Isabelle Gaboriault
<em>La Voix de l’Est </em>a beaucoup changé au fil des 85 dernières années. Mais une chose est demeurée intacte : sa mission. Celle d’être un journal ancré dans sa région.
<em>La Voix de l’Est </em>a beaucoup changé au fil des 85 dernières années. Mais une chose est demeurée intacte : sa mission. Celle d’être un journal ancré dans sa région.

Ancrée depuis 85 ans

MOT DE LA RÉDACTRICE EN CHEF / Dans le bureau que j’ai dû rapidement aménager dans un coin de ma maison en mars dernier, la seule chose que j’ai pris le temps d’accrocher au mur, c’est un cadre exposant la première édition du journal La Voix de l’Est. Une relique dont la couleur témoigne de l’âge : ma copie compte aujourd’hui 85 printemps!

Ce samedi 20 juin 2020, votre quotidien fête ses 85 ans d’existence. Normalement, dans un monde sans COVID-19 et fidèles à nous-mêmes, nous aurions sorti tambours et trompettes. Nous aurions souligné l’événement de belle façon. Fêté ça en grand.

Car il y a de quoi célébrer!

La Voix de l’Est, qui a traversé diverses tempêtes, toujours vivante, énergique et innovante à 85 ans, ça se salue. La fierté que nous portons à notre quotidien et la fidélité que vous lui témoignez, ça s’arrose!

À défaut de pouvoir festoyer avec ceux et celles qui font vivre La Voix de l’Est depuis près de neuf décennies, soit les nombreux lecteurs, annonceurs et artisans du journal, nous avons décidé de souligner l’événement à travers nos pages.

Par le biais de photos, de témoignages et de chroniques, nous vous invitons à faire un joyeux retour dans le temps.

Tout a commencé en 1935…

Tellement de choses ont changé depuis pour La Voix de l’Est.

Le logo. Le coût d’un abonnement. La façon de raconter les histoires.

À l’époque, La Voix de l’Est coûtait « cinq sous le numéro », tel qu’indiqué sur la page frontispice sur laquelle on pouvait d’ailleurs déjà lire des nouvelles. Le 20 juin 1935, dix petits articles lancent le bal en Une!

Joseph-Hermas Leclerc, alors maire de Granby, quitte son poste de président de la « Commission des écoles ». Horace Boivin est nommé président de la Chambre de commerce et Ernest Arbour, le père de France Arbour, porte secours à un enfant victime de noyade, en vain. Déjà, la politique municipale, l’éducation, le monde des affaires et les faits divers donnent vie au journal. Quatre-vingt-cinq ans plus tard, on ne peut pas dire que les choses ont beaucoup changé!

Certaines choses se sont transformées : le numéro de téléphone du journal est passé de trois à dix chiffres. Les photos se sont colorées. Au fil du temps, la façon de présenter la nouvelle s’est modifiée. La manière de la livrer a évolué. Le contenant a été remodelé. Le papier mis de côté, mais pas boudé. Les choses évoluent et on s’adapte sans toutefois perdre de vue notre but premier.

Savez-vous ce qu’on pouvait lire sous le logo du quotidien en 1935?

Journal d’intérêt régional

Au fil du temps, jamais La Voix de l’Est n’a failli à cette mission.

Et ça, j’en suis fière.

Si je pouvais souffler à pleins poumons sur les bougies ornant son gâteau d’anniversaire, je ferais le vœu d’en faire une centenaire.

Quelqu’un a rêvé pour la région en 1935.

À nous tous de continuer d’honorer cette volonté et, pourquoi pas, de rêver plus loin encore.

« Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. »

— Eleanor Roosevelt

Aussi, bonne fête des Pères à tous les papas de la région!