Opinions

La Voix des lecteurs

Vingt ans de francophonie dans la Haute-Yamaska

L’Association Québec-France Haute-Yamaska souligne cette année vingt ans de célébration de la langue française. En effet, différentes activités se sont tenues chez nous depuis 1999, et ce, de façon continue. Tout a débuté en 1999 avec la représentation d’une pièce de théâtre à la polyvalente Joseph-Hermas-Leclerc par une troupe de comédiens retraités de la Montérégie. Par la suite, il y a eu des expositions aux Galeries de Granby et à la Ruche (aujourd’hui le Centre culturel France Arbour) sur des écrivains et différents artistes de la Francophonie. Il y a eu aussi des évènements culturels à la bibliothèque Paul-O. Trépanier et au Palace de Granby. Il faut souligner ici l’excellente contribution de France Arbour et ses complices. Ces dernières années se sont ajoutées la Semaine culinaire des pays francophones et aussi du Québec à l’atelier culinaire de l’épicerie Provigo, la partie de scrabble et Tourismots. Depuis quelques années, le 20 mars (Journée internationale de la Francophonie et du Conte), le drapeau de la Francophonie est installé à l’hôtel de ville de Granby, et ce, durant toute la semaine.

Point de vue

L’aide aux médias ne peut plus attendre

POINT DE VUE / L’annonce par le gouvernement Trudeau d’une aide financière de 600 millions$ aux médias écrits cet automne a été suivie d’un grand soupir de soulagement par le milieu médiatique et par les défenseurs de la liberté de presse. Il s’agit ni plus ni moins d’assurer la pérennité du journalisme indépendant et professionnel à l’heure où celui-ci est menacé tant par les fausses nouvelles que par la concurrence déloyale des géants du Web.

Cependant, le temps file et les mesures annoncées doivent se retrouver dans le prochain budget, avec l’assurance que les médias pourront toucher rapidement ces sommes. Les médias canadiens se battent pour garder la tête hors de l’eau, mais ils ne pourront continuer d’œuvrer bien longtemps dans un environnement fiscal qui les désavantage par rapport aux Facebook et Google de ce monde, qui profitent de ce contexte pour siphonner une bonne part de leurs revenus publicitaires. Rappelons que des dizaines de quotidiens et des centaines d’hebdomadaires, imprimés ou numériques, ont fermé leurs portes au cours des dernières années et que cette chute vertigineuse de la diversité et de la pluralité de l’information, si elle se poursuit, aura des conséquences dévastatrices sur la démocratie et la qualité de nos débats de société. Certaines régions risquent d’ailleurs de perdre tout accès à de l’information locale.

Le cœur de l’aide annoncée par le gouvernement Trudeau est lié aux crédits d’impôt sur la masse salariale des médias écrits, mais depuis cette annonce, les contours du programme d’aide n’ont pas encore été définis. Plus les jours passent, plus l’inquiétude monte quant à la possibilité que le programme ne puisse voir le jour avant la fin de la présente session parlementaire. Cette hypothèse mettrait à risque la survie d’un bon nombre de médias au pays. Il nous reste à espérer que le gouvernement Trudeau profitera du prochain budget afin de démontrer rapidement et concrètement son attachement à la liberté de presse. Cela passe non seulement par la confirmation dans le prochain budget des sommes annoncées en novembre; ces sommes doivent également être assorties de critères clairs assurant une équité de financement à tous les médias au pays.

Ne cédons pas au cynisme

À la suite de l’annonce de novembre, certaines voix ont accusé le gouvernement de vouloir «acheter les médias». Cette accusation reflète à la fois une méconnaissance profonde du fonctionnement des médias et une certaine méfiance à l’égard des journalistes, dont le travail est pourtant encadré par un code d’éthique et par des institutions comme la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et le Conseil de presse du Québec.

Qui plus est, presque tous les journalistes au Canada sont protégés par un syndicat et par une convention collective qui interdit toute forme d’ingérence dans leur travail. Tout n’est pas parfait, mais les conditions de travail respectables, l’encadrement par des normes professionnelles, l’imputabilité devant le public et la syndicalisation permettent de préserver les salles de nouvelles des pressions diverses qui peuvent s’exercer. Si certaines critiques à l’endroit des médias peuvent être fondées et nécessaires, elles ne doivent pas faire oublier que le cœur du mandat des médias est de rapporter les faits et de les exposer avec neutralité par le biais d’un travail rigoureux de collecte d’information. Un travail auquel s’ajoute celui de nombreux analystes, chroniqueurs ou éditorialistes, dont la diversité de points de vue est d’ailleurs nécessaire pour assurer une saine démocratie.

Rappelons-le, l’aide aux médias écrits vise à assurer un traitement équitable à toutes les entreprises de presse pour assurer leur survie, peu importe leur taille, l’identité des propriétaires ou la ligne éditoriale. Cette aide doit voir le jour rapidement et le prochain budget doit donner le signal que ces sommes seront attachées à un programme concret dont les contours sont bien définis. L’attente a assez duré.

Opinions

Excusez-moi, mais est-ce que ça va?

OPINION / L’auteur, Jérôme Gagnon, est un jeune trentenaire de Nicolet. Nous reproduisons ici son texte d’opinion qui circule depuis mardi sur le web et dans différents médias.

J’ai passé une bonne partie de la nuit de lundi à mardi dans la tourmente. Vous savez, quand le cerveau refuse de fermer la machine parce qu’il y a un trop-plein? Bien que la technologie occupe une bonne partie de nos vies, la fonction control+alt+suppr n’est pas encore fonctionnelle pour l’humain.

Opinions

La Voix des lecteurs

Politique inhumaine de relocalisation des aînés du CIUSSS Estrie–CHUS

Le 5 février 2019, dans La Voix de l’Est, le CIUSSS de l’Estrie–CHUS annonçait sa nouvelle politique de relocalisation des patients en attente d’hébergement. « Une politique pour bien placer le patient ».

Opinions

La Voix des lecteurs

Politique inhumaine de relocalisation des aînés du CIUSSS Estrie–CHUS

Le 5 février 2019, dans La Voix de l’Est, le CIUSSS de l’Estrie–CHUS annonçait sa nouvelle politique de relocalisation des patients en attente d’hébergement. « Une politique pour bien placer le patient ».

Opinions

Favoriser l’achat local, ça vaut aussi pour les médias

OPINIONS / Les Québécois se sont habitués, depuis quelques années, à entendre les nombreuses campagnes visant à promouvoir l’achat local, jumelées à des initiatives telles les journées consacrées aux commerces de proximité. Ils se sont aussi habitués à acheter des Aliments du Québec et des Aliments préparés au Québec disponibles à l’année, en plus d’intégrer les marchés fermiers à leurs habitudes de fréquentation. Manger local est devenu une tendance très forte. Les citoyens ont compris que l’économie du Québec repose en grande partie sur cet achat local. Et si ce constat s’appliquait aussi aux médias?

Dans un contexte de crise des médias, certains avaient prédit la disparition des quotidiens régionaux. Néanmoins, les six quotidiens régionaux de Groupe Capitales Médias ont réussi un passage au numérique et peuvent compter sur des lecteurs fidèles. Ce constat n’est pas surprenant si l’on considère les commentaires des participants à la grande tournée des régions, organisée par le Conseil de presse du Québec en 2008, qui témoignaient du caractère essentiel de la presse régionale et de son apport direct au sentiment d’appartenance à la région.

Malgré une réorganisation des quotidiens régionaux, qui a provoqué une réduction de postes, essentiellement par attrition, les professionnels de l’information continuent eux aussi de croire à une nécessaire information de qualité en région. Mais la production de cette information est de plus en plus difficile à financer. En effet, les revenus publicitaires des médias sont en chute libre. Selon Marie-Ève Martel, qui a publié Extinction de voix – Plaidoyer pour la sauvegarde de l’information régionale, plus de 23 millions de dollars de publicité au Québec auraient migré vers les grands joueurs américains des GAFAM, tels Facebook et Google. Le site web de La Presse estime que ces derniers accaparent «80 % des investissements publicitaires numériques». De plus, les municipalités du Québec ne sont plus tenues de publier les avis publics dans les médias, ce qui était une source de revenus essentielle pour les médias de proximité. L’exode des revenus publicitaires vers les plateformes numériques est donc massif et menace la viabilité du modèle d’affaires actuel des médias.

Opinions

La Voix des lecteurs

Maternelle 4 ans : la charrue avant les bœufs ?

Après avoir été enseignante dans le réseau d’écoles publiques pendant plus de 12 ans, je suis, depuis bientôt 2 ans, directrice et actionnaire d’une garderie privée subventionnée.

Opinions

La Voix des lecteurs

Pourquoi ne suis-je pas un chien ?

En fin d’après-midi, j’étais assise à mon ordi lorsque j’ai vu passer dans la rue une femme avec un chien d’un certain âge, tous deux prenaient leur promenade quotidienne. Lui allait à son rythme, s’arrêtait pour renifler ; pour l’encourager à continuer, elle lui parlait et lui donnait un gros câlin. Rien de plus normal, me direz-vous ?