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La Voix des lecteurs

Pour en finir avec les examens du ministère en 2e et en 4e année du primaire

En cette période postélectorale, le moment est opportun pour soumettre aux nouveaux décideurs une mesure facile pour améliorer l’enseignement au primaire.

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Lettre au premier ministre désigné

COURRIER DES LECTEURS / Je n’ai pas encore assimilé toutes les promesses que vous avez faites au cours de cette campagne, mais il y a en une que je ne peux accepter: celle de la maternelle à quatre ans pour tous. Votre objectif est prétendument de faire de la place dans les CPE, mais où trouverez-vous la place et le personnel dans les écoles pour accueillir ces nouveaux jeunes ?

Mon épouse et moi avons enseigné toute notre vie et nous savons que l’école est un très bon endroit pour instruire et éduquer, mais nous savons également que la famille est le meilleur endroit pour instruire, éduquer et aimer. Vous pouvez vérifier cette affirmation auprès de nos enfants devenus grands ainsi que nos petits-enfants qui eux sont maintenant à l’école.

J’espère que votre approche ne tend pas vers la prise de contrôle de nos enfants par l’État. Certains pays se sont inspirés de cette philosophie et on connaît les résultats. La société n’est pas une machine à produire des enfants qui vont faire fonctionner et alimenter plus tard celle de la consommation. Je me souviens encore de cette époque où Maurice Duplessis, de connivence avec les représentants de l’Église catholique, préconisait cette tendance. Ils exigeaient par la menace d’avoir plusieurs enfants qui malheureusement devaient commencer à travailler dès l’âge de treize ou quatorze ans.

Nous avons eu le bonheur de pouvoir garder nos deux garçons à la maison jusqu’à l’âge d’entrer en première année, même si nous travaillions tous les deux. Dans ce milieu familial, je crois qu’ils ont appris beaucoup de choses, dont les principales grandes valeurs et surtout l’amour et l’amitié. Si je pousse votre promesse, M. Legault, l’État providence prêtera-t-il à l’avenir les enfants à leurs parents une fin de semaine sur deux ? Nous connaissons tous l’origine de votre réussite financière, mais attention Monsieur que vos nouvelles fonctions vous amènent à voler trop haut, car ici-bas, il n’y a pas que l’entrepreneuriat, le commerce et l’argent. 


Yvon Lavoie

Granby

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La Voix des lecteurs

Voter environnement

La France a signé l’Accord de Paris sur les changements climatiques, mais en fait si peu en pratique, que son ministre de l’Écologie démissionna récemment. Le Canada a aussi signé cet Accord. Toutefois, Justin Trudeau acheta l’oléoduc Trans Mountain, et il adhéra aux échanges de longue distance avec l’Union européenne et les pays transpacifiques.

Au Québec, les candidats aux élections sont pour l’ALÉNA et contre l’intrusion américaine dans la gestion de l’offre. Personne n’a cependant affirmé l’argument écologique que les États-Unis ont un surplus de bovins laitiers, et que ces animaux libèrent lors de leur digestion du méthane, un gaz 23 fois plus actif que le gaz carbonique pour générer des gaz à effet de serre (GES). Les véhicules privés, et les camions de transport longue distance, surtout entre les pays, consomment de l’essence et génèrent ainsi un excès de GES.

Le Parti libéral du Québec a créé les CISSS et les CIUSSS, lors de sa réforme de la santé. Ces centres de santé ont un immense territoire à desservir. Les membres de leur conseil d’administration, et des comités connexes, ont de grandes distances à parcourir pour se réunir. Ces déplacements engendrent aussi des GES. Les usagers ont aussi à se déplacer fort loin de chez eux plus souvent, et cela génère encore des GES, en plus de les appauvrir. La production de GES, la pauvreté (volet économie) et la santé se croisent donc comme conséquences.

Êtes-vous de ceux qui voyagent souvent dans le sud pour vos vacances, ou comme aîné l’hiver ? Savez-vous que vous brûlez du kérosène en avion et que cela génère des GES ; il en va de même pour les touristes de l’Europe, de l’Amérique ou d’ailleurs, qui visitent notre province. Êtes-vous un fan de l’achat en ligne ? Ainsi vos achats sont livrés à la pièce à votre porte par camion, à essence bien souvent, et donc génèrent des GES. Le gouvernement à toute raison de taxer ces commerces en ligne. Devrait-il surtaxer ces produits livrés pour les GES surproduits ? Promouvoir l’achat local, réduire ses besoins de base, échanger des biens entre voisins, réutiliser des biens est une bonne stratégie porteuse d’avenir face aux GES.

Pourquoi faut-il envoyer en Chine nos ballots de papiers et cartons au lieu de les recycler et les transformer au Québec ? Ne devrait-on pas créer de l’emploi en région avec ces rebuts issus des écocentres ? Cela sauverait les GES pour les envoyer en Chine ! De même, plutôt que faire venir des aliments de la Californie, du Mexique ou d’ailleurs, ne devrait-on pas favoriser la production et l’achat local québécois, ou même de proximité ? Chaque produit emballé, en plus de porter le code « Fait au Québec », devrait porter un Code désignant les GES produits pour les confectionner et les vendre, soit un code vert pour peu de GES, jaune pour une production limite, et rouge vif pour une production excessive de GES pour tel produit spécifique, ingrédients, transport et emballage compris.

L’agriculture urbaine, ou de proximité, doit être favorisée. Et même la culture d’un jardin à son domicile. Ainsi, les GES liés au transport seront très réduits, voire quasi nuls. On peut même composter ses rebuts organiques, et devenir quasi « zéro déchet », tout comme quasi « Zéro GES » ! Belle façon de réduire son « empreinte écologique ».

Les promesses électorales ont été comptabilisées en un budget que chaque parti politique présente. Mais, où sont comptabilisés les GES qui seront émis lors de l’exécution de ces promesses ? Qui calcule les « coûts sociaux » subséquents aux chaleurs accablantes à répétition de cet été, sans doute dues au réchauffement climatique ? Les coûts des pluies diluviennes et des débordements de rivières ? 

Agir maintenant, c’est faire plus que parler de cela. C’est voter environnement ! C’est passer à l’action collectivement, gouvernement et citoyens !

Luce Bérard

Granby

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Environnement : M. Bonin déçoit

J’ai été extrêmement déçue d’apprendre que le maire Bonin n’a tout simplement pas autorisé la tenue d’une activité pour une noble cause : la défense de l’environnement, la protection de notre planète. L’activité prévue samedi, « La Marche en blanc pour la Terre », se voulait un rassemblement citoyen non-partisan. C’était une belle initiative de Chantal Beauchemin, la candidate du Parti québécois. Trois autres candidates avaient accepté d’y participer, soit Lyne Laverdure du PLQ, Anne-Sophie Legault de QS et Daphné Poulin du PV. Bravo mesdames les candidates ! Bravo pour votre engagement pour l’environnement, et bravo pour votre désir de jeter par terre les barrières politiques et partisanes quand il s’agit de la défense d’un intérêt supérieur comme c’est le cas pour la défense de notre planète. Toutes les occasions sont bonnes, à mon sens, pour aider à la prise de conscience de la détérioration irréversible de l’environnement. Que le maire Bonin n’ait pas compris qu’il s’agissait, somme toute, d’une initiative citoyenne répondant à un intérêt planétaire, je trouve ça très décevant.

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50e rentrée des étudiants du Cégep de Granby

COURRIER DES LECTEURS / En 1968, c’était la première entrée des étudiants au Cégep de Granby. En fait, c’était un campus du Cégep de Sherbrooke. Le Cégep et Yvan O’Connor, son directeur général, de même que La Voix de l’Est ont aimablement souligné mon travail de l’an I de notre collège. J’en ai été touché. Je voudrais aujourd’hui souligner que ce n’est pas à moi que l’on doit que Granby ait été ajouté à la liste des cégeps. Rappelons que Granby ne figurait pas sur cette liste. Lorsque la population s’est mobilisée, j’étais en voyage, je n’ai donc pas participé à ce mouvement courageux. Je n’ai eu qu’à accepter le défi qu’on me confiait et à m’évertuer à ne pas décevoir ceux qui avaient si âprement lutté.

Je tiens absolument à citer les noms de ces valeureuses personnes et organismes qui se sont ligués et ont obtenu que les jeunes de Granby fassent leurs études collégiales chez eux. Ce sont Marc Leclerc et Jules Crevier, hommes très influents dans notre milieu ; Antoine Lemieux et les membres du « comité provisoire » (Marcel Dubuc, Ronald Clermont, Jules Leblanc et Romuald Gagnon) ; Bernard Légaré et la Chambre de commerce locale ; Lucien Lambert et la Commission scolaire régionale Meilleur ; Paul-O. Trépanier, maire de Granby ; Armand Russel, député-ministre de Shefford.

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À la mémoire d’Yves Gagnon

Félicitations pour les 50 belles années du Festival international de la chanson de Granby. 

En ce début de festivités, je prends l’occasion de partager avec le conseil d’administration du FICG des sentiments à la fois de fierté et de déception pour notre famille, celle du fondateur du Festival, Yves Gagnon.

Il est entendu que les artistes ont été au cœur du Festival depuis 1969 et doivent le demeurer. Les bénévoles, artisans et bâtisseurs derrière le rideau du Festival ne font cependant pas moins partie de ceux qui lui ont donné ses lettres de noblesse. 

Je pense ici aux «ouvriers de la première heure» que nous avons côtoyés de près pendant plusieurs années comme Marianne et Yves Steinmetz, Richard et Charles
Godue, Lise Meunier, Lucie
Authier, Michelle Bisaillion,
Michelle Beauchemin et bien d’autres trop nombreux pour tous les nommer ici.

Je ne sais pas quelle place le Festival a réservée à ces pionniers et bénévoles durant les festivités en cours sans lesquels le Festival n’aurait jamais pu voir le jour ni prendre son envol, souvent contre vents et marées. Bien que j’espère qu’on leur ait octroyé la place qu’ils méritent, je ne peux en dire autant de la place accordée à son fondateur.

J’aimerais ne pas croire Honoré de Balzac, lorsqu’il écrit dans
Gobseck: «La reconnaissance est une dette que les enfants n’acceptent pas toujours à l’inventaire». 

À ma connaissance, je n’ai rien ici qui puisse me faire croire le contraire.

Si le 50e anniversaire n’est pas une occasion de témoigner notre reconnaissance à ceux et celles qui se sont dévoués cœur et âme à sa création et à son essor, alors ne prend-on pas pour acquis le fondement même d’une institution qui continue de faire rayonner Granby à l’échelle internationale? Si vous en voyez un intérêt, je vous offre de partager le mémoire de maîtrise Le Festival international de la chanson de Granby. La professionnalisation du monde musical québécois (1994) de Louise Chartrand  «dédié à Yves Gagnon fondateur du Festival de la chanson de Granby» et qui témoigne de l’histoire du Festival et du «phénomène unique» qu’il constitue.


Éric Gagnon (fils d’Yves Gagnon)

Granby

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Moins d’impôt, ou de meilleurs soins ?

Dans un récent reportage intitulé Plaidoyer pour plus d’humanité, la journaliste Marie-Ève Martel présentait le cas de Daniel Rousseau et les difficultés qu’il rencontre au CHG, où sa conjointe est hospitalisée. En résumé, elle nous raconte les déboires d’un citoyen de Granby qui constate à la dure les faiblesses de notre système de santé. Je suis presque certaine que plusieurs lecteurs de La Voix de l’Est pourraient aussi nous raconter leurs propres histoires désolantes.

M. Rousseau n’est pas le premier et, malheureusement, il ne sera pas le dernier non plus. 

Est-ce la faute du personnel du CHG? Je ne le crois pas, car malgré les lacunes soulevées, je pense que les employés font leur possible avec les ressources qu’ils ont. Il est justement là, le problème : le manque de ressources.

Le gouvernement libéral, avec son « austérité budgétaire » en début de mandat, a fait très mal au système de santé. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en a rajouté en consacrant une trop grande partie de son budget à l’augmentation de salaires des médecins au détriment des infirmières et des préposées qui sont, pourtant, en première ligne, au chevet des patients. Le système de santé dans son ensemble a été fragilisé et M. Rousseau et sa conjointe en vivent les conséquences.

À la fin de l’article, on apprend que M. Rousseau prévoit aller voir son député, François Bonnardel, pour obtenir de l’aide. Il aura certainement une écoute attentive, mais ce sera tout, car comme le Parti libéral, la CAQ de M. Bonnardel a choisi de favoriser les baisses de taxes et d’impôts dans sa plateforme électorale. L’amélioration des services en soin de santé pourra toujours attendre.

Entre vous et moi, que préférerait M. Rousseau? Quelques dizaines de dollars de plus dans ses poches ou des services plus humains pour sa conjointe ?

Et si vous étiez à sa place, que choisiriez-vous ?


Chantal Beauchemin

Candidate pour le Parti québécois dans Granby

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La Voix des lecteurs

De la visite à Granby

Ouf ! Granby était envahi en fin de semaine dernière ! Comme d’habitude, le Jardin zoologique était plein et les visiteurs cyclistes étaient au rendez-vous. On l’oublie parfois, notre remarquable réseau de pistes cyclables nous attire chaque semaine bon nombre de visiteurs. De plus, c’était le 37e rendez-vous annuel du Granby International des voitures anciennes, le plus grand rassemblement du genre du Canada. Cette année, on estime le nombre de voitures au parc Daniel-Johnson à 3 000 et le nombre de visiteurs à 35 000. Les stationnements habituels et temporaires du quartier et des parcs Terry-Fox et Bellevue étaient débordants. Félicitations aux organisatrices et organisateurs, spécialement à Claudette Picard, l’âme dirigeante de cet évènement. Quel travail colossal !    

Puis il y avait le Challenger de tennis de Granby, le plus ancien et le plus important du Québec. Ce fut un grand succès, malgré la température humide et torride. La Voix de l’Est a souligné la longue implication de Laurent Valiquette et d’Alain Faucher à la présidence de cet évènement important de Granby. En effet, c’est grâce à la détermination et l’audace de Laurent Valiquette que le Challenger s’est implanté à Granby et y a prospéré. Et c’est grâce à Alain Faucher si le volet féminin s’y est ajouté. Il faut dire qu’avant de diriger ce rendez-vous annuel, Laurent et Alain s’étaient impliqués dans plusieurs organismes de chez nous. Nous leur devons beaucoup. Et c’est toute une équipe qui, chaque année, fait vivre et grandir l’évènement. Organiser ce Challenger, ce n’est pas une petite besogne passagère. Merci donc à Laurent et Alain et aux nombreux bénévoles qui les épaulent pour cette contribution remarquable au dynamisme de Granby.

En fin de semaine dernière se tenait aussi le symposium Couleurs urbaines de Granby. C’est en 1997 que les artistes-peintres Michèle Kramer et Gérard Desrochers, appuyés par la Ville, organisèrent le premier symposium. Depuis, c’est devenu un organisme québécois de prestige. Seuls les meilleurs artistes en arts visuels du Québec peuvent y participer et c’est plus de mille visiteurs qui vont admirer leurs œuvres. Cette année, c’est dans le parc Miner que se tenait le symposium. L’endroit convient beaucoup mieux à cet évènement que celui des abords de l’église Notre-Dame. Le kiosque numéro 1, c’était tout naturellement celui de la cofondatrice du symposium, Michèle Kramer, qui nous accueillait par un éblouissant étalage d’œuvres fleuries. Et quel plaisir de retrouver Jean-Marie Lemoy et ses sculptures raffinées ! Nous sommes également allés visiter les ateliers des artistes de Boréart, particulièrement celui de la renommée Renée duRocher. Nous y avons admiré ses dernières œuvres et plus particulièrement ses toiles inspirées d’un voyage au Vietnam et des écrits de Kim Thúy. Quelques-unes de ces toiles ornent depuis peu les murs de l’ambassade canadienne à Washington. En parcourant les allées du symposium et en savourant les œuvres de Renée duRocher, nous avons constaté une fois de plus que la beauté rend heureux.

Ce sont nos créateurs et artistes, nos organisateurs et bénévoles — soit des centaines de concitoyennes et citoyens œuvrant dans les domaines artistiques, sociaux et sportifs — qui tracent le beau visage de Granby. Ce sont elles et eux qui créent une atmosphère agréable, un bonheur communicatif et une joie vivre à Granby. Vivre à Granby, c’est vouloir y rester ; venir à Granby, c’est vouloir y revenir.

Émile Roberge

Granby

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Rendez-vous manqués

COURRIER DES LECTEURS / Mon père était un homme bon, généreux et d’une droiture exemplaire. Il m’a inculqué, au cours des 94 années qu’aura duré sa vie, des valeurs de respect, d’écoute, de partage et bien d’autres également. Le 21 juillet dernier, je saluais pour une dernière fois ce grand homme, et ce, selon ses dernières volontés, à l’église St-Luc de Granby.

Alors que nous étions réunis sur le parvis de l’église, et que mon père était porté vers son ultime lieu de repos, le prêtre s’est excusé de ne pouvoir sonner les cloches en raison de la tenue du Challenger Banque Nationale de Granby à proximité, ajoutant qu’il était passible d’une amende s’il s’exécutait. Étant moi-même un joueur et amateur de tennis, ma première réaction a été de minimiser la situation. Je ne m’en suis donc pas formalisé. 

Avec le recul et suite à des discussions avec mes proches, je réalise avec tristesse qu’une part importante de la cérémonie et du culte que pratiquait religieusement mon père a été bafouée pour ne pas nuire au bon déroulement et à la concentration des joueurs. Nous n’avons pu « sonner le glas » en hommage à l’homme, le père, le grand-père, le frère, l’oncle, l’ami qui nous a tous marqués au cours de sa vie et avons manqué, en partie du moins, au respect de ses dernières volontés.   

Et quel rendez-vous manqué alors que les familles qui hébergent les joueurs venant de partout à travers le monde racontent à quel point « C’est super intéressant d’en apprendre sur leur pays, d’en apprendre sur leur culture et sur la façon dont ils vivent là-bas... » (source : « Challenger de Granby : des joueurs installés comme à la maison », Radio-Canada, 24 juillet 2018). Force est d’admettre qu’une fois de plus, nous pilons sur notre propre culture, sur nos traditions, pour le bénéfice d’autrui, pour ne pas déranger, pour ne pas nous affirmer, alors qu’une simple pause d’à peine cinq minutes aurait pu être prévue, ne serait-ce que pour démontrer du respect pour la communauté d’accueil et ses coutumes. 

J’aurai maintes fois l’occasion de célébrer la vie de mon père et de me recueillir sur sa tombe si j’en ressens le besoin, mais jamais je ne pourrai sonner le glas pour cet homme qui s’est dévoué toute sa vie à faire le bien autour de lui, comme le lui avait enseigné sa foi chrétienne.

Rychard Leroux

Granby

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La Voix des lecteurs

Un problème systémique

Dans le récent courrier des lectrices et lecteurs, des propos ont été tenus concernant la controverse autour du spectacle SLAV de Robert Lepage et de Betty Bonifassi sur les chants d’esclaves d’origine afro-américaine. Des groupes ont manifesté pour dénoncer une forme d’appropriation culturelle. Ce concept réfère avant tout au colonialisme et aux rapports de domination qui ont caractérisé les cinq siècles antérieurs entre les pays occidentaux et le reste de la planète. Les pays occidentaux se sont approprié tout autant les corps que les diverses cultures sans reconnaître leur apport.