Au sujet des indemnités de départ municipales

Selon un avocat spécialisé dans les affaires municipales, l'indemnité de départ vient minimiser l'impact de la fin du contrat de travail, le temps de retrouver quelque chose.
Ce qui me semble très sensé pour quelqu'un qui a abandonné son travail afin de se consacrer à sa tâche d'élu.
Mais dites-moi qui a abandonné son travail, pour combler la fonction convoitée, dans la liste des personnes défaites lors de la dernière campagne électorale? Certainement pas Richard Goulet qui retirait déjà, selon son propre aveu, une pension de son employeur. Quant aux autres, ils vont tout simplement continuer leur occupation première.
Oui, ils ont eu un surplus de travail de par leur fonction élective, mais ils ont été payés pour ça et généreusement. Ils ne se sont même pas gênés pour bonifier leurs émoluments durant leur séjour au conseil municipal.
Autre sophisme, avec des salaires élevés et/ou primes de séparation bonifiées, nous aurons de meilleurs candidats, donc une meilleure administration. Foutaise!
Au contraire, l'appât du gain ou du pouvoir va trop souvent inciter des candidats marginaux qui, lorsqu'ils se présentent en trop grand nombre, vont décourager des gens sincères et compétents de se présenter parce qu'ils ne veulent pas être perdus dans le nombre.
Les dindons de la farce, les payeurs de taxes de Granby qui se font encore avoir, cette fois pour 275 000 $.
Amusant également le cas de l'échevin Ruel qui après son départ datant de quelques années a eu droit, si je ne m'abuse, à une prime de recyclage. Puis il est revenu, a voté avec ses confrères une autre augmentation de prime qu'il va à nouveau toucher lorsque les électeurs seront finalement tannés de lui. Et pendant ce temps, rien n'a changé à son emploi premier!
Est-ce que le nouveau conseil va perpétuer la tradition ou redresser cette situation aberrante? (...) Pourtant, ce n'est pas parce que la législation le permet qu'on doit en abuser.
Gérald R. Scott
Granby