Rappelons que depuis février 2016, l'entreprise a annoncé la suppression 14 500 emplois, et ce, malgré le fait que le gouvernement du Québec ait injecté 1,3  milliard $ dans la CSeries.

Affaire Bombardier : le flagrant conflit d'intérêts du PLQ

Sans surprise, le Parti libéral du Québec a bloqué les différentes motions des trois partis d'opposition de l'Assemblée nationale dénonçant les aberrantes augmentations de rémunération des hauts dirigeants de Bombardier. Le PLQ a même poussé l'audace jusqu'à refuser de débattre de la situation.
Rappelons que depuis février 2016, l'entreprise a annoncé la suppression 14 500 emplois, et ce, malgré le fait que le gouvernement du Québec ait injecté 1,3  milliard $ dans la CSeries.
Afin de mieux comprendre la nature du conflit d'intérêts en cause ici, il est utile de rappeler l'influence de l'ancien premier ministre libéral Daniel Johnson au cabinet de l'actuel premier ministre, Philippe Couillard.
Lors des dernières élections générales provinciales, M. Johnson a été le directeur de campagne du PLQ. Lors de la reprise de pouvoir majoritaire des libéraux en 2014, il a présidé le comité de transition du gouvernement libéral, et il a usé de son influence afin d'aider M. Couillard à mettre en place son cabinet ministériel. M. Johnson est reconnu comme le conseiller informel de Philippe Couillard.
Où est le flagrant conflit d'intérêts dans l'affaire Bombardier ?
Daniel Johnson siège sur le conseil d'administration de Bombardier depuis 1999, et est membre du comité de gouvernance et des nominations de l'entreprise.
L'adage « un chum c't'un chum » s'applique très bien ici.
Patrick Beaulieu, trésorier et agent financier du Bloc québécois de Shefford