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Opinions

Équité pour les personnes mariées

LA VOIX DES LECTEURS / Avez-vous regardé l’émission La Facture du 5 novembre dernier ? Comment avez-vous réagi en entendant dire que la dame devait payer l’hébergement de son mari qu’elle a dû placer en CHSLD jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus que 2500$ dans ses avoirs ?

Résumons les faits. Madame X, ne pouvant plus donner les soins nécessaires à son conjoint, décide de le placer en CHSLD. Le coût de la pension est d’environ 1600 $ par mois, ce qui excède les revenus de monsieur (Sécurité de la vieillesse et Régime de rentes du Québec). Elle apprend qu’elle doit payer le surplus jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus que 2500 $ dans ses épargnes, y compris les FEER (Fonds enregistré de revenu de retraite). 

De plus, il ne faut pas que sa maison soit évaluée à plus de 40 000 $.

Dans quel monde vivons-nous? 

Qui peut prévoir l’avenir avec un montant aussi bas que 2500 $ dans ses avoirs? 

De nos jours, quel genre d’habitation coûte moins de 40 000 $? C’est contraindre la personne mieux portante à la pauvreté. C’est presque dire aux jeunes: ne vous mariez pas si vous ne voulez pas avoir des problèmes plus tard!

Pour la Sécurité de la vieillesse et le Régime des rentes du Québec, la population a demandé un meilleur partage de la richesse dans la société. Grâce à l’assurance maladie, une famille ne se met plus dans la dèche lorsqu’un des siens doit être hospitalisé. La dépense est répartie dans l’ensemble des contribuables par les taxes et les impôts. 

Pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour les individus les plus vulnérables qui vivent dans les CHSLD? 

Chaque membre d’un couple a droit à la moitié du patrimoine, ce qui permet à chacun de vivre assez aisément. Pourquoi n’est-il pas ainsi quand une personne doit être placée en CHSLD ou dans un endroit similaire?

La personne hébergée paiera sa subsistance avec sa part du patrimoine, ce qui laisse l’autre personne vivre plus décemment.

C’est déjà assez difficile de prendre la décision de placer son époux ou son épouse, de s’en séparer après plusieurs années de vie commune. Doit-on forcer les couples à se divorcer pour que chaque membre ait sa juste part? 

Ce n’est pas ce qu’ils souhaitent, c’est cruel de les en obliger. 

Alors, pourquoi ne pas passer une législation pour qu’une personne hébergée en CHSLD paie sa pension avec ses revenus (Sécurité de la vieillesse, RRQ ou autres) et comble le déficit avec sa part du patrimoine? 

Ce qui permettrait à l’autre membre du couple de vivre plus décemment, de garder sa maison et son auto. De cette façon, chaque membre du couple garderait sa dignité. 

Réagissons, revendiquons une juste répartition!


Pauline Robert

Présidente de l’AQDR Granby


L’Association québécoise de défense collective de droits des personnes retraitées et préretraitées de Granby (l’AQDR) compte plus de 820 membres. Elle organise des conférences sur des sujets traitant des droits des aînés chaque 3e lundi du mois, à 13h30, au Carrefour Bingo, 94, rue Robinson Sud, à Granby

Opinions

Martine Ouellet à la tête du nouveau PQ ?

LA VOIX DES LECTEURS / Pour l’instant, la seule indépendantiste connue, convaincue et cohérente, c’est Martine Ouellet. Le Parti québécois l’a rejetée à deux reprises comme chef potentiel. Le Bloc l’a aussi rejetée comme dirigeante à cause de sa ferveur indépendantiste trop intense.

Ce faisant, ces deux partis excluaient le projet d’indépendance à titre de priorité nationale. En fin de semaine dernière, les 9 et 10 novembre, en congrès extraordinaire, le PQ a effectué un virage à 180 degrés. Dorénavant, il se consacrera à « la fondation d’un pays et non pas sur la gestion ordinaire d’une province », donnant ainsi, finalement, raison à Martine Ouellet. Mais sera-t-il conséquent et l’invitera-t-il à revenir ?

Il serait souhaitable qu’un certain nombre de députés l’invitent prochainement et qu’ils souhaitent même son couronnement à chefferie afin que le PQ prouve rapidement à l’opinion publique que sa refondation de la fin de semaine dernière n’équivaut pas qu’à retracer, encore une fois, une nouvelle ligne politique dans le sable. 

Si cette invitation lui est faite et qu’elle l’accepte, elle devra cependant prendre en compte la résolution adoptée en plénière dimanche comme stratégie devant mener à l’indépendance soit de « prendre chacune de nos décisions de façon à nous rapprocher de ce but ultime » et ainsi « rassembler tous les indépendantistes ». 

Il faudrait donc qu’elle abandonne l’idée qu’on lui connaît de tenir, coûte que coûte, un référendum dans le premier mandat suivant l’élection du Parti québécois. Et elle pourrait le faire en annonçant d’entrée de jeu qu’elle solidifiera plutôt cette refondation en la replaçant sur sa base historique, c’est-à-dire à la création du Parti québécois par René Lévesque, en 1968, et son rêve d’une souveraineté-association.

Et que pour ce faire, le Parti québécois proposera le plus rapidement possible à l’Assemblée nationale une motion offrant de signer la Constitution de 1982 à condition que les Canadiens acceptent qu’il y soit inscrite une Déclaration d’identité du peuple québécois explicite (les députés ont entre leurs mains ma proposition en ce sens...) comprenant la mention de pouvoirs souverains additionnels en matière de langue, de culture/information, d’immigration et d’environnement ? 

Une motion que ne saurait refuser le gouvernement nationaliste de la CAQ. 

C’est une approche qui rejoindrait beaucoup d’indépendantistes pas pressés, dont je suis, mais aussi beaucoup de Québécois. Surtout si elle était faite de bonne foi à la Lévesque avec sa vision généreuse du beau risque à l’égard du Canada qu’on lui connaît. 

Ainsi, peu importe la réponse, mais demandée avant 2022, l’histoire revivrait et toutes les générations seraient concernées et intéressées par les suites à cette réponse, soit une nouvelle Union Québec-Canada. Un beau défi, ou l’indépendance, un point final. 


Denis Forcier

Shefford

Opinions

Souvenirs amers

Jour de souvenir des deux dernières guerres,

Je médite sur leurs séquelles

Vécues par mes proches, disparus ou pas, 

Et m’interroge encore sur leurs conséquences. 

Celles plus récentes, d’Irak, du Congo, d’Israël ou de Syrie, 

Sans oublier la menace réelle d’un conflit 

Avec l’Iran, la Corée du Nord, la Chine ou la Russie, 

Avec nos voisins trop armés et un fou à la barre de l’État,

Nous rappelant que le pire peut survenir n’importe où et quand.

Mais quand faut-il aller à la rescousse de nos alliés ?

Quel prix faut-il payer pour se défendre,

Sauver l’honneur ou honorer les valeurs

De notre pays et d’une soi-disant démocratie ? 

En tant que fille, nièce et petite-fille de militaires forcés,

Je connais les efforts déployés pour notre pseudo-liberté,

Et réalise que nos sacrifices sont minimes à côté 

De ceux de nos mères et grands-mères, leurs époux et fils éplorés.

Dans mon village d’origine, notre ferme fut occupée par trois armées successives : allemande, française, américaine, 

Qui, tour à tour, ont pillé tout ce qu’il y avait de comestible, 

Sans oublier les souvenirs amers laissés dans la mémoire 

Si ce n’est dans la chair et le cœur, des trois filles de la maison,

Ma pauvre maman y compris.

Comme bien des Alsaciens, les hommes des deux clans de ma lignée,

Furent engagés de force dans l’armée allemande qui nous occupait, 

De ceux qu’on nommait « Les Malgré-nous ». 

Sept jeunes hommes sont partis, quatre en sont revenus vivants, mais ô combien abîmés...

Le plus jeune, Charles, poète blondinet de 17 ans, frère de maman, 

Qui est tombé dès les premiers jours au front russe, 

Chair à canon de première ligne, 

Un classique pour les minorités, Québécois en Normandie y compris...

Du côté de papa, ses frères Louis et Joseph, vingt et vingt-deux ans, 

Ont été zigouillés dès les premiers jours, 

On ne sait trop où, au front de l’Est, sans doute… 

Leur mère, veuve à quarante ans, d’un homme brisé déjà gazé à la Première Guerre 

A élevé dans la misère ses neuf enfants restants. 

Sort similaire pour le père de ma maman 

Louis, feu mon grand-père, fermier jadis prospère,

A fait les deux guerres et racontait cette anecdote vécue au front de 1914.

Son sergent lui a crié : « Tirez, mais tirez donc, Siegrist ! Vous ne voyez pas l’ennemi ? »

Sa réponse fut alors : « L’ennemi, mais quel ennemi ? Je ne vois que des pauv’types, qui comme moi, font dans leur culotte de trouille ! »

Quelle horreur et tristesse a généré la dernière Grande Guerre :

Soixante millions de morts en six ans, 

À cause d’un fou démoniaque qui voulait dominer le monde

Avec son idée revancharde et de pseudo race pure !

Haine crasse des juifs, des homos, des Tziganes et des intellos, 

De tous ceux qui réfléchissaient trop et protestaient

Comme ces trop lucides libres esprits marginaux…

Méfions-nous des pensées uniques et des pseudo-élus divins, 

Devenus trop vite trop puissants, 

Le peuple mouton avançant au pas de l’oie, bras en l’air ! 

Hé oui ! Quand les riches se font la guerre, 

Ce sont les pauvres qui meurent et les femmes qui pleurent… 

Ici, au Québec, la réalité était moins sanglante, 

Mais pas douce non plus, la grande dépression a stimulé la conscription,

Même si la production d’armes par les femmes fut très payante...

Bob, le grand-père québécois de mes enfants côté paternel, 

Issu d’une famille classique,

De quatorze rejetons de colons, élevés en Abitibi, 

Fut poussé, comme ses trois frères, à s’engager, 

Il fut un des soldats canadiens les plus décorés de la Dernière Guerre. 

Il est revenu au Québec avec une jolie Bretonne enceinte à son bras,

Puis, écoeuré par les horreurs vécues et la récupération des élites,

Est devenu indépendantiste, pacifiste et même yogi, 

Premier adepte et proche de Swami Shivananda à Val-Morin ! 

Moi, en visite ici quarante ans après, ai rencontré leur fils cadet, gentleman apiculteur en Estrie, avons engendré un joli couple d’enfants.

Mélanges de promenades, comme la plupart d’entre nous :

Amour, sang, histoires, religions et cultures mêlées,

Conscients de nos origines et des leçons des anciens, tant mieux !

Pacifiste, je suis, c’est sûr, mais contente tout de même, 

Que les Nord-Américains aient écrasé les nazis, 

Un peu tard faut avouer, 

Mais la faute à qui ? 

Des aveugles, des lâches et des profiteurs ? 

Tant de vies sacrifiées

Tout de même, merci aux alliés d’alors et à la démocratie !

Fasse le ciel que nos héritiers grandissent riches de ces leçons,

Sans jamais plus de guerres, ni de luttes assassines intestines, 

Hélas, pas si simple, batailles parfois nécessaires

Pour protéger nos valeurs et territoires, 

Et tenter de bâtir un monde enfin viable pour tous les vivants. 

Souvenons-nous, souviens-toi, remember !


Anny Schneider-Siegrist

herboriste-poète et nomade, Waterloo

La Voix des lecteurs

Nouveau pacte fiscal: des bénéfices pour tous

LA VOIX DES LECTEURS / Le 30 octobre, le gouvernement du Québec et ses partenaires municipaux sont arrivés à une entente en vue de bonifier les transferts gouvernementaux dédiés aux gouvernements de proximité. Résultat d’un travail sur plusieurs mois, la signature du « Partenariat 2020-2024 : pour des régions et des municipalités encore plus fortes » concrétise des gains importants pour toutes les municipalités, de toutes tailles et de toutes les régions, et représente l’initiative la plus franche des dernières années en faveur d’une révision en profondeur de la fiscalité municipale.

Le monde municipal a de quoi se réjouir. L’Union des municipalités du Québec (UMQ) et ses partenaires peuvent se féliciter que leur principale demande se trouve au cœur de l’entente: le transfert de la croissance d’un point de la taxe de vente du Québec (TVQ).

La Voix des lecteurs

La problématique de l’obésité recule. S’il vous plaît, choisissez d’avancer !

LA VOIX DES LECTEURS / Monsieur le Premier Ministre, d’entrée de jeu, j’aimerais vous féliciter pour votre réélection et saluer l’ensemble des élus formant le nouveau gouvernement. De grands défis vous attendent pour le prochain mandat. Parmi ceux-ci, la réduction de la problématique de l’obésité et des maladies chroniques évitables est certainement un enjeu majeur.

Pourtant, durant la campagne, il a été très peu question de la santé des Canadiens, l’une de nos plus inestimables ressources naturelles. J’espère que cela ne donnera pas le ton aux premiers mois de votre mandat, car le temps presse. 

S’il vous plaît, choisissez d’avancer.

Si vous n’avez pas eu la chance de le lire, un rapport de l’OCDE publié pendant la campagne, ce dernier souligne que, sans une intervention gouvernementale plus musclée, non seulement le taux d’obésité au Canada continuera de progresser, mais l’espérance de vie des générations futures diminuera. 

De plus, comme vous le savez, les maladies liées à l’alimentation coûtent plus de 27 milliards de dollars par année aux Canadiens, en plus d’engendrer des souffrances évitables. Le marketing de la malbouffe n’est pas étranger à ce fait désolant. Ainsi, il est urgent et important de reprendre et d’exécuter rapidement les travaux promis dans votre Stratégie canadienne en matière de saine alimentation. 

S’il vous plaît, choisissez d’avancer.

Au nom des 600 organisations et individus partenaires de la Coalition Poids, je vous prie de déposer prioritairement un nouveau projet de loi pour interdire la publicité destinée aux enfants du Canada. La mort au feuilleton du projet de loi S-228 en toute fin de processus législatif, après trois ans de travaux au Sénat et à la Chambre des communes, est une désolation et un gaspillage de fonds publics si cette pertinente mesure ne voit pas le jour. Cela d’autant plus que la majorité des partis d’opposition ont voté en faveur d’une telle loi au cours du dernier mandat. 

Dans la première année de votre mandat, il faut protéger les enfants et mettre fin à la publicité d’aliments riches en sucre, sel et gras saturés ciblant les enfants de moins de 13 ans. S’il vous plaît, choisissez d’avancer.

L’ajout d’un symbole interprétatif sur le devant de l’emballage des aliments à forte teneur en sucre, sel et gras saturé est une autre mesure prometteuse, promise et attendue. Considérant la rigueur et l’avancement des travaux déjà effectués, un tel symbole pourrait être rapidement instauré pour aider les Canadiens à faire de meilleurs choix alimentaires et inciter les industriels offrant des produits alimentaires peu intéressants à améliorer la qualité de leurs produits. 

S’il vous plaît, choisissez d’avancer.

À l’égard de cette mesure, permettez-moi une parenthèse et une mise en garde. Ne répétez pas l’erreur d’offrir des délais d’application complaisants à l’industrie au détriment des Canadiens. Ces délais ne font que repousser les gains potentiels des mesures. 

Je vous invite donc à prévoir des périodes de transition plus réalistes, car chaque mois qui passe, les maladies liées à l’alimentation nous coûtent plus de 2 milliards de dollars ! S’il vous plaît, choisissez d’avancer.

En plus de compléter les actions déjà entamées en matière de saine alimentation, une taxation des boissons sucrées, dont les sommes seraient réinvesties en prévention, devrait être priorisée. Une récente revue systématique et méta-analyse réitère son efficacité pour réduire l’achat et la consommation de ces bonbons liquides néfastes pour la santé. En plus de contribuer à l’obésité et à d’autres problématiques de santé (diabète, carie, maladies cardiovasculaires, etc.), les boissons sucrées sont aussi nuisibles pour l’environnement (emballages à usage unique, gaspillage d’eau, production et transport coûteux en GES). 

Il y a donc un double avantage à leur redonner une juste place dans notre alimentation. S’agissant de la principale source de sucres des Canadiens, il faut envoyer un signal très clair sur l’importance d’en diminuer la consommation en mettant en place des mesures pour réduire la consommation de boissons sucrées, dont la taxation. Si la taxe seule est utile, l’investissement des revenus en prévention multiplie son potentiel. Selon l’OCDE, chaque dollar investi dans la prévention de l’obésité amènerait jusqu’à six dollars de retombées. 

S’il vous plaît, choisissez d’avancer.

Enfin, Monsieur le Premier Ministre, vous devez vous assurer d’offrir des milieux de vie à tous les Canadiens où les choix sains sont plus faciles à faire et plus intéressants. S’il vous plaît, vous devez avancer.

Corinne Voyer - Directrice de la Coalition Poids

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Un nationalisme décomplexé !

LA VOIX DES LECTEURS / Depuis quelques années, le vieux discours nationaliste reprend du service dans un grand nombre de pays. Or, les raisons totalement irrationnelles de ce retour sont toujours les mêmes : ça va de la peur des autres à la haine des autres. On s’attache à des réalités qui n’existent plus comme la domination du christianisme sur l’ensemble du territoire et on refuse obstinément les nouvelles réalités, bien concrètes, d’un monde extrêmement cosmopolite et pluraliste.

Au Québec, la devise « Je me souviens » reprend vie et ouvre à nouveau la voie au nationalisme de Lionel Groulx et de Maurice Duplessis : la race canadienne-française de type caucasien, baragouinant le français et vivant sous le contrôle du catholicisme. Les élections fédérales 2019 auraient dû plonger tout le Québec dans un questionnement humain important. En effet, que signifie le slogan du Bloc québécois « Le Québec, c’est nous » ? Demandons-nous qui fait partie de ce « nous » ?

Opinions

C’est fini de réduire l’identité québécoise à une sous-identité canadienne ?

LA VOIX DES LECTEURS / Le résultat est tombé. Les Québécois ont fortement appuyé le Bloc.

Celui-ci avec Yves-François Blanchet à sa tête a défendu l’identité québécoise. Une identité laïque depuis l’adoption de la loi 21 par le gouvernement de la CAQ. Mais aussi une identité collective bafouée depuis le rapatriement de la Constitution en 1982 sans le consentement du Québec, et qui a eu pour résultat d’affaiblir les pouvoirs du Québec, principalement en matière de langue. Mais aussi dans la protection de son identité nationale en plaçant au cœur de cette Constitution une Charte des droits individuels comme fondement d’un nouvel État canadien « post-national », comme l’a rappelé en entrevue au New York Times Justin Trudeau après l’élection de 2015. Il y mentionnait explicitement que « le Canada n’a pas d’identité profonde, d’identité commune... »

Le multiculturalisme qui en résulte réduit notre nation à une sous-identité canadienne. La campagne électorale l’a clairement démontré. 

En effet, aucun des chefs fédéralistes n’a appuyé ouvertement la loi 21, le premier ministre Trudeau allant jusqu’à déclarer qu’il ne la contesterait pas, pour l’instant. C’est tout dire, et les Québécois l’ont bien compris en donnant un appui massif au Bloc. 

C’est Philippe Couillard, cependant, avec sa loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État adoptée le 18 octobre 2017, qui avait mis le couteau dans la plaie identitaire des Québécois. Il a même, dans cette loi, osé faire disparaître le concept même de laïcité en ne mentionnant même pas le mot. Plus cruellement encore, il s’en est pris à cette valeur québécoise au cœur de la Révolution tranquille, qui dans les faits a amené une séparation entre l’État et les religions. Il a surtout permis d’affranchir la société québécoise de la religion catholique.

D’ailleurs, cette funeste loi aussitôt adoptée, François Legault, de la CAQ, a promis de la déchirer une fois élu. Les Québécois lui ont fait confiance le 1er octobre 2018 en élisant la CAQ avec une forte majorité. Depuis, il a réussi à faire adopter la loi 21 sur la laïcité, laquelle est appuyée à 70 % par les Québécois. Yves-François Blanchet, pour le Bloc, a repris le flambeau de sa défense dans le cadre de cette élection fédérale. Le Québec, c’est nous ! C’est-à-dire les Québécois qui ne se retrouvent plus, mais plus du tout, au plan identitaire, dans les partis traditionnellement fédéralistes. 

Au lendemain de cette élection, ce pays est profondément divisé sur le plan de l’urgence d’agir au plan environnemental certes, mais plus profondément encore au plan constitutionnel, car c’est cette Constitution de 82 à laquelle Trudeau père a fait inclure une Charte des droits individuels comme seule assise et fondement de la société canadienne qui, aujourd’hui, risque, avec les prochains jugements de la cour, de prévaloir sur la volonté collective des Québécois de définir eux-mêmes ce qui est juste pour leur société. 

En conséquence, la mission du Bloc à Ottawa, au-delà de la protection des intérêts immédiats du Québec, ne devrait-elle pas être de faire modifier cette Constitution afin que le Québec puisse légiférer librement pour tout ce qui relève de son identité nationale ?

Pour cela, il a besoin d’un outil de revendication constitutionnelle que devrait lui fournir rapidement le gouvernement Legault, soit une offre faite aux Canadiens par l’Assemblée nationale de signer la Constitution de 82, si celle-ci comprend une Déclaration d’identité du peuple québécois qui serait doté de pouvoirs souverains en matière de langue, de culture/communication, d’immigration et d’environnement.

Cet outil, fourni au Bloc, serait la meilleure garantie pour le fidéliser à l’endroit de la CAQ. Sinon, devant le mur constitutionnel canadien, surtout si les jugements des tribunaux invalident en totalité ou en partie la loi 21, le Bloc n’aura pas d’autre choix que de revenir à sa première option, soit l’indépendance du Québec. À moins que ce soit aussi le choix et l’option secrète de François Legault pour en finir définitivement avec un Canada qui nous considère comme une sous-identité canadienne, alors que nous sommes le peuple fondateur de ce pays. 


Denis Forcier

Shefford

Opinions

Qui peut agir pour le climat ?

LA VOIX DES LECTEURS / Le 27 septembre dernier, plus de 500 000 personnes nous ont signifié dans les rues du Québec qu’il est temps de passer aux solutions. Même si 20 compagnies pétrolières sont responsables de 30% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), chacun de nous peut commencer par agir dans son quotidien.

C’est simple: réduire notre consommation de pétrole et de gaz naturel par de nombreux petits gestes de tous les jours pour réduire la demande. C’est une question de prise de conscience, de choix responsables et d’un peu de discipline.  

 «Acheter c’est voter!», comme le dit l’écologiste Laure Waridel. Acheter local est toujours le meilleur choix, car une grande partie des objets qu’on nous propose sont transportés par cargo ou par avion à grands frais de production de GES. Cela va des fraises de la Californie, des raisins du Chili aux produits venus d’Asie. Acheter moins en résistant à l’attrait du modèle dernier cri. Changer d’auto ou de cellulaire aux deux ans est ridicule. Réparons tout ce qui peut l’être. Le recyclage n’est pas une solution dans l’état actuel des choses, surtout si on expédie nos matières recyclées à l’autre bout du monde. Réduire à la source est beaucoup plus efficace.

La deuxième manière de contribuer à la réduction des GES est de poser des gestes qui protègent nos forêts et nos boisés de la dégradation. Plus les forêts sont saines et vastes, plus elles vont capter ces fameux GES. «Nos» forêts, cela inclut les grandes forêts du monde, en particulier les forêts tropicales si importantes pour le climat et la biodiversité de notre planète. 

Par exemple, les feux de forêt en Amazonie vont nous affecter tous de différentes manières. On doit réduire le gaspillage de papier et, surtout, cesser d’acheter des aliments qui contiennent de l’huile de palme dont la production est la plus grande cause mondiale de déforestation des forêts tropicales. Il faut réduire sa consommation de viande rouge, qui contribue au déboisement. La construction de nos maisons, souvent démesurées, et le choix de matériaux exotiques et l’étalement urbain qui empiète sur les milieux naturels sont à remettre en question. 

La troisième façon de contribuer au contrôle du climat est notre participation citoyenne aux décisions politiques à tous les niveaux de gouvernement. Nous devons exiger des mesures concrètes pour que les gouvernements s’engagent dans la révolution énergétique. Ils doivent mettre en place un plan et des incitatifs financiers pour nous aider à transformer nos habitudes de vie, investir dans les énergies vertes et renoncer à subventionner les pollueurs. 

Pour être un citoyen engagé dans son milieu, il est essentiel de s’informer auprès de sources sûres et de partager l’information autour de nous. Il faut être solidaires avec les jeunes qui manifestent dans les rues pour un préserver leur futur. Et, surtout, il faut voter en pensant à l’intérêt commun et au futur de nos enfants. Car nous allons tous être affectés pendant des générations par les bouleversements climatiques.


Jean-Thomas Bédard

Saint-Joachim-de-Sheffod

Opinions

Hommage à Gérald Tougas (1933-2019)

LA VOIX DES LECTEURS / Il serait sans doute le dernier à tolérer qu’on lui rende hommage. Ou encore exigerait-il que lui soit soumise cette lettre d’adieu, de manière à ce qu’il puisse lui-même prononcer le mot de la fin, tailler dans les fleurs mortuaires les emphatiques et rejeter les mensongères, les trop belles pour ne pas être artificielles. Il avait la modestie des orgueilleux qui ne supportent pas qu’à leur sujet on en rajoute. Des honneurs, il savait faire la part des choses. Lui qui, au début des années 90, avait reçu pour son roman La mauvaise foi le Prix du Gouverneur général ainsi que le Prix Alfred-Desrochers, savait mettre les choses en perspective lorsqu’il s’agissait du succès, dans la plupart des cas passager ou reposant sur une série de malentendus. Il avait dans sa besace de citations une bonne demi-douzaine de sarcasmes célèbres, dont celui-ci qu’il attribuait à Montherlant : « Les prix littéraires, quand on pense qui les donne, et à qui ! » Puis, avouait-il avec son franc-parler : « Ça vaut mieux qu’un coup de pied dans le cul ! »

Reconnaissance et argent étaient les bienvenues. Notre homme n’était pas riche. Il ne le fut jamais. N’empêche que la chose était impressionnante et les médias de l’époque s’empressèrent de le souligner. Un écrivain venait de naître. Non pas une jeune météorite, mais un homme d’âge mûr. Gérald avait alors 57 ans. Il faisait paraître son tout premier roman. La critique fut unanime. Le regretté Réginald Martel ne tarissait pas d’éloges à son sujet. Il n’était pas seul à encenser l’auteur et son roman. On attendait, on espérait la suite. Elle se fit attendre. C’est que notre homme devait gagner sa croûte. Il enseignait au Cégep de Granby, était consciencieux, faisait donc très bien son travail, ce qui grugeait un temps qu’il aurait bien voulu consacrer à ses écrits. Sorte de compromis, pour un genre que cependant il ne sous-estimait pas, il jeta son dévolu sur des textes brefs, de courts récits, les nouvelles de La clef de sol. La parution de ce recueil fit sans doute moins de bruit, mais si mon souvenir est bon l’accueil fut encore une fois des plus favorables. L’ouvrage fut traduit pour le Canada anglais.

Tougas était maintenant retraité. On eût pu croire que cette liberté durement gagnée allait dorénavant lui permettre d’enchaîner les chefs-d’œuvre. C’était mal le connaître. C’était surtout méconnaître un fait important, à savoir que l’imagination n’est pas un chapeau dont on extrait des lapins sans effort. Lui, en tout cas, ne tirait pas ainsi de sa conscience ou de son inconscient des sortes de créations spontanées. Il aimait lire. Il lui fallait lire, relire les grandes œuvres que durant toute sa vie il avait tant admirées. Cette activité faisait ses délices. L’écriture lui en offrait d’autres, proches ceux-ci de la torture. Il écrivait à la façon ancienne, non pas avec une plume d’oie, mais presque, procédant ainsi que Proust avec ses manuscrits, retranchant çà et là, collant à ses feuillets des ajouts, des reformulations, retranscrivant maints passages à la main afin de pouvoir se relire. On me dira que c’est là, somme toute, le travail de tout écrivain. Oui, bien entendu, mais un écrivain de la trempe de Tougas recherchait davantage que la perfection. Ce qu’il poursuivait était affaire de rythme et de musique, de force expressive, de forme, mais également de contenu. 

Le texte devait correspondre à un idéal littéraire qu’il s’était forgé et dont lui seul savait préciser la nature. Pour s’en faire une idée, il ne nous reste aujourd’hui que ses écrits, dont l’ultime aura été, paru il y a six ans, son Deuxième train de la nuit. 

Au moment de sa mort, il travaillait à un roman depuis plusieurs années, mais le pire des malheurs qui puissent s’abattre sur un auteur a dressé alors en travers de sa route le plus dramatique des obstacles qui soit. Notre ami, à la suite d’une ischémie rétinienne, perdit la quasi-entièreté de sa vue. Durant les trois dernières années, lire lui devint impossible ou presque. De puissantes loupes et un appareil spécialisé palliaient partiellement cette difficulté, mais écrire au bout du compte relevait d’un tour de force qui s’avérait désormais au-dessus de ses forces.

On l’aura compris, il représentait à mes yeux la vivante incarnation de la littérature. Son amitié semait du rire partout et même ses colères étaient la plupart du temps plutôt comiques. Imaginez un grand gaillard, d’allure sportive, quelque peu tonitruant ; alors que le soleil jette ses derniers rayons, au moment de monter dans le dernier train de la nuit, voyez comme en ricanant il lève son verre très haut dans les nuées. 

C’est pour boire une gorgée de martini à la santé de ses amis et de ses proches.


Daniel Guénette

Ami et collègue, Cégep de Granby

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Pierre Breton, le seul candidat de chez nous

LA VOIX DES LECTEURS / Je connais Pierre Breton depuis plusieurs années. Je le connais précisément depuis qu’il a 15 ans. C’est un vrai gars de chez nous et j’ai toujours admiré son implication dans notre communauté. On peut définitivement affirmer que c’est un vrai passionné de politique. On peut même dire qu’il est tombé dedans assez tôt, car son père était très impliqué dans les campagnes de Jean Lapierre, une tradition que Pierre a répétée lui aussi à l’adolescence.

Le rôle premier d’un député est de représenter ses électeurs et de transmettre leurs besoins afin de les aider.

Dans cette optique, en tant qu’électeur, les critères à tenir compte pour élire un député sont, évidemment, qui est le candidat ? D’où vient-il ? Qu’a-t-il fait ? Et, surtout, est-ce qu’il pourra bien nous représenter ? Dans le cadre de cette élection, un seul candidat correspond à tous ces critères, et c’est Pierre Breton.

Quoi de mieux qu’un gars de chez nous pour nous représenter à Ottawa ? Il comprend nos enjeux, nos priorités et il connaît son monde. Si vous y jetez un coup d’œil, vous réaliserez que parmi les candidats de Shefford, Pierre Breton est le seul natif de chez nous et qui y réside depuis toujours. 

Et si vous y regardez de plus près, vous verrez, entre autres, que parmi les autres candidates, il y en a une qui habite à Bromont, une autre à Saint-Valérien-de-Milton et une autre dans Brome-Missisquoi. Ça me dépasse de voir que toutes ces candidates sont de l’extérieur de la circonscription !

C’est donc évident que Pierre Breton est celui à qui nous pouvons faire confiance pour nous représenter et faire avancer les dossiers. Il l’a prouvé à maintes reprises pendant son mandat. Il a été présent et il s’est montré à l’écoute des citoyens.

Le 21 octobre, nous avons le choix de voter pour un gars de chez nous, qui s’implique depuis de nombreuses années, un homme de cœur et de convictions, ou pour des candidates qui sont de l’extérieur de notre circonscription.

Gens de Shefford, le 21 octobre, on vote pour le meilleur candidat pour Shefford, on vote Pierre Breton.


Mario Daniel

Granby

Opinions

Le vote du lundi 21 octobre

LA VOIX DES LECTEURS / Pour quel motif voter et pour qui voter à la prochaine élection fédérale ? Comme le dit l’expression : on ne peut savoir où l’on va si on ne sait pas d’où l’on vient.

Voici, quelques réflexions au sujet de ce vote. 

Il y aura dans Shefford cinq partis fédéralistes et un parti à NOUS, le Bloc québécois, qui est là pour défendre les intérêts du Québec. Le fédéralisme a nui au Québec plus souvent qu’il nous a appuyés, et ce, depuis longtemps et encore et encore aujourd’hui. 

En 1867, lors de la mise en place de la Confédération, les francophones au Canada représentaient un tiers de la population. Aujourd’hui, cette proportion oscille autour de 20 %. Selon les démographes, la situation est loin de s’améliorer au niveau canadien et même au Québec, surtout à Montréal, la langue anglaise progresse de plus en plus. 

Arrêtons-nous ici pour la question linguistique, faute d’espace. Parlons maintenant des effets du fédéralisme depuis les années 60. En 1962, au moment de la nationalisation de l’électricité avec René Lévesque, le gouvernement fédéral n’a versé aucun sou pour cette nationalisation qui a coûté à l’époque 600 millions $. Jacques Parizeau a été obligé d’aller emprunter sur les marchés américains pour réaliser cette transaction, car les banques canadiennes refusaient de prêter les sommes requises. Ces banques ne croyaient pas que les Québécois étaient capables de diriger une telle entreprise. Pourtant, nous étions en mesure de subventionner l’industrie automobile ontarienne et le développement du pétrole dans l’Ouest canadien. En 1982, c’est le rapatriement de la Constitution avec Pierre Elliott Trudeau, sans le consentement du Québec. Tous les gouvernements du Québec, peu importe la couleur politique, n’ont reconnu cette loi. Justin Trudeau a fait voter la loi légalisant le cannabis, encore une fois sans l’accord du Québec. De plus, il n’a pas voulu écouter les spécialistes qui dénonçaient les effets pervers de cette loi.

Le multiculturalisme prôné par le gouvernement fédéral libéral est contraire à l’interculturalisme québécois, car il met toutes les cultures canadiennes sur le même pied d’égalité en oubliant les deux cultures fondatrices, françaises d’abord et anglaises par la suite. Cette façon de penser est un grand danger pour le Québec. 

En terminant, le gouvernement fédéral libéral actuel s’immisce de plus en plus dans le champ des compétences provinciales, tout en imposant sa façon de voir les choses. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, le 21 octobre donnons notre appui à Andréanne Larouche du Bloc québécois si l’on veut un Québec à NOUS devant les visées d’Ottawa et du fédéralisme actuel.


Georges-Henri Rivard

Granby

Opinions

Vers une 16e Nuit des sans-abri

LA VOIX DES LECTEURS / Le vendredi 18 octobre, à Granby, des citoyens au grand cœur célébreront la 16e Nuit des sans-abri au parc Miner, dès 18 h. Ce sera une belle occasion de vivre l’expérience des plus pauvres de la région. À cet effet, L’Itinéraire pourrait nous être bien utile. C’est un journal remarquable entièrement rédigé par des gens de la rue et distribué deux fois par mois à l’entrée du Metro de la rue Principale par Bertrand Delorme, lui-même itinérant.

Remarquez que ce ne sont pas toujours les plus riches qui contribuent à éliminer la pauvreté dans leur milieu. Je me rappelle avec quelle générosité mes parents accueillaient chez nous le quêteux qui parcourait les cantons avec son gros sac sur l’épaule, alors que notre voisin, lui, lui fermait la porte au nez. Pourtant, nous aussi, nous étions pauvres… Il est notable que beaucoup de citoyens peu fortunés donnent à plus pauvres qu’eux.

Lors d’une journée particulièrement froide de décembre, l’an dernier, un itinérant assis sur un trottoir glacé de Granby tendait la main aux passants pressés. Plusieurs jetaient une pièce de monnaie dans la casquette du pauvre monsieur et entraient vite à l’épicerie. J’ai alors perçu que cet itinérant avait sûrement besoin d’un peu de chaleur humaine. Je suis alors allé le rencontrer. Il m’a dit qu’il cherchait toujours un gîte bon marché et un « petit ouvrage ». Il n’avait pas dîné et je lui ai donné l’argent qu’il fallait pour qu’il puisse le faire.

Chaque année, surtout pendant la saison froide, nos concitoyens manifestent beaucoup de générosité envers les défavorisés de notre milieu, à la guignolée et en encourageant les organismes de chez nous tels le Partage Notre-Dame, SERY, la Fondation Gérard Bossé, le Fondation Talbot, le Groupe actions solutions pauvreté, etc. SOS Dépannage Moisson Granby offre une multitude de services pour les plus démunis avec une générosité incomparable.

Nous sommes choyés d’avoir un tel établissement à Granby. Mais nos organismes caritatifs ne peuvent rien sans nos contributions et le travail d’une armée de bénévoles. À la période des fêtes 2018-2019, les employés municipaux ont passé le chapeau au profit de la soupe populaire de Partage Notre-Dame. Ils ont amassé 1605 $. La Ville ayant doublé cette somme, c’est donc
3 210 $ qui furent donnés à cet organisme.

Aidons de notre mieux nos organismes de bienfaisance et de charité, non seulement à Noël, mais toute l’année. 


Émile Roberge

Granby

Opinions

Ma voix compte vraiment?

LA VOIX DES LECTEURS / Lors des élections, plusieurs questions et pensées tourmentent le cerveau des jeunes électeurs. Ainsi, on s’interroge souvent sur l’utilité d’aller voter. On se demande à quoi servira notre vote. S’il y a vraiment une démocratie. Autant au niveau local, provincial que fédéral.

Moi, je vais te dire pourquoi il faut aller voter. 

Tout d’abord, il ne faut pas oublier que le fait de voter est un luxe. Dans d’autres pays, une seule personne peut décider pour tout un peuple. Ces pays fonctionnent sous la dictature.

Ensuite, il faut voter, parce que c’est un droit fondamental. Dans notre civilisation, il y a des gens qui se sont battus et qui ont perdu leur vie pour toi, pour que tu puisses hériter de ce privilège. Donc, dans ce sens, il est dans notre devoir, en tant que citoyen qui participe à l’émergence et à prolification du pays, d’aller voter. Imagine une seconde le sentiment que tu pourrais éprouver si demain on te retirait ton droit de t’exprimer librement et de donner ton opinion. 

Pire encore, si on te disait que, dorénavant, il t’était interdit d’utiliser les réseaux sociaux!

Voilà pourquoi il faut aller voter. 

Selon moi, voter permet de constituer un peuple. Voter est notre seul moyen efficace pour assurer nos droits, notre survie en tant que peuple.

Voter est aussi un moyen direct de communiquer avec nos dirigeants. On a le pouvoir de changer de gouvernement par un simple X sur un bout de papier. Un geste qui ne prend que deux secondes de notre temps.

Pour te donner un exemple concret, tu ne peux pas aller manifester pour le climat dans le but de lancer un message fort au gouvernement sans, ensuite, aller voter. L’un ne va pas sans l’autre! 

Alors toi qui ne sais pas encore pour quel parti voter, voilà un petit conseil. Va t’informer sur le site électoral des partis. Tu y trouveras les propositions et les enjeux importants pour chacun.

C’est important de te faire ta propre opinion. Pas celui de ton ami, de ton oncle ou de tes parents. Tu dois voter pour le candidat ou le parti qui te rejoint. Pour celui qui a la même vision politique que toi. Celui qui a le cœur à la bonne place et les mêmes valeurs que TOI. 

Tu verras ainsi le réel impact de ton action. 


Faustin Mugisha, étudiant en travail social à l’Université du Québec

Granby

Opinions

En avant avec le Bloc, un tremplin pour le Québec!

LA VOIX DES LECTEURS / J’ai été vraiment amusé, et un peu choqué, de lire l’opinion de Michel Tardif dans l’édition électronique de La Voix de l’Est le 8 octobre dernier. Tous les préjugés farfelus au sujet du Bloc y étaient affirmés. C’était le côté choquant. J’étais amusé, tout de même, car cette réaction d’un adversaire montre bien que le Bloc est sérieusement en avance!

D’abord, le Bloc est bon premier chez les francophones avec 33% des intentions de vote. Ce sont six points de plus que les libéraux et 16 points de plus que les conservateurs. Une progression étonnante pour un parti qu’on croyait mort, ou à peu près, il n’y a pas si longtemps.

En deuxième lieu, les contrats donnés à Halifax et à Vancouver pour la construction navale, et rien pour la Davie à Québec. Cela s’est passé dans le dernier mandat des libéraux alors que, justement, le Bloc québécois était faiblement représenté. Au contraire, c’est quand le Bloc était fort à Ottawa que le Québec a pu le mieux recueillir sa juste part des transferts fédéraux, ainsi que des subventions à nos entreprises.

Prétendre que le Bloc est archaïque revient à dire qu’il est archaïque de défendre nos intérêts à Ottawa. C’est en fait la seule façon pour nous de pouvoir réellement influencer le gouvernement, et ce sera toujours d’actualité. 

Nous le savons, et les derniers mandats des libéraux et conservateurs sont là pour nous le prouver, quand les intérêts du Québec sont diamétralement opposés à ceux de l’Ontario ou de l’Ouest canadien, ils sont systématiquement sacrifiés. Et les députés libéraux ou conservateurs que nous avons élus au Québec gardent un silence retentissant en Chambre lorsqu’il s’agit de défendre nos intérêts.  

Les contrats de construction navale, l’achat du pipeline de TransMountain auquel s’oppose une majorité de Québécois, la brèche dans la gestion de l’offre qui affecte nos producteurs de lait, d’œufs et de volaille, les sempiternelles chicanes pour amener le gouvernement fédéral à respecter les compétences du Québec, que ce soit en logement social, en transport, en éducation ou en santé, tout ça a été le fait du gouvernement libéral. Et les seuls qui se sont levés en Chambre pour s’opposer ou protester contre ces décisions, ce sont les dix valeureux députés du Bloc Québécois.

Maintenant que le Bloc québécois peut éventuellement former la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire, nos intérêts seront mieux représentés. Par exemple, les députés du Bloc auront le pouvoir de bloquer tout éventuel projet de pipeline sur le territoire du Québec. Dans ce sens-là, oui bloquer est positif.  

En avant le Bloc!



Louis-André Frégeau

Shefford

Opinions

I Have A Dream, clamait Martin Luther King Jr. en 1963

LA VOIX DES LECTEURS / Moi aussi j’en avais un rêve... qui ne se réalisera pas encore cette année. Je rêvais d’une campagne électorale où les chefs et les candidats identifiaient clairement les grands enjeux de la société et suggéreraient des solutions créatrices, tout en respectant les opinions et les choix de leurs adversaires. Une campagne où on entendrait parler des vraies choses dans une atmosphère de franchise, de dignité et d’harmonie. Hélas! Je me réveille au milieu d’un vrai cauchemar.

Au dernier tournant, on est encore au stade des coups bas, celui où pour se faire valoir, on monte sur les épaules de l’adversaire pour mieux le rabaisser et le discréditer. Des milliards de dollars occultés apparaissent comme par enchantement pour faire pleuvoir la manne et satisfaire les attentes de tout un chacun. Peu importe les problèmes d’endettement, on y verra plus tard. On promet mer et monde en sachant qu’une fois au pouvoir, on trouvera toujours des excuses pour se désister ou se faire rembourser par une surtaxe ou une hausse des tarifs sur des biens essentiels.  

Utopiste, je continue à caresser mon rêve tout en ayant pleinement conscience qu’il risque de n’être qu’une réalité virtuelle encore longtemps. 

J’entrevois cependant une petite lueur d’espoir, celle où la société sera suffisamment éclairée pour reconnaître la réelle valeur des candidats en lice et, surtout, que ce 21 octobre 2019, la majorité participera activement à un choix que nous devrons tous assumer ou supporter pour les quatre prochaines années.


Céline Massé

Granby

La Voix des lecteurs

La fin de Protégeons Bromont

LA VOIX DES LECTEURS / Protégeons Bromont a atteint son objectif, soit de créer un parc important sur le massif du mont Brome. Cet OBNL est donc complètement justifié de fermer ses livres.

Il est temps de mettre en perspective quelques éléments importants afin d’éviter que des perceptions deviennent réalités.

La Voix des lecteurs

En réponse à Richard Dubé

LA VOIX DES LECTEURS / D’entrée de jeu, je voudrais vous mentionner que je suis un fidèle lecteur de La Voix de l’Est, et ce, depuis plusieurs années. Je soutiens et j’encourage tous les efforts qui sont mis de l’avant, en ce moment, pour sauver notre quotidien.

Ceci étant dit, je veux également que vous sachiez que je déplore, et que je trouve extrêmement malheureux, que certaines personnes utilisent notre quotidien pour faire de la désinformation ou, du moins, de l’interprétation partisane.

Opinions

Un vote responsable dans Shefford

LA VOIX DES LECTEURS / Contrairement à la politique municipale, je n’ai pas beaucoup d’intérêt pour la politique fédérale. Par contre, lorsque je reçois périodiquement le dépliant de notre député, M. Pierre Breton, et que je vois les centaines de milliers de dollars distribués à tout vent aux organismes et aux entreprises du comté, j’ai tendance à faire de l’urticaire.

Notre député sortant dépense sans vergogne avec la carte de crédit des citoyens, qui contrairement à la nôtre, ne semble pas avoir de limite. 

Si M. Breton n’avait pas eu cette carte de crédit, sa contribution aux intérêts du comté aurait été plutôt mince pendant ces quatre ans.

Comme je le mentionnais, je ne m’intéresse pas beaucoup à la politique fédérale, mais à première vue, les actions de M. Breton se résument à deux interventions en chambre pour honorer des personnalités de la région et à cracher du lait en appui aux agriculteurs qui, en passant, ont perdu une partie non négligeable de leurs revenus dans cet échange. 

Je me trompe peut-être...

À mon humble avis, le 21 octobre, nous devons voter de façon responsable et ne pas nous laisser distraire par des cadeaux empoisonnés qui auront pour effet d’hypothéquer l’avenir financier de nos enfants et petits-enfants. 

Pour une tranche de la population, la personnalité, le sourire et le charisme d’un candidat peuvent être des facteurs déterminants pour lui accorder leur vote. Je dois avouer que M. Trudeau et M. Breton ont de belles gueules. Le genre de fils que toutes les mères souhaiteraient avoir. Ne vous laissez pas duper par ces personnages, car derrière eux se cachent de piètres gestionnaires.

Après avoir écouté deux débats, je crois que nous avons une autre alternative que M. Breton. Il y a certaines candidates qui pourraient très bien nous représenter à Ottawa en faisant valoir nos revendications financières et environnementales, tout en respectant notre capacité de payer.

Je ne pourrais pas terminer ce texte sans y ajouter quelques chiffres. Lorsque les libéraux ont pris le pouvoir, la dette était de 616 milliards $. En ce moment, elle est de 685,5 milliards $, soit 69,5 milliards $ de plus en seulement quatre ans. Cette dette nous coûte annuellement autour de 24 milliards $ en intérêts. Ces montants sont tellement énormes qu’il nous est difficile de comprendre l’ampleur de ces chiffres. Pour mieux visualiser, j’ai pris l’exemple du coût du pont Samuel de Champlain (4,2 milliards $). 

Imaginez que la dette équivalait au départ à 147 ponts et que quatre ans plus tard, elle atteignait 163 ponts, soit 16 de plus. Chaque année, nous remettons aux banques l’équivalent de sept ponts en intérêts. Avec les promesses électorales que les libéraux nous proposent, nos enfants et petits-enfants devront assumer le coût équivalent à des dizaines de ponts supplémentaires.  

À la lumière de ces chiffres effarants, avons-nous les moyens de reporter les libéraux au pouvoir?

Quel que soit notre choix, il est impératif d’aller voter en grand nombre, surtout les jeunes, car ce sont eux qui feront les frais d’une gestion irresponsable des libéraux.


Richard Dubé

Granby

Opinions

La campagne électorale dans Brome-Missisquoi

LA VOIX DES LECTEURS / Y a-t-il une campagne électorale dans Brome-Missisquoi ?

Je n’ai vu que des pancartes. 

Pas de porte-à-porte, d’assemblées de cuisine ou de café-rencontre. Je n’ai reçu aucune publicité et rien lu dans Le Guide de Cowansville. 

Si vous avez des informations au sujet d’une campagne dans notre beau comté, j’aimerais bien les connaître aussi. 

Merci.


Mireille Guay

Brigham

Opinions

GCM : une mutuelle de retraite pourrait être la solution

LA VOIX DES LECTEURS / On m’a récemment demandé de commenter, à la radio, la situation des régimes de retraite de Groupe Capitales Médias (GCM). Je l’ai fait en mentionnant que, malheureusement, les retraités feraient possiblement les frais de la fermeture de leur régime de retraite en devant subir une coupure significative dans leurs prestations de retraite. Après cela, j’ai pris part à des discussions avec des employés et retraités du journal La Tribune. Ils ont partagé avec moi la situation financière dans laquelle se trouve leur régime de même que leurs inquiétudes. J’ai alors eu une réflexion similaire à celle de Serge Parent, parue dans Le Soleil le 25 septembre dernier.

Le régime de retraite qui m’a été présenté est dans une position de pleine capitalisation dans un mode de continuité. Par contre, dans un mode de terminaison, il ne l’est pas. 

La raison est bien simple : dans un mode de continuité, on pose l’hypothèse que les actifs du régime sont investis dans un portefeuille équilibré procurant entre 5 % et 6 % annuellement. 

Dans le cas d’une terminaison du régime, on suppose plutôt que tout est investi en obligations gouvernementales (rendement actuel autour de 1,5 %). L’hypothèse de rendement futur est alors beaucoup plus faible, comme les prestations que cela permet. 

Dans ce contexte, forcer une politique d’investissement plus conservatrice ne semble pas logique ni nécessaire. C’est pourtant ce qui risque d’arriver. La conséquence pour les retraités se traduirait par des coupures d’environ 25 % des prestations de retraite. Ces coupures ne sont pas pour un an ou deux, mais pour toute la retraite. Or, la retraite on la souhaite plus longue que moins longue.

Ayant la même réflexion que M. Parent, je propose toutefois une solution différente, mais poursuivant le même objectif : investir en mode continuité plutôt qu’en mode terminaison.

Les réformes récentes dans le monde de la retraite, que ce soit dans le domaine municipal, universitaire ou privé, avaient comme principal objectif de favoriser le maintien des régimes de retraite à prestations déterminées. Le législateur a donc procuré un peu d’oxygène aux employeurs en forçant le partage des risques avec les participants et en permettant des allégements concernant les contributions servant à combler les déficits. Il a aussi exigé la mise en place de réserves afin de mieux capitaliser les régimes. 

Après avoir donné de l’oxygène aux employeurs, il serait temps d’en donner aussi aux retraités qui se retrouvent dans une situation de terminaison de régime.

Je souhaite aux employés de GCM qu’un repreneur maintienne une certaine continuité des régimes de retraite en continuité, avec des ajustements acceptables possiblement, mais en continuité.

Si cela n’est pas possible, je crois que la création d’une mutuelle de retraite serait une avenue à considérer. Tous les régimes de retraite devant fermer à la suite de la disparition d’un employeur pourraient s’y joindre. Cela permettrait une politique de placement équilibrée et donc le maintien de prestations de retraite plus près de celles versées au moment de la disparition de l’employeur. Une mutuelle permettrait le partage du risque de longévité. Elle permettrait aussi d’avoir une taille suffisante pour se doter d’une expertise élevée en gestion de portefeuille et des placements plus performants.

Le gouvernement n’a pas vraiment à intervenir dans une telle solution, si ce n’est que pour permettre la création de la mutuelle.

Retraite Québec pourrait continuer à suivre l’évolution de la mutuelle afin qu’elle maintienne des réserves équivalentes à celles exigées des régimes de retraite privés. 

Une telle mutuelle offrirait une solution intéressante pour tous les employés se trouvant dans des situations semblables dans le futur.

Une mutuelle est tout à fait en ligne avec l’historique de mise en commun et de partage de la société québécoise (Desjardins et toutes les mutuelles d’assurance-vie et de dommage ayant existé ou existant encore au Québec). Ce genre de solution est dans notre ADN. 

Des retraités plus pauvres, c’est une collectivité plus pauvre.

Collectivement, nous avons donc tout intérêt à trouver une solution. 


Mario Lavallée, Ph.D. CFA

Professeur de finance

École de Gestion

Université de Sherbrooke

La Voix des lecteurs

Encore une élection !

LA VOIX DES LECTEURS / Les élections se suivent presque annuellement : scolaires, municipales, provinciales, fédérales. Et ce processus est présent dans la plupart des pays qui se disent démocratiques. Les citoyens sont appelés à élire des hommes et des femmes à qui ils confieront le pouvoir de gouverner. Le jour de l’élection, ils prennent quelques secondes pour placer un « x » devant le nom de certains candidats.

Or, ce petit « x » a des conséquences importantes parfois très positives, parfois très négatives avec lesquelles toute une communauté ou toute une nation devra vivre durant quatre ans. Ce petit « x » sert à choisir un candidat, un parti, un chef, un programme, autant d’éléments qui ont nourri les discours de la campagne électorale.

La Voix des lecteurs

Une option aux régimes de retraite des employés de GCM

LA VOIX DES LECTEURS / Le syndic Christian Bourque a confirmé au juge Daniel Dumais qu’en date du 31 décembre 2018, les régimes de retraite des employés et retraités de Groupe Capitales Medias (GCM) étaient pleinement capitalisés et accusaient même un surplus de 5 millions $, s’ils étaient maintenus. Pourtant, les employés et retraités auraient vu leur rente diminuer de 25 % si les régimes avaient été fermés à cette date.

Les fonds auraient alors été placés dans des obligations à long terme rapportant peu, plutôt que de continuer à être placés dans un fonds équilibré et prudent. Si les régimes sont fermés en novembre, les participants subiront des pertes encore plus grandes, en dépit du fait que les régimes ont réalisé des rendements très intéressants depuis le début de l’année. En effet, les taux d’intérêt ont baissé au cours de cette même période, et les économistes ont récemment observé un phénomène peu fréquent: l’inversion des taux d’intérêt.

La Voix des lecteurs

Attention à la végétation

LA VOIX DES LECTEURS / Le lundi 23 septembre dernier, j’ai aperçu un arrêt à la dernière seconde à une intersection de Granby où je passe rarement. J’ai dû être vigilant, car à d’autres intersections les feuilles des arbres et des branches de conifères masquaient les différentes pancartes.

Le lendemain, j’ai croisé un employé municipal des parcs et je lui ai suggéré d’élaguer ces coins de rue. Il m’a répondu que ces branches appartenaient à des citoyens et non à la Ville. Impossible pour lui de les couper, celles-ci étant un bien privé. Les couper, a- t-il ajouté, c’était d’attirer les foudres de certains citoyens.

La Voix des lecteurs

Greta a bien raison de crier

LA VOIX DES LECTEURS / Des personnes de mon entourage ont sollicité mon avis d’enseignant du secondaire (37 ans) concernant le discours de Greta Thunberg. «A-t-elle pété les plombs?» Non! Elle dit à tous du haut de ses 16 ans que depuis 50 ans le pétrole ($) contrôle le monde.

Que le pétrole est la raison de catastrophes économiques et écologiques. (En des mots différents). Que les puissants et les riches volent aujourd’hui l’avenir de nos jeunes de 1 à 30 ans. Que dans 30 ans, elle devra vivre avec les catastrophes engendrées par le réchauffement climatique nié par Trump et cie. Qu’à ce jour, aucun des quatre grands pollueurs (USA, Chine, Inde et le Brésil par sa déforestation en accéléré de l’Amazonie) n’a pris d’engagement pour être carboneutre ni reconnaître l’erreur dans leurs actions.

La Voix des lecteurs

Un cri du coeur

LA VOIX DES LECTEURS / Cette fin de semaine marquera le Jour de la Terre en même temps que les Journées de la culture. Je crois impérativement que l’un ne va pas sans l’autre. Nul ne peut rester insensible au cri du cœur de Greta devant les dirigeants des Nations-Unies, cette semaine, et dont on a largement fait état dans les médias.

Dur réveil pour la plupart des dirigeants de ce monde qui font preuve d’un certain laxisme en matière d’environnement. Aura-t-elle été entendue ?

À chacun de se demander ce qu’il ou elle peut faire pour sauver la planète de toutes les menaces qui la guettent… 

J’eus, pour ma part il y a quelques années, ce puissant questionnement toujours d’actualité. Je vous le partage. 

Toute la terre se lamente,

Les pluies acides la tourmentent,

Et les arbres de nos amours

Gémissent, en attendant le jour

Où ils mourront, où ils mourront…

D’indifférence.

Tous les cours d’eau, pleins de mercure,

Servent aux poissons de sépulture,

Pendant que tout un peuple humain

Marche lentement vers sa fin,

Victime de, victime de…

Sa négligence.

Que nous réserve le destin,

Si chacun s’en lave les mains?

Quand on aura brisé la terre,

Quand il n’y aura plus rien à faire

Pour inventer des lendemains

À tous les enfants de demain…

Que nous réserve le destin?

Quand les usines qui nous gênent,

Pollueront tout notre oxygène;

Quand sous des tonnes de déchets,

On enfouira tous nos regrets,

Au nom de quoi? Au nom de notre…

Incompétence.

Quand des nappes de pourriture

Nous tiendrons lieu de nourriture;

Quand les autos de l’avenir

Voleront l’air que l’on respire,

Sur les chemins, sur les chemins…

De l’évidence.

Avant que de mourir de faim,

Si chacun se donnait la main,

Pour redonner à notre terre

Son beau manteau plein de lumière,

Et  faire chanter les lendemains

D’une planète qui s’éteint…

Si chacun y mettait du sien.

J’en profite  pour remercier les employés de la Ville de Granby, qui ont redonné, à force de travail, ses lettres de noblesse au lac Boivin. Bravo!

Jeannine Mailloux - Granby

La Voix des lecteurs

Le deuil d’une partie de notre identité

LA VOIX DES LECTEURS / Le Journal de Montréal dans son édition du mardi 17 septembre montrait une photo de l’alcôve dans laquelle reposent désormais les deux «Christ en croix» qui se sont succédé au-dessus du fauteuil du président(e) de l’Assemblée nationale , l’un depuis 1936 et l’autre depuis 1982. Ce fut le prix à payer par nos députés pour la proclamation par la loi 21 de notre laïcité le 16 juin dernier.

Cette triste photo invite donc les Québécois à faire le deuil d’une partie de leur identité. Ce crucifix à l’Assemblée nationale rappelait en fait, indépendamment des circonstances qui l’y a amené, que notre histoire a commencé en 1534 par la plantation d’une croix à Gaspé et que pendant longtemps la foi chrétienne fut la gardienne de la langue française et vice-versa, ce qui assurait l’intégrité et la pérennité de notre identité.

La Voix des lecteurs

Réaménagement du centre-ville: des faits à corriger

LA VOIX DES LECTEURS / Monsieur le Maire, je voudrais corriger certains faits suite à l’article de La Voix de l’Est du 14 septembre 2019.

Vous m’avez personnellement invité à siéger sur le Comité pour le réaménagement du centre-ville. J’ai été présent à toutes les réunions sauf peut-être à une. Jamais il n’a été discuté de l’aménagement d’une piste cyclable des deux côtés de la rue. En ce qui concerne les cases de stationnement, M. Surprenant parle d’un retrait de 2,5 %, mais on parle de l’ensemble des places au centre-ville. Malheureusement, on enlève les cases que nos clients veulent le plus. J’ai souvent entendu des conseillers dire qu’il fallait discipliner les clients.

La Voix des lecteurs

Journée mondiale de l’Alzheimer: ensemble, soutenons la personne et ses proches

LA VOIX DES LECTEURS / Le 21 septembre est la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Les statistiques démontrent que 564 000 personnes sont atteintes au Canada.

D’ici une quinzaine d’années, ce sera 937 000 Canadiens qui le seront. Cette hausse est principalement due au vieillissement de la population. Trois personnes sur quatre connaissent une personne qui en est victime. Voici quelques conseils pour mieux s’outiller au quotidien afin d’accompagner les personnes qui vivent cette réalité.

La Voix des lecteurs

Loi, morale et droit de la personne

LA VOIX DES LECTEURS / L’actualité relance les questions de l’avortement et de l’aide à mourir. Je voudrais proposer quelques réflexions sur le sujet.

La loi a un lien avec la morale (ou l’éthique), mais compte tenu de la distinction de nature et d’objectif entre les deux, il est clair que la loi ne doit pas condamner tout ce qui est immoral, à plus forte raison tout ce qu’exige la morale particulière d’un individu ou d’un groupe. Le législateur doit tenir compte d’autres facteurs, correspondant au rôle premier de la loi et à ses traits essentiels. Dans la vie parlementaire quotidienne, le souci électoraliste joue hélas trop souvent. La présente réflexion essaie de dépasser ce pragmatisme pour mieux faire valoir les enjeux démocratiques.

Opinions

Inauguration de la salle Émile-Roberge au Cégep de Granby

LA VOIX DES LECTEURS / Lorsque M. Yvan O’Connor, directeur général du Cégep, m’a appris la décision du comité de direction du collège de nommer la nouvelle salle de réunion du conseil d’administration «Salle Émile-Roberge», je fus estomaqué, sans mots, très ému.

ette salle, je n’en croyais pas mes yeux. C’est certes le plus bel endroit du nouveau pavillon Notre-Dame. La salle est dans la partie haute de l’ancienne sacristie et sa décoration est plus que centenaire. Et quelle luminosité! On dirait une île flottant sur un tapis de lumière. Un chef-d’œuvre architectural! 

D’ailleurs tout le nouveau pavillon Notre-Dame est éblouissant. 

Je tiens donc à redire ma reconnaissance à Monsieur le directeur général, de même qu’ au comité de direction. Cette appréciation tangible du travail accompli aux premières heures de vie de notre collège me touche profondément. Et merci à vous tous qui êtes venus lors de cette inauguration, spécialement à celles et ceux que je n’ai pu rencontrer.

Je sais que, pour donner naissance au Cégep de Granby,  je n’étais pas le premier choix des autorités et que celui qui avait été choisi refusa cette tâche qu’il jugea «trop lourde et vouée à l’échec». 

Audace ou innocence, j’ai accepté de relever le défi. Donc, sans que je n’aie postulé pour cet emploi, je devenais celui qui, les mains vides, devra élever l’édifice. 

Rappelons que Granby ne figurait pas sur la liste initiale des cégeps et que bon nombre de plus petites villes y figuraient. C’est grâce à l’intervention musclée de citoyens(nes) que nous avons pu mettre sur pied notre cégep. Nous étions aussi le seul cégep à être partis à zéro. Les autres sont nés d’institutions déjà existantes: collèges classiques, écoles normales et établissements spécialisés. On avait qu’à changer la pancarte devant l’institution et c’en était fait. 

À Granby, il n’y avait alors aucune institution de niveau collégial. Pour nous, créer, c’était réellement «faire quelque chose de rien». 

La naissance de notre Cégep fut donc très difficile. Plus d’une fois, le bébé faillit mourir. Épaulés par les gens de Granby et du Cégep de Sherbrooke, nous avons dû travailler fort, lutter âprement et établir un climat de confiance, de collaboration et de bonne humeur. Donc, malgré la pauvreté de nos moyens et les obstacles sans nombre, notre survie fut assurée. 

Je répète que votre reconnaissance me touche grandement. Je ne suis qu’un ouvrier bien ordinaire qui n’a fait que son travail. D’autres après moi, depuis 50 ans, ont contribué à ce que notre cégep devienne un milieu culturel de haut niveau. 

Pierre Nadeau disait que «celui qui reçoit des hommages est un homme âgé». Comme je suis âgé depuis plusieurs années, j’ai été comblé plus souvent qu’à mon tour. Je suis conscient d’avoir reçu plus que je n’ai donné, surtout de la part du cégep. Je suis grandement endetté.


Émile Roberge

Granby