsieur Bonnardel semble avoir beaucoup de difficulté à se familiariser avec la décongestion des sommets.
Une consultation publique sur le futur du lac Boivin a été mise en place, mais la nouvelle ne semble pas s'être rendue jusqu'à lui, même si elle interroge sa capacité de se prononcer sur le dossier environnemental d'intérêt principal pour les élus et les citoyens. L'attitude à adapter face aux milieux humides, leurs rives et leurs habitants naturels capables de s'autogérer, questionne quatre niveaux de gouvernement dont la participation aux décisions se chevauchent. Serait-ce que monsieur l'ex-député considère que la région n'est pas suffisamment nordique pour mériter d'un gros plan!
Marc Fournier
Granby