La Voix des lecteurs

Simplement mon opinion

LA VOIX DES LECTEURS / Suite à la fin des demi-finales du Festival international de la chanson de Granby, je tenais à partager mon opinion en lien avec le choix des juges. Je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui ont assisté aux quatre journées, tout comme moi, et vous ne serez pas tous en accord avec mon propos. C’est normal.

Pour commencer, le choix du public est excellent et je suis heureux que le groupe La Croisée D’Antan ait été choisi. C’est formidable de voir qu’il y a de la belle relève.

La Voix des lecteurs

Un pilier de la démocratie locale

LA VOIX DES LECTEURS / C’est avec consternation et tristesse que j’apprends dans notre quotidien les déboires et les difficultés des journaux régionaux. Je tiens à souligner que c’est avec un grand plaisir que je lis La Voix de l’Est. J’estime qu’il s’agit d’un pilier essentiel à une démocratie locale.

Comme le souligne avec justesse Marie-Ève Martel dans sa chronique intitulée La juste valeur des choses, l’information de qualité comporte des exigences qui appartiennent au journalisme professionnel. Qu’il s’agisse d’un journal national ou régional, les normes, la déontologie, l’éthique et la vérification des sources restent les mêmes: prioritaires. Un tel travail s’avère nécessaire dans toute société qui se veut moindrement démocratique.

La Voix des lecteurs

Il faut sauver La Voix de l’Est !

LA VOIX DES LECTEURS / Bien sûr, la mode est au «pitonnage» et, de plus en plus, les gens vont chercher leur information via un mode de recherche quelconque sur leur ordinateur ou sur leur tablette. Mais peut-on faire sans un journal local qui nous apprend tant de choses additionnelles sur ce qui se passe dans notre coin ?

Je ne saurais vivre sans cet atout primordial dans mon quotidien ! Tous les matins, je prends mon journal à la porte et, bien que vivant seule, j’ai l’impression qu’un ami entre chez moi. Voilà qui me réconforte !

La Voix des lecteurs

Message au maire Bonin

LA VOIX DES LECTEURS / Le monde des médias vit une période de grand bouleversement, et notre unicité québécoise n’est pas épargnée. Ce n’est pas une raison pour s’emporter et mettre de l’avant des propositions ridicules, voire nuisibles. Un conglomérat dans le rouge, avec des retraites en déficit actuariel majeur (1), voici ce qu’est Groupe Capitales Médias (GCM). Pourtant notre bon maire de Granby, Pascal Bonin, tout en affirmant que La Voix de l’Est est profitable (sic!), se refuse à impliquer la Ville dans la reprise de La Voix de l’Est (2), voici que moins de 24h plus tard, il s’engage à la sauver coûte que coûte (3).

Un organe comme La Voix de l’Est est primordial dans notre démocratie. Des médias forts et indépendants sont synonymes d’une société libre. Leurs difficultés sont plus que le canari dans la mine. Ils sont les premiers signes d’un âge sombre. Parce qu’en effet, à l’instar du récent travail de Mme Martel à Stukely-Sud, les médias ne sont pas les «haut-parleurs» des politiciens (désolé M. le maire), mais bien leurs premiers analystes qualitatifs, positifs ou négatifs.

La Voix des lecteurs

Sortir grandis de la crise

LA VOIX DES LECTEURS / Aux gens de La Voix de l’Est, je tiens à vous dire que j’espère de tout cœur que les journaux locaux sauront sortir grandis de la crise que nous vivons actuellement.

Chaque matin, La Voix de l’Est m’accompagne au petit déjeuner et il me serait très difficile de m’en passer.

Point de vue

Pour un accompagnement des entreprises de presse

POINT DE VUE / La Société québécoise des professionnels en relations publiques du Québec (SQPRP) reconnaît le rôle essentiel des médias d’information où règnent des standards élevés de professionnalisme journalistique comme «place publique» où tenir des discussions éclairées sur tous les sujets qui touchent l’ensemble des citoyens et des citoyennes.

L’annonce de la faillite de Groupe Capitales Médias nous interpelle tous. La disparition possible de plusieurs médias produisant une information de qualité, soutenue par des journalistes professionnels, est une catastrophe au point de vue de la vie civique de nos régions et de la démocratie elle-même.

Point de vue

Crise dans les médias: terminé le temps des beaux discours

POINT DE VUE / Le marché médiatique québécois et canadien traverse des moments difficiles. Au cours des dix dernières années, plus de 16 000 emplois liés au secteur des médias ont été perdus à l’échelle du pays. Comme si ce n’était pas assez, ce que plusieurs laissaient présager dans les derniers jours se confirme aujourd’hui : le Groupe Capitales Médias est acculé à la faillite.

Le Groupe Capitales Médias est propriétaire de plusieurs quotidiens régionaux au Québec. À terme, c’est donc des centaines d’autres emplois d’ici qui se retrouvent directement menacés.

La Voix des lecteurs

Merci au CHSLD de Farnham

LA VOIX DES LECTEURS / On entend et on lit souvent dans les différents médias, des critiques négatives sur les soins offerts les CHSLD. Contrairement à ce qui est rapporté, nous y avons vécu une expérience positive et humaine à celui de Farnham.

Mon père y a été admis à la suite d’un deuxième infarctus. Il souffrait d’une maladie pulmonaire et d’un cancer à l’oreille. Il y a séjourné pendant deux ans et demi.

La Voix des lecteurs

La loi 21 et la place de la religion

LA VOIX DES LECTEURS / Le texte de Marie-Ève Martel paru dans La Voix de l’Est du 27 juillet dernier a remis les pendules à l’heure en apportant des précisions intéressantes et, surtout, en cherchant à limiter les dégâts sociaux que peut susciter l’adoption de la loi 21.

Il est nécessaire de préciser que la loi 21 n’a pas laïcisé les structures gouvernementales. L’absence de signes religieux visibles ne change absolument rien aux structures gouvernementales et encore moins aux services offerts par la fonction publique.  

À LIRE AUSSI: L’haït-cité

Pourquoi, demande Mme Martel ? « Parce que les services publics gouvernementaux sont normés de façon à ce que tout le monde ait droit à un service courtois, de qualité et répondant aux exigences des programmes pour lesquels ils existent». 

Dans les faits, la loi 21 ne change rien ni aux structures ni aux services. Tout était déjà organisé dans la neutralité et l’impartialité depuis le début des années 60. La loi 21 n’a pas non plus confiné la foi à la sphère privée. Comme l’écrivait Patrice Perreault dans une lettre parue le 31 juillet dernier dans Le Devoir, la loi 21 « limite le port de signes religieux aux heures de travail pour certaines catégories de fonctionnaires notamment le corps enseignant au primaire et au secondaire de l’école publique ». 

C’est vraiment très mal comprendre la loi 21 que de penser que celle-ci confine le religieux dans le privé. Comme l’écrit M. Perreault : « cette loi à l’exception du personnel visé par les prohibitions, n’entrave aucunement le port de signes religieux sur la place publique ».

Mme Martel rappelle que « la liberté de religion est une des libertés fondamentales garanties tant par la charte canadienne que son pendant québécois ».

Or ce rappel permet de faire un lien avec la lettre de Marie-Hélène Gagnon publiée dans La Voix de l’Est du 15 juin dans laquelle elle se demandait «pourquoi devrait-on accorder une place à la religion dans notre société?» 

Bien sûr, Mme Gagnon rappelait, non sans raison, toutes les vicissitudes engendrées par les religions, mais, la laïcité est justement le contrat social qui a permis aux croyants de tout acabit de vivre en harmonie tout en exerçant les pratiques propres à leur religion. La laïcité n’est pas une guerre ou une forme de persécution du monde religieux. Nous devons reconnaître un fait bien réel: des milliards de personnes appartiennent à des religions différentes et les gouvernements, dans une attitude neutre et impartiale, doivent mettre en place des règles qui permettent à tout le monde de vivre en harmonie dans la diversité de ses croyances. Et ces règles doivent absolument exclure toute forme de discrimination et d’exclusion. 

Quand une loi légalise la discrimination et l’exclusion, elle envoie un message très ambigu. Un message que les personnes hostiles au monde religieux et, surtout, au monde religieux visible interprètent mal. Certains, comme l’explique M. Perreault, pensent que « la loi 21 confirme l’interdit du religieux dans la sphère publique ». 

Or il n’en est rien. La liberté d’expression de la foi dans la sphère publique a tout simplement été égratignée très arbitrairement par la loi 21.


André Beauregard

Shefford

La Voix des lecteurs

Fidèle lectrice chaque matin

LA VOIX DES LECTEURS / En réaction à la chronique de Marie-Ève Martel, «La juste valeur des choses», parue dans l’édition du journal Le Soleil du samedi 17 août dernier, j’aimerais vous dire que je suis totalement en accord avec ses propos, surtout concernant les journaux qu’il est primordial de conserver. Il en va de l’avenir de tous, de nos jeunes, comme des moins jeunes, que nous soyons informés tous les jours de ce qui se passe dans notre village, notre ville, notre province, notre pays et partout dans le monde.

À LIRE AUSSI: La juste valeur des choses

Nous n’avons qu’à regarder nos jeunes et, parfois, moins jeunes, les yeux rivés sur leur téléphone à longueur de jour, s’échangeant des textos dans un français malmené. 

Il est aussi facile de réaliser que, juste à écouter les conversations autour de nous, au travail, dans le voisinage, au restaurant, à l’épicerie, peu importe l’endroit, les gens ne sont pas informés. Ils ne connaissent pas nos politiciens ou les dirigeants d’entreprises. Ils ne sont pas au courant de ce qui se passe autour d’eux, dans le monde.

Je suis abonnée au journal Le Soleil depuis de nombreuses années et je l’attends avec impatience chaque matin. Je ne saurais pas m’en passer. Et le dimanche, je le lis sur l’application Internet, quoique je considère cette version beaucoup moins complète que celle en papier. 

On n’y retrouve pas les petits articles sur l’actualité de la région, les avis de décès, les annonces classées, etc. Selon moi, elle est moins intéressante.

Mme Martel mentionnait aussi le travail considérable des journalistes pour rendre notre lecture plus captivante et tous les commanditaires sans qui la survie de nos journaux serait compromise. 

Il est donc primordial de maintenir les journaux pour ainsi propager une information essentielle à tous.

Merci aux journalistes de continuer leur bon travail, malgré les nuages gris qui s’accumulent au-dessus des salles de rédaction ! 

Je continuerai toujours de vous lire fidèlement chaque matin.


Dorys Mercier

Saint-Augustin-de-Desmaures

La Voix des Lecteurs

L’enseignement du tourisme au Québec a 50 ans

LA VOIX DES LECTEURS / La rentrée au Cégep est une bonne occasion pour rappeler qu’il y a 50 ans, on démarrait, à Granby, le premier enseignement du tourisme au Québec.

L’idée de créer ici une option de techniques touristiques vient d’André Ménard, membre de notre comité de planification. Le ministère du Tourisme du Québec venait tout juste de naître. Nous n’avions donc aucune école de tourisme au Québec, alors qu’il y en avait une en Ontario, soit le St Clair College de Windsor. Oh ! il y avait bien l’Institut de l’Hôtellerie et du Tourisme à Montréal, mais on n’y enseignait que l’hôtellerie… pas le tourisme.

Point de vue

Groupe Capitales Médias: pour une intervention immédiate, M. Legault

POINT DE VUE / Lettre à M. François Legault, premier ministre du Québec

Monsieur le premier ministre,

Depuis ce matin [mercredi], une information consternante circule au Québec selon laquelle le Groupe Capitales Médias, qui publie plusieurs quotidiens essentiels à la vitalité de nos régions, fermerait ses portes. Vous conviendrez avec nous que l’arrêt de la publication des journaux Le Soleil, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Droit, La Voix de l’Est et La Tribune constituerait une catastrophe pour la vie économique et démocratique au Québec. 

En effet, en plus des emplois qu’ils génèrent, ces quotidiens sont primordiaux pour le fonctionnement de nos institutions, et ce, sur tout le territoire québécois. 

À titre de porte-parole des régions, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) peut difficilement concevoir le Québec sans l’existence de ces quotidiens. Personne n’ignore que la presse écrite régionale vit depuis longtemps des difficultés importantes. À preuve, plusieurs hebdomadaires régionaux ont fermé leurs portes au fil des ans, ce qui a sérieusement affecté l’accès à l’information partout en région. Ces quotidiens jouent non seulement un rôle essentiel dans la diffusion de l’information régionale, mais ils sont également des acteurs de premier plan du développement de nos communautés. 

À court terme, il importe que le gouvernement mette tout en œuvre pour éviter que l’arrêt de la publication de ces quotidiens du Groupe Capitales Médias se concrétise. 

Dans un second temps, la FQM vous demande d’intervenir rapidement et de manière vigoureuse, afin que soient instaurées des mesures pour empêcher que ces quotidiens ainsi que d’autres cessent prochainement leurs activités. Dans ce contexte, nous souhaitons également que le gouvernement fasse en sorte de déployer les moyens pour assurer la pérennité des médias imprimés québécois dont la survie est chaque jour malheureusement menacée. 

Monsieur le premier ministre, nous savons que vous avez à cœur le développement des régions et que vous ferez tout ce qui est possible pour régler cette situation. 

Veuillez recevoir, Monsieur le premier ministre, l’expression de mes sentiments distingués, de même que l’assurance de ma collaboration.

*Jacques Demers est également maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog

La Voix des lecteurs

L’astuce de la droite : tout confondre

LA VOIX DES LECTEURS / Quand Nadia Alexan, dans son texte du 2 août 2019 paru dans Le Devoir, affirme que « Les signes religieux sont des symboles d’un prosélytisme politique qui n’a rien à faire avec la religion, » elle se base sur quoi ? Sur absolument rien comme l’ont fait tous ceux et celles qui ont manifesté cette même crainte en lien avec les enseignantes voilées.

Le prosélytisme est constitué de gestes et de propos clairement orientés à convertir des gens à une croyance. Depuis des générations et dans un nombre important de pays, des gens portent des signes religieux visibles et « jamais » cet usage n’a été accusé de servir de moyen de conversion. La réflexion raciste n’a pas le goût d’aller plus loin que les apparences et surtout, elle n’est pas en mesure d’accepter la réalité archi-démocratique de la libre expression religieuse sous toutes ses formes.

La Voix des lecteurs

Des élections comme au secondaire...

LA VOIX DES LECTEURS / Vous souvenez-vous du moment tant attendu de notre secondaire qu’étaient les élections du conseil étudiant ?

Nous nous souvenons tous du déroulement de ces fameuses campagnes électorales et l’issue même de ces élections. Les candidats les plus sérieux — ou moins — de chacun des niveaux de secondaire pouvaient présenter leur candidature et débattre d’idées innovantes pour faire avancer les différents dossiers étudiants, traitant de sujets divers et variés (menu à la cantine, activités spéciales pour Halloween, Noël, Saint-Valentin, etc.). De grandes idées affluaient, mais lors du scrutin, qui était élu ? Le gars ou la fille le/la plus populaire d’entre eux. Peu importe ses idées et ses initiatives : nous votions pour la superstar de l’école…

La Voix des lecteurs

Maison Oxygène : soutenir le lien père-enfant

LA VOIX DES LECTEURS / Récemment, le projet d’implanter une Maison Oxygène à Granby a suscité des questionnements de la part de certains citoyens. Nous souhaitons ici apporter quelques réponses au sujet de ce type de ressource.

Le concept de Maison Oxygène a été développé en 1989 à Montréal au sein d’un organisme communautaire dédié aux familles afin d’offrir un toit et un soutien aux pères vivant un moment difficile (ex. : rupture amoureuse, difficultés financières…) ainsi qu’à leurs enfants.

La Voix des lecteurs

Une petite recette... pour faire changement !

LA VOIX DES LECTEURS / Il m’arrive à l’occasion d’écrire des lettres d’opinion dans ce journal mais comme aujourd’hui c’est l’été, période de vacances et surtout que plusieurs légumes frais du Québec arrivent sur les tablettes des marchés, j’ai décidé de vous parler d’un de ces légumes méconnus dans le sud du Québec, la gourgane.

Mieux connue au Saguenay Lac St-Jean et dans Charlevoix, elle est surtout préparée en soupe. Étant originaire du Saguenay, je vous propose une recette de cette soupe qui a été transmise de génération en génération. Même mon épouse — qui était une Gaspésienne — l’avait adoptée, mais accompagnée d’un bon filet de morue.

La Voix des lecteurs

«Avortons» la désinformation anti-choix !

LA VOIX DES LECTEURS / Au printemps dernier, le Sénat de l’État de l’Alabama a adopté une loi restreignant le droit à l’avortement. Cela veut dire que les femmes qui désirent interrompre leur grossesse ne peuvent le faire à moins que l’on considère que la condition dans laquelle elles se trouvent constitue une menace pour leur vie ou que le fœtus possède des anomalies pouvant entraîner la mort.

Donc, cela veut dire que même en cas d’agression sexuelle et d’inceste, une femme ne pourrait se faire avorter. Au courant de l’année, plusieurs lois restrictives ont été adoptées dans plusieurs états afin de bannir ou réduire l’accès à l’avortement. Rappelons qu’au Canada, la procédure est légale depuis 1988. Toutefois, cela ne veut pas dire que ce droit de la femme est sans danger d’être révoqué dans les années futures.

La Voix des lecteurs

Le pouvoir ignoré… de l’accueil

LA VOIX DES LECTEURS / Après une escapade d’une journée, qui s’est terminée par une pièce de théâtre qui s’est avérée pas aussi drôle qu’espérée, je me suis retrouvée quand même en pleine forme le lendemain, avec de bons souvenirs et alors, je me suis demandé pourquoi. J’ai eu ma réponse très rapidement. Le sentiment positif que je ressentais était dû aux personnes rencontrées, à l’atmosphère et au climat d’accueil qui avaient prévalu tout au long de l’activité.

La personne qui voit à son organisation ne fait pas que régler des technicités, elle et son équipe « prennent soin des gens », voilà toute la différence.

La Voix des lecteurs

Nationalisme et fascisme

LA VOIX DES LECTEURS/ Un grand nombre de pays occupés majoritairement par des populations d’ascendance chrétienne blanche s’alimentent avidement aux idées nationalistes fascistes. Convaincues de leur suprématie, ces populations européennes et nord-américaines appuient de plus en plus des partis populistes de droite qui exploitent allègrement les discours déshumanisants.

Ces partis veulent faire croire que le « nationalisme identitaire » est incompatible avec les diversités ethniques, culturelles ou religieuses. Fidèle à cette vision, ce nationalisme identitaire devient une valeur absolue qui permet de fouler aux pieds les chartes des droits et libertés onusiennes canadiennes et québécoises. Toutes les avancées de la démocratie moderne dans lesquelles on retrouve non seulement la liberté d’expression et d’association, mais aussi les droits humains reconnus comme la base de notre système démocratique de justice, sont méprisées. Très méprisées. La loi sur la laïcité est un exemple de ce comportement fasciste. En incluant une dérogation qui empêche la loi d’être contestée devant les tribunaux, le gouvernement imite ce qui se fait déjà dans les républiques de bananes et les dictatures islamiques. 

Il faut remarquer que cette loi parle de laïcité dans les deux premiers articles, le restant de la loi devient un réquisitoire anti-laïcité. Le débat auquel on fait référence depuis 11 ans n’a jamais porté sur la laïcité, mais sur le mépris de la religion et sur celui des croyants de religions non chrétiennes portant des signes religieux ostentatoires.  Or, la laïcité est un contrat social qui vise essentiellement le vivre ensemble harmonieux, loin de toute discrimination, exclusion et ségrégation en lien avec les croyances et les pratiques religieuses. Apparemment, le peuple québécois ne veut plus de cette laïcité. Avec la loi 21, le vivre ensemble harmonieux ne reposera plus sur l’unité dans la diversité, mais sur l’uniformité des apparences. Voilà le nouveau caractère distinct de la société québécoise. Voilà la nouvelle valeur bien québécoise. Tout le monde le fait, fais-le donc !

Autant les réseaux sociaux que certains chroniqueurs ont ardemment joué la carte de la déshumanisation. Nous savons que celle-ci est radicalement fondée sur la calomnie, l’ignorance, les préjugés, les mensonges. Une fois ces propos semés à tout vent, ils contaminent la population et deviennent extrêmement difficiles à contrer. C’est pourquoi, avant d’adopter une loi qui légalise la discrimination, l’exclusion et la ségrégation, il est important de la justifier et la meilleure façon de le faire consiste à défigurer les personnes visées. Les affirmations gratuites et sans preuve permettent de présenter ces gens comme des dangers publics : c’est ainsi que l’on crée un climat de peur ridicule et irrationnel.  Les femmes voilées ne sont pas vues comme des mères de familles québécoises scolarisées et engagées socialement, mais comme des agentes doubles au service des djihadistes fanatiques. Voilà le triste visage de la déshumanisation présente au Québec depuis 11 ans. Toutes les discriminations à travers l’Histoire humaine ont toujours suivi la même recette depuis des millénaires. Les Québécois ne constituent pas une société si distincte que cela !

L’Éducation au vivre ensemble respectueux des droits humains et de la diversité est un enjeu planétaire perpétuel. Les reculs sociaux ont toujours été des tremplins permettant à l’humanité de faire de grands pas en avant. C’est suite aux 15 ans du gouvernement populiste de l’Union nationale que le Québec a pu vivre la Révolution tranquille. Ne désespérons pas, la CAQ passera. 

André Beauregard

Shefford

Opinions

Faire une place aux chiens à Granby

LA VOIX DES LECTEURS / À Granby, le seul endroit où on peut laisser les chiens courir, jouer, être libre donc sans laisse, c’est au parc pour chiens situé à côté du stade de baseball Napoléon-Fontaine.

La Ville, dans ses projets porteurs futurs, veut réduire les gaz à effet de serre. Une famille, une voiture ; un programme d’aide pour l’installation d’une borne pour voiture électrique, toutes des idées superbes. Par contre, les citoyens vivant dans les secteurs en haut de la ville (rues Mountain, de l’Iris, etc.) doivent traverser toute la ville pour aller faire courir leurs chiens. Pourquoi ne fait-on pas un deuxième parc à chien dans le haut de la ville ?

Opinions

Je me souviens…

LA VOIX DES LECTEURS / Quand mon premier ancêtre est venu s’établir sur la côte de Beaupré, il ne savait sûrement pas le nombre de descendants que sa venue générerait. Lui et tous ceux qui ont suivi ne se doutaient pas que des années de labeur permettraient que je naisse à une époque où j’aurais la chance, comme beaucoup de ma génération, de pouvoir participer à l’essor d’une magnifique province.

Je souhaite vivre dans le Québec moderne et profiter des nombreux avantages qui nous sont offerts. Je ne suis pas nostalgique du « bon vieux temps ». Cependant, quand arrive le 24 juin, un sentiment de reconnaissance monte en moi envers tous ceux qui m’ont précédée et pavé le chemin. Alors, je me souviens…

La Voix des lecteurs

Une place pour la religion... Pourquoi ?

LA VOIX DES LECTEURS/ Tout le débat autour du projet de loi 21 sur la laïcité m’a amené à me poser la question suivante : pourquoi devrait-on accorder une place à la religion dans notre société ?

Quand la Charte canadienne des droits et libertés commence par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit », je crois qu’on a déjà un problème !

Depuis des lunes, la religion a été un prétexte pour de très nombreuses guerres, pour placer les femmes dans un rôle de soumission, prétendre que l’homosexualité était contre nature, pour les religieux d’abuser sexuellement d’enfants, de violer des religieuses, et d’enrichir les dirigeants de plusieurs religions pour ne nommer que ces quelques exemples, car on pourrait remplir de milliers de pages d’exemples. Pourtant, le point commun de toutes les religions n’est-il pas de nous aimer et de nous entraider ?

Rendu à notre époque, avec les moyens de communication que nous possédons, chacun a la possibilité de s’informer auprès de diverses sources comme les journaux et les bulletins de nouvelles. Chacun peut se forger sa propre opinion, c’est ce qu’on appelle la liberté de conscience. 

Le point 2 de la Charte des droits et libertés dit que chacun a des libertés fondamentales, dont «la liberté de religion et de conscience», deux éléments contradictoires dans un même point ! La religion ne laisse que très peu de place à la liberté de conscience, elle dicte plutôt ce que le pratiquant doit croire.

Combien de fois nous avons entendu «la religion c’est mon identité», c’est inquiétant. Ça veut dire que tes croyances, et ici j’insiste sur le mot «croyance», dictent ta vie ! On est loin de la liberté de conscience, on te dit quoi penser. En plus, toutes les religions s’autoproclament comme étant «La Vraie». Chaque religion dit d’une autre qu’elle n’est pas bonne et c’est normal parce que nous revenons au mot «croyance».

Alors comme les religions sont des croyances et qu’elles ont démontré à travers les siècles qu’elles étaient souvent néfastes, je me demande pourquoi on devrait leur faire une place dans l’espace public. La religion demeure un choix et une croyance donc, elle devrait appartenir au domaine de la vie privée uniquement. 

J’ai été choquée par la déclaration de Manon Massé qui dresse un parallèle entre l’opposition au port des signes religieux et l’homophobie lorsqu’elle mentionne que dans les années 1970, on craignait qu’un enseignant gai influence l’orientation sexuelle des élèves et qu’aujourd’hui ce sont les enseignants qui portent un signe religieux qui pourraient influencer les élèves. 

Les groupes qui représentent les homosexuels se battent depuis des années pour dire que l’homosexualité c’est inné et que rien ne peut changer cela. Manon Massé vient de ramener le tout en arrière en disant finalement que l’homosexualité est un choix en faisant son parallèle. Les religions les traitent d’abominations, les oppriment, et les rejettent; et Québec solidaire voudrait vraiment défendre les gens qui désirent afficher leur religion !

La religion occupe déjà une trop grande place dans l’espace public et jouit d’écoles financées par les fonds publics, ce qui est en soit une aberration, car l’école est censée nous instruire afin de créer notre propre identité par notre liberté de conscience. Concernant les écoles hassidiques, le gouvernement paye pour que les élèves ne suivent pas le programme du ministère, qu’ils fassent l’école à la maison avec des cours donnés par leur mère qui n’a pas dépassé le secondaire (si elle s’est rendue jusque là). Chez les juifs et musulmans «radicaux», les filles ne s’instruisent pas. Il existe 84 écoles religieuses privées financées par l’État: 52 chrétiennes, 24 juives et 8 musulmanes.

Dans nos choix de carrières, nous sommes tous exposés, à un moment ou à un autre, à des obstacles. Comme c’est un «choix» de carrière, les choix que nous ferons décideront du parcours que nous poursuivrons. Comme certains veulent continuer d’afficher leur religion, ce sera un choix qu’ils feront. Sur les milliers de choix de carrières, j’aimerais bien connaître le pourcentage de carrières dont ils font le choix de se priver au nom de leur religion.

On demande à un professeur d’histoire ou de politique de ne pas afficher ses couleurs politiques afin de ne pas donner l’impression qu’il pourrait orienter son cours vers une idéologie politique plus qu’une autre. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les signes religieux ?

Le Québec est un endroit où il fait bon vivre justement parce que les religions n’occupent pas trop de place dans les sphères du pouvoir. Donnons-nous les moyens afin de ramener les religions au domaine de la vie privée et de pouvoir s’assurer de pouvoir continuer de vivre en paix.

Le projet de loi ne va pas assez loin, car dans ce projet de loi de neutralité de l’État, l’État ne devrait rien financer qui ait un côté religieux. C’est un peu contradictoire que l’État se proclame neutre et laïque alors qu’il finance des organismes religieux et des écoles confessionnelles !

Marie-Hélène Gagnon - Saint-Césaire

La Voix des lecteurs

Une autre option que l’euthanasie

LA VOIX DES LECTEURS/ La société québécoise n’est pas juste malade, elle est mourante dans ses choix d’avenir. Depuis quelques jours, on entend différentes demandes concernant l’aide médicale à mourir. On se croirait en plein cauchemar.

On demande de se faire tuer comme si c’était normal, car on a des souffrances, des douleurs et pour certains le mal de vivre, comme si c’était la seule solution pour les régler. On est maintenant dans une culture de mort à la carte. Comment avons-nous pu en arriver là ?

(...) Les politiciens ont leurs torts, mais les citoyens aussi. Où sommes-nous quand il est temps d’intervenir et mettre de la pression sur nos députés pour les réveiller et leur dire le gros bon sens? Notre silence fait mal. Où sont les personnes et les organismes qui devraient parler pour protéger les vies? Est-ce que l’argent achète leur silence? C’est un échec évident de notre société riche et moderne dans ses choix immoraux. Où arrêterons-nous ?

(...) Les personnes malades ou en perte d’autonomie et mourantes ont tant à nous apprendre, par leur exemple de vie. En les observant et les côtoyant, on voit souvent leur patience et leur courage. Ils ont surtout besoin d’amour et de notre présence. Il faut garder la solidarité pour la vie.

L’école de la vie, c’est des bonheurs, des joies, mais aussi des souffrances, des douleurs, des pertes d’autonomie. C’est ce qui nous fait grandir de l’intérieur pour devenir un meilleur monde. L’euthanasie ne fait pas cela.

Aurons-nous le courage de nous battre jusqu’au bout peu importe la situation, pour montrer l’exemple à nos enfants et leur laisser un monde meilleur ?

Sylvain Lamontagne - Valcourt

La Voix des lecteurs

Pas de chiens sur les pistes cyclables

LA VOIX DES LECTEURS/ Avis aux citoyens qui se promènent avec leur chien sur la piste cyclable, s’il vous plaît, allez jouer ailleurs, dégagez !

Il y a une raison pourquoi c’est interdit. Est-ce que les intervenants vont faire quelque chose pour ça ?

Quelqu’un du C.A.R.T.H.Y., de la police de Granby, de la SQ, de la MRC de Rouville et de la Route des champs ? Faudrait y voir !

Marco Boucher - Granby

La Voix des lecteurs

Le bal, la cerise sur le sundae

Pour bien des personnes qui ont passé à travers leur secondaire, le bal est la cerise sur le sundae d’une étape importante de leur jeune vie. C’est aussi un événement qui permet à plein de jeunes gens de s’exprimer par le biais de leur tenue et/ou du moyen de transport choisi pour l’occasion.

C’est un peu un concours de qui va flasher le plus. C’est pas toujours clair comme ça, mais secrètement, ou pas, bien des ados veulent être plus hot que quelqu’un qui leur en a fait baver pendant des années ou qu’une autre personne qui pognait plus. Certaines personnes veulent passer sous le radar et juste avoir du plaisir, assurément, mais d’autres tiennent à flasher et certaines personnes en profite pour sortir de leur zone de confort, de leur anonymat. Le bal, je pense que tu le sais, c’est presque un spectacle.

À LIRE AUSSI: Il voulait aller à son bal en robe

En 1998, c’était mon tour de faire mon show ! Je cherchais par tous les moyens à exprimer mon côté créatif qui m’avait valu la deuxième place des personnes les plus flyées dans l’album de finissant.e.s. En 1998, on était hyper influencé.e.s par le cinéma et je rivalisais avec une réplique quasi parfaite de la robe de bal jaune de Belle (La Belle et la bête), quelques garçons en kilt (Braveheart), un duo en fortrel bleu poudre et orange (La Cloche et l’idiot) et notre bon président qui s’était fait faire un habit sur mesure en tissu lamé argent (Ça, c’était juste lui).

Juste derrière la longue limousine noire de Monsieur le Président, arrivaient mes ami.e.s et moi-même dans un camion de pompier. C’est avec la chevelure de Leeloo Dallas (Cinquième élément) et un bouquet de ballons multicolores que j’ai interrompu son arrivée. En 1998, j’ai flashé pas à peu près. 

Si en 2019, c’est ton tour de mettre la cerise sur le sundae de ton adolescence, je parie que tu as le goût de fêter ça à la hauteur de ta personne. Je te souhaite d’avoir toute la liberté dont j’ai bénéficié pour exprimer l’étendue de ta créativité et de ta personnalité. Je te souhaite d’être entouré.e de gens bienveillants qui ne jugeront pas ta tenue, mais qui constateront à quel point tu rayonnes et as l’air épanoui.e.

Je te souhaite aussi de pouvoir y aller avec la personne de ton choix et EN la personne de ton choix, comme la personne que tu ressens au fin fond de toi-même. Je souhaite que, si tu as choisi le bal de finissant.e.s pour te révéler au monde, le monde te reçoive sans avoir peur de ton courage et de ta force. Je souhaite que tu sois entouré.e d’allié.e.s qui comprennent ta soif d’être toi.

En 2019, on comprend de plus en plus que les vêtements ne sont que du tissu et qu’ils n’appartiennent pas à un genre en particulier. En 2019, on comprend de plus en plus que le genre est un spectre et que l’expression de celui-ci n’a plus besoin d’être boulonnée dans des stéréotypes désuets. En 2019, on comprend que l’amour, c’est l’amour et que ça n’a rien à voir avec ce qui se cache dans le secret de nos sous-vêtements. 

Toi et moi, on comprend, mais il y en a pour qui c’est moins clair… ne les laisse pas voler la cerise sur ton sundae.

Bon bal mon ami.e.

Pal Green - Granby

La Voix des lecteurs

Modération ou discrimination…

Est-ce de l’intimidation sociale et de la discrimination lorsqu’il y a modération de certains comportements lors d’un événement familial et scolaire ? Est-ce qu’une prestation artistique hors contexte est plus importante que tout l’appui et l’amour reçus d’un milieu scolaire cinq années durant ?

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Voici des faits réels à propos de l’école secondaire du Verbe Divin :

A) Depuis plusieurs années, des ateliers de lutte contre l’intimidation et l’homophobie sont donnés aux élèves dans leurs cours ;

B) Des intervenants du GRIS (homosexuels et bisexuels) viennent démystifier l’homosexualité dans toutes les classes de 3e secondaire ;

C) Le 17 mai, dans toute l’école, il y a distribution de bracelets aux couleurs de l’arc-en-ciel pour souligner la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie ;

D) L’organisme Divers-Gens a longtemps été présent à l’école pour offrir du soutien aux élèves de toutes les orientations sexuelles ; 

E) Des projets d’enseignants pour lutter contre l’homophobie ont été à maintes reprises étudiés par le concours GRIS-Fondation Simple Plan pour l’implication sociale positive de l’école auprès de la communauté LGBTQ2+ ;

F) Les romans jeunesse d’une enseignante de l’école ont gagné un prix littéraire pour le sujet traité : l’homosexualité féminine ;

G) Une élève gaie de l’école (respectée et aimée par les membres du personnel) a porté un habit (smoking) lors de son bal de finissants ;

H) Un garçon, qui le désire, a, dans les faits, le droit de porter une robe à son bal.

I) Aucun élève n’est exclu dans son identité de genre au Verbe Divin ;

J) Les élèves sont acceptés et accompagnés dans leur cheminement de vie, peu importe leur orientation sexuelle.

Question : quelle situation dénonce-t-on réellement ?

Kim Messier, enseignante de français (3e sec.) et auteure Éditions de Mortagne - Granby

La Voix des lecteurs

Racisme endémique

C’est le temps de l’année quand les parents se regroupent dans les auditoriums d’écoles secondaires pour assister aux spectacles de fin d’année. C’est justement où je me suis retrouvé la semaine dernière, essayant d’identifier les œuvres d’art de ma fille et me tortiller le cou pour la trouver pendant la prestation de danse.

Ensuite, c’était le moment des sketchs de théâtre, écrits par les étudiants eux-mêmes, dont un était un exemple parfait du racisme qui semble à continuer sans arrêt et sans honte dans notre société. Dans le sketch, un étudiant jouait le rôle d’un autochtone et un autre jouait le rôle d’un colon blanc. Quand le colon lui demanda de s’identifier, sa réponse s’est fait en frappant sa poitrine et d’hurler à maintes reprises d’un ton agressif « AU-TOCH-TONE ! »

Pire encore, après une course sur scène entre les deux personnages, l’autochtone est tombé mort et le colon l’a pris par la main et l’a trainé le long de la scène en disant: « Nous sommes les conquéreurs ». 

Trop de parents ont trouvé le sketch amusant. J’étais trop étonné pour remarquer si j’étais la seule à être si profondément offensée. Le sketch m’a rappelé les vieux films de cowboys des années 50 où les Indiens sont dépeints comme étant épais, sauvages et illettrés. 

Nous voilà en 2019 et rien n’a changé. Je tiens le professeur de théâtre responsable. Je tiens l’administratrice de l’école responsable. Je tiens surtout les parents responsables. 

J’avais envie de faire une scène, de déranger le spectacle et hurler « Non, mais ? Ça ne va pas ? » Mais, dans l’intérêt d’épargner l’embarras à ma fille adolescente, je me suis contrôlée. 

Sérieusement les amis, combien de générations d’enfants blancs demeureront ignorant du racisme endémique autour d’eux avant que nous, leurs parents, proclament « c’est assez ! »

Anne-Marie Cyr - Cantons-de-l’Est

La Voix des lecteurs

Il est temps que nos aînés prennent leur place

Y a-t-il un peuple, une province, un pays qui peuvent se permettre de se priver des connaissances, de l’expérience et du savoir-faire de ses aînés et de les enterrer en disant qu’ils nous ont coûté cher ?

Au Québec, 87 % des personnes aînées ne vivent pas dans un CHLSD ou dans une résidence pour personnes âgées, donc elles ne sont pas malades et voient à s’entretenir et souvent jusqu’à un âge avancé. Elles participent de fait pleinement à la société et à l’économie.

La Voix des lecteurs

Pas les bons papiers

Quel beau cas que celui de cette fausse infirmière au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a consacré vingt ans de sa vie à soigner des malades et ça sans jamais faire de fautes professionnelles! Aujourd’hui, on la condamne en l’accusant presque de criminelle et on la congédie manu militari sans plus d’analyse, tout cela pour un diplôme qu’elle n’avait pas.

On doit peut-être voir là les failles de notre système d’éducation et également l’emprise et le contrôle des fonctionnaires, des syndicats et des ordres professionnels sur les travailleurs de notre société. Ces derniers rembourseront-ils cette dame pour toutes les cotisations qu’elle leur a versées ?

La Voix des lecteurs

De Marie-Anna Jarest à la Fondation Hermas

Dans les années 30, 40 et 50, à Bedford, il y avait la Pharmacie Jarest, dont la pharmacienne Marie-Anna Jarest était la propriétaire.

Petit bout de femme mesurant moins de 5 pieds, célibataire, n’ayant jamais eu d’automobile, toujours vêtue sobrement, l’œil vif, d’une chaleur humaine admirable et d’une simplicité exemplaire, elle a fait preuve d’une générosité exceptionnelle tout le long de sa vie.