À Waterloo, le courroux du maire s'abat sur un citoyen

Un citoyen de Waterloo a osé exprimer par écrit dans ce journal ce qu'il pensait de l'administration municipale du maire Russell. Quelle horreur. La réaction a été vive. À la dernière assemblée du conseil de ville, le maire a décrit ce geste comme une lâcheté. Bizarre, mais pour moi le fait d'écrire en signant de son nom est autrement plus courageux que de se contenter d'une discussion stérile qui ne mènera à rien. Nuire au droit de s'exprimer librement dans un journal nous ramène à la belle époque de la censure.
Par contre bien des gens ne sont pas étonnés. Nous sommes habitués à nous faire dire qu'il ne faut pas parler aux journalistes. Le maire lui ne s'en prive pas allant jusqu'à accuser des personnes de pratiquer la désinformation. Encore un peu et on se retrouvera en Corée du Nord version allégée. Posons-nous quelques questions:
Est-il normal en 2014 qu'un maire avise les citoyens que la ville et une entreprise privée exerceront un droit de regard sur la sélection des résidants qui participeront à un comité consultatif sur le zonage de la plage du quartier Chambourg?
Est-il normal que ces mêmes résidants constatent que la ville de monsieur Russell diffuse une carte interactive illustrant la nouvelle surface de la zone en question avant que les consultations soient débutées?
Le plus instructif dans le cas de ce nouveau zonage c'est que moi-même j'ai écrit à quelques reprises au maire Russell pour faciliter le processus et suggérer des avenues de solution. Jamais de réponse. Même une lettre recommandée n'a rien donné. Du temps perdu depuis novembre dernier.
Et on se demandera ensuite pourquoi les gens préfèrent s'exprimer dans les journaux ...
Roger Bernier
Conseiller municipal du district un
Waterloo