Point de vue

La presse écrite en péril: le gouvernement Trudeau doit agir

À l’honorable Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien, l’honorable Bill Morneau, ministre des Finances et l’honorable Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique

La presse écrite vit actuellement la plus grande crise de son histoire. L’enjeu est simple: si rien n’est fait, de nombreux journaux, imprimés ou numériques, pourraient cesser leurs activités dans un avenir rapproché. Dans ce contexte, nous réclamons du gouvernement fédéral des mesures urgentes afin d’assurer l’avenir d’une information journalistique de qualité au pays. Il en va de la santé de notre démocratie.

Les géants du Web tels que Google et Facebook utilisent les contenus produits à grands frais par les journaux tout en vampirisant leurs indispensables revenus publicitaires. Pour les géants du Web, c’est tout bénéfice; pour les journaux, c’est une double perte. Cette réalité est insoutenable et nous n’avons plus le luxe du temps.

Déjà, cette crise des médias a entraîné la perte de milliers d’emplois au Canada en 10 ans. Au Québec, 43 % des emplois du secteur ont été perdus entre 2009 et 2015. Cette saignée se poursuit et risque de s’accentuer sans une action immédiate de nos gouvernements. Bien que les chercheurs et les observateurs des médias, ainsi que de nombreux représentants du secteur (tant patronaux que syndicaux) aient sonné l’alarme depuis fort longtemps, nous sommes arrivés à un point de non-retour, et il nous faut mesurer les conséquences de ce laisser-faire inquiétant. 

Au cours des dernières semaines, le gouvernement Trudeau a pris des décisions fortement contestées qui sont favorables à certaines multinationales du divertissement et du Web, sans manifester son intérêt à protéger nos médias écrits. Pourtant, depuis le début de son mandat, le gouvernement Trudeau a démontré l’importance qu’il accorde à l’information journalistique, notamment en rétablissant le financement de Radio-Canada à ce qu’il était avant les coupes du gouvernement Harper. Le Parlement a aussi amélioré la protection des sources journalistiques. 

Nous comprenons que le gouvernement fédéral s’intéresse aux acteurs de la «nouvelle économie», mais il nous est incompréhensible qu’il ignore les avis d’experts, qu’il a lui-même commandés, et qu’il refuse d’apporter son soutien à la presse écrite. Il s’agit pourtant de l’un des seuls secteurs culturels à n’avoir jamais été subventionné par des fonds publics, alors que la nécessité d’un tel soutien est évidente. Le Canada est-il prêt à laisser mourir ce pilier de la démocratie?

En cette ère de fausses nouvelles et de propagande, le meilleur rempart contre cette tendance inquiétante demeure la collecte rigoureuse d’informations et les véritables enquêtes journalistiques. Celles-ci peuvent ébranler les colonnes du pouvoir, jeter la lumière sur la corruption et les abus ou encore participer à des changements sociaux nécessaires. On n’a qu’à penser aux scandales des Paradise Papers et des violences sexuelles ou encore à la crise des changements climatiques. Nos médias écrits sont le fer de lance de l’information partout au Canada et des éveilleurs de conscience indispensables. Ils alimentent les bulletins de nouvelles, les émissions de télé et de radio et suscitent de nombreux débats, que ce soit à l’Assemblée nationale ou dans l’ensemble de la société. En région, ils représentent parfois les seules sources d’information pour la population et deviennent les principaux relais entre les gouvernements, les citoyens et la vie des communautés.

Certains s’inquiètent qu’une aide gouvernementale aux médias vienne entraver la liberté de presse et la nécessaire indépendance des salles de rédaction. Pourtant, l’exemple de Radio-Canada démontre clairement qu’un financement public est possible sans brimer ces éléments fondamentaux. D’autres se soucient qu’on vienne enrichir indirectement des entreprises milliardaires, mais la question est ailleurs. L’érosion constante des revenus publicitaires depuis près de 10 ans menace la poursuite des activités de nos quotidiens et hebdomadaires, qu’ils soient indépendants ou liés à de grandes entreprises. Cette réalité nuit à leur capacité de poursuivre leur mission d’informer la population. La disparition de ces médias serait une grande perte pour l’ensemble de nos communautés tant sur les plans culturel, social et politique que sur le plan économique. 

Ne rien faire reviendrait à remettre les clés de notre démocratie entre les mains des géants américains, eux qui ne semblent se préoccuper ni de la qualité de l’information produite au Canada ni d’une contribution équitable sur le plan fiscal. Nous interpellons donc le premier ministre Trudeau, le ministre des Finances Bill Morneau et la ministre du Patrimoine Mélanie Joly afin d’implanter des mesures d’urgence de soutien de la presse écrite telles que des crédits d’impôt sur la masse salariale, comme nous le faisons déjà depuis de nombreuses années pour attirer les entreprises de l’intelligence artificielle et des hautes technologies, le temps de trouver des solutions pérennes pour l’ère numérique.

Pascale Saint-Onge, président, Fédération nationale des communications (CSN)

Jacques Létourneau, président CSN

Alain Saulnier, Alexandre Taillefer, André Noël, Boucar Diouf, Camil Bouchard, Christiane Germain, Daniel Gélinas, Denis Trottier (député de Roberval 2007-2014), Fred Pellerin, Fred Savard, Geneviève Petterson, Gilles Duceppe, Jean-Hugues Roy, Jean-Marie de Koninck, Jean-Martin Aussant, Marc Labrèche, Marc-François Bernier, Marie-France Bazzo, Nadia Seraiocco, Nellie Brière, Pénélope McQuade, Pierre Curzi, Samuel Archibald, Stéphane Savard (professeur d’histoire UQAM), Vincent Graton

Association des réalisateurs et des réalisatrices du Québec (ARRQ), Association québécoise des techniciens de l’image et du son, Association québécoise de la production médiatique, Chambre de commerce de Trois-Rivières, Comité le cellulaire partout pour tous, route 155, Conseil du patronat du Québec, Copibec, Corporation de développement communautaire du ROC, Saguenay, Doc Québec, Fédération culturelle canadienne-française, Guilde canadienne des réalisateurs, Guilde de musiciens et musiciennes du Québec, Observatoire du documentaire, Société civile des auteurs multimédia, Société des auteurs de radio, télévision et cinéma Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, Société des auteurs et compositeurs dramatiques du Québec, Table régionale des organismes communautaires (TROC) œuvrant dans le domaine de la santé et des services sociaux Centre-du-Québec et Mauricie, Union des artistes, Union des producteurs agricoles

Opinions

Visage à nu et sérénité neuronale

CARREFOUR DES LECTEURS / En 2008, le rapport Bouchard­-Taylor a cerné la notion d’accommodement raisonnable en matière de signes religieux. Le gouvernement péquiste de Pauline Marois a tenté de légiférer sur la laïcité durant leur court mandat. Ce n’est qu’en octobre dernier que le gouvernement Couillard adopta une loi sur la neutralité religieuse. Dans cette loi, le visage couvert est interpellé.

La loi 62, récemment adoptée, donne lieu à de la controverse. Son interprétation varie chez la ministre Vallée d’une semaine à l’autre, et varie entre les ministres libéraux en poste. Peut-on avoir le visage couvert dans les transports publics ? Dans les hôpitaux ? Pas clair ! Les femmes musulmanes au visage voilé sont subtilement ciblées par la loi 62. Des associations contestent cette loi en leur nom devant la justice.

Le visage humain compte un grand nombre de muscles qui s’activent quand on parle, et même quand on reste silencieux. Ces muscles en action expriment notre langage non verbal, une partie importante qui complète le message auditif de notre voix et même nos silences. Ils transmettent notre empathie. Le jeune bébé utilise les neurones miroirs de son cerveau pour imiter le mouvement des lèvres de sa mère, pour sourire, et finalement balbutier, puis parler. Ces expériences de lecture faciale restent inscrites dans nos neurones pour la vie.

Conséquences :

• Le visage voilé de notre interlocuteur bloque une partie de la communication interpersonnelle.

• Stressé par cet échange diminué, notre cerveau utilise les circuits neuronaux des réflexes rapides­ de la peur.

• Le circuit thalamus-cortex cérébral étant plus lent, il est moins utilisé.

• L’émotion domine donc la réflexion­ approfondie.

• Le « vivre ensemble » et l’intégration est plus difficile. Il peut même déraper et faire monter le racisme.

Sur la base de la nature neuronale du cerveau humain établie depuis des millions d’années, je conclus ici que se voiler le visage ne peut être sujet à accommodement religieux. D’ailleurs, la religion repose sur des croyances morales profondes, et non sur un seul voile couvrant le visage en public. 

Ceci ne veut pas dire qu’il faille régir le port du voile par des lois et règlements et ainsi faire croître l’anxiété chez les femmes à visage voilé. Il serait plus sage d’éduquer le public et les nouvelles ar­rivantes, sur le rôle empathique que joue le visage à nu dans la communication. Des technologies modernes, des robots et téléphones intelligents sont développés pour reconnaître les visages à nu et exprimer des émotions sur un visage virtuel.

Ne peut-on pas, nous, comme société, s’ajuster à notre nature neuronale profondément humaine et universelle à tous les citoyens ? Une plus grande sérénité en résulterait­ dans notre « vivre ensemble ».


Luce S. Bérard

Granby

Opinions

Merci à un employé de SOS Dépannage de Granby

Je ne remercierai jamais assez cet employé, avec sa grande honnêteté, qui a ramassé mon sac à main que j’avais oublié dans le stationnement de SOS Dépannage.

Après m’être aperçue que je l’avais oublié, je suis revenue au magasin, après un laps de temps d’environ 20 minutes et, à ma grande surprise, il avait été ramené à l’intérieur du magasin, intact avec tout son contenu.

Je suis fière de voir qu’il y a toujours des gens qui sont honnêtes, merci mille fois à cet employé que j’admire !

Les gens de SOS Dépannage doivent être fiers du comportement de leur employé !

 

Johanne Milaenen

Waterloo

Opinions

Une plus grande représentativité féminine au sein du conseil

Lors des élections municipales du 5 novembre dernier, trois femmes ont été élues au conseil municipal. C’est un record ! Jamais auparavant, 3 femmes n’ont siégé en même temps à la Ville de Granby. 

Au moment de l’étude des différents dossiers, les conseillers entendront ces femmes présenter leur vision de la situation, ce qui sera bénéfique. 

M. le maire Pascal Bonin l’a d’ailleurs reconnu en disant : « Elles ont une plus grande sensibilité sur certains enjeux. Ça prend ce mélange-là pour avoir un bon conseil. »

Félicitations Mesdames Julie Bourdon, Denyse Tremblay et Catherine Baudin ! Ça prend des femmes comme vous au conseil municipal. C’est ce que disait la conférence du 12 septembre à laquelle vous avez participé. Vous avez osé et vous avez été élues ; vous voilà maintenant conseillères à la Ville de Granby. Bravo !

Félicitations à toutes celles qui ont été élues dans la région, félicitations également à celles qui se sont portées comme candidates. Félicitations à vous, les électrices et électeurs qui ont élu des femmes. Ce sont vos votes qui permettent cette représentativité si nécessaire au sein d’un conseil municipal. Les femmes représentent 51 % de la population, leurs idées méritent d’être entendues.

Félicitations à vous, M. Pascal Bonin, pour votre réélection. Félicitations aussi à vous, messieurs les conseillers. Finalement, bon succès à tout le conseil dans vos projets qui seront, je crois, analysés de façon plus égalitaire. Merci à chacune et chacun de vous pour votre implication citoyenne au service de la communauté de Granby.


Céline Duval

Présidente de l’Afeas Granby

Opinions

L’apocalypse est-elle à nos portes ?

Je me souviens de mon coiffeur qui affirmait que toutes les catastrophes terrestres étaient causées par les péchés du monde. Les éruptions volcaniques et les tremblements de terre étaient des punitions divines. Tant dans le monde antique qu’à l’époque médiévale, cette croyance était grandement répandue et poussait les gens à multiplier les rituels supposément religieux afin de calmer­ la colère de l’Être suprême.

Et en ce début du 21e siècle, le Moyen Âge semble revenir. Non, ce n’est plus la peste qui causera la mort de l’humanité, mais c’est le populisme qui contamine de jour en jour la démocratie. En démocratisant les communications, les nouvelles technologies ont ouvert la porte non seulement à l’ensemble des nouvelles découvertes scientifiques et à la multitude de réflexions concernant à peu près tous les aspects de la vie, mais aussi à toutes sortes d’idées farfelues.

Soit par paresse intellectuelle ou par malhonnêteté intellectuelle, soit par ignorance ou par absence de sens critique, il semble que les idées les plus négativement réactionnaires ou les plus stupides et les plus farfelues se propagent à la vitesse de l’éclair. Aujourd’hui comme au Moyen Âge, les charlatans ont plus de crédibilité que les scientifiques et les philosophes. On a remplacé l’obscurantisme par son jumeau, le populisme.

La fin du monde est-elle proche ? Évidemment, nous avons tous en mémoire les pseudo-prophéties de groupes religieux qui régulièrement aiment se faire remarquer par ces annonces apocalyptiques, mais dans les faits, qu’en est-il ? Une guerre nucléaire ou la destruction de la planète par les catastrophes climatiques nous pendent au bout du nez. Lequel de ces événements arrivera le premier et quand ?

En fait, pour revenir à mon coiffeur, peut-être avait-il raison. La cause première de la fin du monde ne serait-elle pas présente d’abord dans la tête et le cœur des hommes et des femmes vivant actuellement sur la planète Terre ? Car si on prend le temps de bien réfléchir, ces deux épées de Damoclès qui pendent au-dessus de nos têtes ne sont-elles pas la conséquence directe de vagues démocratiques totalement stupides ?

Albert Einstein avait déjà affirmé : « Seules deux choses sont infinies : l’Univers et la stupidité humaine ; mais pour la première, je ne suis pas sûr ». Plusieurs experts l’affirment : « Pour la première fois en 3,5 milliards d’années, une extinction presque totale de la vie sur la planète Terre sera causée volontairement et sciemment par des êtres conscients et intelligents ».

Il nous faudrait peut-être, comme Noé, construire une embarcation pour assurer la survie de la biosphère, mais quoi ? Le déluge du populisme envahit déjà notre monde et détruit toute forme de sens critique, de vision à long terme et d’appel à la solidarité. Même si Jonas revenait pour crier « encore 40 jours et la Terre sera détruite », personne ne l’écouterait. Nous préférons le discours de la croissance perpétuelle au détriment de la protection de Gaia, la Terre mère ; nous préférons le discours du chacun pour soi et de l’utilisateur-payeur plutôt que l’implantation d’une véritable solidarité sociale.

André Beauregard

Shefford

Opinions

La chasse est ouverte

Oyez ! Oyez ! La saison de chasse aux prédateurs sexuels est ouverte. Le gibier ne manque pas et il est sidérant de constater les ravages laissés après son passage. Alyssa Milano a choisi une arme fatale qui fait feu à tout coup : les réseaux sociaux. Son hashtag #MeToo­ permet de faire sortir au grand jour des agressions blotties dans la honte, des expériences sexuelles humiliantes, des violences physiques et mentales qui ont flagellé l’âme et marqué la vie de trop de personnes.

Beaucoup de victimes se sont réfugiées dans le mutisme et c’est maintenant l’heure de les ameuter pour les inciter à dévoiler des noms tapis dans le secret de la peur. La révélation des traumatismes vécus leur permettra de guérir des plaies encore au vif et de mettre un baume sur des cicatrices­ toujours douloureuses. 

Selon les déclarations of­ficielles, plus de la moitié de la population, incluant les deux sexes, a un jour ou l’autre au cours de son existence subi des assauts de nature sexuelle et à mon tour je tague plusieurs fois : #MeToo/#MoiAussi. 

Loin de moi l’idée d’englober toute la gent masculine. Je suis consciente que la majorité des hommes respectent les limites qu’imposent le respect et la liberté de chacun. Non, mon objectif vise ceux qui sont atteints du syndrome morpionique, ceux qui parasitent toutes les sphères de notre société. Je parle de ces mâles dominés par leurs bas instincts, qui sont affligés d’un égo surdimensionné et qui, abusant de leur notoriété ou de leur autorité, ne se gênent pas pour sauter et s’accrocher à tout ce qui s’approche de trop près d’eux, comme fait un morpion. 

Malheureusement, il y a toujours eu et il y aura encore toujours de vieux « mon oncle Léo », comme chantait Éric en 1966, des individus aux mains baladeuses, de vulgaires personnages à la langue sale, des mecs vicieux aux yeux cochons et des hurluberlus qui, tel un paon, exhibent sans vergogne la seule plume qui les pare. 

Par contre, je ne suis pas prête à jeter la pierre à qui que ce soit, ni aux victimes qui ont eu peur ou honte de réagir, ni aux harceleurs qui ont profité de leur position et de la faiblesse de leur proie. Je dis tout simplement, IL FAUT QUE ÇA CESSE et si c’est une maladie mentale, qu’on trouve au plus vite une pilule rose pour faire monter un peu de matière grise dans le cerveau du mâle infecté. En attendant mieux, le meilleur remède reste la dénonciation. 

Les prédateurs sexuels déclarés ne sont pas au bout de leurs peines. Ils paient très cher leur inconduite. Ils se retrouvent en enfer, diffamés, ruinés, condamnés au pilori, « abandonnés de Dieu et maudits de tous les messieurs », comme les pestiférés d’Albert Camus. Cruel comme châtiment, mais hélas, pour plusieurs, c’est le seul moyen de leur faire intégrer la leçon. 

Je doute fort que des cours obligatoires d’éducation sexuelle à l’école changent les mentalités, d’autant plus que les enfants sont aujourd’hui beaucoup plus au courant qu’on ne le croie. De plus, la morale et le respect de soi et de l’autre, ça s’enseigne par l’exemple et non pas dans les livres.

Céline Massé

Granby

Opinions

En harmonie avec le niqab

Vivre ensemble, égalité homme-femme, neutralité de l’État, liberté de conscience, liberté de religion, ouverture et empathie envers les immigrants, voilà autant de principes avec lesquels nous sommes généralement favorables. La dif­ficulté, c’est comment harmoniser leur application au quotidien ?

La présence chez nous du niqab et autres vêtements qui cachent totalement la personne permet de questionner de façon concrète l’harmonisation de tous ces beaux et grands principes auxquels nous tenons. Un sondage révélait récemment qu’environ 70 % des Canadiens et des Québécois étaient d’accord avec la loi 62 du Québec qui obligeait les services publics à être donnés et reçus à visage découvert. Bien sûr, en toute franchise, nous devons admettre que la vue du niqab dans l’espace public nous agresse grandement, et ce, quel que soit notre effort d’ouverture à l’autre.

Le problème du niqab, ce n’est pas d’abord une question de sécurité ou d’identification, mais une question d’anti-relation humaine agressante. Enseigner ou soigner ou manger ou s’asseoir dans un autobus à côté d’une personne qui cache son visage sous un niqab ou sous une cagoule, honnêtement, c’est désagréable. On peut même considérer cette attitude comme un geste d’impolitesse et de fermeture vis-à-vis l’autre. Je pense que le sondage n’a fait que confirmer cette aversion viscérale qui nous habite.

Après avoir dit cela et s’être grandement soulagé, que fait-on devant cette réalité vécue au Québec et au sujet des motifs qui poussent une femme à se cacher le visage lorsqu’elle circule dans l’espace public ? Seraient-ce des motifs religieux, des motifs politiques, des motifs culturels, des motifs identitaires ? Chaque Québécois­ a sa petite idée sur le sujet. Les conclusions qui reviennent le plus souvent affirment haut et fort que ce sont des motifs rattachés au monde religieux et à la soumission de la femme. Mais peu de faits prouvent réellement ces affirmations. De plus, il semble que ces femmes travaillent, étudient et vivent exactement comme toutes les femmes québécoises que nous côtoyons quotidiennement.

Il est vrai que le petit nombre n’est pas en soi un argument sérieux, mais en même temps, il fait partie de la réalité. Toute projection dans le futur imaginant un Québec envahi par le niqab est totalement farfelue et généralement basée sur une peur totalement injustifiée et irrationnelle. La presque totalité des femmes musulmanes ou bien ne portent que le voile, ou bien ne portent absolument aucun voile. Les femmes les plus ardemment opposées au niqab sont de religion musulmane. 

Ainsi après nos premières réactions négatives, il faut éviter d’abord de faire une fixation maladive sur le sujet et par la suite, il faut apprendre à s’en accommoder le plus paisiblement possible. Reconnaissons que rien dans cette histoire du niqab n’est suffisant pour briser l’harmonie du vivre ensemble dans ce beau pays de la liberté parce que, faut-il le rappeler, nous parlons d’une « liberté égale » pour tous et toutes.

Comme plusieurs l’ont fait remarquer, la loi 62 vise spécifiquement les femmes musulmanes en faisant d’elles des objets de rejets à cause de leur sexe et de leur religion. De plus, cette loi semble inapplicable sur le terrain et facilement contestable devant les tribunaux. Les interdictions et les propos radicaux ne feront qu’augmenter la résistance des adeptes du niqab et favoriseront leur exclusion. Tout ce débat n’a rien à voir avec la neutralité de l’État ; c’est tout simplement une chasse aux sorcières. 

André Beauregard

Shefford

Opinions

Des nouvelles de Turtle

Il y a presque un an jour pour jour que Turtle prenait place à bord d’un avion, à direction de Calgary, pour être enfin réuni avec sa maîtresse Marie Munro après une escapade de presque 2 mois ici à Granby ! Dire qu’elle avait perdu l’espoir de revoir son précieux chat !

Vous avez été nombreux à contribuer à son retour via GOFUNDME et pour cela Marie & Turtle vous en seront toujours très reconnaissants. J’ai le bonheur de vous annoncer qu’il va très bien, il a repris ses forces et son poids est redevenu normal, au grand soulagement de sa maîtresse. Au début, il était très faible, il dormait beaucoup, elle croyait qu’il allait en mourir, il était craintif d’aller dehors. Maintenant, tout est comme avant. Cela a été son « miracle » de Noël. En plus, leur premier voyage lors du retour de Turtle fut au Montana pour aller livrer des sapins de Noël ! Vraiment !

Depuis, je suis en contact avec Marie presque quotidiennement, soit par téléphone ou par Facebook. Nous n’avons pas encore eu la chance de nous rencontrer en personne, c’est un projet que nous caressons. Marie voudrait me faire faire un voyage avec eux, pour que je puisse dire en revenant que je suis allée faire du « Trucking with Turtle ». Après tout, je suis devenu la « tante » officielle de notre notoire félin ! C’est certain que je veux revoir mon adorable Turtle. Il est vraiment spécial !

C’est étonnant comment un tel événement peut avoir eu un impact aussi positif sur la vie de plusieurs personnes. Je n’en reviens pas ! Je n’aurais jamais imaginé que faire quelque chose de bien pour une parfaite inconnue et son chat aurait eu des échos dans la vie de plusieurs. Marie voudrait souligner cet anniversaire spécial en remerciant de tout cœur les « anges » qui ont donné de leur temps et de leurs efforts pour le retour de son fidèle compagnon. Merci à Vel, Nancy, France, Carole et tous les autres pour leurs contributions !

C’est dans cet esprit d’amour et d’entraide que je voudrais souligner l’importance d’aider son prochain sans attente en retour et d’appuyer nos organismes locaux qui viennent en aide aux animaux en détresse, soit la SPA des Cantons­ et Les Chatmoureux ! Ils ont des pages Facebook. Allez faire un don et dites-leur que c’est Turtle qui vous envoie… Merci !

Vous pouvez suivre les aventures de Turtle via sa page Facebook, Trucking with Turtle !

Carole Groleau

Granby

Opinions

Un leadership clair

Comme moi, beaucoup de gens ont compris qu’à Granby, on favorise un leadership clair !

Hé oui. Même si M. Bonin ne plaît pas à tous (comme la majorité d’entre nous), il a mené une campagne claire et positive sans s’attarder à ses dénigreurs. Il a gardé le cap sur ses réalisations passées ainsi que celles en cours, et aussi sur ses objectifs et sa vision. C’était clair et sans équivoque. Pas de flous, pas de temps passé à dénigrer qui que ce soit, ou à mettre le doute sans fondement. La population lui a montré son appui pour « continuer ensemble », et c’est tant mieux. Il a compris que Granby voulait continuer avec un leader charismatique et énergique qui offre un plan clair pour emmener notre belle ville vers un avenir encore plus florissant !

Chers élus, félicitations pour vos élections ! Maintenant, la population compte sur vous pour gérer notre belle ville, dans le meilleur de nos intérêts. Vous êtes notre conseil de ville et c’est maintenant à vous de nous montrer que vous avez Granby et notre bien-être à cœur. Nul doute de mon côté. Pas besoin de téléréalité à la Ville. Soyez honnête et transparent et, le moment venu, nous vous apprécierons et vous évaluerons selon les résultats.

Félicitations à vous, monsieur Bonin, et merci de faire un autre bout de chemin avec et pour nous.

Merci à tous pour votre engagement. Vous ne choisissez pas la facilité, mais plutôt la détermination et l’implication, en étant sur la place publique semaine après semaine pour défendre et faire avancer Granby. Je vous lève mon chapeau !

 

Jacques Dubois

Granby

Opinions

Une récolte de bonbons qui coûte cher au contribuable

La semaine dernière, c’était l’Halloween et on apprenait que le député Gérard Deltell était choqué que Justin Trudeau se présente en chambre costumé en Superman.

Personnellement, que ce premier ministre se comporte en clown en ce lieu, ça ne me dérange pas du tout. Par contre, que cet homme ait le droit de faire du porte-à-porte avec ses enfants pour recueillir des bonbons, là je ne suis pas d’accord et je m’explique.

On sait que d’assurer la sécurité de cette famille nous coûte vingt-huit millions de dollars par année, imaginez donc combien ç’a pu nous coûter comme contribuables leur petite balade familiale du 31 octobre. Si ce n’est qu’une question de bonbons pour ces pauvres petits enfants, je suis prêt à payer ces bonbons et je suis ainsi sûr d’économiser comme citoyen. Si mon offre est insuffisante, je suggère à M. Trudeau de demander à son grand ami M. Bronfman de contribuer à la collecte de bonbons.


Yvon Lavoie

Granby