La Voix des lecteurs

Un sacrifice qu’il ne faut jamais oublier

Pour ceux et celles qui l’ignoraient, dimanche nous avons célébré le centième anniversaire de la signature de l’Armistice.

Ce document fut rédigé dans le but de stopper la guerre. Le mois, le jour et l’heure n’ont pas été choisis au hasard. Ils furent choisis dans le but que cent ans plus tard, on se souvienne encore de ce jour. Avant ça, il y a eu une guerre terrible qui a duré quatre ans et elle aura coûté la vie à des millions de nos concitoyens et concitoyennes. Ils ont sacrifié leur propre vie pour que les générations futures — dont celle de nos parents, la nôtre et celle de nos futurs enfants — soient libres de vivre dans un pays en paix. Certains des jeunes hommes et des jeunes femmes qui sont décédés étaient à peine plus âgés que nous. Certains ont menti sur leur âge pour participer à cette guerre. Ils avaient 17, voire 16 ans. Ils ont quitté notre pays et ceux qu’ils aimaient. Ils sont morts pour le futur de notre pays, ils sont disparus pour protéger notre liberté, pour sauvegarder notre culture, pour la protection de nos valeurs et surtout pour nous. 

Mais aujourd’hui, on ne souligne pas seulement la fin de la Première Guerre mondiale, on souligne aussi tous les hommes et les femmes qui ont combattu pour le Canada à travers toutes les époques, toutes les guerres et tous les conflits. Ceux et celles qui nous ont quittés beaucoup trop tôt pour combattre le fascisme et les atrocités commises par des dictateurs tel qu’Hitler lors de la Deuxième Guerre mondiale, ou encore Saddam Hussein lors de la guerre en Irak. Nous soulignons les sacrifices des hommes et des femmes qui croyaient fermement dans un avenir en paix pour leurs enfants et qui croyaient que cette paix devait malheureusement passer par les armes. Aujourd’hui encore, nos voisins, nos amis et nos proches sont ailleurs dans le monde pour combattre ces atrocités partant par l’Asie jusqu’à l’Afrique, en passant par le Moyen-Orient. Ils se battent pour notre sécurité et nos intérêts. Prenons un moment de silence pour ces héros qui ne reviendront plus jamais chez eux et qui ne pourront plus jamais serrer leur famille dans leurs bras. Aujourd’hui, nous sommes tous leurs enfants et le fruit de leur immense sacrifice.

 Pour terminer, je vous laisse sur une phrase d’un ancien président américain qui rend justice à ce jour de commémoration et de paix, celle de John Fitzgerald Kennedy : 

« On connait une nation aux hommes qu’elle produit, mais aussi à ceux dont elle se souvient et qu’elle honore. »

N’oublions jamais leur immense sacrifice. 

Élliott Grondin, 

Élève de quatrième secondaire au Collège Mont-Sacré-Coeur

La Voix des lecteurs

2018 : une année de lourdes pertes

Quelle fierté patriotique je ressens en ce moment, suite aux nombreux et vibrants témoignages de sympathie offerts sur toutes les tribunes médiatiques pour l’homme politique « gigantesque » que fut l’ex-premier ministre Bernard Landry ! Et si peu de temps après d’autres funérailles nationales : celles de madame Lise Payette, autre personnage d’exception !

Dans un cas comme dans l’autre, les éloges n’ont pas manqué de souligner leur apport personnel dans les jalons du Parti québécois. Je ne sais si, comme pour moi, ces témoignages ont réveillé chez vous une « fibre nationaliste » endormie depuis quelques années… Les lourdes pertes qui se succèdent en ce moment nous ramènent forcément à l’époque des grandes convictions séparatistes maintenant révolues qui font encore vibrer les cordes sensibles d’appartenance qui furent les nôtres !

Puissent la probité et le dévouement pour une cause noble dont ont fait preuve monsieur Landry et madame Payette et leur ardeur au travail dans la simplicité — malgré le bagage intellectuel de l’un comme de l’autre — laisser une empreinte de sincérité d’engagement au cœur des politiciens de toutes allégeances. Les plus âgés d’entre nous n’oublieront jamais leurs accomplissements et les sacrifices que ceux-ci entraînent ! Pour les jeunes, puissent-ils incarner des modèles de résilience, jusque dans l’adversité. 

L’idée de débuter les funérailles de monsieur Landry par un Gilles Vigneault chantant Les gens de mon pays pendant que le cortège avançait dans la nef et de les terminer par À la claire fontaine était aussi émouvante que significative.

En tant que musicienne, cette dernière référence comme chant d’adieu me frappe de plein fouet ! Ce « Jamais je ne t’oublierai », nous l’utilisions, une amie et moi, chaque fois qu’il nous était donné de monter de petits spectacles auprès de gens malades. Que de fois avons-nous vu les yeux éteints de certaines personnes atteintes d’Alzheimer s’illuminer — pour un temps du moins — sur cette toute simple, mais combien signifiante mélodie. Comme quoi notre folklore demeure puissamment ancré dans le fond des cœurs…

M. Landry était, comme plusieurs d’entre nous, un assoiffé de la culture et un féru du français ! Ses longues funérailles furent remplies d’une dignité dont son épouse Chantal et sa famille, sa fille en particulier, ont fait largement état. Nous gardons de lui l’image d’un infatigable bâtisseur ! Il laisse un héritage immense au peuple québécois qu’il a chéri et qui lui voue à jamais une énorme reconnaissance !

Il faudrait cependant, en son nom, aviser les commentateurs des différents réseaux de télévision que le mot FUNÉRAILLES — comme obsèques — ne s’employant qu’au pluriel, on ne doit jamais dire une funéraille (erreur voulue) … 

Au revoir M. Landry et joyeuses retrouvailles avec tous ceux qui vous ont précédé là-haut ! Dieu protège notre éminent poète Gilles Vigneault, maintenant âgé de quatre-vingt-dix ans, car nous ne saurions digérer d’autres « funérailles nationales » pour le moment !


Jeannine Mailloux

Granby

Opinions

La Voix des lecteurs

Décès de Bernard Landry et peut-être de son rêve...

On rend hommage avec raison à Bernard Landry décédé il y a quelques jours. Il a, en effet, toujours su garder une posture de géant de l’indépendance. Pour lui, que sa patrie devienne un pays et fasse partie du concert des nations était l’espoir qui nourrissait son engagement politique à titre de député, de ministre, de premier ministre, ou de simple militant péquiste. Étant donné cette grande stature politique et tous les services qu’il a rendus au Québec, il a, avec raison et émotion, rendu l’âme joyeusement, aimé de ses proches et de nous tous et toutes.

Mais maintenant que nos géants de l’indépendance ne sont plus là, à l’exception d’un Lucien Bouchard qui, malheureux et mal à l’aise d’en parler, n’arrive plus à y croire, est-ce qu’il ne faudrait pas se demander si, avec le décès de Bernard Landry, le rêve du pays ne serait pas aussi décédé, surtout à la suite de la récente attitude suicidaire au Bloc avec l’affaire Ouellet, la déconfiture électorale du PQ le 1er octobre, sans compter le sabotage de la convergence souverainiste par Québec solidaire précédant le rendez-vous électoral ? 

Je pose la question et j’ose cette réponse : si ce rêve n’est pas décédé, il est bien malade et lui aussi respire à peine et peut-être pas pour longtemps. En effet, Bernard Landry a été le gluten qui permettait de tenir ensemble tous les ingrédients de ce beau grand pain qu’il souhaitait pour son peuple, devenir un jour un pays. Avec sa mort et la disparition de ce gluten patriotique qu’il représentait, le beau grand pain qu’il espérait vient de perdre son principal liant national et si rien n’est fait pour le remplacer, ce beau grand pain séchera encore davantage et à terme sera voué à l’émiettement et à sa fin de vie, surtout que la machine à pain que sont les partis souverainistes est sérieusement brisée. 

Même si on tente de réparer cette machine rapidement, ça ne suffira pas, car c’est plutôt un gluten nouveau qu’il faut trouver et rapidement avant que le projet d’indépendance ne devienne définitivement obsolète. Bien modestement, et pour éviter le pire, je pense qu’il faut de toute urgence créer un gluten de synthèse pour remplacer le naturel que représentait encore jusqu’à son décès Bernard Landry, un gluten patriotique, mais de nature historique et mythique. 

Et que serait ce gluten de synthèse ? Aussi curieux que cela puisse paraître, ce serait que le mouvement souverainiste à l’initiative du PQ se mette d’accord pour revendiquer que l’Assemblée nationale à l’unanimité, si possible, fasse une offre de signature de la Constitution canadienne, mais à des conditions acceptables pour le Québec, en particulier d’y inscrire une déclaration d’identité du peuple québécois explicite qui inclut des pouvoirs souverains en matière de langue, de culture et d’immigration, et ce, avec une demande de réponse du fédéral et des Canadiens avant 2020. 

 Je pense que Bernard Landry serait d’accord avec cette initiative, car elle va dans le sens d’un Canada confédéral qu’il envisageait positivement et aussi dans le sens d’une bonification de la souveraineté du Québec, lui qui disait souvent que dans le Canada, nous étions souverains déjà à 85 %, ce qu’il a répété en remerciant en 2006 Stephen Harper (Thanks M. Harper avait-il écrit dans Le Devoir) pour la reconnaissance, par voie de motion, de la nation québécoise. Oser demander plus de 85 % de souveraineté — disons jusqu’à 95 % —, et le faire rapidement ne serait-il la plus belle façon d’honorer et de remercier Bernard Landry ? Au moins, de cette façon l’espoir souverainiste renaîtrait et ce serait peut-être le début politique concret d’un temps nouveau pour l’avenir du Québec. 

Denis Forcier

Shefford


Merci à Québec-France Haute-Yamaska !

J’aimerais remercier L’association Québec-France Haute-Yamaska pour la magnifique soirée Gala 40e anniversaire qu’elle nous a fait vivre, le samedi 3 novembre 2018. Ce fut une soirée mémorable dans un environnement de rêves au Zoo de Granby dans la salle Kaïla, pleine de belles rencontres et de surprises dans un décor enchanteur.

Un gros merci aux organisateurs, Josée Lussier, Claire Massicotte, Raymond Dufour ainsi qu’au président Luc Perron pour cette belle rencontre, et le super spectacle de chansons françaises avec le trio Hélène Bienvenue, Benoit Chabot et Jean Wiedrick qui nous ont remplis la tête de beaux souvenirs.

Parlant de souvenirs, j’aimerais profiter du moment pour apporter quelques correctifs à l’article paru dans l’Hebdo Le Plus le 17 octobre dernier.

Premièrement, la plupart des activités sont ouvertes à toute la population de Granby et de la Haute-Yamaska, mais à un tarif préférentiel aux membres. Deuxièmement, ce n’est pas mon organisme, mais l’organisme dont je suis membre depuis plusieurs années avec ma conjointe Monique Viens, et ce, seulement à titre de responsable des relations publiques. Car il est dirigé de main de maître par notre président Luc Perron. Troisièmement, la splendide sculpture Le Phare de l’artiste granbyen, peintre et sculpteur de renommée internationale Charles-Daudelin qui siège au parc Daniel-Johnson, surplombant le lac Boivin, fût acquis par le comité spécial de Québec-France Haute-Yamaska dirigé de façon magistrale par la présidente à l’époque, Mme Nicole Demers, secondée par feu Mme Thérèse Bonin mère de notre maire actuel, M. Claude Boudreault, Mme France Arbour et M. Émile Roberge, cela sans compter les nombreuses contributions des donateurs et de la ville de Granby.

Mon humble contribution ne fût que d’y apporter des idées. Quatrième et dernier, mais non moindre correctif : notre grande implication à soutenir et défendre la langue française se démarque avec la semaine de la Francofête qui se termine toujours par « La Grande dictée Tourismots » à laquelle nous invitons tout le monde à participer, surtout les professeurs de français et leurs élèves. Elle se tiendra le dimanche 24 mars 2019 au Cégep de Granby à 13 heures.

Suite à ça, j’invite pour ma part à se joindre à nous tous ceux qui ont à cœur cette magnifique langue française.

Pierre Albert Morin

Membre de Québec-France Haute-Yamaska et heureux de l’être !

Opinions

J’ai une pilule miracle à vous prescrire

Aucun autre médicament n’a un potentiel aussi merveilleux pour l’être humain. Et ces bienfaits touchent plusieurs facettes de votre santé.

Imaginer une pilule qui soit capable d’améliorer votre système nerveux, cardio-pulmonaire, musculo-squelettique, métabolique, digestif, immunitaire, reproducteur et qui permet de ralentir le vieillissement !

Opinions

La Voix de lecteurs

Granby, ville rayonnante mon œil !

Je suis une citoyenne de la ville depuis un certain temps, mais j’ai habité dans plusieurs villes du Québec et de l’Ontario depuis ma naissance. Je n’avais pas encore vu une ville dont le service de police et/ou de stationnement est aussi à cheval sur le respect du règlement municipal sur la circulation et le stationnement, surtout près d’un hôpital.

Opinions

La Voix des lecteurs

Un nouveau nom pour l’école L’Envolée

« L’école secondaire L’Envolée veut changer de nom », nous disait-on dans La Voix de l’Est du 25 octobre. Lorsqu’en 2011, on a voulu baptiser la nouvelle école, voisine du Mont Sacré-Cœur, un groupe d’écrivains de Granby et de la région (dont j’étais), avions proposé qu’on la nomme « École Gaston-Miron ». Notre proposition ne fut pas retenue. On préféra l’appeler « Eureka ». Ce qui fit dire à Richard Racine (directeur général de la société d’Histoire de la Haute-Yamaska et membre du comité de toponymie de la ville de Granby) que ce choix était « un peu pauvre », ajoutant que « la toponymie, ça sert à se souvenir ».

Opinions

#MoiAussi, un an après !

Il y a un an, presque jour pour jour, les réseaux sociaux s’enflammaient étant donné que des milliers de femmes utilisaient ces plateformes pour témoigner de leur vécu d’agression sexuelle.

Le 15 octobre 2017, lors du retentissement de l’affaire Weinstein, l’actrice Alyssa Milano invitait les survivantes à joindre « #MeToo » (#MoiAussi) à leur témoignage afin de susciter une vague de solidarité et pour réveiller la conscience collective quant à la problématique des violences sexuelles. Cette initiative était en fait une reprise du mouvement de la militante afro-américaine Tarana Burke qui, en 2007, avait créé son organisation afin de venir en aide aux survivantes. S’identifiant elle-même comme telle, elle invitait les femmes à reprendre leur pouvoir en se recevant mutuellement dans leur vécu, d’où lui est venue l’idée d’appeler cette chaîne d’entraide «Me too».

Opinions

La vraie question : qu’est-ce que la laïcité ?

«Car en prétendant ici défendre la «séparation de l’Église et de l’État», on piétine l’autre grand principe qui sous-tend la laïcité : « la liberté de manifester ses convictions dans les limites du respect de l’ordre public».

Cette liberté-là doit pouvoir se vivre au vu et au su de tous, sinon ce n’est pas une liberté. «La liberté de s’exprimer dans sa cave, c’est tout simplement l’interdiction de s’exprimer», souligne le sociologue Marc Jacquemain.

Point de vue

Crise des médias: y a-t-il une lumière au bout du tunnel ?

«Les Canadiens continuent à tenir en estime leurs médias d’information, mais ne semblent pas inquiets de leur situation financière », rapporte le Centre d’étude sur les médias, d’après un récent sondage.

Dernièrement, on apprenait pourtant que l’information locale a chuté de 50 % au pays en dix ans. Le Québec n’échappe pas à la tendance. Seulement dans les derniers mois, il y a eu la fermeture de L’Express d’Outremont et de L’Express de Mont-Royal dans la région métropolitaine, ainsi que La Revue et La Gatineau, dans l’Outaouais.

Nos journaux sont plus accessibles que jamais sur le Web et ils ont tous entrepris un virage numérique important. Certains médias écrits ont même cessé d’imprimer le papier, se voulant ainsi davantage tournés vers l’avenir. Ces changements majeurs et coûteux n’ont pourtant pas réussi à endiguer l’hémorragie.

Dans les salles de rédaction qui se vident, le moral des troupes est grandement affecté. Pour certaines d’entre elles, le nombre de journalistes a diminué de moitié. Dans d’autres, des enquêtes journalistiques sont abandonnées, faute de temps. C’est pourtant l’un des principes fondateurs de notre profession. Dans plusieurs médias, il faut faire toujours plus, toujours plus vite, alors que les faits doivent être rapportés avec toute la rigueur à laquelle les citoyens s’attendent. Ce mandat est de plus en plus difficile à remplir.

Les jours où l’actualité foisonne, des médias doivent faire le choix déchirant de ne pas traiter certains sujets d’intérêt, qui l’auraient pourtant été s’il y avait eu suffisamment de ressources. Certaines localités se retrouvent même sans couverture journalistique et doivent se résigner à n’avoir aucune nouvelle «d’eux-mêmes». Pour la première fois de leur histoire, certains journaux n’avaient plus aucun journaliste à bord des autobus de campagne pour suivre les chefs de parti pendant la dernière élection.

Nous sommes choqués de voir de talentueux jeunes journalistes quitter la profession parce qu’aucun débouché ne se présente à eux. Nous en avons marre de dire au revoir à des collègues respectés, qui choisissent de changer de voie à mi-carrière, écœurés du rythme effréné qu’impose la nouvelle réalité des médias.

La presse écrite à l’agonie

Les médias de la presse écrite sont à l’agonie. Cependant, ils trouvent encore la force de lutter pour leur survie et pour le droit du public à l’information, un fondement de notre démocratie.

À l’heure des fausses nouvelles, notre société a plus que jamais besoin d’une information fiable et vérifiée, provenant de médias ancrés dans leur communauté. Pour cela, il faut leur en redonner les moyens financiers.

Le mal a pris naissance avec l’arrivée des géants du Web comme Google et Facebook, qui accaparent la publicité autrefois placée dans les médias. Depuis, la situation ne fait que se détériorer pour les médias écrits. Quant à eux, les géants du Web repartent à l’étranger les poches pleines de revenus engrangés ici sans payer de taxes et sans contribuer au développement de notre économie.

Malheureusement, les mesures proposées jusqu’ici par le gouvernement fédéral sont insuffisantes et ne répondent pas aux besoins pressants que rencontrent les médias écrits. M. Trudeau, le temps est compté. Vous devez agir pour empêcher la disparition d’autres entreprises de presse au cours de la prochaine année.

Celles-ci ont besoin d’une aide financière d’urgence afin de traverser la crise, en attendant de trouver de nouveaux modèles d’affaires viables. Durant cette période de transition majeure, le gouvernement fédéral devrait pouvoir offrir un crédit d’impôt sur une partie de la masse salariale des entreprises de presse.

Et si on vous demande pourquoi, la réponse est simple. Nous vous la soufflons. Ni Google ni Facebook ne dépêcheront un journaliste pour déterrer une affaire de corruption dans une administration publique ou pour enquêter sur les pratiques frauduleuses d’une entreprise.

L’information n’est pas un produit comme les autres et elle se doit d’être sauvegardée. Nous ne nous contenterons plus de belles paroles et de bonnes intentions. Nous avons assez attendu. L’heure est maintenant à l’action, M. Trudeau.

Au nom des travailleurs de l’information de la presse écrite,

Le Syndicat de la rédaction du Soleil (CSN)

Le Syndicat des communications du Quotidien - CSN

Le Syndicat des publicitaires du Saguenay (CSN)

Le Syndicat des journalistes de La Frontière (CSN)

Le Syndicat des représentants (conseillers en publicité) du Soleil (FNC-CSN)

Le Syndicat des employé-e-s de bureau du Soleil (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Publications Le Peuple - CSN

Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (CSN)

Le Syndicat des employés de bureau de journaux (Région de Montréal) CSN

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du centre de l’informatique de La Presse (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Journal L’Oie Blanche (CSN)

Le Syndicat des médias Transcontinental du Saguenay-Lac-St-Jean- CSN

Le Syndicat du service de la publicité du Nouvelliste (1982) inc.

Le Syndicat de l’information du Nouvelliste (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Acadie Nouvelle Ltée- CSN

Le Syndicat des travailleurs de l’information du Droit

Le Syndicat des employé-es de la publicité de La Voix de l’Est - CSN

Le Syndicat de la rédaction du journal Le Devoir (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du journal Le Courrier de Portneuf (CSN)

Le Syndicat des publicitaires du Devoir (CSN)

Le Syndicat des conseillers en publicité Le Droit (CSN)

Le Syndicat de l’information de Transcontinental- CSN

Le Syndicat des travailleurs de l’information du Canada Français (CSN)

Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (CSN)

Le Syndicat des employés-es de bureau Le Droit- CSN

Le Syndicat national des employés de La Voix de l’Est (CSN)

Le Syndicat des employé-es du Devoir inc. (CSN)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des médias des Laurentides - CSN

Opinions

Crise des médias: y a-t-il une lumière au bout du tunnel ?

« Les Canadiens continuent à tenir en estime leurs médias d’information, mais ne semblent pas inquiets de leur situation financière », rapporte le Centre d’étude sur les médias, d’après un récent sondage.

Dernièrement, on apprenait pourtant que l’information locale a chuté de 50 % au pays en dix ans. Le Québec n’échappe pas à la tendance. Seulement dans les derniers mois, il y a eu la fermeture de L’Express d’Outremont et de L’Express de Mont-Royal dans la région métropolitaine, ainsi que La Revue et La Gatineau, dans l’Outaouais.