Point de vue

Tramway à Québec : un moratoire s’impose

La politique, écrivait Paul Valéry, est « l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde ». Cette réflexion s’applique tout à fait à la façon dont a été élaboré le futur réseau structurant de transport collectif de la ville de Québec.

Faisons un bref retour en arrière pour rappeler que le maire Labeaume avait d’abord conçu un projet de service rapide par bus (SRB) qui empruntait le boulevard Charest, sur lequel il n’y avait pourtant pas âme qui vive sur un long segment. Ensuite, il y a eu la chicane entre les maires de Québec et de Lévis, mettant fin à toute possibilité d’intégration du réseau de transport entre les deux rives. Finalement, il y a eu cette précipitation pour élaborer en toute vitesse un projet de tramway afin de bénéficier de la manne fédérale, puis de la manne provinciale promise en catimini. Il en a résulté un projet de réseau structurant annoncé en grandes pompes, aux allures flamboyantes,  mais qui comporte hélas trois vices majeurs pour les usagers :

1 – L’absence d’intégration entre la Rive-Nord et la Rive-Sud. À lui seul, ce vice justifie sans appel un moratoire sur l’implantation du projet. Certes, des chicanes et des divisions ont toujours existé entre les diverses municipalités de l’agglomération métropolitaine de Québec; on ne peut s’en permette lorsqu’il s’agit d’un projet de trois milliards de dollars. La congestion sur les ponts est l’un des principaux problèmes de transport de l’agglomération, et une voie devrait y être aménagée pour le tramway ou pour une forme quelconque de connexion : cela fait partie et de l’équation, et de la solution. On peut arguer qu’il sera toujours temps d’en arriver là, mais un tel report est contraire à l’idée même d’une planification ordonnée et d’une réalisation efficiente. Si les municipalités ne s’entendent pas, c’est au gouvernement d’intervenir.

2 – La troncature du réseau actuel par un tramway au tracé écourté. L’idée même d’un réseau structurant passe par des tracés qui couvrent la région d’un bout à l’autre. C’est actuellement le cas avec les Métrobus 800 et 801, qui vont de l’est à l’ouest et du nord au sud, et c’est également le cas pour les lignes de métro à Montréal (à l’exception de la ligne bleue justement décriée et que l’on va prolonger). Or, le futur tramway ne couvrira que la moitié des parcours 800 et 801, laissant sur le carreau les usagers de la moitié de l’arrondissement de Charlesbourg et de tout l’arrondissement de Beauport, qui devront alors subir des correspondances. À ce compte, il serait préférable que le tramway ne couvre qu’un seul des parcours 800 ou 801, et qu’on laisse le Métrobus desservir l’autre parcours.

3 – La suppression du terminus Marly dans l’ouest. Point de chute des Métrobus 800 et 801, le terminus Marly dessert actuellement les 3500 employés de l’édifice Marly, siège social de Revenu Québec, sans compter les résidents de la Pointe-de-Sainte-Foy. Or, le tramway s’arrêtera à 800 mètres de l’édifice Marly, pour bifurquer vers le nord jusqu’au futur terminus de l’avenue Legendre, où sera situé le magasin Ikea. Pourtant, il est difficile d’imaginer que bien des gens vont prendre le tramway pour aller acheter des meubles! Certes, on entend aménager un stationnement pour inciter les automobilistes venant de l’ouest à délaisser leur auto. Mais c’est un pari risqué, et qui ne justifie surtout pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul : le tramway ne peut pas éviter Revenu Québec, l’un des plus gros employeurs de la région, d’autant plus qu’un bon nombre d’employés proviennent de la Rive-Sud et contribuent à l’engorgement des ponts.

Certes, le réseau structurant de transport en commun présenté par la ville de Québec comporte plusieurs aspects positifs, dont une desserte bonifiée pour plusieurs secteurs en périphérie (notamment l’aéroport), négligés jusqu’à ce jour. Mais plusieurs autres aspects posent d’importants problèmes qui ont été soulignés lors des consultations publiques et du sondage en ligne tenus par la ville. Celle-ci doit donner suite à cet exercice démocratique; elle ne peut pas se contenter de faire la sourde oreille et foncer tête baissée avec le projet actuel comme elle le fait présentement. Un moratoire s’impose, le temps que la ville retourne à sa planche à dessin, et qu’une solution d’intégration des deux rives soit élaborée. Il y va de l’intérêt des usagers du transport en commun de la région, et de celui de la population en général.

Pierre Gagné

Ex-porte-parole du Comité des usagers du transport en commun de Québec

Ex-membre du Comité des plaintes du RTC

Point de vue

Se mobiliser contre les inégalités générées par le G7

Ce que l’on entend ces temps-ci à propos du G7, ce n’est pas l’engagement des dirigeants des sept pays parmi les plus riches à régler les problèmes de la planète, mais c’est plutôt combien les autorités déploient des efforts pour rassurer la population et empêcher les violences des mobilisations dans les rues de Québec! Selon nous, ce sont pourtant bel et bien les politiques néolibérales des dernières années, notamment celles de Trump, qu’il faut craindre et qui menacent notre avenir collectif.

Avec la présente prise de position, nous voulons signifier notre appui à celles et ceux qui iront manifester à Québec, le 9 juin, dans le cadre d’une initiative conjointe de groupes citoyens, syndicaux et communautaires, de manière unitaire et pacifique, pour exprimer un refus des politiques qui accentuent les inégalités et qui mettent en danger la planète! Alors que la panique actuelle est nourrie par des reportages qui mettent de l’avant les forces policières disant craindre les mobilisations, nous considérons que toute cette mise en scène a pour conséquence de décourager quiconque voudrait manifester son opposition dans la rue à Québec.

Une opposition légitime

L’opposition aux grands décideurs de ce monde est tout à fait légitime, elle est même urgente et indispensable au regard de l’augmentation des inégalités, des tensions internationales et des enjeux environnementaux. Il s’agit d’une des fonctions essentielles de l’action politique de la société civile de porter la voix des citoyennes et citoyens entre les élections.

Le Sommet du G7 réunit chaque année le club des sept pays parmi les plus riches de la planète. Il se veut un forum à l’enseigne de la coopération. Utilisera-t-on cette collaboration pour traquer les voyous de la finance qui profitent sans vergogne des paradis fiscaux? Sans surprise, cette question n’est pas à l’ordre du jour!

Certains thèmes à l’ordre du jour, comme celui de l’égalité homme-femme, laissent croire à des discussions progressistes. Le Sommet du G7 semble plutôt une occasion pour les chefs de gouvernements de partager des orientations au bénéfice du 1% et des multinationales. Depuis sa création, les politiques défendues par le G7 ont surtout permis d’accroître considérablement les inégalités.

Pour Donald Trump, la prochaine rencontre du G7 doit servir à rendre plus légitimes ses politiques ultraconservatrices! Malgré sa politique du America First, le projet du président américain n’est pas de mettre fin à la mondialisation néolibérale. Il propose plutôt d’accentuer les efforts des pays du G7 pour mettre en place une politique commerciale plus agressive et pour offrir aux grandes entreprises plus de possibilités de générer des bénéfices. La rencontre du G7 ne ralentira pas ses politiques basées sur plus d’exploitation d’énergies fossiles, de guerre commerciale, de concurrence et d’exploitation des peuples. Sur ce plan, il n’y a pas d’opposition de fond de la part des autres pays du G7.

Vers un forum alternatif au G7

C’est pour exprimer une opposition à ces politiques que se tiendra, le 9 juin prochain, une journée d’activités pour promouvoir une autre vision du monde. Pendant 12 heures, samedi, kiosques-ateliers, conférence, manifestation, spectacle occuperont l’espace public devant l’Assemblée nationale et dans les rues de Québec.

On doit refuser la campagne pour museler la volonté de s’exprimer et de faire adopter des politiques plus justes, centrées sur les droits fondamentaux, les droits humains et sociaux, et sur un programme de commerce plus respectueux des peuples et de la planète. Beaucoup de regards se tourneront vers le Québec en ce début de juin 2018. Nous lançons un appel à participer aux activités de la coalition. La réelle menace serait de se taire.

Signataires: 

Beaudet Pierre professeur et rédacteur aux Nouveaux cahiers du socialisme

Chabot Louise présidente de la Centrale des syndicats du Québec

Cameron, Ronald coordonnateur de l’Association québécoise pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC-Québec)

Canet, Raphaël membre du conseil d’administration du Collectif transition sociale mondial

Cuccioletta Donald professeur et président Alternatives

Daigneault Dominique présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN)

Denault Alain philosophe et essayiste

Dey Sujata responsable de la campagne sur le commmerce Conseil des Canadien international

Dubé Fred humoriste du Front commun comique anti-G7

Dumas Gabriel coordonnateur du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec

Grinand Alice coordonnatrice des communications au Comité de solidarité de Trois-Rivières

Guay Thérèse membre du conseil d’administration du Collectif transition sociale mondial

Lemieux-Breton Anne-Valérie Réseau d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches

Marois Alain vice-président de la Fédération autonome de l’enseignement

Murdock, Jean président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec

Perron Richard président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Piché Lucie présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (CSQ)

Quesnel Caroline trésorière de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec

Simard Alice-Anne directrice générale d’Eau Secours

Vaillancourt Claude écrivain et président de l’Association québécoise pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC-Québec)

Point de vue

Le comportement des photographes animaliers: le revers de la médaille

En réaction à l’article «Des experts s’inquiètent du comportement de certains photographes animaliers» paru le 22 mai.

J’ai lu avec consternation dans Le Soleil du 22 mai 2018 un article portant sur le comportement de certains photographes animaliers. En fait, ce sujet m’interpelle tellement que j’ai écrit un livre sur le sujet. Voici mes réflexions sur les points exposés dans cet article.

En premier lieu, un naturaliste de Parcs Ontario se plaint du comportement de certains photographes dans son parc. Or, dans les parcs provinciaux et fédéraux, les activités hors sentiers ou le dérangement de la faune sont interdits. Ainsi, dans la vallée de la Jacques Cartier ou à Cap Tourmente, plusieurs photographes québécois ont reçu des avertissements et parfois des amendes. 

Dans le Parc des Algonquins en Ontario, la photographie de martres est très prisée et le beurre d’arachides permet d’attirer les sujets le long de troncs d’arbres. Il faut dire que la famille de martres a élu domicile près du centre d’entreposage des déchets et que l’ingestion de restants de table explique leur présence. Dans ce contexte, l’apport de beurre d’arachides est marginal par rapport aux habitudes alimentaires de cette famille de mustélidés. Le même phénomène est d’ailleurs observé au Québec. Il revient donc aux autorités de faire appliquer leurs règlements auprès des photographes. Tout propriétaire municipal ou privé d’un lieu accessible au public peut aussi établir les interdictions qu’il juge appropriées.

En second lieu, on apprend que la revue Canadian Geographic est préoccupée par la publication d’images provenant de zoo ou de chouettes appâtées avec des souris. Or, plusieurs photos de loups ou de chouettes sont souvent sélectionnées dans leurs concours. Il est pourtant très facile pour un initié de savoir si une photo de loup provient d’un enclos naturalisé ou qu’une chouette a été appâtée.

En troisième lieu, on peut lire qu’une photographe américaine s’offusque de l’utilisation de souris dans la région de Montréal pour attirer les chouettes. En effet, il y a deux ans, la région de Montréal a été envahie par des chouettes lapones en manque de campagnols. L’abondance de petits mammifères dans le Nord est cyclique. Le plus étonnant est que la photo qu’elle a publiée est celle d’une chouette avec une souris domestique noire dans son bec. Tout préposé d’animalerie confirmera que cette souris est domestique malgré son pelage noir. L’extrait de cet article rapporté dans La Presse canadienne passe aussi sous silence le fait que l’appâtage de chouettes soit légal au Canada, à l’exception des parcs gouvernementaux, et qu’il n’existe aucune démonstration de l’impact négatif de cette pratique sur ces oiseaux. 

L’article anglophone original du National Post du 20 mai dernier était plus explicite. D’ailleurs, les autorités provinciales québécoise et ontarienne de la faune sont neutres sur l’activité d’appâtage de chouettes. Par contre, il faut reconnaître que la majorité de la population nord-américaine considère que l’appâtage n’est pas une activité éthique.

Personnellement, mon expérience de photographe animalier dicte qu’il faut attirer plutôt que poursuivre un animal. L’appâtage à l’aide de graines, de beurre d’arachides, de confiture ou de viande morte ou vivante offre des images de très haute qualité. On peut aussi fréquenter les parcs publics dont la faune est familière avec la présence humaine ou utiliser des caches le long d’endroits fréquentés par la faune à certains moments de l’année. Enfin, des voyages dans des sites d’abondance de la faune en période d’hivernage ou de migration peuvent être envisagés avec succès avec ou sans guide.

La photographie animalière est une activité de plein air vivifiante et passionnante qui contribue à mieux faire connaître notre faune par la publication d’images de grande qualité. Il serait dommage de ternir cette activité économique et renouvelable par les préjugés de certains usagers ou le comportement répréhensible d’une infime minorité de photographes.

Simon Théberge
Biologiste, photographe animalier
Québec

Point de vue

Itinérance: la table est mise

Dans le cadre de sa Stratégie de partenariats de lutte contre l’itinérance, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement qui sera doublé à terme et qui atteindra deux milliards$ au total pour la décennie 2019-2028. Quelle orientation donnera-t-il à cet investissement plus que nécessaire? Cette importante décision est attendue sous peu.

Le 19 mai dernier, le rapport du Comité consultatif sur l’itinérance, formé par le gouvernement canadien, était rendu public. Comme membres de ce comité, nous avons émis une note divergente dans ce rapport qui privilégie une approche ciblant les personnes en situation d’itinérance chronique et basée sur une offre de logement avec accompagnement. Cette orientation inspirée de l’approche Housing first est au cœur d’une stratégie canadienne qui vise à mettre fin à l’itinérance.

En 2015, en imposant coast to coast l’approche Housing first, le gouvernement Harper a affaibli la diversité des pratiques mise en place depuis de nombreuses années et a entraîné d’importantes conséquences qui ont concrètement affectées de nombreuses personnes en situation d’itinérance et à risque de l’être. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Trudeau a accru les fonds pour la lutte à l’itinérance et a permis partiellement de réparer les pots cassés.

L’enjeu est de taille pour la lutte à l’itinérance et dépasse les sommes prévues. L’impulsion que donne le gouvernement fédéral depuis 1999 est déterminante dans les actions qui se mènent au Québec et sera grandement significative dans la poursuite de cette lutte.

Pour une approche globale

La pauvreté, le coût des logements, des problèmes de santé mentale, de toxicomanie, la faiblesse des réseaux personnels s’entrecroisent pour créer et entretenir l’itinérance. La complexité du phénomène de l’itinérance oblige à adapter à la multitude de réalités vécues et à prendre en compte l’ensemble des dimensions de la vie de la personne.

Des actions sont menées en ce sens, améliorent et sauvent des vies. Le travail de rue, le soutien à la sortie des centres jeunesse et du milieu carcéral, le développement de logements sociaux, l’accès au chèque d’aide sociale et à la carte d’assurance maladie, l’accompagnement à la cour en sont autant d’exemples qui illustrent la richesse des interventions de lutte à l’itinérance.

Cette diversité de causes qui appellent une diversité d’actions a également été reconnue par le gouvernement du Québec, du Cadre de référence adopté sous les Libéraux en 2008 à la Politique nationale de lutte à l’itinérance adoptée sous le PQ en 2014.

La politique adoptée au Québec, se nomme à juste titre Pour éviter la rue et en sortir, identifiant toute l’importance de la prévention. Elle interpelle à raison une dizaine de ministères pour des actions en pauvreté, santé et services sociaux, insertion, judiciarisation et logement.

La situation dans nos villes et au Québec en général est loin d’être rose, en itinérance beaucoup reste à faire. Mais l’approche globale privilégiée et les actions qui en ont suivi ont permis en partie de contrer le développement de l’itinérance. Quand on regarde la situation à Toronto, où les 5500 places en refuges, cinq fois plus qu’à Montréal, ne suffisent pas à la demande, cela permet de reconnaitre toute l’importance de la prévention, du développement de logements sociaux, des actions négligées dans la Ville-Reine.

Une souplesse nécessaire

Depuis 1999, les investissements fédéraux en itinérance ont permis la mise en place d’un exercice exceptionnel et unique dans l’octroi des fonds fédéraux, celui du plan communautaire. Dans chaque communauté, les organismes communautaires, la ville et le réseau de la santé identifiaient les besoins, les priorités et recommandent l’affectation des fonds fédéraux de cet exercice de priorisation régionale.

La flexibilité de ce modèle a permis à chaque région de faire des choix adaptés et complémentaires avec les ressources en place.

À Québec, il a été collectivement décidé de ne pas augmenter le nombre de lits d’urgence qui était, à ce moment, jugé suffisant et plutôt de renforcer l’accompagnement des personnes tant en prévention qu’en réduction de l’itinérance. Plusieurs pratiques ont donc pu être consolidées telles que de l’hébergement pour les jeunes mineurs, des centres de jour, de l’accompagnement en logement et, ainsi, déployer un continuum de services efficace.

À Montréal, l’affectation locale des fonds a aussi permis de grandes choses, passant de l’amélioration des capacités de différents hébergement, à celle d’organismes tels CACTUS et l’Itinéraire, le travail de rue, l’accompagnement ainsi que la réalisation de plus de 1200 logements sociaux ont aussi été appuyés par l’aide fédérale.

Pour réduire l’itinérance

Le gouvernement fédéral s’est fixé comme objectif de réduire l’itinérance de 50%. Ce dernier fait écho aux critiques de l’ONU sur la croissance de phénomène au Canada. Cet ambitieux objectif doit toutefois permettre de déployer une stratégie de lutte qui rend possible aux communautés l’adéquation des services avec les réalités vécues sur le terrain. Afin de prévenir et réduire l’itinérance, la nouvelle stratégie de lutte à l’itinérance doit soutenir la prévention sous différentes formes et reconnaître l’importance d’une diversité d’approches en permettant les déploiements de pratiques adaptées pour prévenir et réduire l’itinérance.

Jimena Michea, coordonnatrice du Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ)

Pierre Gaudreau, directeur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM)

Du front tout l'tour de la tête

Les exploratrices

CHRONIQUE / Vous avez été nombreux (aucun, en fait) à me faire remarquer que cette chronique n’est pas parue la semaine dernière. Merci. La raison est la suivante : la veille de sa rédaction, j’ai mangé des sandwichs au jambon faits en épicerie et qui n’étaient probablement pas de la première fraîcheur malgré leur date de péremption éloignée.

Quelques heures plus tard, c’était comme si j’avais Donald Trump dans le ventre : c’était malaise par-dessus malaise, avec étourdissement et difficulté à énoncer des phrases sensées.

Opinions

La Voix des lecteurs

Le rôle important joué par le journal La Voix de l’Est

Granby est la plus petite ville québécoise ayant un journal quotidien. Nous sommes choyés. En effet, c’est depuis 1945 que La Voix de l’Est est à notre porte chaque matin. Mais de nos jours, les sites d’information électroniques grugent de plus en plus le territoire de la presse écrite et une lutte s’est engagée pour la survie des journaux régionaux (quotidiens et hebdomadaires). Le conseil général de la FTQ affirmait dernièrement que la disparition des journaux régionaux serait « une catastrophe » pour la démocratie au Québec.

Opinions

La Voix des lecteurs

Et si les jardins m’étaient racontés...

Avec l’arrivée du printemps, le beau temps s’installe. Dans plusieurs villes du Québec, des citoyens se regroupent pour l’entretien des jardins collectifs ou communautaires. Une activité rassembleuse où chacun apporte bénévolement sa contribution dans une atmosphère conviviale, où les classes sociales n’existent pas et où il n’y a pas d’experts pour faire des remontrances à des citoyens parfois maladroits, mais tellement pleins de bon vouloir.

La caricature de Côté du 15 mai 2018

La caricature de Côté du 15 mai 2018

Entre les lignes

Histoire d’une battante

Petite, Hélène aurait pu, comme ses camarades de classe, rentrer de l’école et aller manger un bon sandwich à la confiture devant Bobino ou Marie Quat’Poches. Mais non. La jeune fille allongeait son parcours de marche jusqu’au sous-sol de l’église de la paroisse voisine pour aller s’asseoir au bout d’un long métier sur lequel sa maman tissait une jolie couverture.

Sa mère lui a montré très jeune à coudre et à tisser. Des activités qui, fait-elle remarquer, demandent du temps, de la générosité et de l’amour.

Opinions

La Voix des lecteurs

L’aveuglement volontaire a des limites !

Cette année scolaire, nous avons beaucoup entendu parler de la pénurie de suppléants dans les commissions scolaires. Savez-vous que des enseignants malades, de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) ont reçu des appels les informant qu’il n’y avait personne pour les remplacer ? On leur faisait sentir qu’il serait préférable qu’ils viennent à l’école s’occuper de leurs élèves, même s’ils avaient avisé qu’ils seraient absents pour maladie. Ne plus avoir le droit d’être malade, sans culpabiliser, considérez-vous qu’il s’agit des bonnes conditions pour se sentir mieux ? Considérez-vous que ce soit là une bonne manière d’agir si on a à cœur le bien collectif ?