Point de vue

Un consensus sur l’objectif, mais pas sur les moyens

Des associations de travailleurs ont choisi de prendre la rue, dimanche dernier, pour exiger du gouvernement la hausse du salaire minimum à 15 $. Nous sommes préoccupés, nous aussi, par la condition des travailleurs à faibles revenus. Malheureusement, d’un point de vue économique, leur idée n’est pas la bonne et je dois en relever les faiblesses.

Rappelons d’abord qu’en janvier, le gouvernement a annoncé une hausse sur quatre ans du salaire minimum, qui atteindra en 2020 un taux équivalant à environ 50 % du salaire horaire moyen, soit 12,45 $. Tandis que le taux augmentait jusqu’à présent au rythme du salaire médian, il bondira de plus de 10 % d’ici 2020. Voilà déjà un pas dans la direction souhaitée. (...)

Si l’on portait le salaire minimum à 15 $, une hausse de 33 %, c’est tout l’éventail des salaires dans le marché du travail qui en subirait l’impact, à terme, par le jeu des comparaisons. Nous nuirions alors à la compétitivité de nos entreprises, notamment dans les secteurs de l’économie exposés à la concurrence étrangère, comme le manufacturier, l’agriculture et les ressources naturelles. (...)

Afin de contrôler leurs coûts, limiter leurs prix et demeurer compétitives, les entreprises essaient constamment de sauver la chèvre et le chou. Ils doivent donner de bonnes conditions de travail pour recruter et conserver leurs employés, mais ils doivent également constamment revoir leur offre de service et leurs méthodes de travail afin de survivre. Les commerces de détail, petits et grands, par exemple, ont des marges de profit très souvent minimes et tout changement au salaire minimum se répercutera indéniablement sur les prix et fragilisera des entreprises, permettant d’imaginer des pertes d’emplois, voir même des fermetures.

Ce sont les grandes variables économiques qui doivent présider à déterminer le taux de salaire minimum et non pas la reprise, chez nous, d’un mouvement social américain. (...)

Depuis 2015, la Fédération préconise une bonification substantielle des mesures qui augmentent le revenu net des travailleurs à faible revenu. Le Québec a déjà des mesures fiscales comme la « Prime au travail » et le « Bouclier fiscal ». (...) Ce sont des mesures de ce genre que nous devrions bonifier pour aider les travailleurs à faible revenu. Enfin, la création de richesse demeure le meilleur moyen de combattre la pauvreté.

L’objectif ultime est juste, mais ce n’est pas en nous tirant dans le pied que l’on avancera plus vite.

Stéphane Forget, PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec

Opinions

Raviver l’espoir que demain peut être meilleur

Depuis mon arrivée à la présidence du Mouvement Desjardins, il y a un an et demi, je suis allé à la rencontre des jeunes de la Montérégie, de l’Estrie et d’ailleurs au Québec. Ils m’ont parlé des dif­ficultés qu’ils ont à surmonter, mais aussi de leurs ambitions. Ils m’ont parlé du monde dans lequel ils aimeraient vivre. J’ai aussi rencontré des adultes, souvent bénévoles, qui font une différence dans la vie de ces jeunes. Qui sont pour eux des modèles aimants et inspirants.

Nous profitons d’ailleurs de la Semaine­ de la coopération, tenue du 15 au 21 octobre, pour apporter un soutien particulier aux Auberges­ du cœur. Les 30 Auberges du cœur présentes au Québec­ hébergent et accompagnent plus de 3500 jeunes par année. Des jeunes de 12 à 30 ans qui sont en difficulté, bien souvent sans-abri, et dont la grande majorité n’a pas complété son 5e secondaire. 

Les Auberges du cœur aident ces jeunes à retrouver confiance en eux-mêmes. À reprendre espoir en l’avenir. Les intervenants qu’on y retrouve sont là pour écouter les jeunes, pour les accompagner et les encadrer dans leurs démarches. Pour les guider vers la réintégration sociale, vers un retour aux études, la recherche d’un emploi ou d’un logement. C’est la mission que s’est donnée l’Espace Vivant/Living Room à Cowansville.

Les coopératives pour aider à bâtir une société plus inclusive

De nombreux jeunes m’ont dit qu’ils souhaiteraient avant tout que notre société fasse une meilleure place à chacun et chacune. Qu’elle les accepte avec toutes leurs dif­férences. Ils questionnent aussi un modèle économique qui n’en a que pour le profit à court terme, sans égard pour les personnes­, sans égard pour la nature. 

Je partage leurs préoccupations. Le fort sentiment d’exclusion économique et sociale ressenti par de nombreux jeunes doit être pris au sérieux. Le monde d’aujourd’hui nous le démontre clairement : laisser croître le nombre des exclus n’est pas une voie de progrès praticable à long terme. Tous ont besoin de croire que demain peut être meilleur. Qu’ils pourront améliorer leur situation, celle de leur famille, celle de leur communauté. 

Dans notre recherche d’une société plus humaine et inclusive, je suis convaincu que les coopératives ont un rôle important à jouer. Elles peuvent aussi représenter pour les jeunes un modèle inspirant. Car les coopératives existent, d’abord et avant tout, pour répondre aux besoins de leurs membres. Elles sont inspirées par des valeurs fortes : l’entraide, la solidarité, l’argent au service du développement humain. Elles travaillent dans une perspective de long terme.

À l’occasion de la Semaine de la coopération, je vous invite donc à appuyer vos organismes locaux qui soutiennent le succès des jeunes. Qui leur présentent une offre diversifiée de loisirs. Qui les encouragent dans l’adoption de saines habitudes de vie et dans la persévérance scolaire. Qui les soutiennent aussi dans leur insertion sur le marché du travail ou dans la concrétisation de leur projet d’entreprise. 

Construire, avec les jeunes, une société plus inclusive, plus respectueuse des personnes et de l’environnement, c’est le défi que je nous invite à relever tous ensemble. 

Guy Cormier

Président et chef de la direction du Mouvement Desjardins

Opinions

Les candidats de l'Alliance Sutton 2

L’équipe en place vient tout juste de faire connaître son éventail de candidats (6 conseillers et le maire). Alliance, oui, mais Alliance 2. Il ne s’agit donc pas d’une surprise. C’est ce qui est inquiétant. Les vieilles habitudes mentales des « souches » veulent encore s’imposer.

Nathalie Bédard

Pourtant, si au moins une tête d’affiche comme Nathalie Bédard, maintenant une habituée du conseil et dans la jeune cinquantaine, s’était pointée à la mairie, nous aurions eu beaucoup plus de chances d’arriver à quelque consensus, surtout en matière d’environnement et de développement. Et ce, au sein de l’ensemble de la population elle-même plutôt que d’un bloc de partisans. Tout en faisant une place de choix à une jeune génération aguerrie. 

Développer, développer

Plusieurs candidats de cette équipe, la majorité, siégeront, s’ils sont élus, en grande partie pour « développer » (...) Pour aussi, une autre vision de développeur, augmenter la population scolaire. Nous nous croirions en pleine période coloniale de peuplement intensif. 

Construire où ? 

Construire où ? Beaucoup en visant les zones non protégées des moyens plateaux et de la montagne. En rognant le plus possible dans le règlement de zonage et en empiétant sur une nature d’autant plus fragile qu’on se rapproche des hauteurs. Bien plus, en morcelant. C’est là une vieille histoire qui date de la création du Conseil de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Depuis ce temps, un noyau de citoyens est encore en mode mental d’annexion, malgré la fusion de 2002. Pourquoi Sutton n’aurait-elle pas, elle aussi, une belle banlieue en zones boisées ? 

Les référendums

On dira que la loi sur les référendums est trop contraignante pour les municipalités. On ne se gêne pourtant pas pour s’en servir à toutes les sauces et forcer la main des opposants aux changements proposés : signatures de registres référendaires sur signatures de registres référendaires et référendums sur référendums s’il le faut. Une véritable procédure de harcèlement. Une procédure utilisée dans certaines grosses municipalités, où la majorité est non seulement silencieuse, mais béatement muette. Or, ce n’est pas le cas à Sutton. Les développeurs comme les élus supporteurs n’aiment pas ça.

Nouvelle formule de référendum ?

Par la récente Loi 122, les municipalités viennent d`être autorisées à remplacer, si elles le désirent, les formules actuelles de référendum par une solution acceptable, mais permanente. Ouf ! Quelle solution serait « acceptable » et pourrait devenir permanente ? Pourrait-il s’agir, par exemple, de référendums par district complet en ce qui a trait aux modifications de zonage dans les districts 3 et 4 ? De tels référendums auraient peut-être un parfum électoral. Pourquoi pas ? Peut-on confier à meilleurs défenseurs qu’aux occupants de ces districts l’environnement et une protection durable ? 

Serge Gagné

Ancien conseiller à Sutton

Opinions

Tous les peuples sont-ils égaux ?

En l’espace de quelques jours, deux peuples ont participé à des référendums concernant leur souveraineté : les Kurdes et les Catalans. On peut certainement se demander si tous les peuples ont droit à une véritable autonomie.

Tout peuple reconnu platement à titre de collectivité provinciale pendant cent ans ou quatre cents ans ou six cents ans perd-il la légitimité d’être maître de son destin ? Une constitution construite et adoptée par une nation majoritaire différente du « petit peuple » peut-elle empêcher celui-ci d’exercer, selon les principes reconnus par l’ONU, son droit à l’autodétermination de sa souveraineté ?

L’Histoire nous fournit de multiples exemples de peuples dont les maîtres colonialistes ont essayé de modifier l’identité, soit par des mesures d’assimilation insidieuses ou barbares, soit par des mesures de guerre, soit par des mesures légales ou constitutionnelles arbitraires. On a vu ça chez les peuples de l’ancienne URSS, les Premières Nations de l’Océanie et des Amériques, les très nombreux peuples de l’Afrique, les Kurdes, les Écossais, les Catalans, les Québécois et une foule d’autres.

Depuis des décennies, l’évolution de l’humanité se dirige inéluctablement vers la reconnaissance et l’égalité de tous les peuples, quelle que soit l’importance de leur population et de leurs richesses naturelles. Des dizaines et des dizaines de peuples ont acquis leur indépendance depuis 1945. De même que les nations ont fini par accepter du bout des lèvres que tous les humains fussent égaux, de même ont-elles accepté « en principe » que tous les peuples avaient le droit de prendre en main leur destin.

Cette marche des peuples vers leur souveraineté sera encore longue. En chemin, bien des peuples disparaîtront soit par l’assimilation, soit par le génocide, mais certains, grâce à leur courage et à leur détermination, finiront par siéger à la table des nations sans aucune tutelle et traiteront avec les autres nations d’égal à égal.

Seuls les peuples bien au fait de l’importance de leur souveraineté accepteront de s’engager à quitter la vie d’une société de seconde zone et à prendre les risques et les responsabilités de toute nation libre. Bien sûr, la petite vie ordinaire et confortable subira des bouleversements, mais la souveraineté n’est-elle pas la plus grande richesse de tout peuple qui se respecte et ne vaut-elle pas la peine d’y consacrer ses plus grandes énergies ? Combien de peuples ont défendu au prix de milliers de vies à la fois leur souveraineté et leur territoire ?

Par analogie, les femmes de l’Arabie saoudite sont-elles moins aptes à exercer les mêmes activités que les femmes des autres nations ? Les peuples encore placés sous tutelle sont-ils moins aptes à exercer les mêmes responsabilités que les autres nations ? Plus les femmes seront reconnues à leur juste valeur, plus l’humanité profitera de leur participation à la vie économique et culturelle et politique. De même, plus l’ensemble des peuples, petits et grands, sera pleinement reconnu, plus l’humanité profitera de la richesse de leur expertise. Rien de pire que le confort et l’insouciance pour pourrir et disparaître. Le refus d’affronter de véritables défis laisse toute la place à la petite vie ordinaire de l’éternel porteur d’eau parfaitement heureux dans son état de subordination.

André Beauregard

Shefford

Opinions

L’accessibilité universelle au municipal

L’accessibilité universelle est un principe fondamental du développement urbain. Il s’applique tant aux maisons résidentielles qu’aux commerces, aux édifices et aux espaces publics.

Ainsi, tout citoyen vivant avec un handicap physique, visuel, auditif ou autre peut vivre chez lui et fonctionner en société à l’égal d’autrui.

Actuellement, la Ville de Granby a une politique d’accessibilité universelle et un plan d’action pour l’appliquer concrètement.

Toutefois, à considérer ce qui se passe sur le terrain, on peut douter de la bonne volonté des élus et fonctionnaires à l’administrer. Il manque de lieux d’habitation adaptés à Granby pour au moins 200 unités. Depuis 2011, je demande d’implanter la visitabilité à raison de 20 % des unités d’habitation par quartier. La Ville de Winnipeg le fait pourtant !

En 2011, j’ai aussi émis un rapport au maire en place pour avoir plus d’espaces de stationnement pour personne handicapée au centre-ville. Ces espaces restent aussi peu nombreux aujourd’hui qu’avant et même, avec la rénovation de murs du Centre culturel France-Arbour, plusieurs espaces de stationnement pour personne handicapée ont disparu. Décevant !

La traverse piétonnière sur le boulevard Leclerc n’est pas linéaire et elle se situe là où un grand nombre de véhicules entrent et sortent de la voie allant à l’hôpital. Cela crée de l’insécurité pour les gens à la démarche lente, et pour les personnes aveugles avec canne.

Autre fait, la revue Granby vous informe, en page 14 du numéro d’août 2017, souligne la participation citoyenne à quatre politiques et un comité consultatif de la Ville. Mais, la Ville a passé sous silence les citoyens et citoyennes œuvrant au sein de la politique d’accessibilité universelle. Pourquoi autant occulter ce sujet ?

Selon l’enquête québécoise sur les limitations d’activités (2014), parmi les personnes de 15 à 64 ans, 27 % ont une incapacité. À 74 ans, ce taux est de 64 % et à 85 ans et plus, il est de 84 %. Un jour ou l’autre, on risque d’être du nombre. Puissent tous les élus se soucier de gérer optimalement le développement urbain et être exemplaires en matière d’accessibilité universelle (...).

Luce S. Bérard

Granby

Opinions

L’âme de Bromont

COURRIER DES LECTEURS / J’aimerais partager avec vos lecteurs un message d’espoir fondé sur le partage et mon désir d’être en service à différents niveaux. Je suis travailleuse sociale, mon métier m’amène à être très près des gens, à les écouter, à les aider à trouver des solutions aux enjeux que la vie nous présente. J’aime ce métier de tout cœur et, bien sûr, j’aime les gens ! Je suis remplie de bonheur lorsque je peux les aider.

Il y a quelques semaines, suite à une réflexion approfondie, j’ai décidé de convoiter un poste de conseillère dans le district no 3 (Mont-Brome) à Bromont. Je suis nouvelle en politique et, sans connaître l’issue du vote du 5 novembre 2017, j’aimerais partager avec vous quelques observations sur mon vécu­ en tant que candidate :

• Le porte-à-porte me met en présence de gens chaleureux et accueillants qui m’écoutent et acceptent d’échanger avec moi, ce qui me remplit de joie et qui m’anime dans ma passion de servir les gens ;

• Je suis mise en présence de toutes les facettes de notre communauté ; je note que chacun, chacune est différent, mais aussi semblable dans son désir d’améliorer sa qualité de vie et son sentiment d’appartenance ;

• Je constate que, malgré son statut de ville touristique de premier plan et la présence de beaucoup de gens de l’extérieur, Bromont a une âme propre, un caractère particulier­ et j’en suis remplie de gratitude ;

• Je reçois des suggestions ou recommandations susceptibles de rendre ma tâche de représentante auprès des électeurs et électrices fascinante et extrêmement pleine de sens.

On a tendance à être plutôt cyniques envers la politique et les politiciens (nes) ; je peux vous assurer que l’accession à un poste électif me semble être une des façons les plus enrichissantes et prometteuses qui existent. Je me réjouis de mieux connaître mon milieu de vie et je suis convaincue de l’importance de vivre au cœur de la politique une aventure exaltante.

Bien sûr, j’espère être élue pour agir pour le mieux-être des gens de mon district et de toute la Ville de Bromont. Pour y arriver, ma vision est fondée sur la promotion de saines habitudes de vie, le développement économique du cœur du village et du parc industriel, la protection de notre patrimoine naturel et le maintien de la diversité et la qualité de nos services de santé.

Je souhaite à tous mes collègues qui ont le courage de se lancer dans l’arène politique d’être animés (es) des mêmes sentiments pour le plus grand bien des résidants­ de Bromont.

Guylaine Francoeur

Bromont

Opinions

La raclée des souverainistes

D’une belle apparence, souriante, mesurée dans ses réponses aux questions de Guy A. Lepage et surtout capable de manier la langue française avec élégance et justesse, Geneviève Guilbault, la nouvelle députée de la CAQ dans Louis-Hébert, a ébloui dimanche soir à TLMP. Ancienne libérale, ce qu’elle n’a pas caché, elle a précisé que son choix de la bannière caquiste relevait d’une profonde déception de ce qu’est devenu le Parti libéral sous Philippe Couillard.

Si d’autres personnalités du même calibre et pour les mêmes raisons rejoignent la CAQ, il est évident que ce parti pourrait vraisemblablement constituer l’alternative au PLQ pour de nombreux Québécois libéraux, y compris pour des souverainistes qui ne croient plus à l’imminence de la souveraineté avec les partis souverainistes actuels. Surtout que ceux-ci, à cette récente élection dans Louis-Hébert, n’ont pu recueillir ensemble que 21 % des suffrages (16,26 % pour le PQ et 5,21 % pour QS), et ce, dans un comté de la région de Québec qui est au cœur, sinon le cœur, de notre nation. 

Que conclure ? Selon moi, ces deux partis souverainistes doivent revoir leur modèle d’affaires en constatant d’abord que, chacun de leur côté, c’est vraisemblablement l’échec qui les attend au prochain rendez-vous électoral d’octobre 2018.

Ils doivent, en effet, trouver une voie de convergence rapidement et elle devra être emballante autant peut-être qu’inattendue. Je leur propose celle-ci en deux points : 1) un référendum en 2020 avec la question suivante : voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant du Canada si le résultat est au minimum de 55 % pour le Oui ? 2) un résultat référendaire entre 50 % et 55 % serait plutôt suivi d’une offre constitutionnelle au Canada, avec échéancier, visant la reconnaissance de la nation québécoise et l’ajout de pouvoirs souverains en matière de langue, de culture et d’im­migration. Voilà ! Mais peut-être peut-on trouver mieux ? Mais il faut chercher !

Denis Forcier

Shefford

Opinions

Derniers adieux à un gentleman et à un bâtisseur

Sutton vient de perdre un de ses bâtisseurs. Je n’ai pas côtoyé beaucoup Jean-Paul Deslières que j’ai pourtant connu il y a près de 20 ans.

Nous n’étions pas du même camp ; nous ne fréquentions pas les mêmes gens, mais je n’ai toujours éprouvé que de l’estime pour lui.

Fils de commerçant et homme d’affaires éclairé, Jean-Paul a consacré de grandes énergies à l’épanouissement de Sutton, sa ville. C’est sous son règne de maire et grâce à ses efforts soutenus face à trois gouvernements successifs qu’a été construit le Foyer de Sutton, notre CHSLD.

Jean-Paul affichait une douceur rare chez un homme d’action. Il savait écouter ses interlocuteurs et leur manifestait toujours le plus grand respect. Je ne l’ai jamais vu agir autrement.

Jean-Paul était un gentleman et Sutton lui doit beaucoup. Il a mérité sa place dans notre histoire. Paix à son âme et honneur à son nom.

Michel Guibord

Sutton

Opinions

Pour faire suite à la chronique «Candidatures coups tête» de Michel Laliberté

La décision de se présenter comme conseillers (ères) n’est pas une action banale. Elle demande des convictions et une implication profondes dans son milieu.

Cette implication amène à se forger une opinion à partir des priorités entendues lors de rencontres, de demandes exprimées par des gens et des groupes impliqués dans notre communauté. Elles sont aussi issues de notre expérience acquise au fil des années.

Écouter les gens, le citoyen et les groupes de pression est le mot d’ordre. Et tenter de trouver les compromis raisonnables dans une mer d’intérêts différents, et ce, pour le bien de l’ensemble de sa communauté.

Michel Bilodeau

Bromont

Opinions

Tous les jours, la culture

Pourquoi les journées de la culture ne durent-elles que deux jours ?

Pourtant, cette culture est poésie de tous les jours. Elle se glisse en images sous nos yeux, elle murmure et crie parfois dans nos oreilles. Elle est la terre que nous foulons. Musique, elle devient rigodon, elle slamme des chansons à répondre et turlute sous des airs d’opéra. Elle s’inscrit dans le temps, elle est à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Cette culture d’ici se métisse. Sur scène, les djembes, les accordéons et les violons se croisent. Nos poètes d’autrefois, rockent maintenant. Ils sont les Nelligan, les Gauvreau, les Vigneault. Elle est nos auteurs, Bizz, Cormier, Nelly, Laferrière, Pellerin et des milliers d’autres encore. Et comme Boucar nous le rappelle, « mon grand-père disait toujours », elle est ce que mon père Xavier m’a dit un jour... à sa manière.

Michel Bilodeau

Bromont