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Bravo les parents!

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Bravo les parents!

LA VOIX DES LECTEURS / À toi qui pleures souvent depuis quelque temps sans même savoir pourquoi. Toi qui voudrais tellement être un bon parent. Toi qui vivais déjà certains défis familiaux avant la crise pandémique, mais qui as vu le tout s’exacerber depuis quelques semaines. En ces temps d’incertitude, les jours, les heures, les minutes sont lourds pour plusieurs parents du Québec.

Je pense aux parents dont les enfants ont des besoins particuliers.

Conscientisation de nos jeunes : une responsabilité collective

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Conscientisation de nos jeunes : une responsabilité collective

LA VOIX DES LECTEURS / Monsieur le Premier Ministre François Legault, nous vous savons très occupé et nous vous remercions de votre implication pour la santé publique. Toutefois, nous souhaitons vous faire part d’une préoccupation importante sur le contenu des applications, jeux, sites et publicités vus par nos enfants, adolescents et jeunes adultes.

Connaissez-vous le jeu appelé Cyberpunk2077? Sachez pourtant qu’il sera accessible au Québec dès l’automne 2020. Ce n’est pas le premier ni le dernier jeu qui contiendra de la sexualité et de la violence extrême, mais je pense que nous devons réagir. Nous n’avons pas le droit, pour nos enfants, de rester les bras croisés.

Le lac Waterloo, un joyau très menacé

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Le lac Waterloo, un joyau très menacé

LA VOIX DES LECTEURS / Je vis à Waterloo depuis deux ans et les baignades des soirées d’été après le travail, au moment des magnifiques couchers de soleil sur le lac à l’horizon côté mont Shefford, ont contribué à me faire élire domicile pour un temps dans cette petite ville paradoxale. 

Effectivement superbes, les anciennes maisons de bois bien rénovées évoquant des temps plus prospères, quelques forêts et tourbières encore saines aux alentours, sans oublier l’amabilité des habitants issus de toutes les classes sociales, la plupart étant plutôt accueillants envers les nouveaux venus.

Par contre, en tant qu’herboriste tout-terrain, plus j’explore les environs et les rives du lac lui-même, plus je m’inquiète pour notre avenir proche.

Comme partout, hélas, les gens, et pas juste des jeunes inconscients, jettent des déchets de plastique partout, surtout ceux issus des chaînes de restaurant cheap, les seules qui survivent à la centralisation et le nivellement par le bas qu’offre ce quasi-désert alimentaire.

Oui, il reste le Métro, qui a une offre diversifiée tout de même valable, mais, situé près du lac, on y a rajouté un autre îlot de chaleur en doublant le stationnement d’asphalte, sans aucun arbre en son centre, un non-choix, rentable certes, mais discutable.

Aussi, surtout dans la Yamaska Nord, efférente au lac, l’eau est glauque et souillée, pas étonnant quand on voit les barils et machines rouillées abandonnées là depuis des décennies le long de la piste cyclable La Campagnarde, vers Warden… Que dire des fossés, par exemple entre le centre d’épuration des eaux (!), la grosse quincaillerie et l’Écocentre, où flottent des plastiques, du Styrofoam et autres matières douteuses drainées par des calvettes via des ruisseaux cuivrés et huileux vers la rivière?

Pire, à l’autre extrémité du lac, juste à l’entrée de la plage municipale, j’ai été consternée de voir apparaître une forêt de condos gris (50 unités?) en rangée du projet Acosta, sur une prairie avant cela très fleurie, avec des arguments comme : «dynamiser ce secteur bucolique, projet écologique, gate community…». Au secours!

En fouillant un peu dans les liens web, j'ai vu que cette compagnie avait d’autres ramifications et des chantiers à Bromont et à Cowansville, ce qui ne me rassure pas non plus.

Pour mieux vendre, on arbore des photos idylliques de la plage, alors que de son appartement à 30 000 $, on verra surtout une forêt de béton gris, plaqué noir et brun, la grande mode actuelle.

Projet énorme dont, selon mes sources fiables, le permis fut octroyé par les autorités municipales précédentes. J’espère que cette éventuelle «gate community» (tel que lu dans leur promo) ne bloquera pas l’entrée de la plage municipale très fréquentée par les familles, les rêveurs et les pêcheurs... Observons et veillons à ça!

Sachant que l’érosion des berges est la première cause de déséquilibre des plans d’eau, par ensablement et augmentation du phosphore, alors imaginez les effets d’un tel méga chantier! 

Trop tard, je sais bien…

Les riverains et amis écologistes s’inquiètent aussi de la prolifération galopante du myriophylle à épis, des châtaignes d’eau et, avec le réchauffement climatique, des algues bleues, sans oublier les moules zébrées et autres pestes apportées par des bateaux mis à l’eau sans inspection.

On est loin aussi des recommandations du pourtant explicite Plan directeur de l’eau 2015-2021 (l’échéance approche …) pour des lacs et des cours d'eau locaux en meilleure santé, parrainé par la MRC de la Haute-Yamaska, et qui a reçu trois prix pour ce projet et des résolutions de nos Amis du bassin versant du lac Waterloo, comme sur l’importance des bandes riveraines, jardins d’eau, corvées intensives de nettoyage, etc.

Pourtant, Waterloo a déjà payé cher la contamination de leur eau potable par le trichloréthylène, il y a moins de dix ans…

Par conséquent, outre les valeurs humaines, si le lac est pourri, que restera-t-il du joyau d’une petite municipalité qui en arrache déjà, à voir la rue principale et tous ces magasins en faillite?

N’oublions pas que la santé de la Yamaska et même par extension, du fleuve St-Laurent, en découle aussi, car nos lacs et cours d’eau sont les miroirs et concentrés de nos choix de consommation, de négligences et style de vie très discutables, comme nous le montrent la crise de la COVID-19 et le réchauffement planétaire. 

Qu'on le veuille ou non, nous sommes tous reliés dans le vaste bouillon de la scène planétaire où le local est très proche du global et où l’eau saine est un liant universel vital.

Sans parler de l’héritage douteux laissé à nos-petits-enfants…

Anny Schneider, herboriste et écologiste humaniste

Waterloo

Le Cirque du Soleil et sa part d'âme!

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Le Cirque du Soleil et sa part d'âme!

LA VOIX DES LECTEURS / Nous le savons tous, Guy Laliberté est un des fondateurs, en 1984, du Cirque du Soleil. 

Il en a assuré la pérennité jusqu’en 2015 en tant qu’actionnaire principal, mais il a aussi été directeur artistique durant de longues années. Le Cirque, c’est un enfant qu’il a vu grandir et s’épanouir. Il a veillé sur lui et il a pris soin de son âme, si je puis dire.

En 1980, de passage à l’auberge Le Balcon vert de Baie-Saint-Paul, j’ai eu le loisir de croiser le jeune artiste de rue Guy Laliberté. Je me souviens surtout de l’avoir vu haut perché sur des échasses avec un nez de clown. Il y avait un chapeau par terre devant lui. Je lui avais donné 50 cents. Il avait alors esquissé un grand sourire tout en faisant un geste large d’une de ses échasses. Un rituel qu’il semblait faire chaque fois qu’un spectateur lui faisait une offrande pour souligner ses prouesses d’échassier.

On se souvient des premiers grands spectacles du Cirque, dont Alegría. L’âme du Cirque du Soleil était palpable. L’émotion et l’émerveillement étaient au rendez-vous.

Guy Laliberté a annoncé dernièrement qu’il désirait racheter, avec un groupe d’investisseurs, le cirque qu’il a fondé il y a un peu plus de 35 ans. Il nous a dit qu’il voulait retrouver l’âme du Cirque du Soleil. Et moi, je le crois sincère et je salue celui qui veut reconquérir son propre cirque, qu’il avait laissé filer aux quatre vents. Robert Lepage et Franco Dragone, qui ont créé de grands spectacles avec le Cirque, saluent eux aussi l’initiative de Laliberté.

Le Cirque du Soleil, c’est en grande partie la signature de Guy Laliberté. C’est en quelque sorte une part de son âme à lui. Il a le fervent désir de repartir à zéro, de relancer la belle aventure avec des artisans du Québec. De grâce, laissons-le aller de plus belle vers sa reconquête!

Yvan Giguère 

Saguenay

Et si on incluait les citoyens dans les «consultations citoyennes»?

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Et si on incluait les citoyens dans les «consultations citoyennes»?

LA VOIX DES LECTEURS / Nous pouvons tenir pour acquis que l’actuelle pandémie du coronavirus aura, pour la plupart des individus et des organisations, des retombées majeures nécessitant des ajustements cruciaux.

À titre d’exemple, dans une récente communication, M. Henri-Paul Rousseau affirmait à juste titre qu’il « faut […] prendre en considération qu’au lendemain de cette crise, les choses ne seront plus jamais comme avant » et formulait à cet égard cinq constats, dont l’un mettait en évidence l’intensification des préoccupations écologiques qui, « couplées à de nouvelles tensions sociales, rendront les décisions collectives plus ardues et plus complexes ».

Les services de santé mentale négligés pendant le confinement

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Les services de santé mentale négligés pendant le confinement

LA VOIX DES LECTEURS / Alertées par les commentaires de leurs membres, l’Association des psychologues du Québec et la Coalition de psychologues du réseau public québécois ont effectué un sondage maison du 7 au 15 mai dernier pour mesurer l’ampleur du ralentissement, voire l’arrêt des services de santé mentale, plus précisément des services de psychothérapie dans le réseau de la santé durant le confinement.

Les 494 répondants nous ont permis de comprendre les facteurs qui contribuent au freinage majeur de l’offre de services psychologiques. Un mouvement de précipitation en lien avec la pandémie a fait oublier la réalité des problèmes présents avant la crise sanitaire ou continuant d’exister pendant celle-ci.

M. Legault, pourquoi les vacances sont importantes?

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M. Legault, pourquoi les vacances sont importantes?

LA VOIX DES LECTEURS / Les vacances consistent en premier lieu à ne pas travailler. À prendre un peu de temps pour soi et pour passer du temps en famille.

Ce temps de pause qui nous permet d’essayer de nous détacher de nos préoccupations liées au travail est essentiel pour permettre aux employés du réseau de la santé et des services sociaux de recharger leur batterie. Vous le savez depuis longtemps que la bataille sera longue et que même si tout le monde dit que «ça va bien aller», il est difficile d’y croire si nos «anges gardiens» ne sont même pas en mesure de prendre des congés leurs permettant de souffler un peu.

Les vacances servent à faire le plein d’énergie et de motivation, afin de revenir dans une meilleure forme à la fois physique, intellectuelle et émotive. Elles permettent de décompresser, de renforcer le système immunitaire, d’avoir un sommeil plus réparateur, de consolider la famille, de se retirer de la vie quotidienne intense. D’essayer d’enlever toutes ces images et cette peur ressentie quand ils vont au front à chaque jour, c’est la récompense du devoir accompli.

Si vous voulez que vos «anges gardiens» demeurent motivés et qu’ils puissent être en mesure de demeurer efficaces, vous devez leur permettre d’obtenir des congés. Il serait malsain de croire que si un travailleur se donne à temps plein sans relâche, sans lui offrir de pause qu’à long terme, ce sera «rentable», pour parler d’un point de vue plus économique.

En fait, en octroyant des congés cela procure des avantages, incluant un meilleur moral des troupes sur le lieu de travail, un engagement et un dévouement accru à long terme et une rétention améliorée. Sans compter que ces avantages, qui ont un impact considérable pour la santé des travailleurs, permettent d’avoir un effet direct et mesurable sur les résultats de l’organisation, donc des soins et des services donnés aux patients.

Plusieurs personnes salariées du réseau de la santé et des services sociaux, vos fameux «anges gardiens», sont épuisés, éprouvent de la détresse psychologique, se sentent parfois abandonnées et n’arrivent pas à obtenir des périodes de repos.

Comme vous leur demandez d’être des athlètes de haut niveau en leur imposant un rythme effréné, n’est-il pas responsable de leur accorder le temps de faire le plein afin qu’ils puissent être en mesure de fournir les efforts nécessaires jusqu’à la ligne d’arrivée? L’être humain, par définition, est incapable de toujours donner son maximum sans se reposer.

Tous les jours, ces hommes et ces femmes dévouées prennent soin de nos parents, de nos grands-parents et des êtres chers que nous sommes forcés de tenir loin de nous, mais qui prend soin d’eux?

Simon Beaulieu

Président du SCFP-3247 du CISSS de la Montérégie-Ouest

Non mais, à quand l’arrêt des programmes d’aide?

Actualités

Non mais, à quand l’arrêt des programmes d’aide?

LA VOIX DES LECTEURS / Les subventions, les prêts et la panoplie de programmes aux travailleurs, aux entreprises, aux étudiants, aux aînés, aux organismes durant la pandémie, commencent à donner raison à la chanson de Félix Leclerc qui dit : «La meilleure façon de tuer un homme, c’est l’empêcher de travailler en lui donnant de l’argent».

Je n’entends plus, comme au début, le discours de responsabilité personnelle, remède clé pour enrayer le fléau de la COVID-19.

Renée Claude, présente dans le temps !

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Renée Claude, présente dans le temps !

LA VOIX DES LECTEURS / Renée Claude nous a quittés le mardi 12 mai. J’ai ressenti une grande tristesse en apprenant la nouvelle, tout en me remémorant les belles chansons qu’elle a créées à titre de grande interprète du Québec. Et sa chanson « Tu trouveras la paix », tirée de son répertoire, avait littéralement marqué mes années d’adolescence.

Je ne vous cacherai pas que, plus tard, au début de l’âge adulte, j’étais secrètement amoureux de Renée Claude. Et je n’étais certes pas le seul à avoir été séduit par cette femme magnifique à la voix d’or et au sourire ensorceleur.

Restructurer les CHSLD

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Restructurer les CHSLD

LA VOIX DES LECTEURS / Nous traversons une crise qui a fait apparaître le non-sens de la concentration des services de santé dans les CIUSSS. Nous allons devoir revenir à la base de la gestion administrative, qui est la connaissance directe du milieu.

Les superstructures de M. Barette ont fait la preuve de leur inefficacité. Les trois Optilab n’ont pas été en mesure de faire les tests nécessaires, car trop éloignés des milieux. Il faut dans ce cas là, comme pour les CHSLD, ramener les décideurs et les techniciens vers le réseau local.

Une résidente du district 2 en quête de parité pour l’accès au réseau PMF

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Une résidente du district 2 en quête de parité pour l’accès au réseau PMF

LA VOIX DES LECTEURS / Depuis de nombreuses années, un lien aux pistes multifonctionnelles reste inachevé... Je parle de la passerelle qui doit traverser le secteur de la rue Quévillon vers le parc Terry Fox. Toujours pas fait!

Pourtant on voit apparaître de l’autre côté du lac un lien qui se raccorde agréablement au réseau PMF, au bénéfice de ce nouveau quartier émergent (rue Hémérocalle) et favorable au décloisonnement de Vélo Gare.

Soins aux aînés: se regarder dans le miroir

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Soins aux aînés: se regarder dans le miroir

LA VOIX DES LECTEURS / La population du Québec réalise l’ampleur des problèmes que nous vivons dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Une des choses que nous avons faites collectivement, c’est que nous avons accepté que des femmes, souvent racisées, aient la lourde tâche de prendre soin des aînés. Nous avons accepté que ces femmes soient mal payées et mal appuyées pour faire leur travail. Elles le sont dans le réseau public, mais aussi dans les résidences privées qui pullulent. Elles le sont encore plus dans les agences privées qui profitent de la crise pour augmenter leurs prix, sans pour autant que ces femmes soient vraiment mieux payées qu’avant. Ces femmes ont le cœur sur la main et certains en ont profité. Ces agences font également en sorte d’augmenter la mobilité du personnel, ce qui fait involontairement voyager le coronavirus.

Les jeunes les plus vulnérables et la réouverture des écoles

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Les jeunes les plus vulnérables et la réouverture des écoles

LA VOIX DES LECTEURS / La décision du gouvernement de rouvrir les écoles semble, en grande partie, motivée par le souci de protéger les enfants et les jeunes les plus vulnérables. Au lieu d’agir comme facteur de protection, nous redoutons plutôt qu’elle exacerbe leurs difficultés.

L’objectif académique risque d’augmenter l’anxiété chez les jeunes et leurs parents.

Une fête des Mères en confinement

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Une fête des Mères en confinement

LA VOIX DES LECTEURS / La fête des Mères est à nos portes. Je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces mamans qui la passeront seules. Surtout les plus âgées déjà dépossédées de plusieurs choses par cette pandémie.

Oui, les personnes âgées ont payé cher le prix de cette pandémie, parce que le système de santé, déjà fragile à force de négligence, risquait de rompre. Chaque saison de grippe, c’est le chaos. Ça déborde de partout, alors imaginez pendant une pandémie! Pourtant, on savait que ça allait arriver. Ce n’était pas une question de «si», mais de «quand».

Réouverture des écoles: les plus vulnérables en feront les frais

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Réouverture des écoles: les plus vulnérables en feront les frais

LA VOIX DES LECTEURS / La récente décision du gouvernement de rouvrir les écoles semble, en grande partie, motivée par le souci de protéger les enfants et les jeunes les plus vulnérables. Au lieu d’agir comme facteur de protection, nous redoutons qu’elle exacerbe leurs difficultés.

Si le retour à l’école se veut une mesure de soutien destinée principalement aux jeunes en difficulté, encore faut-il que ces mesures n’aient pas l’effet contraire de générer de l’anxiété quant à la capacité de ces jeunes de récupérer certaines notions académiques pour, peut-être, réussir leur année scolaire.

On individualise ici le problème des difficultés scolaires et on fait reposer sur le jeune et sa famille l’entière responsabilité de sa réussite, sans égard au contexte dans lequel ils vivent. Ces jeunes risquent de se retrouver seuls face à leurs difficultés avec des moyens largement insuffisants pour les surmonter.

Internet haut débit partout sur le territoire: des engagements gouvernementaux en danger

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Internet haut débit partout sur le territoire: des engagements gouvernementaux en danger

LA VOIX DES LECTEURS / La crise actuelle a fait ressortir l’urgence de déployer Internet haut débit partout sur le territoire. Si tous les Québécois·es sont affectés par la mise sur pause de la société, l’impossibilité de plusieurs communautés à avoir accès à un débit suffisant ajoute aux difficultés actuelles.

Des élèves n’ont pas accès aux formations en ligne et ont difficilement complété leurs examens parce que le débit se limitait à 3 ou 4 Mbps. Des membres de nos communautés ont perdu leur emploi parce qu’ils n’étaient pas en mesure de faire du télétravail en raison des problèmes d’accès à Internet. Des compagnies ont vu leurs activités ralenties ou arrêtées pour les mêmes raisons. Plusieurs personnes ont souffert d’isolement par un accès réduit à leurs proches et aux différents services d’information et d’aide dans le contexte.

Ne pas avoir accès à Internet haut débit est déjà une idée inconcevable pour les urbains, mais c’est malheureusement encore trop souvent la réalité de plusieurs des 1000 municipalités locales et régionales que nous représentons. C’est d’ailleurs pourquoi les gouvernements ont annoncé des investissements majeurs pour régler cette situation aberrante. Toutefois, cette volonté est compromise en raison du comportement de grandes entreprises de télécommunication qui bloquent littéralement l’accès aux poteaux à ceux qui veulent déployer la fibre optique partout sur le territoire.

À titre de porte-parole des régions, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) a déposé hier un mémoire au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans le cadre de son Appel aux observations sur les obstacles potentiels au déploiement de réseaux qui ont accès à un système à large bande dans les régions mal desservies du Canada. Ce mémoire dénonce ce comportement et demande des actions énergiques de la part du gouvernement fédéral pour assurer l’accès aux structures de soutènement (poteaux) et le déploiement du réseau en région.

La situation est claire: pour que les gouvernements du Canada et du Québec puissent respecter leurs engagements respectifs concernant Internet haut débit, le problème des entraves placées sur la route de ceux qui déploient le réseau de fibre optique par de grandes entreprises de télécommunications, propriétaires et gestionnaires de structures, doit être réglé le plus rapidement possible.

Dans son mémoire, la FQM expose plusieurs de ces obstacles qui ont trait au délai de traitement des demandes de permis pour accrocher le câble de fibre optique aux poteaux, aux coûts qui y sont associés et plusieurs autres incohérences auxquelles font face les petits fournisseurs de télécommunication chaque jour. Par exemple, une MRC a vu une division de Bell Canada installer un câble sur une série de poteaux alors qu’au même moment, une autre division de la même entreprise refusait d’autoriser son sous-traitant à installer un câble de fibre optique sur la même série de poteaux pour desservir leurs citoyens. Le comportement inacceptable de ces organisations tentaculaires ne fait qu’accentuer l’exaspération des acteurs sur le terrain, retarde indûment et augmente le coût du déploiement des projets d’Internet haut débit dans les régions du Québec.

Je tiens à souligner que l’attitude adoptée varie d’un propriétaire à l’autre. En effet, Hydro-Québec facilite en général le déploiement et justifie convenablement toute restriction dans l’accès aux structures.

Dans les prochaines semaines et les prochains mois, il y aura une pression accrue pour le déploiement d’Internet haut débit partout en région et une accélération des projets. Dans ce contexte, l’attitude de certaines compagnies de télécommunications qui était jusqu’à présent profondément irritante deviendra carrément outrageuse si rien n’est fait.

Il est donc impératif que les ministres responsables du gouvernement du Canada envoient un signal clair au CRTC pour que soient retirées ces entraves. On doit aussi prévoir de sévères pénalités pour les entreprises qui cherchent à profiter de la situation pour avantager leur situation au détriment d’un service concurrent. Un plan d’accélération des investissements est aussi nécessaire et ne pourra réussir que si les conditions favorables sont données aux acteurs concernés pour la réalisation de leurs projets. Il en va de notre responsabilité collective concernant nos régions et Internet haut débit, un service essentiel.

Jacques Demers

Président de la FQM, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog

Dédé Fortin: un allumeur de phares!

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Dédé Fortin: un allumeur de phares!

LA VOIX DES LECTEURS / Dédé Fortin nous a quittés il y a 20 ans le 8 mai 2000. C'est en 1993, alors que j'étais bénévole à l'auberge de Jeunesse de Tadoussac, que j'ai pris toute la mesure du phénomène musical qu'était alors Les Colocs. Leurs chansons tournaient en boucle sur la plupart des radios du Québec.

À l'auberge, leur premier album ne cessait de jouer. La voix du leader du groupe, Dédé Fortin, semait la joie et la bonne humeur dans la place. La majorité des chansons étaient d'ailleurs signées par cet auteur-compositeur de talent. Dédé avait l'art de créer le party tout en étant engagé et en faisant réfléchir. Je pense entre autres à sa chanson La rue principale.

Puis je me souviens avoir vu Dédé, l'air fébrile, sur un trottoir de la rue Saint-Denis de Montréal en début de soirée d'un certain 30 octobre 1995. Je me souviens surtout l'avoir vu pleurer plus tard en direct à la télévision en apprenant la défaite du «oui», à la suite du deuxième référendum sur la souveraineté du Québec. Plusieurs d'entre nous s'en souviennent encore, d'ailleurs.

Notre chanteur tant aimé était resté sans voix devant l'animateur qui lui avait demandé sa réaction. Ce soir-là, j'ai vu sur le visage de Dédé toute sa vulnérabilité et une part de détresse qui l'habitait. La défaite du «oui» l'avait dévasté. Il l'avait pris personnel, dirait-on. Ses chansons ont par la suite pris un tournant plus sombre, tout en demeurant toujours aussi lumineuses.

André «Dédé» Fortin était un être charismatique. Un allumeur de phares. Mais le 8 mai 2000, il a choisi d'éteindre sa propre lumière.

Dernièrement encore, en préparant un souper bien arrosé, je n'ai cessé de fredonner avec entrain et bonheur plusieurs de ses chansons que je connais encore par cœur. Voilà une part non négligeable de son héritage musical. Ses chansons demeurent, 20 ans plus tard, toujours aussi vibrantes et elles sont souvent porteuses de joies et d'espoirs. Elles demeurent engagées dans la vie.

Yvan Giguère

Saguenay

Déconfinement: nous devons également établir un plan pour les aînés !

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Déconfinement: nous devons également établir un plan pour les aînés !

LA VOIX DES LECTEURS / Comme présidente de l’AQRP, j’ai lu et j’ai entendu, depuis le début de la pandémie, des dizaines de témoignages de retraités et d’aînés souffrant de la situation actuelle et du confinement.

Bien sûr, il y a la peur de la maladie, mais aussi, et bien sûr, il y la crainte d’être encore plusieurs mois sans voir nos enfants et nos petits-enfants. À cela s’ajoutent ce sentiment d’injustice et, disons-le, cette frustration qui nous envahit par moment et qui occupe parfois toutes nos pensées. Cette impression d’être discriminés en raison de notre âge et d’être confinés à un rôle de spectateur passif, alors que nous sommes les principales victimes de cette maladie et du confinement.

Depuis le début de la crise, la population a dû changer ses habitudes et ses comportements, mais la plupart des gens peuvent continuer de sortir, de marcher et d’aider les autres. Le vrai confinement, la vraie solitude, ce sont les aînés qui la vivent. Alors, en mon nom personnel et en celui de l’association que je représente, je remercie les aînés de continuer à respecter les recommandations malgré le sacrifice énorme que cela demande.

À la lumière des nombreux commentaires que nous recevons et alors que la société se prépare à vivre progressivement le déconfinement, il m’apparaît important que les aînés ne soient pas oubliés dans ce processus. Comme association, nous allons demander d’être consultés et nous allons soumettre des propositions concrètes.

Nous le savons, l’isolement complet prolongé risque de créer des effets encore plus négatifs que celui de la maladie. Alors, ne serait-il pas possible de mettre en place des mesures pour amoindrir les effets de l’isolement et de permettre un certain retour à la normalité pour nos aînés, tout en s’assurant de leur sécurité ?

Pourrait-on, par exemple, demander aux commerces (épiceries, quincailleries, et éventuellement les centres commerciaux, etc.) qu’une plage horaire soit réservée aux aînés, une journée ou deux par semaine, toujours en s’assurant du respect des règles de distanciation sociale et des mesures de sécurité nécessaires ? Pourrait-on également envisager la mise en place de mesures temporaires (supervision, modification de la disposition des lieux, etc.) qui permettraient aux aînés autonomes vivant dans une résidence pour personnes âgées de sortir sans risquer de croiser les autres locataires de trop près, et ainsi avoir les mêmes libertés que ceux qui vivent dans une maison ?

Les aînés ont besoin, et, ils méritent qu’un plan de déconfinement clair leur soit personnellement destiné. Alors que les dernières semaines ont été difficiles et angoissantes, les aînés, comme le reste de la population, ont maintenant besoin d’un peu d’espoir.

Rose-Mary Thonney

Présidente de l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP)

La solidarité sociale au temps de la distanciation sociale

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La solidarité sociale au temps de la distanciation sociale

LA VOIX DES LECTEURS / En cette période de confinement et de crise sanitaire, plusieurs d’entre nous s’affairent à éviter la crise humanitaire.

L’ATTACA tient à offrir toutes ses pensées et son admiration à ses membres et plus largement aux travailleuses du communautaire pour leur apport incommensurable en ces temps particuliers. À travers notre travail quotidien au sein de nos organisations, le bureau exécutif de l’ATTACA tenait à vous transmettre ces mots.

Affrontant cette menace invisible au risque de notre propre santé physique et mentale, nous sommes ces anges de l’ombre au service de celles et ceux qui le sont tout autant. Les mal pris, les exclus, sont loin d’être épargnés par ce contexte pandémique, bien au contraire. Nous montons donc au front pour offrir notre présence rassurante en plus de répondre aux besoins de sécurité physique, alimentaire et sanitaire de la population.

Pour plusieurs d’entre nous, nous sommes maintenant reconnus comme service essentiel ! Qui donc ignorait encore la nécessité de l’action communautaire ?

Cette période difficile permet tout de même de mettre en lumière le travail inestimable de plusieurs corps de métier souvent laissés pour compte et sous-rémunérés, comme les commis d’épicerie, les préposées aux bénéficiaires, les éducatrices en garderie, sans oublier les travailleuses du communautaire !

Parce que nous sommes également solidaires de nos sœurs de lutte : infirmières, travailleuses sociales, médecins, intervenantes sociales, techniciennes en santé et bien d’autres ;

Parce que nous avons à cœur le bien-être des personnes vivant de l’instabilité résidentielle, des enjeux de santé mentale, en situation de handicap ou de marginalité, les femmes victimes de violence conjugale, les personnes âgées, les gens vivant sous le seuil de la pauvreté ;

Parce que notre santé physique et mentale est mise à rude épreuve alors que nous côtoyons la souffrance, la vulnérabilité (plus que jamais) et le risque de contamination ;

Parce que la reconnaissance de « service essentiel » doit se faire autant en théorie qu’en pratique ;

Nous implorons aux gouvernements provinciaux et fédéraux finançant des services essentiels dans le milieu communautaire de reconnaître la précarité des services offerts par nos organismes et de financer une prime correspondant aux risques encourus par la proximité que nous devons avoir avec les gens que nous aidons. Nous avons plus que jamais besoin de travailleuses qualifiées pour poursuivre nos missions et nous nous devons de reconnaître leur valeur.

Le bureau exécutif de l’Alliance des Travailleuses et Travailleurs de l’Action Communautaire et de l’action communautaire Autonome

L’école une semaine sur deux

La Voix des lecteurs

L’école une semaine sur deux

LA VOIX DES LECTEURS / La décision prise par le ministre Roberge lundi d’ouvrir les écoles primaires me semble improvisée, peut-être même hâtive. D’autant plus qu’il a, lors de son annonce cette semaine, insisté plus d’une fois pour dire qu’il agissait selon le point de vue de la santé publique et non du point de vue de l’éducation publique.

Il est vrai que depuis plusieurs jours l’association des pédiatres recommandait cette ouverture afin de protéger les enfants les plus vulnérables tant au plan psychologique que scolaire. On ne peut pas être contre une telle ouverture pour de telles raisons, quoique si cela s’avère dans les faits une erreur et qu’il faut reculer, ce n’est pas le gouvernement qui sera blâmé, mais plutôt la santé publique et c’est en mettre beaucoup sur ses épaules.

Écoutons les spécialistes de l’éducation… pas seulement les spécialistes de la santé

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Écoutons les spécialistes de l’éducation… pas seulement les spécialistes de la santé

LA VOIX DES LECTEURS / La situation extraordinaire que nous vivons actuellement met en lumière la détérioration des conditions de travail des enseignants, un phénomène pourtant présent depuis plusieurs années.

Cette situation se traduit par une pénurie de personnel qualifié dans plusieurs régions, un décrochage professionnel de 25% et une hausse de la détresse psychologique chez certains d’entre eux.

La pandémie forçant la fermeture des écoles et la réorganisation à pied levé de l’institution scolaire a ajouté un lot de complexité à une profession déjà assez malmenée. On a aussi vu apparaître des inégalités quant aux ressources technologiques, pédagogiques et psychologiques dont ils disposent, selon les milieux où ils exercent leur profession. À cela s’ajoute la pression sociale où ils doivent continuer à enseigner, dans des conditions parfois difficiles liées au télétravail et à l'appropriation de compétences numériques pour lesquelles plusieurs se sentent démunis et incompétents.

Devant ce théâtre chaotique où l’on assiste à une grande improvisation d’interventions pédagogiques sans lignes directrices communes dans les milieux, on peut se demander en quoi il est primordial d’effectuer un retour progressif des élèves du primaire en classe à la mi-mai, au détriment du bien-être des enseignants. Sont-ils réellement prêts à affronter ce défi ?

Plusieurs spécialistes de la santé affirment à l’unisson qu’un retour progressif des enfants à l’école est essentiel pour protéger les plus vulnérables, assurer certains services et permettre une socialisation nécessaire à leur santé mentale. Bien que je ne remette pas en question ces arguments, la décision gouvernementale semble être appuyée en majeure partie sur l'avis de spécialistes de la santé, malgré leur manque d'expertise en éducation. Il me semble pourtant que l’expertise en éducation est nécessaire à la réflexion.

Le bien-être des enfants est au centre des préoccupations. Or, on évacue dans le discours une dimension cruciale : le travail des enseignants, qui constitue la pierre angulaire dans l’accomplissement et la mission de l'école, c'est-à-dire d'instruire, de socialiser et de qualifier. A-t-on réellement réfléchi aux impacts de cette décision sur l'organisation du travail des enseignants au quotidien ? Bien que l'on veuille socialiser les élèves, qu'en est-il de la mission d'instruire et de qualifier ? Faut-il rappeler que les enseignants sont des spécialistes de l’enseignement et de l’apprentissage de prime abord?

Plusieurs enseignants doivent se débrouiller dans un dédale de consignes gouvernementales peu limpides quant au suivi pédagogique des élèves. Plusieurs questions sans réponse nourrissent leur incertitude quant aux contenus à enseigner, au soutien pédagogique à offrir aux élèves en difficulté, aux stratégies pour alimenter la motivation à l’apprentissage des élèves en contexte de formation à distance.

Honnêtement, je me demande quel est l'objectif réel de cette entreprise, puisque l'on constate que l'école n'est pas prête à assurer sa mission éducative intégralement. Il est un peu illusoire de croire qu'une rentrée scolaire en contexte pandémique peut se préparer en deux ou trois semaines. Ne serait-il pas plus sage d’établir un plan d’action national et concerté entre les divers intervenants scolaires et les chercheurs en sciences de l’éducation sur un retour progressif à l’école en septembre ? Les deux prochains mois pouvant permettre la mise en place de ressources nécessaires pour aider les acteurs du système à envisager les défis à relever pour permettre une réelle réussite éducative des élèves?

Présentement, plusieurs enseignants font preuve d’une créativité et d’une adaptation hors du commun pour assumer leur rôle. L’adaptation à cette situation anxiogène a ses limites : il faut prendre soin de leur santé psychologique. On ne peut pas se payer le luxe qu'ils tombent au combat. Les enseignants sont trop importants pour notre société.

Nancy Goyette

Professeure au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières

Pour une éthique de la sollicitude

La Voix des Lecteurs

Pour une éthique de la sollicitude

LA VOIX DES LECTEURS / La crise sanitaire et ses répercussions calamiteuses dans les CHSLD dévoilent avant tout les apories du système économique.

Ce dernier privilégie, sur le plan éthique, certains secteurs au détriment d’autres. Cette éthique capitaliste jumelée à une conception utilitariste et patriarcale se définit en fonction des coûts/bénéfices rejetant toutes les « externalités », c’est-à-dire toutes les dimensions autres que financières. Or, le capitalisme et le patriarcat cherchent avant tout à dissimuler ces choix éthiques en les camouflant sous le manteau illusoire de la toute-puissance et d’une hiérarchisation de la société. Poussée à l’extrême, cette logique ne conduit-elle pas à une forme d’eugénisme économique?

L’actuelle pandémie invite à un changement de paradigme éthique. Une approche différente s’est développée depuis plusieurs années. Il s’agit de l’éthique féministe de la « sollicitude » (care) qui peut se définir ainsi: « [comme l’] activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre ‘’monde’’ de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Ce monde comprend nos corps, nous-mêmes et notre environnement, tous les éléments que nous cherchons à relier en un réseau complexe, en soutien à la vie » (citée par Naïma Hamrouni, 2015). Elle traduit en termes politiques et économiques l’importance de chaque être et évite le sexisme où le care est associé au « féminin ».

L’éthique féministe du care postule que la relation et la vulnérabilité, non seulement des personnes fragilisées, sont inhérentes à tout vivant.  Elle accorde plutôt une priorité au bien-être des personnes s’inscrivant au cœur d’une toile complexe de relations. Ce qui soutient directement la vie est davantage valorisé. Une telle posture éthique favorise la coopération aux niveaux locaux, régionaux, nationaux et planétaires. Elle garantirait ainsi une économie viable à long terme tout en répondant pleinement aux besoins fondamentaux tant matériels, relationnels, psychologiques que culturels. La crise actuelle nous offre la possibilité d’adopter une autre tangente afin de construire ensemble un devenir meilleur.

Patrice Perreault

Granby

Par ce temps de turbulences

La Voix des Lecteurs

Par ce temps de turbulences

LA VOIX DES LECTEURS / Faisons la différence !

Allons-y avec Conscience

Usons de Vigilance et de Prudence

Gardons nos distances

Et faisons Confiance

Faisons la différence !


Car trop d’Insouciance à outrance

Trop d’Innocence et d’Ignorance

Trop d’Indolence et d’Intolérance

Nous conduiront à la Potence

Faisons la différence !

 

Trop de Résistance et trop de Méfiance

Et de Négligence allant à la Maltraitance

Jamais trop loin de la Violence

Freinons la Souffrance

Faisons la différence !

 

Même si tout cela semble aller à la Décadence

Ne nous perdons pas dans l’Errance

Éloignons-nous de l’Indifférence

Et assumons les Conséquences

Faisons la différence !

 

Pour un monde avec plus de Cohérence

Marchons ensemble avec Endurance

Avec Puissance et Brillance

Présence et Bienveillance

Faisons la différence ! 


Avec Cœur et Intelligence

Abaissons notre petite Importance

Facilitons la Résilience

Gardons la Tendance

Vigilance, Prudence, Patience…

Faisons la différence !

Ça va bien aller…


Carole Maurice

Granby

Penser l’après-pandémie en choisissant la justice sociale

La Voix des lecteurs

Penser l’après-pandémie en choisissant la justice sociale

LA VOIX DES LECTEURS / Bien avant que le monde ne bascule dans la pandémie et l’urgence sanitaire, les organismes qui accueillent des familles monoparentales et recomposées connaissaient déjà une grande précarité. Or, depuis que le Québec s’est mis sur « pause », la situation, on s’en doute, ne s’est pas améliorée, ni pour les familles qui vivent des transitions familiales ni pour les organismes qui les accompagnent.

Si pour une famille intacte où les deux parents s’entendent, le confinement présente son lot de défis, imaginons des parents séparés qui doivent, depuis le début des mesures de confinement, composer avec des scénarios compliqués de garde partagée, de surcroit avec un ex-conjoint en qui ils ont peu confiance pour ce qui est du respect des mesures d’hygiène. Pensons également à l’anxiété générée par la pandémie chez une maman déjà fragilisée par une rupture récente, des conditions de vie difficiles ou de la violence de la part de son ex-conjoint. Sans oublier toutes ces mères seules dont les enfants ne peuvent fréquenter ni l’école ni les services de garde, mais qui doivent néanmoins faire du télétravail sous peine de perdre leur emploi.

L’illusion d’une revanche des fourneaux

La Voix des lecteurs

L’illusion d’une revanche des fourneaux

LA VOIX DES LECTEURS / Restaurants fermés, livraisons surchargées, l’expérience en épicerie n’est plus la même. Pour plusieurs, la crise du coronavirus a entraîné un arrêt forcé et a permis de s’approprier le temps des transports en commun ou du trafic quotidien.

Nous avons certes plus de temps pour cuisiner et moins d’options pour prendre des raccourcis. Ce chamboulement des horaires, qui vont normalement à toute allure, laisse maintenant place à la créativité, à l’expérimentation et à la débrouillardise. Conséquemment, la tendance générale fait pleuvoir des miches maison, des tartelettes portugaises et des plats que nous n’avions jamais eu le temps de préparer. Crise sanitaire ou pas, nous ne délaissons pas le réconfort qu’apporte un repas partagé en famille, la majorité d’entre nous déjà habituée à le faire au travers de l’écran.

Les grands oubliés de cette crise

La Voix des lecteurs

Les grands oubliés de cette crise

LA VOIX DES LECTEURS / Lundi, le premier ministre du Québec a pris une grande décision en décidant de fermer les écoles secondaires jusqu’en septembre, mais il a oublié tellement de personnes en cours de route.

Depuis des semaines, tellement de jeunes sont impatients de retrouver leurs amis, leur vie normale et tout cela passe par un retour à l’école. C’est pourquoi aujourd’hui je tenterai de me faire le porte-parole de ces centaines de milliers de jeunes de 13 à 17 ans qui sont les grands oubliés de cette crise, car aujourd’hui, ces jeunes sont perdus et sans repères.

<em>Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail </em>: plusieurs dangers toujours présents

La Voix des Lecteurs

Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail : plusieurs dangers toujours présents

LA VOIX DES LECTEURS / Célébrée le 28 avril, la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail nous rappelle depuis bientôt 25 ans l’importance de promouvoir une culture de sécurité et de santé au travail.

Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) souhaite faire écho à cette journée qui offre peu de matière à réjouissance lorsque l’on y regarde de près.

Le Bureau international du travail (BIT) dresse un bilan saisissant des risques du travail dans un rapport publié en avril 2019. Chaque année, près de 2,8 millions de travailleurs perdent la vie du fait d’accidents du travail et de maladies professionnelles. De ces décès, 2,4 millions sont imputables aux seules maladies professionnelles.

Ça ne s’arrête pas là! Chaque année, environ 375 millions de personnes sont victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles non mortels. Les journées de travail perdues en raison de celles-ci représenteraient près de 4 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. En 2018, le Fonds monétaire international l’estimait à 84 740 milliards $ US.

Selon le Plan d’action mondial pour la santé des travailleurs 2008-2017 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la santé des travailleurs est une condition indispensable à la productivité et au développement économique. À ce chapitre, le SPGQ observe que le Québec fait bien piètre figure. Depuis près de 15 ans, diverses compressions et politiques d’austérité ont nui à la santé des travailleurs de l’administration québécoise.

En 2018, le SPGQ a documenté les impacts des compressions gouvernementales sur le travail de ses membres et sur la qualité des services offerts. À partir d’un sondage mené auprès d’environ 3 600 membres, le syndicat a observé qu’une majorité de répondants ont été constamment ou fréquemment stressés ou en surcharge de travail au cours des 12 derniers mois. Une majorité de personnes ont également mentionné vivre constamment ou fréquemment un stress élevé au travail.

Il ressort aussi de cette étude que plus d’une personne sur 10 considère avoir été victime de harcèlement psychologique au travail au cours des 12 derniers mois. Durant cette même période, près de 9 % des personnes ont été en arrêt de travail en raison de leur insatisfaction au travail. La moyenne du nombre de jours de congés de maladie pris par les personnes touchées a été de 55,6 jours ouvrables.

Toujours selon cette enquête, plus d’un répondant sur deux juge que les compressions ont diminué leur motivation au travail au cours des 10 dernières années. Une majorité de répondants estime aussi que les compressions ont eu un impact négatif sur la qualité des services offerts. Ainsi, plus de la moitié des répondants considère qu’au cours des 10 dernières années, les délais dans la réalisation ou le traitement des dossiers ont augmenté. Parmi ceux-ci, près de 60 % mentionnent que les délais ont énormément ou beaucoup augmenté.

L’importance de promouvoir une culture de sécurité et santé au travail doit devenir l’affaire de tous : travailleurs, employeurs, syndicats et gouvernements. Car si le nombre de décès causés par un accident du travail tend à diminuer, ceux liés à une maladie professionnelle sont en augmentation.

En 2018 au Québec, 16,3 millions de jours ont été indemnisés pour des lésions professionnelles, malgré toutes les difficultés à faire reconnaître les maladies liées à l’anxiété, au stress et à l’épuisement professionnel. Il y a urgence d’agir!

Line Lamarre

Présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Le confinement est terminé?

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Le confinement est terminé?

LA VOIX DES LECTEURS / Il y a quelques semaines, j’ai écrit à La Voix de l’Est pour exprimer mon inquiétude face aux gens qui ne respectaient pas les consignes de confinement.

Je voyais des voisins revenir de voyage et se promener allègrement comme s’il ne se passait rien de particulier. Je voyais aussi des rassemblements de fins de semaine dans des résidences secondaires. Dans mon texte, j’exprimais le souhait que M. Legault durcisse le ton. À mon grand étonnement, les rassemblements et les déplacements ont subitement diminué. J’aime dire à la blague que j’ai une ligne directe avec M. Legault. 

Mais en marchant ce matin, j’avais la nette impression que le confinement était terminé. Les gens ont recommencé à se déplacer et des résidences secondaires jadis vides commencent à grouiller d’activités. Qu’est-ce qui se passe?  Est-ce que l’arrivée du beau temps ramène les citadins à la campagne? Les gens en ont marre du confinement? Peut-ont attribué ce revirement au ton ambigu de M. Legault qui commence à parler de déconfinement? J’ai l’impression que c’est un peu des trois.

Si j’avais vraiment une ligne directe avec M. Legault, je lui demanderais de rappeler à la population que nous ne sommes pas encore rendus là. Alors que ça fait déjà 6 semaines que nous vivons isolés de nos proches, que nos aînés doivent vivre la maladie sans le soutien de leurs familles, que des employés des services essentiels prennent des risques énormes pour le bien de tous, il n’est vraiment pas le temps de s’auto-déconfiner.

Si on commence à voir une lumière au bout du tunnel, nous avons surtout besoin d’une dernière poussée, d’un élan soutenu de solidarité sociale. Sinon, la lumière au bout du tunnel risque fort bien d’être celle d’un train qui nous frappera en plein front.

Ronald Morris

Sutton

Les médecins sont là pour vous

La Voix des lecteurs

Les médecins sont là pour vous

LA VOIX DES LECTEURS / Je continue ici avec vous ma thérapie par l’écriture. Je vais parler cette fois-ci de la médecine de famille en GMF. La pandémie actuelle a énormément modifié nos habitudes de vie, pour tous, et la médecine n’y échappe pas.

De façon à respecter les consignes de distanciation, les médecins de famille du Québec se sont mis à la consultation téléphonique et, parfois, quand c’est possible, à des rencontres vidéo. Les médecins de Granby ne font pas exception.

Improviser son confinement

La Voix des lecteurs

Improviser son confinement

LA VOIX DES LECTEURS / J’avance ici une analogie entre l’acte d’improviser à la LNI et le défi du confinement. Robert Gravel disait ceci : « Faire le vide avant d’essayer de faire le plein. »

L’improvisation demande une certaine détente de l’esprit et du corps. Une ouverture à l’autre. L’écoute sans jugement, humble. Juste recevoir la proposition. Une capacité d’adaptation à la situation présente. Être en mode construction. Évidemment, en respectant les règles du jeu, sans jamais négliger l’esprit ludique et savourer le moment présent. Bref, vivre avec le VIDE.