Opinion

La Voix des lecteurs

Le projet du centre-ville dépasse les bornes !

Un constat tout d’abord : le conseil nous a habitués à choisir des dossiers dont la problématique était discutable. [...] Cette fois, le projet du centre-ville dépasse clairement les bornes !

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Choc et deuil pour la fête des Mères

C’est sûr que les crimes contre la vie de la fillette de Granby vont gâcher la fête des Mères au Québec cette année. Nous sommes tous encore en état de choc et le deuil va être long. Il est compréhensible que nous soyons ébranlés ; cela nous rend si tristes, justement parce que c’est une transgression de notre nature.

Mais il ne faut pas oublier que la grande majorité des mères et des pères sont aimants et dévoués, qu’ils s’occupent de leurs enfants avec autant d’amour et il faut fêter cela.

La fête des Mères est un grand jour à célébrer. Une mère est une mère tous les jours, bien sûr, mais la date soulignée nous aide à reconnaître cette joie consubstantielle à un plus grand amour qui nous relie tous, certainement.

Aussi primitif que puisse être le processus par lequel on arrive à la venue au monde d’un enfant, ce qui nous place à notre dû rang, dans le règne animal – malgré nos volées intellectuelles, avec lesquelles nous nous faisons des illusions en vaines philosophies – l’amour d’un père et d’une mère semble être quelque chose qui touche le transcendantal, digne de beaucoup de respect et d’admiration.

Ce n’est jamais trop parler de la beauté de ce phénomène grandiose d’avoir des enfants. C’est un sujet qui ne sera jamais banal. À mon avis, la fête des Mères et la fête des Pères méritent de la révérence.

Le fameux amour maternel semble être le sentiment le plus fort dans l’univers « détectable » par nous. Ce contact intime avec la réorganisation de la matière pour former un être est une expérience intense. Ressentir ces transformations se produisant dans les entrailles est un privilège. Bien sûr, cela doit avoir un effet sur le comportement de la maman, même au-delà des causes hormonales, impossible de sortir indemne d’un vécu de cette ampleur.

Je veux rendre hommage à ces personnes qui donnent le bon exemple et méritent que l’on s’en souvienne, afin d’encourager l’humanité à ne pas laisser la dignité périr dans le monde où nous vivons... Ce monde si indigent et qui a tellement besoin d’amour maternel.

Santé et longue vie à toutes les mères !

Maria do Carmo - Acton Vale


Le « monstre » dans le miroir

J’ai honte. Je ne me reconnais pas dans cette société dans laquelle je vis, celle qui m’a pourtant inculqué ces valeurs que je possède aujourd’hui.

Le seul objectif de vivre ensemble, c’est l’entraide. Il n’y a aucun autre intérêt. Naturellement, lorsque l’autre a des problèmes, c’est rarement une partie de plaisir pour nous qui l’aidons. Mais c’est la forme d’assurance la plus simple : on peut compter sur les autres si un jour le malheur frappe à notre porte, et ce, peu importe la forme qu’il prendra.

Or, plus je vieillis, moins j’ai confiance aux gens qui m’entourent. Il semblerait qu’ils préfèrent condamner plutôt qu’aider. La compassion semble être un mot du passé. On est très pressé de sortir la corde et chercher une branche solide pour pendre les coupables, plutôt qu’analyser où nous avons failli dans notre devoir d’aider les gens qui en avait besoin.

Le dernier cas en lice est ce drame familial à Granby, où une petite fille a perdu la vie. Rapidement, on a collé le titre de « monstre » aux parents. Quelle jolie façon de déshumaniser son prochain. Ces gens n’avaient pas besoin d’aide, car ils n’étaient pas humains ; ils étaient des « monstres ».

Pourrais-je devenir un « monstre » ? Si j’avais la responsabilité d’un enfant difficile ; si l’école jette l’éponge et me le confie 24 h/24 h ; si je ne peux demander d’aide à ma famille car elle ne cherche que des raisons pour me retirer mon enfant ; si la DPJ ne répond pas à mes demandes d’aide. Mais dans ce cas précis, il est fort probable que les besoins d’aide remontent à plus longtemps, soit en toxicomanie, santé mentale et autres formes d’abus ou d’abandon que nous pouvons facilement imaginer.

Une fois isolé, seul dans mon coin, pourrais-je devenir un « monstre » ? Les gens qui peuvent répondre « non » à cette question sans hésiter n’ont probablement aucune idée des bas-fonds où peuvent mener la souffrance et la détresse, d’où leur manque de compassion.

J’ai vu beaucoup de gens blâmer le gouvernement pour le manque de ressources ou même la DPJ. J’ai vu beaucoup de mamans pleurer, disant que l’enfant aurait été mieux avec elles.

Pourtant, le 14 mars dernier (avant le drame), Radio-Canada rapportait (https ://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1 158 412/direction-protection-jeunesse-montreal-familles-accueil) : « Depuis 2011, le nombre de familles d’accueil a grandement diminué, passant de plus de 900 ressources à moins de 300, une baisse qui s’explique par des motifs variés. [...] Selon la DPJ, il faudrait minimalement une vingtaine de nouvelles familles pour favoriser des jumelages optimaux pour les enfants âgés de 0 à 5 ans dans des milieux de vie où ils pourront grandir et évoluer. Ce nombre peut paraître petit, admet l’organisation, mais il s’agit en fait d’un objectif ambitieux. »

Une vingtaine de familles dans un bassin de population de 8 millions est un objectif ambitieux ? Une baisse de 900 à 300 familles en quelques années ? Est-ce là les résultats d’une société compatissante et pleine d’entraide ? On ne parle pas ici d’argent ou de compétence, mais bien de ce que monsieur ou madame Tout-le-Monde peut faire.

Est-ce que le cas de Granby a fait naître une vague d’inscriptions pour les familles d’accueil ? Si c’est le cas, ça ne fait pas les nouvelles. Nous sommes apparemment trop occupés à imaginer les châtiments des « monstres ». Savoir qu’il y a pire que nous semble nous rassurer.

Encore faut-il comprendre ce qu’est une famille d’accueil. Ce n’est pas pour combler un désir égoïste d’avoir un enfant. Ces enfants ne sont pas les vôtres. Vous ne les méritez pas plus que leurs parents biologiques. Être une famille d’accueil c’est d’abord et avant tout aider les parents qui en ont besoin (et non les enfants). Des parents pour qui le quotidien est trop difficile et qui doivent travailler sur eux d’abord et avant tout. On leur souhaite un prompt rétablissement et non pas qu’on leur enlève leur enfant pour vous le confier. C’est ça de l’entraide.

À tous ceux qui voient des « monstres » dans les terribles drames que la vie nous sert une fois de temps en temps, il faudrait peut-être penser à regarder dans le miroir pour en trouver un.

Denny O’Breham - Granby


Profiter du drame pour se plaindre

On a beaucoup écrit sur le terrible drame vécu ici à Granby au sujet de cette jeune fille décédée dans des conditions atroces. Moi, j’ai beaucoup lu tous ces articles parus dans ce journal et j’ose y ajouter mon humble grain de sel.

À chaque fois qu’un drame arrive au Québec, on dirait que notre société remet tout en question en cherchant des coupables. Dans ce cas-ci, il me semble que la conclusion est relativement simple, car ce sont le père et la belle-mère qui sont les responsables et ils devront subir un long procès pour assumer les conséquences de leurs actes.

Par contre, ce que je déplore c’est que certains en ont profité pour se plaindre des terribles conditions de travail que leur impose notre société. J’ajouterai que ce n’est pas parce qu’on est syndiqué que la charge est plus lourde. Je l’étais et et j’ai enseigné pendant trente-quatre ans, j’ai adoré le faire même s’il y a des irritants inhérents à tout travail.

D’autres personnes ont préféré critiquer les différents systèmes qui doivent intervenir dans ce genre de cas. Est-ce la DPJ, la commission scolaire, la famille immédiate, un ancien ministre de la santé, le législateur qui ont mal fait leur travail ? Doit-on refaire une ou des réformes qui, j’en suis convaincu, seront immédiatement décriées par l’opposition de n’importe quel parti politique ou par les grands syndicats.

Nous sommes en partie tous responsables, nous les intervenants, nous les voisins, nous les enseignants, nous la famille élargie, nous les amis, qui connaissions, en tant que témoin, le drame vécu par la fillette. Mais, nous sommes individualistes, on ne veut pas se mêler des affaires des autres, on ferme les yeux sur l’ineffable, sur des situations aberrantes qui mettent en péril nos enfants. On n’a pas à blâmer le système, car le système c’est nous.

Malheureusement, d’autres drames condamnables arriveront au Québec dans le futur et nous devons peut-être y apprendre de laisser agir promptement notre système judiciaire qui doit faire son travail et peut-être éviter les dérapages.

Yvon Lavoie - Granby


Mère de rêve

Combien de fois as-tu joué avec ton enfant? Combien de fois lui as-tu donné des bisous et des câlins? Combien de fois s’est-il endormi sur ton cœur en t’écoutant chanter une berceuse?

Ton désir de le serrer dans tes bras est immense mais il n’est pas là, il ne sera jamais là, c’est ton imagination qui te laisse combler ton rêve d’être mère. Quand tu fermes les yeux tu le vois devant toi, tu le sens profondément en toi, dans ton sommeil il t’appelle maman, maman, où tu es maman? Tu te réveilles en regardant autour de toi mais il n’est pas là. Tu soupires avec une larme de désir, ton cœur bat avec tristesse car il n’est pas réel, il est un espoir perdu dans le temps.

Mère de rêve, des fois tu penses que la vie se fout de ta souffrance, ne gaspille pas tes journées avec des regrets. Chaque nuit en rêves, tu demandes au ciel le plus beau croissant de lune pour lui faire un berceau de lumière. Mère de rêve, ton enfant est la vie même, habille-la de plein de couleurs. Attrape ton bonheur car il est encore là.

Sonia Consuelo - Granby

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Ferme Héritage Miner : fin d’une longue saga ou pérennité d’un site hors du commun ?

C’est le 8 mai 2008, après un an de réflexion et de corvées de nettoyage du site, que des citoyens engagés et des personnalités d’affaires du milieu ont rassemblé leurs forces pour fonder la Ferme Héritage Miner. L’organisme sans but lucratif avait pour mission de protéger et mettre en valeur le patrimoine des lieux et de faire la promotion de l’agriculture urbaine.

Nous rêvions d’un projet éducatif et écotouristique phare pour Granby; d’une programmation éducative à l’année et des espaces de démonstration de techniques d’agriculture urbaine et de permaculture. Nous avons travaillé fort et même récolté des prix provinciaux pour notre engagement à l’égard de la sauvegarde du patrimoine et pour la qualité de nos activités. Cependant, un projet éducatif est toujours difficile à rentabiliser. Cette réalité est encore plus criante lorsque son développement doit se faire dans un contexte d’importantes rénovations d’infrastructures et de changements de conseils municipaux. Les défis étaient immenses.

J’attendais avec impatience les développements quant au futur de la Ferme Héritage Miner. À la lecture de l’article de La Voix de l’Est la semaine dernière annonçant les nouvelles visées de la Ville pour la Ferme, une profonde tristesse m’a d’abord envahie en repensant à toute l’énergie déployée pour concrétiser notre vision initiale. Puis, j’ai pris le temps de faire le bilan des « récoltes » en lien avec ce grand projet. Grâce à cet effort collectif et au précieux soutien de nombreux partenaires, des bâtiments importants dans le paysage de Granby et un site patrimonial ont bel et bien été protégés et mis en valeur pour les générations à venir. Cet héritage demeure celui des gens de Granby en plus de souligner la contribution des Miner, l’une des grandes familles fondatrices de notre ville.

La promotion de l’agriculture urbaine, qui était au cœur de la mission de la Ferme Héritage Miner, a fait naître au fil des ans des initiatives qui ont été bénéfiques pour les gens de Granby (ex. création de jardins collectifs, don de plusieurs tonnes de légumes et de viande à SOS Dépannage, enseignement du jardinage aux enfants et aînés des HLM, etc.).

À une époque où les changements climatiques menacent de plus en plus notre sécurité alimentaire, il est important que les citoyens (et éventuellement les enfants de leurs enfants) aient accès à des lieux de partage de savoir-faire agricoles. Je ne peux donc que me réjouir à l’idée que VCC poursuivra les activités d’agriculture urbaine et gardera le magnifique jardin collectif de la Ferme accessible à la population. Enfin, je suis heureuse de penser que grâce à notre projet, les employés de la division environnement de la Ville de Granby auront accès au milieu de travail le plus vert et inspirant de Granby!

La Ferme et les boisés Miner adjacents (qui étaient à l’origine l’ancienne érablière de William Harlow Miner) forment un ensemble cohérent d’une rare beauté à l’entrée de Granby. C’est donc avec un brin de nostalgie, mais le sentiment du devoir accompli que je remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont permis à cette ferme très spéciale de traverser les épreuves, de rester bien vivante et accessible au public. 

Caroline Gosselin, fondatrice de la Ferme Héritage Miner  - Granby

La Voix des lecteurs

Distinguer le vrai du faux

Merci M. Durand d’apporter de l’eau au moulin concernant le débat en lien avec le projet de loi 21 sur la laïcité au Québec. Érudit comme vous l’êtes, M. Durand, vous soulignez des faits réels qui donnent corps au débat de société, un débat perdu d’avance pour ceux qui croient aux droits humains, les vrais droits humains.

Comme vous le savez, certains éléments que vous mentionnez sont radicalement contraires aux droits humains parce qu’ils affectent la santé, la sécurité, la protection d’une minorité linguistique; d’autres éléments ont été acceptés ou refusés en fonction des principes des « défuntes »  chartes des droits et libertés.

Votre article, M. Durand, n’a qu’un seul but : semer la confusion. Actuellement, aucune étude n’a démontré que le port de signes religieux ostentatoires portait atteinte à des éléments aussi importants. En fait, vous devriez le comprendre, c’est la loi qui va à l’encontre des droits humains, c’est la loi qui va à l’encontre de la liberté religieuse, c’est la loi qui va à l’encontre de la neutralité de l’état. Si ce n’était pas le cas, le gouvernement n’aurait pas besoin de la clause « nonobstant ». Et si le gouvernement va dans ce sens, c’est parce que ce parti ne comprend rien aux droits humains.

Il utilise la démocratie pour tuer la démocratie. Il pense rassembler les Québécois en les divisant, en excluant sans raison les gens en fonction de leurs pratiques religieuses. Autant ce projet de loi que le souhait de conserver le crucifix à l’Assemblée nationale concrétisent la méconnaissance ou tout simplement le refus d’une vraie laïcité basée sur les quatre principes fondamentaux que vous devriez connaître.

Le présent débat sur la laïcité porte sur un faux problème, sur un problème qui n’existe pas. Ce faux problème a été créé d’abord par un immense mensonge : affirmer que la neutralité de l’État implique la neutralité apparente des individus. C’est tout le contraire : la véritable neutralité de l’État ne consiste pas à éliminer la présence visible des croyants, mais à favoriser sans les léser et sans les privilégier tous les croyants de toutes les religions sans discrimination. La laïcité n’est pas une guerre de religion, mais un contrat social qui permet de vivre dans l’harmonie sans entrave.

Le présent projet de loi est un projet qui légalise la discrimination sans aucune raison sinon les peurs, les préjugés, le refus de toute différence. En fait, le problème ne vient pas de ceux et celles qui portent des signes religieux, mais de ceux et celles qui veulent imposer la règle de l’uniformité, une uniformité totalement contraire à la réalité universelle et totalement contraire à la laïcité. La nouvelle valeur québécoise : l’uniformité inodore, incolore et sans saveur.

Il est terriblement triste qu’un chercheur de votre trempe mette au service du faux et de la division ses connaissances universitaires; ça ressemble aux savants engagés par les compagnies de tabac qui travaillaient à faire avaler les mensonges propagés par ces compagnies.

André Beauregard - Shefford

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La Voix des lecteurs

Environnement et indépendance

La défense de notre environnement et la promotion de notre économie basée sur des sources d’énergie propre, voilà un nouvel argumentaire en faveur de l’indépendance du Québec.

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Le blitz Beyond Meat

Beyond Meat, le géant américain de la protéine végétale, a pris le Canada d’assaut le 29 avril. Ses produits seront vendus partout! Les végétariens et véganes se réjouissent, mais avouons-le : Beyond Meat aurait dû être canadien ou même québécois.

Le 29 avril, juste à temps pour la grande saison des barbecues, les produits à succès de Beyond Meat ont fait leur entrée dans presque tous les supermarchés au pays. Loblaws-Provigo, Sobeys-IGA, Métro, partout! Beyond Meat, une entreprise californienne qui a déjà fait son entrée au Canada avec son fameux « Beyond Burger » chez A & W, a visiblement de grandes ambitions. Étonnant tout de même de voir l’ensemble des grandes bannières dérouler le tapis rouge devant ce géant de la protéine végétale qui offre un produit totalement américain. 

On assiste à un réel blitz végé au Canada. Constater qu’un tel produit fait sa place, comme cela, partout, démontre à quel point Beyond Meat concentre ses efforts sur l’exécution et le marketing. Beyond Meat offre de la viande, sans viande. Bref, il s’agit de galettes à base de protéines végétales. En 2018, la chaîne canadienne A & W tentait sa chance avec ce produit en offrant son Beyond Burger et elle s’est retrouvée en rupture de stock en quelques semaines. Un bon début pour Beyond Meat, et dès cet instant nous savions que son entrée dans les épiceries canadiennes ne saurait tarder. Dans plus de 27 000 restaurants à travers le monde on sert les produits de Beyond Meat et ce nombre d’établissements augmente chaque mois. 

Son produit vedette demeure la galette à hamburger. Sans OMG, ni soya ni gluten, elle constitue un choix parfait pour les gens ayant des restrictions diététiques. 

L’apparence du produit se confond aisément avec la bonne vieille galette de bœuf. L’argument nutritionnel représente sans conteste une meilleure option pour la santé. Ce produit, principalement à base de pois, contient plus de fer et de protéines, beaucoup moins de gras saturé et pas de cholestérol. 

En revanche, la physiologie du produit n’est pas très convaincante et la sensation lors de la mastication diffère totalement. De plus, sur le barbecue, le moment de vérité pour plusieurs amateurs de viande, le produit ne se comporte pas de la même façon. Fumée, senteur et crépitement sur la grille n’existent plus.  

Malgré cela, Beyond Meat réalise un parcours exceptionnel. Et qui se cache derrière Beyond Meat? Bill Gates, Leonardo DiCaprio et Tyson Foods, eh oui, ce géant de la protéine animale. De plus, l’entreprise californienne prépare son entrée sur Wall Street et deviendra sous peu une entreprise publique qui pourrait d’ici quelques semaines amasser près de 100 millions de dollars et augmenter sa valeur de 1,2 milliard de dollars. Et croire qu’il y a quelques années seulement, on percevait le végétarisme et le véganisme comme des mouvements marginaux! Avec l’influx de capitaux pour soutenir un agenda de recherche agressif, Beyond Meat pourra aspirer à offrir un jour une galette qui constituera une réplique exacte du bœuf, sur un barbecue ou non. 

Flexitariens

Nous estimons maintenant que plus de 6,4 millions de Canadiens ont diminué leur consommation de viandes ou l’ont totalement éliminée de leur diète. Le nombre de véganes, près de 500 000 au pays, n’a cependant pas vraiment augmenté. Le nombre de végétariens se situe autour de 2,3 millions. Toutefois, les flexitariens, ces végétariens à temps partiel, intéressent particulièrement les entreprises comme Beyond Meat. 

Il sera intrigant de voir à quel prix ces produits se vendront et où ils se situeront en magasin. Au comptoir des viandes, ou tout juste à côté? Parmi les produits surgelés? Tout porte à croire que les stratégies varieront selon les marchés cibles. Selon toute vraisemblance, son prix au kilo devrait se situer légèrement sous celui du bœuf haché mi-maigre. La stratégie de prix aura une conséquence déterminante pour Beyond Meat et la commercialisation de la protéine végétale à long terme.  

Néanmoins, dommage que Beyond Meat ne soit pas canadien. Après tout, le Canada est l’un des plus grands producteurs de pois au monde. Notre possible manque d’innovation nous a empêchés de voir et d’exploiter le potentiel immense du végétalisme. Il existe plusieurs entreprises prometteuses en démarrage au Québec et ailleurs, toutefois rien ne se compare à Beyond Meat. Il y a cependant de l’espoir pour ces petites entreprises. Puisque Beyond Meat devient l’éclaireur, il développera un marché immature et sous-développé en ce qui a trait à la protéine végétale. Certaines protéines étant meilleures que d’autres, nous assisterons au cours des prochaines années à une hyper segmentation du marché. Il suffira que les petites entreprises en tirent profit.  

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Le XXIe siècle : le règne des préjugés

Une société qui veut se construire une solide constitution doit bâtir sur le roc de la vérité. Les mensonges et les demi-vérités à titre de fondations constituent la garantie absolue de sa décadence prochaine. Bâtir sur le sable, ça ne tient pas longtemps. L’idéal d’une société moderne devrait prioritairement permettre à tous ses citoyens de jouir du bien le plus précieux qui soit, c’est-à-dire la liberté. ; or, cette liberté dépend totalement de la vérité. C’est la vérité qui rend libre. Nos expériences personnelles nous le démontrent : nous nous sentons mal dans le mensonge. Mais en même temps, nous avons terriblement peur de la vérité : on congédie les sonneurs d’alertes ; on signe une pétition pour faire taire les scientifiques ; on publie des conclusions erronées au sujet des vaccins ; on s’accroche éperdument à des théories radicalement ridicules ; on réduit les budgets des chercheurs ; on bâillonne les vulgarisateurs scientifiques, on applaudit les accrocs du scepticisme ; on écoute la majorité silencieuse.

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Politique inhumaine de relocalisation des aînés du CIUSSS Estrie–CHUS

Le 5 février 2019, dans La Voix de l’Est, le CIUSSS de l’Estrie–CHUS annonçait sa nouvelle politique de relocalisation des patients en attente d’hébergement. « Une politique pour bien placer le patient ».

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Cédez-le-passage : prenez votre mal en patience

Imaginez la scène. Un enfant fait ses débuts sur sa bicyclette, petites roues comprises. Il voit passer un ado sur un magnifique vélo et s’y intéresse. Il en veut un. Comme il ne peut pas tout de suite, il prend exemple sur un voisin, et décide d’enlever ces petites roues. Comme il n’écoute que les conseils craintifs de sa mère, il revient en arrière. Cet enfant, c’est Granby.

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Une baisse de taxe financée par les agriculteurs

Dans son nouveau budget, la municipalité de Saint-Césaire a décidé de diminuer le taux de taxes résidentiel de 0,02 $, passant de 0,7510 $ par 100 $ d’évaluation en 2018 à 0,7310 $ par 100 $ en 2019. Contrairement à ce qu’on pourrait laisser croire, cette baisse n’est pas due à une diminution des dépenses de la municipalité ou à une gestion plus serrée des budgets. Et bien non. Cette baisse de 0,02 $ est en réalité financée par l’augmentation spéculative des évaluations des terres agricoles donc par les producteurs et productrices agricoles.