COVID-19, femmes et travail

La Voix des lecteurs

COVID-19, femmes et travail

LA VOIX DES LECTEURS / « Détresse », « insécurité », « essoufflement » et « peur » sont des mots qui résument bien le mal-être vécu par plusieurs femmes qui travaillent dans différents secteurs d’emploi depuis les derniers mois. La pandémie a frappé durement les travailleuses québécoises et cela n’est pas le fruit du hasard. Que ce soit sous l’angle de la conciliation travail-vie personnelle, de la santé et de la sécurité ou de l’économie, la COVID-19 a exacerbé plusieurs inégalités basées sur le genre.

Pour plusieurs, le confinement vécu au printemps dernier a été synonyme de casse-tête en matière de conciliation travail et vie personnelle. Dans nos réseaux, nous avons constaté une importante augmentation du travail invisible de femmes faisant de la proche aidance. Par exemple, plusieurs employeurs ont considéré le télétravail comme étant déjà une mesure de conciliation sans autre possibilité d’aménagement de l’horaire et des tâches.

Le vrai scandale éthique

La Voix des lecteurs

Le vrai scandale éthique

LA VOIX DES LECTEURS / Hélène Buzzeti a fait dans les pages du Devoir le 31 juillet un excellent reportage concernant Justin Trudeau et son programme d’aide rémunéré afin de stimuler le bénévolat jeunesse, un programme qu’il a dû abandonner d’ailleurs étant donné la controverse éthique soulevée par le fait que la fonction publique a jugé bon de confier la gestion de ce programme à UNIS, cet organisme qui avait payé déjà 352 000$ pour des conférences données par les proches du premier ministre, en particulier sa mère et son frère.

Dans son récent témoignage devant un comité parlementaire, Justin Trudeau, comme le rapporte justement Hélène Buzzeti, a affirmé qu’il ne voulait pas d’UNIS et qu’il a fait réviser cette option par la fonction publique parce qu’elle était de nature à soulever une controverse éthique préjudiciable à son gouvernement. La journaliste concluait ainsi : « Les députés de l’opposition se sont montrés peu convaincus par les explications de Justin Trudeau. Pour eux, la cause était déjà entendue .»

Naviguer avec cette fameuse incertitude en éducation

La Voix des lecteurs

Naviguer avec cette fameuse incertitude en éducation

LA VOIX DES LECTEURS / Depuis le début de la pandémie, le sentiment d’incertitude est le lot de tous puisque l’on ne peut prévoir ce qu’il adviendra de cette situation inédite qui est hors de notre contrôle. En éducation, on peut observer qu’il est l’apanage des enseignants et des intervenants scolaires, ce qui est loin de favoriser leur bien-être au travail.

En effet, depuis le mois de mars, on navigue en eaux troubles au gré des directives ministérielles manquant de clarté et de précision. Bien entendu, lors d’une situation de crise mondiale, on peut s’attendre à une désorganisation du système. Cependant, il faut se rendre à l’évidence que l’éducation souffre cruellement, depuis des années, d’un manque de vision concertée qui oriente les actions collectives. La situation actuelle a fait ressortir toutes les lacunes engendrées par les politiques d’austérité et l’idéologie néolibérale qui n’ont fait qu’exacerber, entre autres, les carences en ressources humaines et matérielles, la dévalorisation de la profession enseignante et les inégalités d’un système à trois vitesses (privé, public à vocation particulière et public régulier).

Nouvelle signalisation à la traverse de l’Estriade sur la 112 : cela ne fait pas l’unanimité

Opinions

Nouvelle signalisation à la traverse de l’Estriade sur la 112 : cela ne fait pas l’unanimité

LA VOIX DES LECTEURS / Que font ces « touristes-cyclistes » lorsqu’ils arrivent aux autres traverses tout le long du parcours de Granby à Waterloo ? Confusion, confusion !

Et pour les cyclistes ET pour les automobilistes. Je suis une cycliste expérimentée et également une automobiliste avisée, mais je ne peux absolument pas comprendre cette nouvelle consigne. Pourquoi mettre un arrêt obligatoire aux automobilistes sur ce qu’on appelle une route provinciale ou le trafic est ultra intense (7500 voitures par jour sur ce tronçon selon un autre article de La Voix de l’Est) ? Ne serait-ce pas davantage une éducation aux cyclistes ? Un code de conduite 101 pour les utilisateurs de la piste cyclable, pour petits, et grands, et vieux… ? Ce serait fort utile à plusieurs niveaux d’utilisation d’une piste cyclable à partir des aberrances que je constate quotidiennement de la part des utilisateurs néophytes… Anarchie totale, croyez-moi !

Les 4000 porcs de Valcourt : un projet à revoir, une transition à prévoir

La Voix des lecteurs

Les 4000 porcs de Valcourt : un projet à revoir, une transition à prévoir

LA VOIX DES LECTEURS / Alors que la saison estivale est à son apogée, la MRC du Val Saint François rappelait cette semaine que la consultation publique sur la construction d’une mégaporcherie dans le Canton de Valcourt se terminait vendredi. Ne faudrait-il pas prolonger et élargir cette consultation, mais également remettre en question ce projet qui amènera quatre fois plus de porcs qu’il n’y a d’habitants dans ce petit Canton?

Il y a déjà presque 20 ans, Hugo Latulippe dénonçait, dans son film documentaire Bacon, les effets sociaux et environnementaux du développement des mégaporcheries dans le Québec rural.

Il y a une dizaine d’années, c’était la « grippe porcine » qui faisait l’actualité, entraînant d’importantes difficultés pour le marché d’exportation et la mise sur pied par le gouvernement fédéral d’un programme visant à diminuer la taille des exploitations et le nombre de porcs — tel que l’on peut retrouver aisément l’information dans un document de Statistique Canada intitulé : Évolution de l’industrie porcine canadienne.

Malgré cela, la production québécoise, la plus importante au Canada, semble compter environ 4 millions de porcs et s’accompagner d’une tendance lourde au développement de mégaporcheries. Il y aurait de moins en moins d’exploitations agricoles pour de plus en plus de porcs.

Une médaille bien méritée

La Voix des lecteurs

Une médaille bien méritée

LA VOIX DES LECTEURS / M’étant absenté pour cause de maladie, c’est avec une grande joie que j’ai appris récemment que mon collègue au mentorat, Michel Rouillard, a reçu la médaille de l’Assemblée nationale.

Depuis plusieurs années, j’ai la chance de côtoyer Michel. Doté d’un esprit le conduisant hors des sentiers battus, Michel a su prendre des initiatives remarquables tout autant dans les multiples domaines professionnels auxquels il s’est consacré que dans ses nombreux engagements bénévoles.

Il réussit toutes les entreprises auxquelles il s’attelle. Détenant une rare expérience, Michel se montre constamment  attentif et à l’écoute des gens. Son approche équilibrée pesant toujours le pour et le contre fait de lui un mentor exceptionnel. D’ailleurs, j’ai appris beaucoup auprès de lui.

Mon cher Michel, c’est pour moi un grand honneur et un plaisir immense de te féliciter pour cette médaille bien méritée.

Laurent-Guy Morin

Granby

Pierre Horan, un homme de valeurs

La Voix des lecteurs

Pierre Horan, un homme de valeurs

LA VOIX DES LECTEURS / C’est avec chagrin que j’ai appris le décès de Pierre Horan, dont les funérailles seront célébrées le 8 août. J’ai eu la chance de le connaître au carrefour de différents réseaux dans lesquels il s’engageait. À cet égard, Pierre Horan n’était pas un homme des demi-mesures. Il offrait son temps dans un don entier de lui-même.  Pour lui, l’importance de l’engagement pour le bien commun le conduisait à défendre avec fougue ses valeurs.

Pierre s’est consacré sans cesse à une option de solidarité avec les personnes appauvries. Ses prises de position et ses interventions l’ont conduit à œuvrer tout autant sur les causes que les effets de l’appauvrissement et corolairement de la marginalisation sociale, voire ecclésiale. Il considérait que le soulagement de la misère n’était pas l’unique avenue, mais qu’il s’avérait tout aussi essentiel de lutter contre les facteurs structuraux engendrant la pauvreté. Je peux témoigner qu’il ne tergiversait nullement sur cette dimension. Sans complaisance, il interpellait l’élite économique et politique de tous les paliers de gouvernance. Son rêve consistait à ce que la société québécoise partage équitablement entre toutes et tous.

Son souci était fondé sur un attachement indéfectible à la justice sociale. Ses efforts en amont ne l’empêchaient pas de s’investir dans diverses opérations en aval pour soutenir les personnes appauvries. C’était touchant de le voir attentif aux personnes, peu importe leur statut. Avec elles et pour elles, il tentait d’éveiller les consciences afin de favoriser l’autonomisation des personnes appauvries.

L’éducation constitue un autre champ qui le préoccupait. Pour Pierre, aiguiser le sens critique, se renseigner auprès de sources fiables demeuraient centraux à titre d’enseignant. Il s’est fait le champion de l’adage «Un esprit sain dans un corps sain ». Ainsi, il dispensa l’enseignement de l’éducation physique pendant de nombreuses années. Il a toujours cherché à sensibiliser au caractère crucial d’atteindre un équilibre entre les activités intellectuelles et physiques. Pierre incitait constamment à acquérir un esprit critique dans tous les domaines.

Homme de foi, Pierre Horan, à titre de diacre permanent, soutenait les diverses communautés paroissiales. Il me racontait que, pour lui, le rôle primordial d’un diacre se définissait avant tout par sa responsabilité envers ce que le pape François désigne sous le terme de « périphérie » sociale. Autrement dit, le diaconat, pour lui, consistait à établir le pont entre les paroisses et les personnes appauvries de la société. Le diacre, selon monsieur Horan, détient un rôle de prophète : rappeler constamment aux membres des paroisses et des réseaux chrétiens les valeurs évangéliques de solidarité avec les personnes marginalisées. Il martelait, à juste titre, que la solidarité et la justice sociale sont constitutives intrinsèquement de la foi chrétienne.

En concluant, je ne peux que dire « Reposez en paix, Pierre ». Votre vie porte le témoignage que vous étiez un homme de valeurs. J’offre toutes mes condoléances à son épouse Claire  ainsi qu’à toute la famille et ami(e)s.

Patrice Perreault
Granby

Le bruit qui court

La Voix des lecteurs

Le bruit qui court

LA VOIX DES LECTEURS / J’ai un voisin qui s’est fait installer de gros gros «speakers» extérieurs. Il met de la musique de 10h à 22h tous les jours depuis qu’il a fait son installation. En plus, il n’est jamais là, y’a personne qui l’écoute, à part les résidants du quartier qui en font l’écoute forcée jusqu’en soirée!

Bon vous me direz qu’il ne la met pas super fort, mais il la met quand même toute la journée, 7 jours sur 7. Il a fait un bel aménagement plein de lumières et de tables colorées pour que les citoyens s’arrêtent sur son terrain. Mon voisin a un genre de business...

Respect et civisme

La Voix des lecteurs

Respect et civisme

LA VOIX DES LECTEURS / Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il fait chaud au Québec en ce moment, et pas seulement au sens propre du terme! Les records météorologiques que nous connaissons auront certes permis aux spécialistes en climatisation de tout genre de tirer leur épingle du jeu malgré les aléas de la pandémie cette année. En soi une excellente nouvelle, car on prévoit une reprise économique lente qui pourrait s’étendre sur des années, voire des décennies.

Entre la crise COVID majeure du printemps qu’on vient de traverser et une supposée reprise du virus prévue pour l’automne qu’on ne souhaite évidemment pas, la vie «ordinaire» s’installe progressivement! Le port du masque est maintenant obligatoire dans le métro à Montréal, ainsi que dans tous les endroits publics et commerces du Québec. On le « recommande » seulement là où la distanciation sociale ne peut être respectée. Or, il appert qu’un certain nombre de personnes refuse catégoriquement d’obtempérer, prétextant que ça brime leur droit de «le porter ou non»... Où est le choix quand on ne sait pas qui de nos connaissances ou de nos proches est porteur de cet ennemi invisible? Belle occasion pour descendre dans la rue!

Le transport nolisé en autocar survivra-t-il à la COVID-19?

La Voix des lecteurs

Le transport nolisé en autocar survivra-t-il à la COVID-19?

LA VOIX DES LECTEURS / La COVID-19 frappe tout le monde. Tous les secteurs économiques sont impactés, certains sont plus touchés que d’autres. Le transport nolisé en autocar est l’un de ces secteurs qui aura peine à se relever. Jamais de son histoire, cette industrie n’aura connu une crise aussi intense qui met en péril près de 160 entreprises québécoises spécialisées dans le transport des personnes en autocar. Nos opérations ont ni plus ni moins été réduites à zéro, occasionnant des pertes de revenus colossales.

Le transport nolisé est étroitement lié à l’industrie touristique et à toutes les activités de groupe. Cette pandémie ne pouvait tomber à un pire moment, car les mois de mars à octobre représentent 80 % du volume d’affaires des transporteurs. De mars à juillet, c’est plus de 28 000 contrats qui ont été annulés tels que des voyages d’équipes sportives, voyages étudiants, voyages corporatifs ou de groupes organisés. La saison touristique pour notre secteur est pratiquement ruinée, privant les transporteurs de nombreux circuits touristiques nourris par une clientèle provenant des quatre coins de la planète.

Il n’y a pas que les médecins…

La Voix des lecteurs

Il n’y a pas que les médecins…

LA VOIX DES LECTEURS / La pandémie de 2020 nous a rappelé que chacun de nous est un maillon important de la chaîne de nos vies.

Dans notre réseau de santé québécois, il n’y a pas que les médecins qui soignent leurs semblables. À partir du premier ministre, de son ministre de la Santé et de ses fonctionnaires jusqu’à l’aide de service, tous les intervenants du réseau soignent les leurs.

Infanticide: à propos de la gestion des impulsions et de la colère

La Voix des lecteurs

Infanticide: à propos de la gestion des impulsions et de la colère

LA VOIX DES LECTEURS / Les drames des derniers jours sèment des sentiments d’horreur et nous questionnent sur le fonctionnement de l’esprit humain qui amène à des gestes aussi monstrueux. Sans vouloir faire l’analyse spécifique des récents événements, nous sommes appelés à nous poser de nombreuses questions. Bien sûr, la question qui prédomine est comment prévenir si possible de telles agressions à ces êtres vulnérables que sont nos enfants et qui ont besoin de protection.

L’infanticide peut trouver explication auprès des spécialistes du domaine, experts en psychopathologie, comme ceux de l’Institut Pinel. Les drames des derniers jours ne trouvent explication que dans les dérives extrêmes de l’esprit humain, liées notamment à des lacunes majeures au chapitre du contrôle des impulsions, entraînant des réactions explosives où la personne ne parvient pas à résister à des impulsions agressives.

L’avidité des villes pour les terres agricoles

LA VOIX DES LECTEURS

L’avidité des villes pour les terres agricoles

LA VOIX DES LECTEURS / En qualité de président, je travaille quotidiennement à pérenniser l’agriculture en Montérégie. Les 12 000 agricultrices et les agriculteurs du territoire que je représente se heurtent à une multitude de défis de taille : changements climatiques, rareté de la main-d’œuvre, sécurité sanitaire...

Malgré tout, en Montérégie, la plus grande menace pour l’agriculture demeure l’avidité des villes pour les terres agricoles. En seulement deux ans, 32 municipalités de la Montérégie ont réclamé à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) l’autorisation de détruire une superficie totale de 634,22 hectares de terres agricoles. Ces demandes sont l’équivalent de 1000 terrains de football. À titre d’exemple, la Ville de Saint-Lambert accueille 22 000 résidants sur un territoire équivalent.

Une révolution pacifique en marche

La Voix des lecteurs

Une révolution pacifique en marche

LA VOIX DES LECTEURS / Dans le présent mouvement dénonçant le harcèlement et les agressions à caractère sexuel, n’importe-t-il pas avant tout de se remémorer qu’il ne s’agit pas tant d’une perspective individuelle que la mise en lumière de la dimension systémique du sexisme engendré par des biais cognitifs inconscients.

Ceux-ci orientent à notre insu nos comportements et construisent les attentes en fonction des poncifs culturels sur le « masculin » et « le féminin ». Or, les récents mouvements mettent en lumière l’architecture sociale arbitraire et hiérarchique, pour ne pas dire totalitaire, camouflée sous les prétendus aspects « naturels »  des relations entre les femmes et les hommes tant sur le plan de l’identité que celui des normes.

Ces dernières sont si bien intégrées au narratif hégémonique qu’elles sont voilées et deviennent invisibles. Or, le mouvement actuel met le projecteur sur cette facette culturelle afin (enfin) de le déconstruire vers plus d’égalité.

Dans la foulée de ces libérations, on entend parfois par des commentateurs l’expression suivante : « Nous ne pouvons plus rien dire ». Il s’avérerait plus opportun de traduire cette exclamation par « On ne peut plus continuer de dire ou d’agir selon les règles toxiques androcentriques assujettissantes ». Il est toujours possible d’affirmer les points de vue en tenant compte réellement des femmes en tant que sujets.

D’ailleurs, une journaliste états-unienne, Liz Plank, a proposé, non sans humour, des conseils pour une nouvelle culture relationnelle :

1. Prendre conscience de l’étendue de notre pouvoir comme homme.

2. Quand on tente d’entrer en relation avec une femme, il s’agit d’appliquer la règle du un : autrement dit, quand une femme dit non une fois, c’est non et il n’y a pas lieu d’insister. 

3. Prendre conscience que si l’attrait est mutuel, cela n’est pas du harcèlement. L’autrice ajoute que si nous ne discernons pas si nous faisons simplement la cour ou une forme de contrainte, cela signifie que nous exerçons probablement une forme de contrainte.

4. Ne pas éviter les collègues féminins par crainte de harcèlement. L’autrice insiste pour dire qu’un tel comportement s’avère discriminatoire. Ce ne sont pas les femmes qui représentent un problème, ce sont les hommes qui exercent une forme de domination.

5. S’assurer que si les hommes exécutent des actes de « galanterie », que ce soit vraiment pour aider et non parce qu’il s’agit uniquement d’une femme. Les femmes ne veulent pas être traitées différemment.

6. Ne rien accomplir pour une femme qu’on ne ferait pas aussi pour un homme. Si on ne le faisait pas pour un homme, il ne faudra pas le faire pour une femme (sauf s’il y a une discrimination systémique). (Liz Plank, 2019, For The Love Of Men. A New Vision for Masculinity, pp. 211-215)

Ces quelques conseils favorisent une plus grande équité, renforcent l’agentivité des femmes et ouvrent l’espace à des relations saines et équitables. Cela produira éventuellement une révolution pacifique où le partage égalitaire orientera le devenir d’un meilleur monde.

Patrice Perreault 

Granby

Se relever ensemble pour rebâtir

La Voix des lecteurs

Se relever ensemble pour rebâtir

LA VOIX DES LECTEURS / Le monde est secoué par une crise sans précédent et le Québec a été frappé de plein fouet, comme toutes les nations. Cette pandémie fulgurante a emporté avec elle un grand nombre de nos bâtisseurs et a secoué de grands piliers de notre économie. Au moment où le Québec se remet en marche graduellement, nous avons collectivement le devoir de nous unir pour opérer une relance sécuritaire et durable. Le CPQ a d’ailleurs rendu publique une feuille de route en ce sens, et les employeurs que nous représentons sont déjà à pied d’œuvre pour assurer le succès de cette relance.

Lorsque j’ai accepté récemment la fonction de président et chef de la direction du CPQ, je savais que le canevas de notre relance commandait que nous donnions le meilleur de nous-mêmes. En poste depuis quelques semaines, je prends déjà la mesure de la formidable énergie qui anime nos concitoyens, nos employeurs, nos partenaires de la société civile et de la fonction publique, ainsi que nos élus.

Qui sommes-nous pour juger ?

La Voix des lecteurs

Qui sommes-nous pour juger ?

LA VOIX DES LECTEURS / Le moins qu’on puisse dire, c’est que les dénonciations des dernières semaines polarisent l’opinion publique. Et c’est positif, parce qu’il est grand temps qu’on se questionne en tant que société au sujet de la justice pour les victimes d’agressions à caractère sexuel (ACS).

Les opinions divergent dès la définition du problème. Si on utilise l’expression ACS pour en parler, c’est qu’elles incluent autant les gestes que les paroles, autant les regards que les viols avec brutalité physique. Mais nous exigeons une gradation : qu’est-ce qui est le plus néfaste? Qui saurait le dire? Tout dépend de l’expérience personnelle et du seuil de tolérance de chaque victime.

Ni provélo, ni proauto, mais prosécurité!

La Voix des lecteurs

Ni provélo, ni proauto, mais prosécurité!

LA VOIX DES LECTEURS / Étant résidant de Shefford, je passe par la route 112 des centaines de fois par année. La traverse de la piste cyclable l’Estriade est effectivement problématique; il était temps de faire quelque chose pour assurer la sécurité des usagers de la piste cyclable.

Nous sommes une famille de cyclistes, nous utilisons aussi cette traverse très souvent. Toutefois, je crois que la solution choisie va apporter son lot d’incidents. Ce n’est pas la première fois que cette traverse fait les manchettes, et le simple fait que le MTQ ait repoussé l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation au 20 juillet (plutôt que le 30 juin) témoigne du fait que ce n’est peut-être pas la bonne solution et que nous avons pris cette décision trop rapidement.

Hommage à Jean-Guy Lussier

La Voix des lecteurs

Hommage à Jean-Guy Lussier

LA VOIX DES LECTEURS / La semaine du 13 juillet dernier est un point tristement marquant pour l’Harmonie de Granby. Effectivement, nous avons appris le décès de l’un de nos membres, Jean-Guy Lussier. Doyen de nous tous, Jean-Guy a été membre de l’Harmonie de Granby depuis les années 1950 jusqu’à la toute dernière pratique avant l’arrêt imposé par la pandémie.

Jean-Guy a laissé une trace indélébile sur le présent et le futur de l’Harmonie de Granby. En plus d’avoir siégé au conseil d’administration plusieurs années, notamment en tant que président, il est celui qui a créé le logo actuel de l’Harmonie de Granby et qui a travaillé sur le dossier d’accréditation pour organisme de bienfaisance. Dans la vie quotidienne de notre organisme, il a longtemps été celui qui nous dénichait des contrats et a été responsable des achats quotidiens pour donner un coup de main à ses collègues administrateurs du conseil d’administration.

Pas pour le fun, pour le profit

La Voix des lecteurs

Pas pour le fun, pour le profit

LA VOIX DES LECTEURS / Je viens lire la réaction de Michel Duchesneau, qui affirme qu’il ne coupe pas des arbres pour le fun.

Il mentionne qu’il a l’intention de construire des résidences de luxe, donc que les fils électriques devront passer dans la cour arrière et de ce fait, «il n’est pas possible de conserver les arbres».

L’obstruction systématique de Bell et autres pratiques anticoncurrentielles

Opinion

L’obstruction systématique de Bell et autres pratiques anticoncurrentielles

LETTRE D'OPINION / Alors que les Québécois ont besoin plus que jamais, surtout en temps de pandémie, de services Internet haute vitesse dans toutes les régions, plusieurs voix s’élèvent afin de dénoncer les pratiques anticoncurrentielles de Bell et son obstruction systématique envers ses concurrents. Comme le soulignait le directeur du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal, Robert Gagné, dans une lettre diffusée le 11 juillet dernier dans LaPresse+, «Bell maintient de manière artificielle des barrières empêchant des concurrents de s’établir dans ‘‘ses’’ marchés.»

Bien que réfutée par Bell, cette récrimination date de la nuit des temps. Conséquence de son monopole historique, Bell, comme Hydro-Québec, est obligée par la loi de donner accès à ses structures de soutènement, les fameux poteaux de bois, pour que d’autres entreprises de télécommunications puissent y raccorder leurs installations. Depuis plus de 40 ans, ce droit se fonde sur l’intérêt public qui requiert de limiter au minimum le nombre de ces poteaux dans le paysage et de favoriser au maximum une utilisation conjointe de ceux-ci.

Tomber de Charybde en Scylla *

La Voix des lecteurs

Tomber de Charybde en Scylla *

LA VOIX DES LECTEURS / Quelle audace, que dis-je quelle arrogance. Moins de 24 heures après que la Ville de Granby eut annoncé une poursuite à son égard, voici que l’ancien maire Michel Duchesneau nous annonçait qu’il serait candidat à la mairie en 2021.

Ce faisant, il prend bien soin de mettre la pression sur le maire sortant qui s’est fait élire sur un «dernier mandat», mais qui aujourd’hui jongle ouvertement avec l’idée de se présenter à sa propre succession. Faut-il seulement se rappeler la poignée de main entre les deux «protagonistes» lors de la victoire de Bonin en 2013? Avons-nous là un scénario de simple passation des pouvoirs où les Granbyens jouent le rôle de dupes?

Je me souviendrai

La Voix des lecteurs

Je me souviendrai

LA VOIX DES LECTEURS / Monsieur François Legault,

Il y a plusieurs années, nous avons eu l’occasion d’échanger sur différents sujets à l’époque où vous prétendiez être souverainiste sous la gouverne d’un homme et politicien que vous et moi connaissons très bien, M. Lucien Bouchard. Je ne croyais pas m’adresser à vous aujourd’hui comme premier ministre qui est devenu une vedette. Donc, ce qui va suivre risque de déplaire à beaucoup de monde.

À toi qui n’as pas peur du virus

La Voix des lecteurs

À toi qui n’as pas peur du virus

LA VOIX DES LECTEURS / Je n’ai pas peur non plus. On a ce point en commun. Pas peur car, en prenant les moyens connus, le virus risque peu de m’attraper, et je risque peu de le refiler. Mais toi, je comprends que tu ne les prends pas. Tu veux dire quoi par «Je n’ai pas peur»?

Pas-Peur, c’est une émotion. Crois-tu que ça change quelque chose à la réalité de la transmission? L’émotion ne change rien aux faits.

Les municipalités aiment-elles les arbres ?

LA VOIX DES LECTEURS

Les municipalités aiment-elles les arbres ?

LA VOIX DES LECTEURS / Pourquoi les municipalités sont-elles aussi frileuses auprès des promoteurs immobiliers lorsqu’il est question de protéger les arbres ? On comprend qu’elles sont heureuses que les maisons qu’ils bâtissent augmentent leur richesse foncière et leur rapportent ainsi plus de taxes foncières dans leurs coffres. Mais pourquoi ferment-elles les yeux sur de graves infractions qu’ils commettent ? Et pourquoi les municipalités n’ont pas de véritables règlements sur la protection des arbres ?

Ces deux questions m’ont toujours taraudé alors que j’étais journaliste. J’ai écrit de nombreux reportages sur des promoteurs immobiliers qui ont abattu illégalement des arbres pour faire place à leurs projets résidentiels ou commerciaux. Tout comme j’en ai signé sur des coupes légales, mais à blanc. Une autre hérésie.

Rue de Verchères : une situation préoccupante

La Voix des lecteurs

Rue de Verchères : une situation préoccupante

LA VOIX DES LECTEURS / En réponse aux articles concernant le développement de la rue de Verchères, comme de nombreux citoyens de la ville de Granby, je suis pour le moins préoccupé par cette façon de faire en 2020.

Ce développement est adjacent à un vaste quartier qui était régi selon les règles de terrains sans aucun service. Cela représente un défi et des contraintes pour la Ville et pour un constructeur qui a choisi de se porter acquéreur de ces terrains. Pour rassurer les citoyens inquiets qui avaient constaté le dynamitage et la destruction de la forêt pour le développement de la rue Quévillon, le maire Pascal Bonin répondait ainsi dans La Voix de l’Est du 25 août 2015 : «Le maire Bonin a toutefois soutenu que les citoyens étaient gagnants dans l’entente conclue avec le promoteur Duchesneau, soulignant notamment qu’une bande d’arrières lots de 20 mètres de large avait été négociée, de même que la conservation de 50% de l’environnement naturel. La rue serait aussi recentrée, permettant un lotissement mieux équilibré.»

Les gens aiment les arbres!

La Voix des lecteurs

Les gens aiment les arbres!

LA VOIX DES LECTEURS / «On ne fait pas ça pour l’fun. Et quand il y a des arbres, on vend nos terrains plus cher. Les gens aiment les arbres. On ne s’amuse pas à déboiser pour le fun», nous explique un promoteur qui a enfreint la loi pour construire des maisons dans un texte paru récemment dans La Voix de l’Est.

On le sait que ce n’est pas pour le fun! C’est pour l’argent!

Prévention de la COVID au travail : un système à deux vitesses

La Voix des lecteurs

Prévention de la COVID au travail : un système à deux vitesses

LA VOIX DES LECTEURS / On apprenait cette semaine que le nombre de plaintes à la CNESST a explosé pendant la pandémie. Plusieurs travailleurs et travailleuses se sont tournés vers la CNESST pour rendre leurs milieux de travail sécuritaires, avec des résultats souvent mitigés puisque l’organisme a été débordé.

C’est que la prévention en milieu de travail fonctionne à deux vitesses au Québec. Il y a les travailleurs visés par les mécanismes de prévention de la Loi sur la santé et la sécurité du travail et... il y a les autres! Ce fossé se révèle encore plus avec la crise de la COVID-19.

Le coût de l’inaction: réponse à Yves-François Blanchet

La Voix des lecteurs

Le coût de l’inaction: réponse à Yves-François Blanchet

LA VOIX DES LECTEURS / Cher M. Blanchet, dans votre lettre, vous vous présentez comme un « bon samaritain » juste pour assister un 23 juin au comité de la Sécurité publique sous le thème du racisme systémique au sein de la GRC. Mais c’est très loin d’être suffisant : il y a des vies en jeu !

Pas plus tard que le 12 juin, la GRC (avec laquelle nous sommes rarement en contact au Québec) dénonçait elle-même le racisme systémique en son sein.

Les enjeux immédiats et lointains de la lutte contre la COVID-19

La Voix des lecteurs

Les enjeux immédiats et lointains de la lutte contre la COVID-19

LA VOIX DES LECTEURS / Vaincre le coronavirus ne suffit pas, il faut réduire le risque de futures pandémies.

La pandémie de COVID-19 a mobilisé l’attention de la population canadienne comme aucun autre désastre médical ou naturel ne l’aura fait de notre vivant, suscitant à la fois un sentiment d’urgence et une acceptation résignée. Nous nous sommes pliés à des restrictions et à des privations que nous aurions considérées, quelques jours à peine avant leur imposition, comme impensables et inacceptables.

Racisme: et si on commençait par la vérité?

Opinions

Racisme: et si on commençait par la vérité?

OPINION / Le 16 juin, le NPD sollicitait l’appui du Bloc Québécois afin que soit appelé en urgence le comité de la Sécurité publique avec pour thème le racisme systémique au sein de la GRC. Premier chef de parti souverainiste à avoir clairement reconnu et expliqué auparavant ma perception du racisme systémique, et sans juger ceux qui expriment des réserves légitimes, j’ai accepté de donner un tel appui. Le comité s’est d’ailleurs réuni le 23 juin. 

Pourtant, dès le 17 juin, le NPD demandait aux parlementaires un accord unanime pour déposer une motion qui, avant même les travaux du comité, en dictait les conclusions, incluant une réduction du budget de la GRC. L’idée peut être valable, mais à quoi bon convoquer des témoins en comité si les conclusions sont dictées à l’avance ? Je n’ai donc pas donné mon accord, ce que notre leader parlementaire, Alain Therrien, et ses collègues alors en Chambre ont indiqué. 

Le chef du NPD a alors éclaté dans une colère vindicative et a décrété que pour avoir exercé un simple privilège conforme aux règles parlementaires, Alain Therrien et les élus du Bloc Québécois étaient racistes. Plus tard, le premier ministre du Québec était aussi déclaré raciste pour son désir de lutter contre le racisme sans pour autant cautionner la notion controversée de racisme systémique. Entre ce qui pouvait paraître une colère spontanée en après-midi — et aurait pu se régler avec des excuses — et un point de presse qui faisait un indigne procès du Québec, il est clair que le NPD et son chef ont choisi d’en faire une stratégie partisane. Ils ont ainsi, en toute connaissance de cause, donné libre cours à une débauche malsaine contre nos élus et notre nation en s’appuyant exclusivement sur une accusation mensongère et gratuite. 

Dans la foulée, et même si son propre leader parlementaire niait que le Bloc Québécois ou Alain Therrien soient racistes, le premier ministre Trudeau déplorait que le Bloc Québécois ne dénonce pas le racisme systémique, se faisant l’écho d’une stratégie de division NPD tout en sachant que sa propre affirmation était fausse. Faut-il comprendre que Justin Trudeau appuie l’idée d’une réduction dans le budget de la GRC, parce que c’est bel et bien ce que disait la motion à l’origine de ce conflit déplorable ? 

L’appel à une sanction sévère à l’endroit du président de la Chambre des Communes, monsieur Anthony Rota, est resté lettre morte. Le lendemain, le chef du NPD se levait et prenait la parole au Parlement canadien comme si de rien n’était. Comment ne pas en déduire que le dénigrement du Québec, et de 32 de ses élus sans compter son premier ministre, est une pratique acceptable au sein des institutions canadiennes ? 

Dans les jours suivants, Alain Therrien, l’ensemble des élus bloquistes et moi-même avons reçu des milliers de messages de haine et de menaces par des gens ignorant visiblement le détail de l’affaire et nous traitant tantôt de suprémacistes blancs, tantôt de nazis ou de fascistes. Quel malaise ! Quelle amertume d’être injuriés ainsi pour les élus d’un parti qui œuvre à une relation généreuse avec les communautés immigrantes et de nation à nation avec les Premiers Peuples ! 

Seul député du NPD au Québec, Alexandre Boulerice ne pouvait pas ignorer que son chef commettait un grave impair. Il s’est pourtant inscrit et en a remis sur des accusations odieuses contre des élus tout aussi légitimes que lui-même, et pas plus racistes que luimême. Tout cela était bel et bien devenu une stratégie orchestrée, s’appuyant sur les pires préjugés ayant cours au Canada contre le Québec qui accueille généreusement, mais sollicite le respect de sa langue et ses valeurs d’égalité ou de laïcité. 

Le parti de monsieur Singh, en grave difficulté, compte ainsi réaliser des gains au Canada. D’ailleurs, au prix d’une stigmatisation grave et de menaces à la sécurité physique de députés n’ayant rien à se reprocher, il a aussitôt mis en ligne une opération de financement ! 

Enfin, en ne sanctionnant pas davantage le geste malsain du chef du NPD, la Chambre des Communes informe ses élus que si une insulte grave et dommageable est proférée, il suffit de ne revenir prendre la parole que le lendemain et l’éponge est passée. C’est l’ensemble des institutions parlementaires et la dignité des élus, tous partis confondus, qui paiera le prix de cette caution des pires attaques contre celles ou ceux qui croient qu’un Québec différent, généreux et français a le droit de prospérer et de s’exprimer. 

Que ceux qui doutent se demandent ce qui se serait produit si j’avais, moi, ainsi insulté un député libéral… 

Cette crise révèle que de nouveau les Québécois devront affronter, à leur façon, l’enjeu très réel du racisme, et c’est ce que nous allons faire.