Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

Après la COVID, un nouveau départ

Article réservé aux abonnés
LA VOIX DES LECTEURS / Sauf en cas d’urgence médicale, je n’avais pas mis le nez dehors depuis quinze mois! Tant de choses ont bousculé, et sans ménagement, la vie de chacun pendant cette foutue COVID. Aussi bien dire une éternité, privés que nous étions de la moindre étreinte de nos proches et de nos soirées ludiques au Palace de Granby, de temps à autre.

Même avec le secours de livres aussi magiques et intéressants que Em, Ku-Kum ou Un café avec Marie, le temps nous aura paru interminable! Les rares échanges familiaux réalisés sur Skype ou sur Internet ne sauraient remplacer la présence et la chaleur humaine réelles de ceux qu’on aime!

Cependant, un vent d’espoir m’habite en ce moment, alors que je rentre d’une petite « virée en Amibus » dans Granby, qui m’est si chère! À cœur de jour, toutes fenêtres dégagées, j’admire le lac et ses environs, le mouvement joyeux des usagers de la piste cyclable qui s’y profilent ainsi que les reflets changeants du ciel azuré selon le calendrier des saisons.

Si la beauté des lieux me remplit le cœur d’enthousiasme, m’aide à surmonter les pires aléas de la vie et alimente souvent mon inspiration, que dire du paysage bucolique dont je viens de bénéficier!

Faut-il absolument connaître un certain temps la privation pour « nettoyer son regard » à la seule vue du vert tendre un tant soit peu aérien qui garnit nos arbres en ce moment, mêlant son charme à l’époustouflante palette de couleurs des arbres fruitiers en fleurs, aux lilas remplis de bourgeons, aux teintes variées de tulipes, etc.

Si tel est le cas, peut-être devrait-on remercier avec gratitude la COVID, car « l’état de grâce » qu’elle nous inspire pour la suite des choses ne peut que faire du bien! Elle est belle, spéciale même, notre ville remplie de gens énergiques dont les promesses tenues ne cessent de nous émerveiller! Bientôt, la fontaine du lac Boivin ajoutera à la danse des heures et nous pourrons enfin rêver de gaies promenades, bras dessus, bras dessous comme autrefois, en compagnie de ceux qui nous manquent (pour la plupart) encore tellement! « C’est le mois de Marie », chantait-on autrefois, « c’est le mois le plus beau! »

L’optimisme a raison de nous habiter maintenant que les vaccins pullulent, prêts à nous garantir — moyennant deux doses — une immunisation presque complète! Ainsi pourrons-nous reprendre nos vies là où elles se sont arrêtées avant le confinement et entendre nos dirigeants parler d’autre chose que de la COVID lors des points de presse à la télé!

Tout compte fait, nous avons une année de retard à combler à bien des égards! Et nous avons surtout une langue à aimer, voire à chérir, à prôner, à défendre et à sauver! En piste pour un nouveau départ!

Jeannine Mailloux

Granby