Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

La Voix des lecteurs

Une pétition pour les retraités

LA VOIX DES LECTEURS / Depuis plusieurs années, des personnes retraitées et préretraitées perdent leur mise de fonds parce que leur employeur fait faillite.

Quand des travailleurs décident de donner une partie de leur salaire pour une retraite plus confortable, c’est pour que ces sommes soient disponibles le moment venu.

La Voix des lecteurs

La sécurité alimentaire en temps de crise

LA VOIX DES LECTEURS / Ces jours-ci, nous entendons et lisons plusieurs commentaires sur l’effet qu’aura sur nos sociétés la pandémie que nous traversons.

Les chroniqueurs de tous les journaux et de toutes les radios y vont de leurs analyses sur les conséquences économiques et sociales de cette crise.

La Voix des Lecteurs

Faussetés et clarifications circonstancielles

LA VOIX DES LECTEURS / TVA Nouvelles a publié une photo et des affirmations fausses, non vérifiées. Ces mêmes informations fausses ont par la suite été reprises au cours de l’émission de Denis Lévesque.

Cette photo date de mai 2019. Je ne suis pas du tout à Mexico, déambulant dans des lieux publics. J’ai une chambre dans un petit complexe où des amis mexicains ont des chambres également. J’y compléterai mes 14 jours de confinement avant d’aller vivre avec de la famille qui habite dans cette ville.

Cette différence de réalité change la perspective de façon majeure.

Contexte et circonstances

À Acapulco, je ne suis pas du tout un touriste. C’est un endroit important dans ma vie depuis plus de 30 ans. J’y ai des amis et de la famille qui y habitent en permanence. Je parle couramment espagnol et mes enfants sont Mexicains.

J’y vais entre trois et quatre fois par année quand il y a des trous dans l’horaire, par exemple en été ou à Noël. C’est vraiment un refuge pour moi. J’y suis normalement entouré de gens qui m’aiment et j’y oublie mes problèmes personnels.

Je cumulais récemment trois boulots dans le but de m’aider financièrement, mais aussi pour me permettre d’y retourner, afin de décrocher. Malgré cela, je participe à plusieurs événements et je suis encore le seul élu de Granby qui n’a eu aucune absence lors d’une séance publique depuis plus de six ans.

J’avais un billet d’avion depuis le 14 février, soit deux semaines avant le premier cas de la COVID-19 au Québec. J’étais très vulnérable dans la semaine précédant mon départ à la suite d'une rupture amoureuse. 

Ce n’est pas la peur du COVID-19 qui m’a fait partir. Je ne pouvais pas demeurer seul confiné pour longtemps. Il n’y avait aucune bonne solution. J’ai donc choisi la meilleure pour mon intégrité physique et émotionnelle, c’est-à-dire de passer ce confinement avec quelques personnes au lieu d’être seul.

Le gouvernement déconseillait de partir en voyage, la date du retour n’étant pas certaine. Le 24 mars, la situation n’était pas du tout la même qu’aujourd’hui. Ce n’était pas interdit, donc pas illégal de quitter le pays. Je n’ai jamais eu l’intention de demander un éventuel rapatriement. J’y vis en attendant de pouvoir revenir, c’est tout. Je suis parti discrètement et je n’ai rien publié sur les réseaux sociaux, donc rien pour donner un mauvais exemple.

À venir

Je reviendrai dès que possible. En attendant, je peux poursuivre mon travail normalement comme prévu, car nous travaillons tous en vidéo-conférence. Il n’y a aucune différence d’être à 4 km ou à 4000 km lors d’un confinement. Je peux répondre au téléphone et aux courriels de la même façon. Mes collègues conseillers ne connaissaient rien de mes intentions et je m’excuse sincèrement de les avoir mis dans cette situation.

Ils ont, bien sûr, l’air moins présents vu le confinement pour tous, mais ils demeurent en état de veille afin de prendre des décisions difficiles et importantes pour le bien-être de tous.

À mon retour, bien sûr, je serai en confinement pour 14 jours, donc je ne mettrai aucun Québécois en danger. C’est ce qui a toujours été prévu.

TOUT VA BIEN ALLER.

Éric Duchesneau,

Granby

La Voix des lecteurs

Un résidant inquiet et exaspéré

LA VOIX DES LECTEURS / À ce jour, je trouve que M. Legault a fait un excellent travail. Mais là, il s’approche dangereusement des portes du La La La Land. Il est peut-être vrai que la majorité des Québécois respectent les consignes. Cependant, il y a encore beaucoup de personnes, beaucoup trop, qui font juste à leur tête avec un non-respect des consignes de quarantaine, de rassemblements et de déplacements.

Je ne parle pas ici de ouï-dire, mais de choses que je constate tous les jours lors de ma marche dans les rues de Sutton.

La Voix des lecteurs

Les exagérations d’une minorité bruyante

LA VOIX DES LECTEURS / À la suite de la lecture d''un article publié dans La Voix de l’Est du 29 mars, j’estime que certains ajouts pourraient être nécessaires.

L'article était Des Suttonnais inquiets de la présence de randonneurs. 

Je suis résidant de Sutton et mon revenu dépend en partie de la présence touristique en ville. Je suis aussi la page Facebook mentionnée dans l’article, comme plusieurs dans la communauté, « locaux » ou « villégiateurs », comme plusieurs amants de la région qui la fréquentent assidûment, ou non.

La Voix des lecteurs

Nos plus vieux en ont vu d’autres, mais pas celle-là!

LA VOIX DES LECTEURS / Au Québec, comme ailleurs, la pandémie de la COVID-19 mobilise tous les acteurs de la société et affecte toutes les tranches d’âge. Mais les personnes âgées sont les plus frappées par ses conséquences : infections graves et décès.

Ces risques ont été très bien établis à partir des données de la Chine et de l’Italie, et se confirment par nos premiers décès au Québec. Ils justifient entièrement les mesures préventives d’isolement, qui touchent particulièrement les personnes de 70 ans et plus. 

Comme médecins spécialistes des personnes âgées, nous vous enjoignons à respecter les consignes des autorités publiques, malgré l’incertitude et les inconvénients majeurs que cela peut causer. Nous constatons une réponse partielle aux consignes chez certaines personnes âgées qui disent « en avoir vu d’autres ». Mais la pandémie actuelle est sans précédent : la bravade de jeunesse n’est plus de mise.  

Si vous ne vous isolez pas pour vous-même, faites-le pour les autres personnes vulnérables que vous côtoyez. Plus vous sortez, plus vous augmentez vos contacts avec des gens qui sont peut-être contagieux même s’ils sont sans symptômes. Demeurez actifs et mobiles, mais respectez les précautions recommandées. 

Respecter les mesures d’isolement peut être difficile, particulièrement pour les aînés déjà isolés et vulnérables avant la pandémie. Le système de santé, les services à domicile et les organismes communautaires s’activent rapidement pour les rejoindre et les soutenir.

Pour les aidants et les proches Nous faisons appel à vous pour convaincre vos proches aînés de demeurer isolés.  N’hésitez pas à demander aux petits-enfants de faire passer le message. Ce sont peut-être les meilleurs influenceurs! Nous savons que les mesures qui isolent actuellement vos proches âgés sont contraignantes et font appel à votre patience et à votre confiance. Cependant, elles restent nécessaires. Nous comptons donc sur vous pour soutenir ces mesures auprès de vos proches. 

Voici quelques recommandations :

Appelez-les régulièrement par téléphone ou par vidéo. Faites les commissions pour eux. Déposez les achats à leur porte ou dans la maison alors qu’ils se tiennent à un ou deux mètres. Ne faites pas garder les petits-enfants par les grands-parents (qui ont plus de 70 ans). Si vous habitez avec vos parents, il est préférable de respecter les consignes d’isolement. N’hésitez pas à offrir vos services à un voisin âgé avec un faible réseau de soutien, tout en respectant les consignes de sécurité;

Nous ne sommes qu’au début de la pandémie : il faut absolument continuer les efforts et l’élan de solidarité sociale. Jeunes comme âgés, en forme comme vulnérables, nous avons tous ont un rôle déterminant à jouer pour surmonter, collectivement, la pandémie de la COVID-19. 

Serrons-nous les coudes, mais à distance.

La Voix des lecteurs

Isolement et alcool en temps de pandémie

LA VOIX DES LECTEURS / La période que nous vivons, avec ses confinements et son isolement, pourrait entrainer des conséquences non négligeables en matière de consommation d’alcool. Il est en effet bien connu que le contexte dans lequel les gens se trouvent influence grandement leur modèle de consommation.

Or, plus que jamais en ces temps de confinement, ce contexte est profondément modifié et plusieurs des balises habituelles qui déterminent notre consommation sont affectées.

De fait, certains « freins naturels » à la consommation excessive n’existent plus. Pour plusieurs, la volonté de ne pas conduire avec les facultés affaiblies représente ce frein naturel. En temps de confinement, personne ne prend son auto et la tentation de se dire « je ne conduis pas, donc je peux prendre un verre de plus » ne peut que surgir.

Il y a aussi l’accessibilité augmentée. Au travail, que ce soit au bureau, à l’usine, sur le chantier ou au magasin, il n’y a pas d’alcool à portée de main. Ce n’est évidemment pas le cas à la maison où il suffit de tendre le bras pour accéder à la bouteille.

Être confiné, c’est aussi vivre en dehors du temps, un peu comme en vacances où les repères habituels n’encadrent plus la prise de décision : on a plus de temps, on sent moins le besoin d’être alerte, c’est ce que l’on appelle le « temps mort » ou la « pause ». On se permet des choses que l’on ne ferait pas autrement.

Enfin, on ne saurait ignorer l’augmentation du stress voire de l’angoisse : un petit verre, ça détend; c’est vrai. Mais si un verre en entraîne un autre, c’est là que la tentation de la surconsommation survient.

La Voix des lecteurs

Le bénévolat au temps de la pandémie

LA VOIX DES LECTEURS / Depuis quelques jours, dans ce contexte de pandémie que nous vivons tous, nous entendons beaucoup parler des bénévoles. Alors qu’à l’habitude ils travaillent presque toujours dans l’ombre, ils sont soudainement projetés sous les projecteurs.

D’abord pour souligner que les bénévoles ayant plus de 70 ans sont invités à demeurer à la maison, parce qu’ils sont davantage à risque et qu’en conséquence, leur nombre s’en trouve grandement affecté. En effet, et c’est là que la communauté remarque un peu plus l’ampleur du travail réalisé bénévolement par nos aînés. Nous en profitons d’ailleurs pour les saluer chaleureusement, les remercier et leur dire que nous avons hâte de les retrouver, en santé. Et nous savons pertinemment qu’ils ont également très hâte de reprendre leurs activités bénévoles. Ils sont d’une aide incontournable à nos communautés.

Puis, on parle également beaucoup des bénévoles comme ressource pouvant être utilisée en temps de crise. Et nous faisons référence au sens de « exploiter », de « tirer profit» qui sont inclus dans la définition du verbe utiliser.

Devant la hausse subite des demandes de livraison chez nos épiciers, nous constatons que certains se relèvent vite les manches, recrutent davantage de personnel pour faire face à la musique et livrent la marchandise, dans tous les sens du terme. BRAVO à ces entrepreneurs qui montrent de l’initiative pour répondre à la demande et, qui en plus, créent de l’emploi à l’heure où de nombreuses personnes en ont grand besoin.

En contrepartie, nous voyons quelques épiciers se retourner rapidement vers cette ressource gratuite et tellement généreuse : les bénévoles.

La Voix des lecteurs

Appel à la responsabilité et à la solidarité des hommes aînés

LA VOIX DES LECTEURS / Alors que se livre actuellement une véritable bataille à la propagation de la COVID-19, et ce, autant au Québec que partout dans le monde, plusieurs médias québécois témoignent de la résistance de nombreux aînés, particulièrement des hommes, à se conformer aux consignes de confinement. Toutefois, il est primordial de sensibiliser ces derniers à l’importance de respecter l’état d’urgence sanitaire du gouvernement.

Ces hommes aînés ne veulent pas demeurer à leur domicile, car ils ont besoin de se procurer des biens essentiels ou simplement de bouger et de socialiser. Bien souvent, ils ne craignent aucunement d’attraper ou de propager le virus.

La Voix des lecteurs

L’avenir…

LA VOIX DES LECTEURS / Une autre journée, la routine s’installe. Nous sommes en temps de crise. Les enfants ne sont pas encore atteints. Ils chignent. Ils ne comprennent pas pourquoi leurs parents-profs leur font l’école. Ils ne peuvent être sans cesse sur leurs machines! On les oblige à bouger, ensuite c’est le travail et après, ce sera le plaisir. L’ensemble des parents veut que leurs marmots continuent d’apprendre. Nous ne voulons pas qu’ils prennent du retard sur leur courbe préétablie.

C’est notre temps de guerre. Nous avons un ennemi planétaire contre lequel nous nous battons. Il n’y a pas de sirène, il n’y a qu’un mal que nous ne voulons pas attraper. Pas tant qu’il nous fera mourir plus que nous ne voulons pas le transmettre. C’est fou, on a peur de l’autre. On a peur de nos amis. On ne sait pas trop s’ils ont pris les précautions nécessaires.

La Voix des lecteurs

Message du préfet de la MRC de la Haute-Yamaska

LA VOIX DES LECTEURS / Chers concitoyens et concitoyennes. À l’instar de nombreuses collectivités dans le monde, la Haute-Yamaska est aujourd’hui confrontée à une crise majeure. Les derniers chiffres font état d’une progression de la pandémie de coronavirus, dit la COVID-19, dans la province de Québec ainsi que dans notre région.

Bien que la désignation de notre territoire comme un secteur à haut risque et l’augmentation importante du nombre de personnes infectées puissent vous inquiéter, il est primordial de demeurer calme.

La Voix des lecteurs

Un temps d’arrêt fructueux

LA VOIX DES LECTEURS / Les gens sont confinés et ne doivent pas sortir. Curieusement, j’ai l’impression de n’avoir jamais été aussi entourée. Oui, même dans les foules, l’autobus ou à l’épicerie, il pouvait nous arriver de nous sentir seuls. Nous allions tellement vite, que nous n’avions pas le temps de voir la personne à côté, ni même les gens importants pour nous dans notre quotidien.

En discutant avec une autre enseignante, je me suis aperçue que nous n’étions pas surprises de ce qui se passe en ce moment. Nous nous doutions qu’un événement dramatique se produirait éventuellement et qu’il en résulterait un grand changement.

La Voix des lecteurs

Invitation à la précaution

LA VOIX DES LECTEURS / J’aimerais joindre ma voix à celles des autorités et demander à toutes les personnes âgées, et à celles vivant avec une maladie chronique, dont le diabète, de respecter les consignes d’isolement volontaire.

Se conformer aux consignes de rester à la maison est un petit geste que nous pouvons tous faire pour aider la Santé publique. C’est vrai qu’on peut avoir le sentiment d’être inutile, de ne pouvoir rien faire. Mais l’addition de chaque petit geste pourra contribuer au bien-être de nos concitoyens, parents, enfants et petits-enfants.

Opinions

Les pandémies recensées

LA VOIX DES LECTEURS / Il y a d’abord eu la peste Antonine, qui a touché l’Empire romain de 165 à 190 et qui venait des confins de l’Orient. Elle est rapportée dans l’Empire après la bataille de Séleucie du Tigre en 165. Elle fait de 5 à 10 millions de décès. 

Puis la peste de Justinien, de 540 à 580 et qui se prolonge jusqu’en 767. La source est la route des épices, les rats et les tiques. Elle touche surtout l’Empire byzantin et provoque environ 25 millions de morts.

La peste noire, venue d’Asie, est documentée en Europe de 1347 à 1352. Elle se manifeste par une fièvre intense, des odeurs fétides et l’inflammation des ganglions. En cinq ans, 50% de la population d’Europe est décimée, soit entre 75 et 200 millions de morts. 

La peste noire de 1720. Marseille est alors mise en quarantaine et isolée en mai 1720. Elle est causée par les rats d’une cargaison d’Orient, ce qui cause des centaines de milliers de morts.

Le choléra. La troisième vague la plus documentée, de 1846 à 1861. Au départ de l’Inde, il se propage en Europe et aux États-Unis où il est déclaré pandémie en 1854. Il fera plus de 50 millions de malades et plus de 2 millions de décès.

La grippe espagnole qui sévit de décembre 1917 au printemps 1920. Des marchandises chinoises arrivent en Orégon pour l’armée américaine qui se prépare à participer à l’offensive en Europe. Les premiers cas sont répertoriés dans des camps d’entraînement américains. Cette infection (de type H1N1 aujourd’hui) est convoyée par les soldats expédiés en Angleterre et en France, en 1917. Cette grippe est dénoncée par la presse espagnole, d’où son nom, car elle avait été cachée par l’armée américaine. Elle se propage aux empires coloniaux après l’armistice de novembre 1918 au retour des soldats partis au front. Elle frappe plus de 1 milliard d’individus et la mortalité est estimée entre 25 et 100 millions de personnes.

La grippe asiatique de 1956-1958. Une grippe aviaire ou porcine venue de Chine. Les écoles de certaines régions du Québec sont alors fermées une semaine. En Amérique, on compte 2 millions de décès. Dans ces années-là, de retour en classe au primaire, nous avions perdu un compagnon de classe.

Le sida, causé par le VIH, est recensé depuis 1981. Il est sans vaccin, comme la plupart des cas de pandémies précédentes. Il a causé plus de 30 millions de décès depuis et se propage encore en Afrique, avec d’autres maladies comme l’Ebola.

Rappelons-nous la peur du SRAS, en 2003. Une infection venue de Chine. Toujours un virus de type H1N1 en mutation qui, au Canada, a provoqué 43 morts, surtout dans la région de Toronto où un groupe revenait de Chine.

En décembre 2019, c’est l’éclosion du coronavirus provoquant la COVID-19. Il faudra attendre en mars pour que l’OMS déclare l’état de pandémie. La Chine est la source du virus. L’Iran, l’Italie et la France sont touchés comme de nombreux autres pays. Le Canada vient de prendre les grands moyens! Malheureusement, au sud, notre voisin trompe sa population depuis un mois malgré les efforts déployés par Obama après la crise de l’Ebola en Afrique en 2013, et ce, pour protéger l’Amérique du Nord.

Merci à notre premier ministre Legault, homme d’action, d’avoir agi de façon sévère. 

Tous ensemble, respectons la quarantaine. Profitons-en pour cuisiner avec les enfants et jouer dehors à l’abri du virus. 

Dans un effort concerté, nous traverserons cette crise sereinement dans les prochaines semaines, et sans paniquer, pour montrer la fierté et l’unité du peuple québécois.


Jean R. Petit

Granby

Opinions

Ode à la société québécoise

LA VOIX DES LECTEURS / La crise de la COVID-19 est loin d’être terminée, mais on peut déjà conclure deux choses : il est rassurant d’habiter un État qui mise sur une fonction publique compétente et qui compte sur un service de santé universel. 

On n’a qu’à regarder au sud de chez nous, aux États-Unis, pour se rendre compte que notre société construite sur la sociale démocratie a un effet rassurant en ces temps incertains. 

Au Québec, le premier ministre se réfère aux scientifiques de l’appareil étatique pour prendre des décisions difficiles, mais vitales pour la santé de ses concitoyens. Des gens, malheureusement, ne passeront pas à travers. L’État québécois — ce n’est pas le cas du fédéral — aura cependant tout fait pour limiter le nombre de décès en déployant une grande gamme de services pour combattre le virus et aider les gens et les entreprises à traverser financièrement cette pandémie.

C’est moins rose au pays de M. Trump, où trop de dirigeants influents écartent la science dans leurs choix politiques. Là bas, dans la plus grande puissance mondiale, ils ont longtemps banalisé l’importance de la pandémie annoncée avant d’agir. C’est terrifiant lorsqu’on sait qu’une grande partie des services de santé aux USA dépend de compagnies d’assurance privées. Des dizaines de millions d’États-Uniens n’ont pas d’assurance. On n’ose imaginer combien d’entre eux mourront parce qu’ils ne recevront pas les soins médicaux appropriés. Difficile de comprendre que les politiciens de ce pays refusent obstinément de se doter d’un système de santé universel, comme le propose depuis des décennies le candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders. Trop « socialiste » comme politique, soutiennent-ils. Parmi ceux-ci, cela dit, plusieurs exigent du gouvernement fédéral des fonds d’aide de centaines de milliards de dollars pour secourir des multinationales touchées par les effets du coronavirus... En d’autres circonstances, on rirait de cette incroyable ironie.

Parfois, traverser de dures épreuves nous amène à réaliser toutes les bonnes choses qui nous entourent. Parmi celles-ci, tous ces gens bienveillants, parmi lesquels des médecins, des infirmières, des éducatrices en services de garde et des fonctionnaires, qui tiennent le fort au Québec. 

Cette crise de santé publique doit servir de rappel que notre société, quoiqu’imparfaite, s’inspire de principes d’équité et d’humanisme. Et notre fonction publique joue un rôle central dans cet environnement que nous nous sommes collectivement donné, n’en déplaise à ceux qui militent pour minimiser le rôle de l’État dans nos vies.


Michel Laliberté

Granby

Opinions

Le prix de l’essence

LA VOIX DES LECTEURS / L’indice boursier chute de manière dramatique en raison d’un conflit entre l’Arabie saoudite et la Russie après la chute des prix du baril de pétrole brut. Mais miracle, à Granby rien ne se passe à la pompe sauf une baisse de 1 cent le litre!  

Selon le site de CAA-Québec, le juste prix devrait se situer à 0,982 $ le litre. Encore une fois, les pétrolières s’en mettent plein les poches... Costco vendait à 1,02 $ le litre mardi. Même Montréal, avec toutes les taxes supplémentaires, l’essence y était moins chère qu’à Granby. 

Qui se moque de qui ?


Jean-Guy Gauvin

Granby

Opinions

La simplicité numérique

LA VOIX DES LECTEURS / À l’heure où le Québec tient ses forums sur les écrans et la santé des jeunes, cet article vous invite à réfléchir, et à déterminer, si vous êtes sous l’emprise du numérique. 

Êtes-vous cyberdépendant ? Êtes-vous envahi par le web au point de voir vos gestes quotidiens entièrement modulés ? 

Je relève ici des observations rapportées par des spécialistes des neurosciences, ou de la psychologie, étudiant des sujets sur l’impact du numérique dans leur vie.

Êtes-vous de la culture du moi, de l’égocentrisme, en quête de selfies avec des vedettes, des politiciens, ou des gens reconnus ? Êtes-vous tant centrés sur le virtuel au point de ne plus savoir interpréter l’expression faciale de vos interlocuteurs ? Êtes-vous déconnectés de l’essentiel de la vie courante, ne pensant qu’à vos messages à envoyer ? Avez-vous tant pitonné un clavier ou touché un écran tactile que vous ne savez plus écrire lisiblement à la main ? Êtes-vous dans la tentation récurrente de texter au volant ? Votre sommeil est-il perturbé par la lumière bleue des écrans ou encore par l’envie de vérifier vos textos la nuit ?  

Le jour, êtes-vous fatigués ? Manquez-vous d’attention, de concentration dans vos tâches de travail ou de la vie courante ? Sentez-vous l’anxiété monter en vous ? Vous sentez-vous mal aimés des autres quand votre nombre de « likes » sur les médias sociaux est en baisse ?

Empressés de texter sur Internet, avez-vous levé vos filets de sécurité numérique ? Avez-vous été victimes d’hameçonnage, de désinformation, de cyberintimidation ou d’arnaques par voie du numérique ? Êtes-vous de ceux qui passent un grand nombre d’heures sur des écrans à la maison ou au travail, sans faire de l’exercice, du sport ou des sorties dans la nature ? 

Êtes-vous devenus compulsifs, prêts à réagir sur les médias sociaux quitte à vivre une perte de confidentialité, voire une atteinte à votre vie privée ou celle d’un proche ? Êtes-vous crédules face aux fausses nouvelles, prompts à dénoncer le ridicule de messages virtuels ?

 Au niveau neuronal, il se peut que votre cerveau ait des noyaux caudés plus stimulés que l’est votre hippocampe. Les premiers sont des groupes de neurones de votre cerveau qui assurent vos gestes automatiques, alors que le second soutient vos actions réfléchies. Les scientifiques évalueront un jour le lien à faire entre ces lots de neurones et la probabilité future de dérive vers des maladies neurodégénératives avec les années. 

Au niveau populationnel, vous êtes peut-être à risque de vol de données personnelles ou de cyberfraude. Les géants du web se sont tant approprié gratuitement les contenus publiés par des journalistes professionnels, sans payer de redevances ou de taxes à l’État, que ces journaux disparaissent ou subissent des revers économiques. La population est sous-informée en région. Le pays met du temps à légiférer et réagir. Le droit à la déconnexion temporaire de son cellulaire n’est point reconnu. Nous réduit-on à être des robots cognitifs ?

Des personnes optent pour la simplicité volontaire, qui consiste à consommer peu de biens, pour ne pas en être esclaves. Vous, opteriez-vous pour la « simplicité numérique » en réduisant votre usage des écrans de toute nature ? Reprendre la maîtrise de son humanité est une cible plus digne que mettre ses neurones sous l’esclavage du virtuel!


Luce S. Bérard

Granby

La Voix des lecteurs

Le sirop d’érable démythifié

LA VOIX DES LECTEURS / Voici la période de l’année où vous passez votre traditionnelle commande de sirop d’érable à votre sucrier préféré.

Comme plusieurs consommateurs, vous préférez qu’il vous garde du sirop clair. « Du clair, svp ! » C’est votre préféré, vous le trouvez meilleur au goût et de meilleure qualité. Mais c’est comme dans tout, la vie est là pour nous apprendre sans cesse...

La Voix des lecteurs

Entretien défaillant des trottoirs

LA VOIX DES LECTEURS / Ce matin du 25 février, je me rends à l’hôpital de Granby pour un rendez-vous. Malheureusement, se stationner aux alentours dans les rues de Granby est vraiment une aventure.

Les trottoirs sont impraticables, et ce, malgré une météo vraiment clémente.

La Voix de lecteurs

Décevant, Justin Trudeau

LA VOIX DES LECTEURS / Je suis déçu que le dépôt d’un projet de loi modifiant l’assurance-emploi soit passé sous le radar de plusieurs médias.

En effet, le projet de loi C-212 a été déposé à la Chambre des communes le jeudi 20 février dernier et, à mon grand étonnement et avec beaucoup de déception, j’ai appris que tous les députés libéraux du Canada avaient voté contre et tous les partis de l’opposition pour.

Opinions

Lettre au maire Pascal Bonin

LA VOIX DES LECTEURS / Récemment, nous avons assisté à une montée aux barricades du maire Pascal Bonin quant à sa place au sein du conseil de la Ville de Granby. Je croyais revoir un vieux film d’Ulysse, qui après un long voyage, veut regagner sa place dans son royaume auprès de Pénélope. 

Ce que je propose au maire
Bonin dès son retour, c’est de porter et défendre une cause, qui actuellement me paraît injuste, et je parle de ce que l’on appelle la « taxe de bienvenue. »

J’accepte facilement que les municipalités aient besoin de percevoir différentes taxes pour assumer leur rôle de fournir plusieurs services aux citoyens et citoyennes de leur ville ou village. Je comprends également que cette surtaxe est un grand apport financier supplémentaire à cette mission, mais là où j’accroche, c’est dans son application.

Que cette taxe soit obligatoire à l’achat d’une maison neuve ou pour tous ceux et celles qui font l’acquisition d’une première maison, j’en suis, mais que cette taxe soit systématique dans tous les achats de résidences, je trouve que c’est exagéré. 

Où est la logique dans le fait qu’une maison qui change plusieurs fois de propriétaire cette taxe soit appliquée chaque fois ? 

Avez-vous pensé qu’elle est parfois un frein à l’achat d’une résidence chez des acheteurs potentiels ? On ose l’appeler taxe de bienvenue, je l’appellerais plutôt « la taxe répulsive », surtout que certaines municipalités offrent parfois des crédits ou exonérations de taxes foncières à ceux qui s’installe chez eux.

Accepteriez-vous, M. Bonin, d’être un leader et un porte-parole afin de faire modifier la réglementation de cette législation ? Personnellement, je serai bientôt le propriétaire d’une troisième maison, dont deux ici à Granby, et je trouve que de me faire souhaiter la bienvenue à répétition à coup de milliers de dollars, je m’en passerais très bien.


Yvon Lavoie

Granby

Opinions

Mon cher Jocelyn

LA VOIX DES LECTEURS / Jocelyn Lemoine est un homme juste et droit. Il sait bien ce qu’il veut. Il s’agit, à n’en pas douter, d’un leader rassembleur. J’apprenais récemment que l’heure de la retraite avait sonné. 

Toi qui, sans arrêt, avais une multitude d’idées et de projets en chantier. 

Comme tu le sais fort bien, j’ai eu le privilège d’œuvrer avec toi pendant plusieurs années. Grâce à toi, j’ai grandement appris. Par les voyages effectués dans le cadre de l’organisme que tu dirigeais, j’ai eu l’occasion de t’accompagner dans des villes comme Victoriaville ou Drummondville. Cela me permettait de découvrir des facettes insoupçonnées des lieux que nous visitions. J’en ressortais toujours enrichi.

Je profite de l’opportunité de l’annonce du départ de ton poste de directeur du Palace de Granby pour te remercier chaleureusement de ton aide précieuse, de ta compréhension et de ta contribution inestimable à notre milieu culturel. 

Je te souhaite, de tout cœur, une excellente retraite remplie de joie, d’amitiés, de projets et d’amour. La porte de ma résidence sera toujours ouverte pour toi; un être exceptionnel qui m’a tant apporté. 

En toute amitié,


Laurent-Guy Morin

Granby

Opinions

Le projet de loi 40, un devoir bâclé

LA VOIX DES LECTEURS / Le gouvernement de la CAQ vient de compter des points auprès de sa base électorale en abolissant les commissions scolaires. L’adoption du projet de loi 40 est ainsi venue mettre fin à un palier démocratique qui était en place depuis la première moitié du XIXe siècle (1841).

Le faible taux de participation et le peu d’intérêt que suscitaient les élections scolaires témoignaient d’une problématique réelle. Néanmoins, il y aurait eu lieu d’envisager de nouvelles avenues sans balayer du revers de la main cette structure démocratique. 

Nous voilà au lendemain d’une nouvelle loi votée sous le bâillon et dont les zones d’ombre sont nombreuses. Ce brassage de structures n’augure rien de bon. Il suffit de voir les réactions suscitées chez les différents acteurs pour comprendre que rien n’ira de soi. Les tensions suscitées par ce changement avaient été minimisées et mal évaluées. 

Il importe de se souvenir que le dernier changement lié aux structures scolaires fut la fusion des commissions scolaires en 1998. Les économies d’échelle ainsi créées allaient être réinjectées en services à l’élève, nous avait-on promis. Qu’en a-t-il été vraiment ? On ne le saura jamais. 

Les pouvoirs que s’arroge le ministre ont tôt fait de nous rappeler la réforme Barrette, chaos dont ce réseau peine à se remettre. 

Il est étonnant de constater le même paradoxe où l’on vante les vertus de la décentralisation tout en ramenant des pouvoirs vers le haut de la pyramide. 

Les fédérations de directions d’établissement se réjouissent, puisqu’elles souhaitaient depuis longtemps une école plus autonome, moins redevable envers la commission scolaire. Reste à voir si l’enthousiasme demeurera. 

Vaut-il mieux être redevable à un organisme central dont les préoccupations sont locales ou plutôt à un ministre dont les préoccupations sont nationales ? Le soutien suivra-t-il afin de faire face aux responsabilités accrues ? 

Ces gestionnaires sont submergés par des tâches administratives. Les redditions de compte ont pris des proportions démesurées. Précisons que les commandes à cet effet ne parvenaient pas des commissions scolaires comme on le laisse croire très souvent, mais bien du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES). Quel sera le lien hiérarchique entre les directions d’établissement et la direction générale des centres de services ? 

D’un point de vue syndical, on craint le pire. L’affaiblissement de la structure centrale devient la source de complications quant à l’exercice de leur rôle. Il sera nettement plus difficile de transiger avec chacune des écoles qu’avec un pouvoir central. Ce seul constat, alors que débutent les négociations pour le renouvellement des conventions collectives, laisse présager des moments difficiles pour le milieu scolaire. D’autant plus que les offres faméliques de la partie patronale tiennent littéralement de la provocation. Alors que sévit une pénurie de personnel sans précédent dans le milieu scolaire, la CAQ a considéré qu’il valait mieux s’attaquer à la gouvernance. 

Le système était loin d’être gangrené, comme on le laisse sous-entendre. Les scandales montés en épingle afin de démoniser les commissaires tiennent de la démagogie. Ceci étant, le milieu scolaire n’a d’autres choix que de composer et de tenter de faire du mieux qu’il peut. Il y a peu à craindre, puisque les enseignants, les professionnels et le personnel de soutien vont poursuivre leur travail auprès des enfants avec le même dévouement et la même passion, et ce, même si le moral vient d’en prendre pour son rhume. Ce sont eux qui portent véritablement le système scolaire. 

Il est tout de même étonnant de constater un tel cafouillage de la part d’un gouvernement qui se targue de faire de l’éducation une priorité nationale.


Daniel Leblanc, directeur d’établissement retraité, chargé de cours et superviseur de stage

Rougemont

La Voix des lecteurs

Chers parents, citoyens et dirigeants

LA VOIX DES LECTEURS / Je vous ouvre mon cœur en tant qu’enseignante depuis quatre ans, qui a fait un retour aux études, mais aussi en tant que maman de deux enfants, inquiète du courant sur lequel l’avenir de notre société nous porte. Je vous lance un cri du cœur et je sollicite votre aide. Si nous voulons que nos enfants apprennent et développent leur plein potentiel dans un climat serein, calme, rempli d’amour, de bonheur et de confiance, ils doivent sentir que vous avez confiance en nous, les enseignants.

Les enfants sont des éponges à émotions et ce que vous ressentez, ils le ressentent. Sans le savoir, ils se présentent en classe imprégnés de vos émotions et de vos pensées dans leur petit subconscient souvent encore immature.

Ça se transpose très souvent dans leurs comportements, mais aussi dans leurs apprentissages. Une chose dont je suis certaine, c’est que vous ne serez pas toujours en accord avec les enseignants ni avec les moyens pédagogiques mis en place, mais la vie est ainsi faite. La capacité d’adaptation avec laquelle nous devons jongler chaque jour de notre vie est un apprentissage important. Si elle est bien développée, notre anxiété en sera diminuée.

Vous êtes des modèles pour vos enfants. Ils n’apprennent pas ce que vous leur dites, ils apprennent de vos gestes, de vos paroles et de vos façons d’agir.

L’apprentissage ne se résume pas qu’au français, aux mathématiques ou aux sciences. Nous voulons les petits capables de s’adapter, d’avoir une ouverture d’esprit, d’être respectueux, de s’entraider, d’avoir confiance en eux, d’être empathiques. Des qualités qui feront d’eux de bons citoyens et qui les aideront à faire leur chemin pour être heureux.

C’est donc de cette façon que nous devons agir si nous voulons être les racines qui leur serviront à être épanouis dans leur vie adulte. N’oubliez pas qu’en tant que parents, nous sommes leur premier modèle. C’est aussi de la façon dont nous devons agir envers nos médecins, nos infirmiers, nos vendeurs, nos concierges, nos amis et nos professeurs : avec confiance, capacité d’adaptation, ouverture d’esprit, empathie et respect.

Chacun fait son métier du mieux qu’il le peut. Nous devons faire confiance et les laisser faire leur travail si nous voulons qu’ils le fassent bien et avec leur cœur. Ce que nous démontrons à nos enfants en voulant prendre le contrôle de tous les métiers qui nous entourent, tout en se déresponsabilisant et en pelletant ce qui ne va pas bien dans la cour du voisin, c’est l’individualisme.

C’est un reflet de notre société pleine de nœuds et ce n’est pas ce qui nous aidera à unir nos forces pour oser se lever pour nos enfants. Nous devons nous rassembler et nous poser la question suivante : que voulons-nous leur inculquer comme valeurs?

Un jour nous ne serons plus là pour les tenir par la main. Quel cadeau veut-on leur faire? Ce n’est pas en travaillant chacun pour soi à vouloir performer, être le meilleur, le plus intelligent, et ce, le plus jeune possible que nous pourrons nous améliorer.

Je crois que nous devons être à l’écoute de nos enfants qui veulent nous faire réfléchir par leurs différents troubles et comportements, que la société ne va pas bien et que nous devons nous réveiller.

Nous avons besoin de vous comme vous avez besoin de nous et comme nous avons besoin de tous ceux qui nous entourent. Non, ce n’est pas la faute des autres, mais de chacun de nous. Soyons solidaires!

Marie-Ève Corriveau

Granby

La Voix des lecteurs

Une piste vers une souveraineté-association 2.0

LA VOIX DES LECTEURS / La venue de Guy Nantel sur les rangs de ceux qui se disputeront la chefferie du PQ est une excellente nouvelle. D’autant plus qu’il se réclame de René Lévesque et de sa vision pour le Québec d’une souveraineté-association. Mais celle-ci ayant été rejetée au référendum de 1980, il aurait avantage à en proposer une formule plus évoluée, disons 2.0. Et pourquoi pas une cosouveraineté-association?

Pour y arriver, je lui suggère d’endosser publiquement la Déclaration qui suit, et que s’il est élu chef, histoire de tester le terrain canadien, de s’engager à ce que le Parti québécois, dès son élection, propose la motion suivante à l’Assemblée nationale :  

«Au nom du peuple québécois, et pour faire suite à l’offre de dialogue constitutionnel Couillard-Fournier faite au Canada le 1er juin 2017, mais laissée sans réponse positive, nous offrons à nouveau au Fédéral et aux Canadiens de signer la Constitution de 1982. Mais à la condition que celle-ci comporte intégralement le texte suivant comme fil conducteur  d’un nouveau partenariat constitutionnel. Ce nouveau partenariat visant une cosouveraineté-association négociée et consentie mutuellement entre notre nation interculturelle et votre post-nation multiculturelle doit cependant être accepté, en principe, de la part de vous, Canadiens, avant la fin de 2020 pour  ensuite faire l’objet de négociation dès les premiers mois de 2021.»

Et d’y aller d’une déclaration d’identité du peuple québécois:

«Depuis près de 500 ans, à force d’espérance et de persévérance, notre peuple, en plus de fonder le Canada, en même temps que Québec en 1608, et ce, avec harmonie en terre autochtone, s’est imposé au monde en tant que, le Québec, non seulement comme une terre commune de paix et d’accueil, mais aussi de créativité et de productivité. Dans nos cœurs et  nos vies, depuis très longtemps, c’est en effet la terre de chez-nous et la langue française qui nous lient tous et toutes, et nous lierons toujours nous, « gens du pays», aussi, dans ce vaste Canada de toutes les audaces et de toutes les ouvertures. Notre révolution tranquille nous a donné la liberté pour nourrir nos actions, la fidélité aussi, pour ne jamais oublier nos racines multiples et le partage pour assurer, à tous et toutes, un avenir juste, un avenir que nous voulons, par la présente déclaration, retisser avec le peuple canadien. Ce triple trésor de valeurs communes auquel s’ajoute la richesse de nos valeurs fondamentales, en particulier, l’égalité de l’homme et de la femme +LGBTQ+, la laïcité à notre manière et la neutralité de l’État, nous obligent comme peuple, d’une rare humanité, tellement plein d’humour et, qui aime bien manger, à défendre et à accroître, autant que nécessaire, les pouvoirs qui protègent et favorisent notre singularité d’abord chez nous, au Canada, mais aussi en Amérique du  Nord et dans le monde entier.  

Prenant à témoin la Constitution canadienne,(...) par la présente déclaration d’identité, nous nous voulons fédérateurs, mais aussi reconnaissants envers le Canada de consentir pour nous, avec les outils financiers appropriés, des pouvoirs souverains additionnels et exclusifs, en matière de langue, de culture/communication, d’immigration et d’environnement. Ces nouveaux pouvoirs ainsi reconnus au Québec protègent son identité francophone, tout en rappelant son rôle de foyer principal de la francophonie canadienne, assurant ainsi  une  protection constitutionnelle accrue de ses droits linguistiques. Aussi, dans ce Canada postnational depuis 1982, par la présente déclaration, le Québec se reconnaît la responsabilité en tant que peuple, et peuple de nations, de veiller au respect et au développement de nos communautés autochtones, ici depuis plus de 15 000 ans, de notre communauté anglophone d’origine britannique, ici depuis au moins 260 ans, de nos nouveaux arrivants ici depuis longtemps, aussi, ceux d’ hier et d’avant-hier, et ce, sans oublier tous nos francophones d’Amérique.»

Si Guy Nantel acceptait publiquement cette piste de travail, et pour être cohérent avec l’annonce faite au moment de sa mise en candidature à la chefferie, il devrait préciser que ce référendum qu’il promet, à mi-mandat d’un gouvernement péquiste en 2022, portera, ou bien sur la réponse du Canada à une telle offre de notre Assemblée nationale, ou bien en l’absence de réponse, ou pire, advenant une réponse négative, directement  sur l’indépendance du Québec. Merci bonjour!

Et qu’il en serait de même si le gouvernement Legault refusait d’appuyer cette motion du Parti québécois lançant ainsi le message qu’il est impossible de faire confiance au Canada pour l’établissement d’un nouveau régime fédéral.

Denis Forcier 

Shefford

La Voix des lecteurs

Un rond-point en deuil

LA VOIX DES LECTEURS / En prenant le rond-point pour entrer sur le boulevard Bromont cette semaine, j’ai constaté que ce dernier était dénudé, vide, triste et plate... En fait, il était en deuil de son magnifique cheval, Le Fougueux.

Depuis quelques années, voyant ce cheval et tournant autour, j’en étais venu à l’associer à l’identité de Bromont. Je trouvais que c’était une idée de génie de l’avoir logé à cet endroit comme emblème de l’importance des sports équestres pour cette localité. Aussi, de lui avoir donné ce nom à l’image de toute la fougue des gens qui y habitent et qui, de toutes les manières, ont osé et investi, au fil des ans, pour en faire une municipalité  d’exception.

Mais cette semaine, j’ai constaté que dans le rond-point, au lieu de l’entrain et de la vie dégagés alors par ce cheval, c’est bel et bien une impression de désolation, sinon de  mort, qui s’y dégage désormais.

Et, plus loin, en ralentissant aux lumières avant de tourner à droite la rue Shefford, j’ai revu Le Fougueux sur ma gauche. Il était loin dans un champ vague et sa couleur se confondait un peu avec la neige. Il avait l’air perdu et désemparé.  Bref, en y portant plus attention sur le chemin du retour, il m’a semblé éteint, bien qu’il fut reconnaissable grâce à la beauté artistique de cette œuvre d’art. À cet endroit, il n’étincelle plus. Alors qu’au centre du rond-point c’était le cas très souvent, car en tournant autour, tout à coup, il arrivait que le soleil le transfigure grâce au métal ajouré et cela lui donnait vie.

Le soir ou la nuit, tournant dans ce rond-point, les faisceaux lumineux des voitures l’atteignaient et lui redonnaient encore cette vie. Le spectacle  était donc, jour et nuit, magnifique à cette entrée de Bromont.

Pour une fois qu’un rond-point avait une valeur artistique autre qu’utilitaire... Je comprends donc tout à fait son deuil. Est-il possible d’espérer que son ami Le Fougueux y revienne? 

Si oui, ce serait d’abord une bonne nouvelle pour ce cheval de fer de pouvoir reprendre vie et de continuer à prendre une part active dans l’histoire et la mythologie de Bromont. Et une bonne nouvelle aussi pour tous ceux et celles qui empruntent ce rond-point pour aller dans cette ville pourtant de prestige. 

Denis Forcier

Shefford

La Voix des lecteurs

Nous ne sommes pas comme ça!

LA VOIX DES LECTEURS / Un vieux principe affirme qu’il est difficile d’être juge de sa propre cause.  À chaque dérapage touchant la société québécoise, des voix s’élèvent pour nuancer et relativiser les faits. On aime dire et redire que les propos haineux et les actes violents présents un peu partout sur le territoire québécois sont le lot d’une infime minorité qui serait extrêmement discrète et fort bien cachée dans la majorité silencieuse.

Et pourtant, sous le couvert de l’anonymat, cette infime minorité inonde les réseaux sociaux de ses commentaires anti tout : anti-réduction des GES, anti-vaccins, anti-orientations sexuelles autres qu’hétérosexuelles, anti-égalité homme-femme, anti-immigrants, anti toute forme d’expression religieuse. Cette façon de penser et de parler n’est-elle pas le lot de beaucoup de québécois de notre entourage ?

Ne faudrait-il pas commencer par nous inquiéter du fait que les populistes de tout acabit qui se targuent de leur proximité avec la population reçoivent tant d’appuis un peu partout sur la planète? Comme le rappelait Boucar Diouf : « La tortue juchée sur un piquet n’a pas grimpé là toute seule! » 

Par qui sont élus les dirigeants qui flattent les bas instincts de leurs partisans et les inondent de mensonges?  Dans tous les pays du monde, y compris le Québec, le pourcentage de la population qui applaudit les discours et les lois rétrogrades augmente de façon fort inquiétante tel un tsunami détruisant tout sur son passage. 

Nos éducateurs ont réussi durant un certain temps à faire évoluer nos sociétés au point où il était devenu inacceptable de tenir certains propos mensongers et antisociaux. Il devenait politiquement incorrect d’en faire mention publiquement. La conscience humaine, comme les Jeux olympiques, visait plus haut, plus loin. La réflexion de grands penseurs tels Platon et bien d’autres a toujours cherché à sortir l’Humanité de la grotte de l’obscurantisme. Cette démarche a-t-elle gagné son pari ?

Or, notre époque est teintée par un obscurantisme encore plus grave : la malhonnêteté intellectuelle. Elle est en train de corrompre non seulement certains politiciens, mais aussi des universitaires et certains chroniqueurs présents dans les grands journaux et les grands canaux télévisuels. Concernant des enjeux tels les droits humains et la démocratie, leurs discours démontrent une telle indifférence et une telle insouciance que nous sommes en droit de nous demander si l’Humanité sera détruite par les conséquences du réchauffement climatique ou par la corruption des cerveaux.

Personne ne veut l’admettre, mais le dangereux discours nationaliste que l’on retrouve dans presque tous les pays, y compris le Québec, sème à tout vent son lot de préjugés et ouvre la porte à la discrimination qualifiée trop souvent de modérée. Ce même discours nationaliste gruge régulièrement le cœur de la démocratie en méprisant ouvertement les systèmes de justice et les chartes des droits humains. 

Maintenant, tout doit se régler dans la rue par le vote populaire noyauté par l’ignorance, la peur et la hargne : une forme de lynchage public. La malhonnêteté intellectuelle se permet d’appliquer la morale de la fable du loup et de l’agneau : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ». 

En d’autres mots : vive la dictature de la majorité!

André Beauregard

Shefford

La Voix des lecteurs

Recyclage du verre : quel bac?

LA VOIX DES LECTEURS / Nous sommes bombardés d’informations concernant le recyclage. Ce qui semble clair, c’est que le verre ramassé dans les bacs de récupération cause des problèmes aux équipements de triage. Il contamine les autres matériaux (papier, carton, plastique) et, à la fin, il est rendu tellement inutilisable que plus des deux tiers servent à recouvrir les sites d’enfouissement.

Aussi bien dire que la grande majorité du verre mis dans le bac bleu s’en va directement à l’enfouissement.

Pendant ce temps, des pays nous retournent des conteneurs pleins de matières récupérées, parce qu’elles sont trop contaminées. Sortons le verre des bacs bleus! Envoyons le verre directement à l’enfouissement et cessons de tout contaminer.

Attendre la consigne des bouteilles de vin qui viendra dans plus de deux ans et qui ne règlera qu’un peu plus de la moitié des problèmes de verre n’est pas une solution.

Les initiatives de certaines municipalités de mettre des conteneurs de récupération du verre à la disposition des citoyens représentent une solution à court et à long terme beaucoup plus intelligente pour l’environnement.

Claude Desautels

Eastman

La Voix des lecteurs

Lettre au député François Bonnardel

LA VOIX DES LECTEURS / Tout d’abord, merci de prendre le temps de lire ce mot, puisque j’ai aussi pris de mon précieux temps, avec mon fils, pour pouvoir souligner l’incohérence de la situation dans les services de garde de notre région. J’arrive maintenant à la fin de mon congé de parentalité et j’ai la chance d’avoir une place pour mon petit garçon dans une magnifique garderie subventionnée en milieu familial.

Oui, une éducatrice hors pair accueille mon garçon avec la plus grande douceur et le plus beau des sourires chaque matin. Pour un cœur de mère, cela vaut beaucoup. Cependant, un nuage gris plane au-dessus de nos têtes : la grève des responsables des services éducatifs en milieu familial (RSE).

C’est avec le cœur gros que cette précieuse éducatrice nous sensibilise à sa situation. Lorsque nous ne sommes pas collés à cette réalité, nous n’en avons aucunement conscience, mais lorsque l’on s’arrête et que l’on se questionne, nous comprenons que la situation des RSE au Québec est inacceptable.

On parle souvent de sujets comme la conciliation travail- famille, la place des femmes sur le marché du travail et l’avenir de nos enfants. Ce sont tous des sujets qui nous tiennent à cœur et pour lesquels on se doit d’apporter des changements si l’on veut que ça reste des priorités dans notre société.

Les RSE vous parlent et vous demandent d’apporter des  changements dans leurs conditions et, par le fait même, dans les conditions de nos tout-petits. Ce sont des héros, oui des héros, parce qu’on leur demande d’offrir la sécurité, la stabilité et le développement de nos enfants sans leur dire merci ou bravo pour leur excellent travail. Un salaire équivalent à 12,42 l’heure est inacceptable. Ils vous demandent de l’aide pour offrir le meilleur. On dit aux jeunes de demander de l’aide, de parler, et voilà que leur modèle (leur premier modèle dans la vie) le fait et on ne l’écoute pas. On dit aussi que les jeunes d’aujourd’hui ne veulent plus mettre d’efforts lorsque ça va mal. «Ils préfèrent laisser tomber et recommencer autre chose», paraît-il. 

Ne serait-ce pas ce qui arrive avec les places en service de garde? Il en manque pour accueillir nos petits. Mais au lieu de valoriser ce que nous avons actuellement, on pense à la maternelle 4 ans…

Laissez les enfants être des enfants. Il y a plus de 8000 places non utilisées en milieu familial au Québec! Pourquoi? Parce que l’on refuse de valoriser le métier de responsables des services éducatifs en milieu familial (RSE)! Plusieurs d’entre eux pensent même à quitter leurs fonctions si les conditions ne changent pas.

Mon retour au travail se fera dans l’inquiétude et nous devrons jongler avec la grève jusqu’à ce que les choses changent. Il est temps que les choses changent et qu’on écoute les RSE.

Merci de remplir votre promesse et de bien représenter votre circonscription.

Cassandra Rouleau

Granby

La Voix des lecteurs

Un mois, c’est bien, mais 365 jours, ce serait mieux !

LA VOIX DES LECTEURS / De mon vivant, j’aurai vu Barack Obama devenir le tout premier président noir des États-Unis. De mon vivant, j’aurai vu PK Subban devenir le meilleur défenseur de la LNH, un sport dominé par l’Homme blanc. De mon vivant, j’aurai vu les paroles de Martin Luther King se réaliser.

De mon vivant, j’aurai vu des hommes comme Kobe Bryant, Lebron James, Michael Jordan. De mon vivant, j’aurai vu une équipe des Noirs gagner la coupe du monde de soccer en 2018 (France). De mon vivant, j’aurai connu l’histoire de Rose Parks, symbole de tous ces Noirs qui refusent d’être enfermés dans des cages.

Tous ces Noirs qui refusent de vivre dans des stéréotypes imposés par l’Homme blanc. Se dire que « je peux » ou se dire que « je peux y arriver », signe d’un Homme libre.

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy ne pourrait pas dire que « l’Homme noir n’est pas assez entré dans l’Histoire », à moins qu’il vive en région.

Le mois de février est le Mois de l’histoire des Noirs. Ce n’est pas juste un événement du mois. C’est une période de l’année où chacun est invité à réfléchir et à faire de l’introspection vis-à-vis son rapport aux personnes issues de la diversité culturelle.

Surtout, il ne faut pas oublier que l’Histoire de l’humanité n’a pas été construite par une seule race ou une seule ethnie. Avant de poser un regard de jugement basé sur la couleur de la peau, faites une rupture épistémologique en reconnaissant qu’au final, entre vous et moi, la seule différence qui nous sépare est le fait que vous, on vous donne des opportunités pour vous réaliser dans la vie et moi, étant Noir, je dois travailler deux fois plus pour avoir le tiers de vos opportunités.

L’important est que vous reconnaissiez vos privilèges et que vous aidiez les autres à se réaliser dans leur vie. Reconnaissez que j’existe et vous aurez mon sourire. Mais, surtout, n’oubliez pas que personne ne nait noir ou blanc. Avant d’être Noir, je suis avant tout un humain et je mérite votre respect et d’être traité à ma juste valeur.

De mon vivant, j’espère voir un premier (e) ministre noir au Québec ou au Canada. De mon vivant, j’espère que la communauté internationale se rendra compte que l’Ebola, avec un taux de 62 % de décès touche en moyenne plus de 50 000 personnes en Afrique, comparé au coronavirus qui a un taux de 2 % de décès dans le monde.

J’espère que la communauté réalisera que l’Afrique australe vit la pire crise de la faim jamais vue. Que les changements climatiques sont responsables de millions de morts.

À toi, mon frère, ma sœur qui va me lire, le seul conseil que je peux te donner c’est soit fier de tes origines. Être Noir est une fierté que tu dois exposer au monde entier. Ne vis pas dans les stéréotypes. Au contraire : vis ta vie et fais valoir tes droits. Exige le respect de tous ceux ou celles qui les réprimeront. N’oubliez pas que des hommes comme Nelson Mandela, Obama, Martin Luther King ou Malcolm X se sont sacrifiés pour que nous nous puissions être considérés en tant qu’Humain.

L’histoire des Noirs m’a appris l’importance de persévérer, mais surtout, l’important de croire en soi et à la vie. Ne sois pas tous ces gens qui te diront que tu n’y arriveras pas. Le ciel est la seule limite qui peut entraver tes objectifs. Alors, fonce et deviens celui que tu as toujours voulu être.

Un sage m’a dit un jour qu’on est toujours l’étranger de quelqu’un. Ainsi, apprendre à vivre ensemble, c’est la manière la plus efficace de lutter contre le racisme. Autrement dit, Blanc sans « N », ça fait Blac. Comme quoi sans la haine, au final, on est tous égaux.

Joyeux mois de février des Noirs à tous et à toutes et en tant que société, soyez fiers de notre diversité culturelle.

Faustin Mugisha

Granbyen, étudiant en Travail social à l’Université du Québec en Outaouais