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La Voix des lecteurs

Le XXIe siècle : le règne des préjugés

Une société qui veut se construire une solide constitution doit bâtir sur le roc de la vérité. Les mensonges et les demi-vérités à titre de fondations constituent la garantie absolue de sa décadence prochaine. Bâtir sur le sable, ça ne tient pas longtemps. L’idéal d’une société moderne devrait prioritairement permettre à tous ses citoyens de jouir du bien le plus précieux qui soit, c’est-à-dire la liberté. ; or, cette liberté dépend totalement de la vérité. C’est la vérité qui rend libre. Nos expériences personnelles nous le démontrent : nous nous sentons mal dans le mensonge. Mais en même temps, nous avons terriblement peur de la vérité : on congédie les sonneurs d’alertes ; on signe une pétition pour faire taire les scientifiques ; on publie des conclusions erronées au sujet des vaccins ; on s’accroche éperdument à des théories radicalement ridicules ; on réduit les budgets des chercheurs ; on bâillonne les vulgarisateurs scientifiques, on applaudit les accrocs du scepticisme ; on écoute la majorité silencieuse.

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Politique inhumaine de relocalisation des aînés du CIUSSS Estrie–CHUS

Le 5 février 2019, dans La Voix de l’Est, le CIUSSS de l’Estrie–CHUS annonçait sa nouvelle politique de relocalisation des patients en attente d’hébergement. « Une politique pour bien placer le patient ».

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Cédez-le-passage : prenez votre mal en patience

Imaginez la scène. Un enfant fait ses débuts sur sa bicyclette, petites roues comprises. Il voit passer un ado sur un magnifique vélo et s’y intéresse. Il en veut un. Comme il ne peut pas tout de suite, il prend exemple sur un voisin, et décide d’enlever ces petites roues. Comme il n’écoute que les conseils craintifs de sa mère, il revient en arrière. Cet enfant, c’est Granby.

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Une baisse de taxe financée par les agriculteurs

Dans son nouveau budget, la municipalité de Saint-Césaire a décidé de diminuer le taux de taxes résidentiel de 0,02 $, passant de 0,7510 $ par 100 $ d’évaluation en 2018 à 0,7310 $ par 100 $ en 2019. Contrairement à ce qu’on pourrait laisser croire, cette baisse n’est pas due à une diminution des dépenses de la municipalité ou à une gestion plus serrée des budgets. Et bien non. Cette baisse de 0,02 $ est en réalité financée par l’augmentation spéculative des évaluations des terres agricoles donc par les producteurs et productrices agricoles.

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Climatolucide, climatoréaliste, climatopragmatique, mais surtout pas climatosceptique !

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt La Voix des lecteurs du 5 janvier et la chronique de Michel Laliberté du 3 janvier dans La Voix de l’Est. M. Dufresne, de Waterloo, y questionnait ma position sur les changements climatiques. Je vous rassure, je suis sérieusement préoccupé par la situation. Je tente de faire ma part et de donner l’exemple depuis plusieurs années en récupérant l’eau de pluie, en recyclant, en compostant, en usant d’un coupe bordure électrique, en utilisant une voiture électrique, en voyageant en train et en me déplaçant à pied quand je suis à Ottawa. Comme maire de Victoriaville, j’ai contribué à la naissance du programme Habitation durable, de l’écoparc industriel et de l’écoquartier pour ne nommer que ceux-là. Je ne me donnerais pas autant de mal si j’étais climatosceptique, vous ne croyez pas ?

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En réponse à la chronique « Passer à l’Est »

En octobre, le conseil de la MRC de La Haute-Yamaska convenait de façon unanime de déposer une demande officielle pour changer de région administrative, passant de la Montérégie à l’Estrie. Cette démarche vise à mettre un terme à la situation ambiguë dans laquelle se trouve la Haute-Yamaska qui relève tantôt de l’une ou l’autre de ces deux régions administratives selon les secteurs d’activités et ainsi s’assurer que la population obtienne sa juste part des services et des enveloppes budgétaires en provenance du gouvernement.

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Autobus scolaire : qu’est-ce qui presse tant ?

De par sa conception, le niveau de protection d’un autobus scolaire est 10 fois supérieur à celui d’un véhicule de promenade équipé d’un siège d’auto pour enfant. Cette information est rassurante, mais ça, c’est à l’intérieur de l’autobus !

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2018 : une année de lourdes pertes

Quelle fierté patriotique je ressens en ce moment, suite aux nombreux et vibrants témoignages de sympathie offerts sur toutes les tribunes médiatiques pour l’homme politique « gigantesque » que fut l’ex-premier ministre Bernard Landry ! Et si peu de temps après d’autres funérailles nationales : celles de madame Lise Payette, autre personnage d’exception !

Dans un cas comme dans l’autre, les éloges n’ont pas manqué de souligner leur apport personnel dans les jalons du Parti québécois. Je ne sais si, comme pour moi, ces témoignages ont réveillé chez vous une « fibre nationaliste » endormie depuis quelques années… Les lourdes pertes qui se succèdent en ce moment nous ramènent forcément à l’époque des grandes convictions séparatistes maintenant révolues qui font encore vibrer les cordes sensibles d’appartenance qui furent les nôtres !

Puissent la probité et le dévouement pour une cause noble dont ont fait preuve monsieur Landry et madame Payette et leur ardeur au travail dans la simplicité — malgré le bagage intellectuel de l’un comme de l’autre — laisser une empreinte de sincérité d’engagement au cœur des politiciens de toutes allégeances. Les plus âgés d’entre nous n’oublieront jamais leurs accomplissements et les sacrifices que ceux-ci entraînent ! Pour les jeunes, puissent-ils incarner des modèles de résilience, jusque dans l’adversité. 

L’idée de débuter les funérailles de monsieur Landry par un Gilles Vigneault chantant Les gens de mon pays pendant que le cortège avançait dans la nef et de les terminer par À la claire fontaine était aussi émouvante que significative.

En tant que musicienne, cette dernière référence comme chant d’adieu me frappe de plein fouet ! Ce « Jamais je ne t’oublierai », nous l’utilisions, une amie et moi, chaque fois qu’il nous était donné de monter de petits spectacles auprès de gens malades. Que de fois avons-nous vu les yeux éteints de certaines personnes atteintes d’Alzheimer s’illuminer — pour un temps du moins — sur cette toute simple, mais combien signifiante mélodie. Comme quoi notre folklore demeure puissamment ancré dans le fond des cœurs…

M. Landry était, comme plusieurs d’entre nous, un assoiffé de la culture et un féru du français ! Ses longues funérailles furent remplies d’une dignité dont son épouse Chantal et sa famille, sa fille en particulier, ont fait largement état. Nous gardons de lui l’image d’un infatigable bâtisseur ! Il laisse un héritage immense au peuple québécois qu’il a chéri et qui lui voue à jamais une énorme reconnaissance !

Il faudrait cependant, en son nom, aviser les commentateurs des différents réseaux de télévision que le mot FUNÉRAILLES — comme obsèques — ne s’employant qu’au pluriel, on ne doit jamais dire une funéraille (erreur voulue) … 

Au revoir M. Landry et joyeuses retrouvailles avec tous ceux qui vous ont précédé là-haut ! Dieu protège notre éminent poète Gilles Vigneault, maintenant âgé de quatre-vingt-dix ans, car nous ne saurions digérer d’autres « funérailles nationales » pour le moment !


Jeannine Mailloux

Granby

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Un sacrifice qu’il ne faut jamais oublier

Pour ceux et celles qui l’ignoraient, dimanche nous avons célébré le centième anniversaire de la signature de l’Armistice.

Ce document fut rédigé dans le but de stopper la guerre. Le mois, le jour et l’heure n’ont pas été choisis au hasard. Ils furent choisis dans le but que cent ans plus tard, on se souvienne encore de ce jour. Avant ça, il y a eu une guerre terrible qui a duré quatre ans et elle aura coûté la vie à des millions de nos concitoyens et concitoyennes. Ils ont sacrifié leur propre vie pour que les générations futures — dont celle de nos parents, la nôtre et celle de nos futurs enfants — soient libres de vivre dans un pays en paix. Certains des jeunes hommes et des jeunes femmes qui sont décédés étaient à peine plus âgés que nous. Certains ont menti sur leur âge pour participer à cette guerre. Ils avaient 17, voire 16 ans. Ils ont quitté notre pays et ceux qu’ils aimaient. Ils sont morts pour le futur de notre pays, ils sont disparus pour protéger notre liberté, pour sauvegarder notre culture, pour la protection de nos valeurs et surtout pour nous. 

Mais aujourd’hui, on ne souligne pas seulement la fin de la Première Guerre mondiale, on souligne aussi tous les hommes et les femmes qui ont combattu pour le Canada à travers toutes les époques, toutes les guerres et tous les conflits. Ceux et celles qui nous ont quittés beaucoup trop tôt pour combattre le fascisme et les atrocités commises par des dictateurs tel qu’Hitler lors de la Deuxième Guerre mondiale, ou encore Saddam Hussein lors de la guerre en Irak. Nous soulignons les sacrifices des hommes et des femmes qui croyaient fermement dans un avenir en paix pour leurs enfants et qui croyaient que cette paix devait malheureusement passer par les armes. Aujourd’hui encore, nos voisins, nos amis et nos proches sont ailleurs dans le monde pour combattre ces atrocités partant par l’Asie jusqu’à l’Afrique, en passant par le Moyen-Orient. Ils se battent pour notre sécurité et nos intérêts. Prenons un moment de silence pour ces héros qui ne reviendront plus jamais chez eux et qui ne pourront plus jamais serrer leur famille dans leurs bras. Aujourd’hui, nous sommes tous leurs enfants et le fruit de leur immense sacrifice.

 Pour terminer, je vous laisse sur une phrase d’un ancien président américain qui rend justice à ce jour de commémoration et de paix, celle de John Fitzgerald Kennedy : 

« On connait une nation aux hommes qu’elle produit, mais aussi à ceux dont elle se souvient et qu’elle honore. »

N’oublions jamais leur immense sacrifice. 

Élliott Grondin, 

Élève de quatrième secondaire au Collège Mont-Sacré-Coeur

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Granby, ville rayonnante mon œil !

Je suis une citoyenne de la ville depuis un certain temps, mais j’ai habité dans plusieurs villes du Québec et de l’Ontario depuis ma naissance. Je n’avais pas encore vu une ville dont le service de police et/ou de stationnement est aussi à cheval sur le respect du règlement municipal sur la circulation et le stationnement, surtout près d’un hôpital.