Bonjour M. Gnocchini-Messier

J'ai relu mon Code de déontologie et nulle part, on n'y mentionne l'obligation de harceler plusieurs fois la même personne pour avoir une réponse. C'est même plutôt mal vu.
Cela dit, il est vrai que j'aurais pu interpeller le conseil des commissaires ce soir-là. Mais j'ai décidé d'y aller en tant qu'observateur, et ce, pour deux raisons. D'abord, j'avais déjà laissé un message à l'heure du midi à la direction des ressources humaines au sujet du dédommagement de 40 000 $ que Val-des-Cerfs devra payer au négociateur syndical Luc Lajoie pour diffamation à son endroit, ce qui était le sujet de mon article. Je précise que le numéro de téléphone de ce département figurait en bas du communiqué que la commission scolaire m'avait transmis la veille à ce sujet, probablement parce que le responsable des communications est en congé de maladie. J'ai demandé des explications. J'attends toujours. À la fin de la journée, j'ai donc compris qu'on ne voulait pas commenter plus avant. Le sujet n'a pas davantage été explicité à l'assemblée des commissaires du 18 février. Contrairement à ce que vous écrivez, le commissaire Pierre Lavoie n'a pas fait de commentaire concernant ce récent jugement du Tribunal d'arbitrage. Il a posé deux questions: l'argent ira-t-il à M. Lajoie lui-même ou au syndicat? et qui paie ses frais d'avocats? C'est M. Lajoie qui reçoit l'argent et c'est son syndicat qui paie les avocats. Ces informations auraient été pertinentes à mon article, en effet. L'autre raison est que je n'ai jamais vu une question un tant soit peu polémique obtenir une réponse au conseil. Je m'y suis hasardé une fois. On m'a répondu qu'on «prenait acte» de ma question. Je n'en ai plus jamais entendu parler. Vous me reprochez ensuite d'avoir donné «toute mon attention» aux propos du président du syndicat des enseignants, Éric Bédard. Or, il est le seul à m'avoir rappelé à ce sujet. Quand la commission scolaire commente un sujet ou m'en informe d'un autre, il me fait plaisir de la citer. Vous dites que M. Bédard ne cherche pas à régler les conflits. Une chose est sûre, ça prend deux pugilistes pour faire une bagarre. Je me questionne moi aussi sur les causes de cette «mésentente continuelle». Encore plus bizarre, vous écrivez que M. Bédard «attaque l'intégrité et le professionnalisme des dirigeants» de la commission scolaire, tout en évitant soigneusement d'évoquer le sujet de mon article, où Val-des-Cerfs est condamné pour... diffamation d'un dirigeant syndical. «Manoeuvres insidieuses», vous dites? Finalement, M. Gnocchini-Messier, quelle est votre opinion sur ce jugement? Que pensez-vous du fait que la commission scolaire doive allonger 40 000 $ de l'argent des contribuables pour régler un litige qu'elle a elle-même déclenché? Si je me fie à votre courriel, vous devez être avide de répondre à ces questions.
Pascal Faucher, B.A. journaliste