La Voix des lecteurs

«Avortons» la désinformation anti-choix !

LA VOIX DES LECTEURS / Au printemps dernier, le Sénat de l’État de l’Alabama a adopté une loi restreignant le droit à l’avortement. Cela veut dire que les femmes qui désirent interrompre leur grossesse ne peuvent le faire à moins que l’on considère que la condition dans laquelle elles se trouvent constitue une menace pour leur vie ou que le fœtus possède des anomalies pouvant entraîner la mort.

Donc, cela veut dire que même en cas d’agression sexuelle et d’inceste, une femme ne pourrait se faire avorter. Au courant de l’année, plusieurs lois restrictives ont été adoptées dans plusieurs états afin de bannir ou réduire l’accès à l’avortement. Rappelons qu’au Canada, la procédure est légale depuis 1988. Toutefois, cela ne veut pas dire que ce droit de la femme est sans danger d’être révoqué dans les années futures.

La Voix des lecteurs

Le pouvoir ignoré… de l’accueil

LA VOIX DES LECTEURS / Après une escapade d’une journée, qui s’est terminée par une pièce de théâtre qui s’est avérée pas aussi drôle qu’espérée, je me suis retrouvée quand même en pleine forme le lendemain, avec de bons souvenirs et alors, je me suis demandé pourquoi. J’ai eu ma réponse très rapidement. Le sentiment positif que je ressentais était dû aux personnes rencontrées, à l’atmosphère et au climat d’accueil qui avaient prévalu tout au long de l’activité.

La personne qui voit à son organisation ne fait pas que régler des technicités, elle et son équipe « prennent soin des gens », voilà toute la différence.

La Voix des lecteurs

Nationalisme et fascisme

LA VOIX DES LECTEURS/ Un grand nombre de pays occupés majoritairement par des populations d’ascendance chrétienne blanche s’alimentent avidement aux idées nationalistes fascistes. Convaincues de leur suprématie, ces populations européennes et nord-américaines appuient de plus en plus des partis populistes de droite qui exploitent allègrement les discours déshumanisants.

Ces partis veulent faire croire que le « nationalisme identitaire » est incompatible avec les diversités ethniques, culturelles ou religieuses. Fidèle à cette vision, ce nationalisme identitaire devient une valeur absolue qui permet de fouler aux pieds les chartes des droits et libertés onusiennes canadiennes et québécoises. Toutes les avancées de la démocratie moderne dans lesquelles on retrouve non seulement la liberté d’expression et d’association, mais aussi les droits humains reconnus comme la base de notre système démocratique de justice, sont méprisées. Très méprisées. La loi sur la laïcité est un exemple de ce comportement fasciste. En incluant une dérogation qui empêche la loi d’être contestée devant les tribunaux, le gouvernement imite ce qui se fait déjà dans les républiques de bananes et les dictatures islamiques. 

Il faut remarquer que cette loi parle de laïcité dans les deux premiers articles, le restant de la loi devient un réquisitoire anti-laïcité. Le débat auquel on fait référence depuis 11 ans n’a jamais porté sur la laïcité, mais sur le mépris de la religion et sur celui des croyants de religions non chrétiennes portant des signes religieux ostentatoires.  Or, la laïcité est un contrat social qui vise essentiellement le vivre ensemble harmonieux, loin de toute discrimination, exclusion et ségrégation en lien avec les croyances et les pratiques religieuses. Apparemment, le peuple québécois ne veut plus de cette laïcité. Avec la loi 21, le vivre ensemble harmonieux ne reposera plus sur l’unité dans la diversité, mais sur l’uniformité des apparences. Voilà le nouveau caractère distinct de la société québécoise. Voilà la nouvelle valeur bien québécoise. Tout le monde le fait, fais-le donc !

Autant les réseaux sociaux que certains chroniqueurs ont ardemment joué la carte de la déshumanisation. Nous savons que celle-ci est radicalement fondée sur la calomnie, l’ignorance, les préjugés, les mensonges. Une fois ces propos semés à tout vent, ils contaminent la population et deviennent extrêmement difficiles à contrer. C’est pourquoi, avant d’adopter une loi qui légalise la discrimination, l’exclusion et la ségrégation, il est important de la justifier et la meilleure façon de le faire consiste à défigurer les personnes visées. Les affirmations gratuites et sans preuve permettent de présenter ces gens comme des dangers publics : c’est ainsi que l’on crée un climat de peur ridicule et irrationnel.  Les femmes voilées ne sont pas vues comme des mères de familles québécoises scolarisées et engagées socialement, mais comme des agentes doubles au service des djihadistes fanatiques. Voilà le triste visage de la déshumanisation présente au Québec depuis 11 ans. Toutes les discriminations à travers l’Histoire humaine ont toujours suivi la même recette depuis des millénaires. Les Québécois ne constituent pas une société si distincte que cela !

L’Éducation au vivre ensemble respectueux des droits humains et de la diversité est un enjeu planétaire perpétuel. Les reculs sociaux ont toujours été des tremplins permettant à l’humanité de faire de grands pas en avant. C’est suite aux 15 ans du gouvernement populiste de l’Union nationale que le Québec a pu vivre la Révolution tranquille. Ne désespérons pas, la CAQ passera. 

André Beauregard

Shefford

Opinions

Faire une place aux chiens à Granby

LA VOIX DES LECTEURS / À Granby, le seul endroit où on peut laisser les chiens courir, jouer, être libre donc sans laisse, c’est au parc pour chiens situé à côté du stade de baseball Napoléon-Fontaine.

La Ville, dans ses projets porteurs futurs, veut réduire les gaz à effet de serre. Une famille, une voiture ; un programme d’aide pour l’installation d’une borne pour voiture électrique, toutes des idées superbes. Par contre, les citoyens vivant dans les secteurs en haut de la ville (rues Mountain, de l’Iris, etc.) doivent traverser toute la ville pour aller faire courir leurs chiens. Pourquoi ne fait-on pas un deuxième parc à chien dans le haut de la ville ?

Opinions

Je me souviens…

LA VOIX DES LECTEURS / Quand mon premier ancêtre est venu s’établir sur la côte de Beaupré, il ne savait sûrement pas le nombre de descendants que sa venue générerait. Lui et tous ceux qui ont suivi ne se doutaient pas que des années de labeur permettraient que je naisse à une époque où j’aurais la chance, comme beaucoup de ma génération, de pouvoir participer à l’essor d’une magnifique province.

Je souhaite vivre dans le Québec moderne et profiter des nombreux avantages qui nous sont offerts. Je ne suis pas nostalgique du « bon vieux temps ». Cependant, quand arrive le 24 juin, un sentiment de reconnaissance monte en moi envers tous ceux qui m’ont précédée et pavé le chemin. Alors, je me souviens…

La Voix des lecteurs

Une place pour la religion... Pourquoi ?

LA VOIX DES LECTEURS/ Tout le débat autour du projet de loi 21 sur la laïcité m’a amené à me poser la question suivante : pourquoi devrait-on accorder une place à la religion dans notre société ?

Quand la Charte canadienne des droits et libertés commence par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit », je crois qu’on a déjà un problème !

Depuis des lunes, la religion a été un prétexte pour de très nombreuses guerres, pour placer les femmes dans un rôle de soumission, prétendre que l’homosexualité était contre nature, pour les religieux d’abuser sexuellement d’enfants, de violer des religieuses, et d’enrichir les dirigeants de plusieurs religions pour ne nommer que ces quelques exemples, car on pourrait remplir de milliers de pages d’exemples. Pourtant, le point commun de toutes les religions n’est-il pas de nous aimer et de nous entraider ?

Rendu à notre époque, avec les moyens de communication que nous possédons, chacun a la possibilité de s’informer auprès de diverses sources comme les journaux et les bulletins de nouvelles. Chacun peut se forger sa propre opinion, c’est ce qu’on appelle la liberté de conscience. 

Le point 2 de la Charte des droits et libertés dit que chacun a des libertés fondamentales, dont «la liberté de religion et de conscience», deux éléments contradictoires dans un même point ! La religion ne laisse que très peu de place à la liberté de conscience, elle dicte plutôt ce que le pratiquant doit croire.

Combien de fois nous avons entendu «la religion c’est mon identité», c’est inquiétant. Ça veut dire que tes croyances, et ici j’insiste sur le mot «croyance», dictent ta vie ! On est loin de la liberté de conscience, on te dit quoi penser. En plus, toutes les religions s’autoproclament comme étant «La Vraie». Chaque religion dit d’une autre qu’elle n’est pas bonne et c’est normal parce que nous revenons au mot «croyance».

Alors comme les religions sont des croyances et qu’elles ont démontré à travers les siècles qu’elles étaient souvent néfastes, je me demande pourquoi on devrait leur faire une place dans l’espace public. La religion demeure un choix et une croyance donc, elle devrait appartenir au domaine de la vie privée uniquement. 

J’ai été choquée par la déclaration de Manon Massé qui dresse un parallèle entre l’opposition au port des signes religieux et l’homophobie lorsqu’elle mentionne que dans les années 1970, on craignait qu’un enseignant gai influence l’orientation sexuelle des élèves et qu’aujourd’hui ce sont les enseignants qui portent un signe religieux qui pourraient influencer les élèves. 

Les groupes qui représentent les homosexuels se battent depuis des années pour dire que l’homosexualité c’est inné et que rien ne peut changer cela. Manon Massé vient de ramener le tout en arrière en disant finalement que l’homosexualité est un choix en faisant son parallèle. Les religions les traitent d’abominations, les oppriment, et les rejettent; et Québec solidaire voudrait vraiment défendre les gens qui désirent afficher leur religion !

La religion occupe déjà une trop grande place dans l’espace public et jouit d’écoles financées par les fonds publics, ce qui est en soit une aberration, car l’école est censée nous instruire afin de créer notre propre identité par notre liberté de conscience. Concernant les écoles hassidiques, le gouvernement paye pour que les élèves ne suivent pas le programme du ministère, qu’ils fassent l’école à la maison avec des cours donnés par leur mère qui n’a pas dépassé le secondaire (si elle s’est rendue jusque là). Chez les juifs et musulmans «radicaux», les filles ne s’instruisent pas. Il existe 84 écoles religieuses privées financées par l’État: 52 chrétiennes, 24 juives et 8 musulmanes.

Dans nos choix de carrières, nous sommes tous exposés, à un moment ou à un autre, à des obstacles. Comme c’est un «choix» de carrière, les choix que nous ferons décideront du parcours que nous poursuivrons. Comme certains veulent continuer d’afficher leur religion, ce sera un choix qu’ils feront. Sur les milliers de choix de carrières, j’aimerais bien connaître le pourcentage de carrières dont ils font le choix de se priver au nom de leur religion.

On demande à un professeur d’histoire ou de politique de ne pas afficher ses couleurs politiques afin de ne pas donner l’impression qu’il pourrait orienter son cours vers une idéologie politique plus qu’une autre. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les signes religieux ?

Le Québec est un endroit où il fait bon vivre justement parce que les religions n’occupent pas trop de place dans les sphères du pouvoir. Donnons-nous les moyens afin de ramener les religions au domaine de la vie privée et de pouvoir s’assurer de pouvoir continuer de vivre en paix.

Le projet de loi ne va pas assez loin, car dans ce projet de loi de neutralité de l’État, l’État ne devrait rien financer qui ait un côté religieux. C’est un peu contradictoire que l’État se proclame neutre et laïque alors qu’il finance des organismes religieux et des écoles confessionnelles !

Marie-Hélène Gagnon - Saint-Césaire

La Voix des lecteurs

Une autre option que l’euthanasie

LA VOIX DES LECTEURS/ La société québécoise n’est pas juste malade, elle est mourante dans ses choix d’avenir. Depuis quelques jours, on entend différentes demandes concernant l’aide médicale à mourir. On se croirait en plein cauchemar.

On demande de se faire tuer comme si c’était normal, car on a des souffrances, des douleurs et pour certains le mal de vivre, comme si c’était la seule solution pour les régler. On est maintenant dans une culture de mort à la carte. Comment avons-nous pu en arriver là ?

(...) Les politiciens ont leurs torts, mais les citoyens aussi. Où sommes-nous quand il est temps d’intervenir et mettre de la pression sur nos députés pour les réveiller et leur dire le gros bon sens? Notre silence fait mal. Où sont les personnes et les organismes qui devraient parler pour protéger les vies? Est-ce que l’argent achète leur silence? C’est un échec évident de notre société riche et moderne dans ses choix immoraux. Où arrêterons-nous ?

(...) Les personnes malades ou en perte d’autonomie et mourantes ont tant à nous apprendre, par leur exemple de vie. En les observant et les côtoyant, on voit souvent leur patience et leur courage. Ils ont surtout besoin d’amour et de notre présence. Il faut garder la solidarité pour la vie.

L’école de la vie, c’est des bonheurs, des joies, mais aussi des souffrances, des douleurs, des pertes d’autonomie. C’est ce qui nous fait grandir de l’intérieur pour devenir un meilleur monde. L’euthanasie ne fait pas cela.

Aurons-nous le courage de nous battre jusqu’au bout peu importe la situation, pour montrer l’exemple à nos enfants et leur laisser un monde meilleur ?

Sylvain Lamontagne - Valcourt

La Voix des lecteurs

Pas de chiens sur les pistes cyclables

LA VOIX DES LECTEURS/ Avis aux citoyens qui se promènent avec leur chien sur la piste cyclable, s’il vous plaît, allez jouer ailleurs, dégagez !

Il y a une raison pourquoi c’est interdit. Est-ce que les intervenants vont faire quelque chose pour ça ?

Quelqu’un du C.A.R.T.H.Y., de la police de Granby, de la SQ, de la MRC de Rouville et de la Route des champs ? Faudrait y voir !

Marco Boucher - Granby

La Voix des lecteurs

Le bal, la cerise sur le sundae

Pour bien des personnes qui ont passé à travers leur secondaire, le bal est la cerise sur le sundae d’une étape importante de leur jeune vie. C’est aussi un événement qui permet à plein de jeunes gens de s’exprimer par le biais de leur tenue et/ou du moyen de transport choisi pour l’occasion.

C’est un peu un concours de qui va flasher le plus. C’est pas toujours clair comme ça, mais secrètement, ou pas, bien des ados veulent être plus hot que quelqu’un qui leur en a fait baver pendant des années ou qu’une autre personne qui pognait plus. Certaines personnes veulent passer sous le radar et juste avoir du plaisir, assurément, mais d’autres tiennent à flasher et certaines personnes en profite pour sortir de leur zone de confort, de leur anonymat. Le bal, je pense que tu le sais, c’est presque un spectacle.

À LIRE AUSSI: Il voulait aller à son bal en robe

En 1998, c’était mon tour de faire mon show ! Je cherchais par tous les moyens à exprimer mon côté créatif qui m’avait valu la deuxième place des personnes les plus flyées dans l’album de finissant.e.s. En 1998, on était hyper influencé.e.s par le cinéma et je rivalisais avec une réplique quasi parfaite de la robe de bal jaune de Belle (La Belle et la bête), quelques garçons en kilt (Braveheart), un duo en fortrel bleu poudre et orange (La Cloche et l’idiot) et notre bon président qui s’était fait faire un habit sur mesure en tissu lamé argent (Ça, c’était juste lui).

Juste derrière la longue limousine noire de Monsieur le Président, arrivaient mes ami.e.s et moi-même dans un camion de pompier. C’est avec la chevelure de Leeloo Dallas (Cinquième élément) et un bouquet de ballons multicolores que j’ai interrompu son arrivée. En 1998, j’ai flashé pas à peu près. 

Si en 2019, c’est ton tour de mettre la cerise sur le sundae de ton adolescence, je parie que tu as le goût de fêter ça à la hauteur de ta personne. Je te souhaite d’avoir toute la liberté dont j’ai bénéficié pour exprimer l’étendue de ta créativité et de ta personnalité. Je te souhaite d’être entouré.e de gens bienveillants qui ne jugeront pas ta tenue, mais qui constateront à quel point tu rayonnes et as l’air épanoui.e.

Je te souhaite aussi de pouvoir y aller avec la personne de ton choix et EN la personne de ton choix, comme la personne que tu ressens au fin fond de toi-même. Je souhaite que, si tu as choisi le bal de finissant.e.s pour te révéler au monde, le monde te reçoive sans avoir peur de ton courage et de ta force. Je souhaite que tu sois entouré.e d’allié.e.s qui comprennent ta soif d’être toi.

En 2019, on comprend de plus en plus que les vêtements ne sont que du tissu et qu’ils n’appartiennent pas à un genre en particulier. En 2019, on comprend de plus en plus que le genre est un spectre et que l’expression de celui-ci n’a plus besoin d’être boulonnée dans des stéréotypes désuets. En 2019, on comprend que l’amour, c’est l’amour et que ça n’a rien à voir avec ce qui se cache dans le secret de nos sous-vêtements. 

Toi et moi, on comprend, mais il y en a pour qui c’est moins clair… ne les laisse pas voler la cerise sur ton sundae.

Bon bal mon ami.e.

Pal Green - Granby

La Voix des lecteurs

Modération ou discrimination…

Est-ce de l’intimidation sociale et de la discrimination lorsqu’il y a modération de certains comportements lors d’un événement familial et scolaire ? Est-ce qu’une prestation artistique hors contexte est plus importante que tout l’appui et l’amour reçus d’un milieu scolaire cinq années durant ?

À LIRE AUSSI: Il voulait aller à son bal en robe

Voici des faits réels à propos de l’école secondaire du Verbe Divin :

A) Depuis plusieurs années, des ateliers de lutte contre l’intimidation et l’homophobie sont donnés aux élèves dans leurs cours ;

B) Des intervenants du GRIS (homosexuels et bisexuels) viennent démystifier l’homosexualité dans toutes les classes de 3e secondaire ;

C) Le 17 mai, dans toute l’école, il y a distribution de bracelets aux couleurs de l’arc-en-ciel pour souligner la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie ;

D) L’organisme Divers-Gens a longtemps été présent à l’école pour offrir du soutien aux élèves de toutes les orientations sexuelles ; 

E) Des projets d’enseignants pour lutter contre l’homophobie ont été à maintes reprises étudiés par le concours GRIS-Fondation Simple Plan pour l’implication sociale positive de l’école auprès de la communauté LGBTQ2+ ;

F) Les romans jeunesse d’une enseignante de l’école ont gagné un prix littéraire pour le sujet traité : l’homosexualité féminine ;

G) Une élève gaie de l’école (respectée et aimée par les membres du personnel) a porté un habit (smoking) lors de son bal de finissants ;

H) Un garçon, qui le désire, a, dans les faits, le droit de porter une robe à son bal.

I) Aucun élève n’est exclu dans son identité de genre au Verbe Divin ;

J) Les élèves sont acceptés et accompagnés dans leur cheminement de vie, peu importe leur orientation sexuelle.

Question : quelle situation dénonce-t-on réellement ?

Kim Messier, enseignante de français (3e sec.) et auteure Éditions de Mortagne - Granby

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Racisme endémique

C’est le temps de l’année quand les parents se regroupent dans les auditoriums d’écoles secondaires pour assister aux spectacles de fin d’année. C’est justement où je me suis retrouvé la semaine dernière, essayant d’identifier les œuvres d’art de ma fille et me tortiller le cou pour la trouver pendant la prestation de danse.

Ensuite, c’était le moment des sketchs de théâtre, écrits par les étudiants eux-mêmes, dont un était un exemple parfait du racisme qui semble à continuer sans arrêt et sans honte dans notre société. Dans le sketch, un étudiant jouait le rôle d’un autochtone et un autre jouait le rôle d’un colon blanc. Quand le colon lui demanda de s’identifier, sa réponse s’est fait en frappant sa poitrine et d’hurler à maintes reprises d’un ton agressif « AU-TOCH-TONE ! »

Pire encore, après une course sur scène entre les deux personnages, l’autochtone est tombé mort et le colon l’a pris par la main et l’a trainé le long de la scène en disant: « Nous sommes les conquéreurs ». 

Trop de parents ont trouvé le sketch amusant. J’étais trop étonné pour remarquer si j’étais la seule à être si profondément offensée. Le sketch m’a rappelé les vieux films de cowboys des années 50 où les Indiens sont dépeints comme étant épais, sauvages et illettrés. 

Nous voilà en 2019 et rien n’a changé. Je tiens le professeur de théâtre responsable. Je tiens l’administratrice de l’école responsable. Je tiens surtout les parents responsables. 

J’avais envie de faire une scène, de déranger le spectacle et hurler « Non, mais ? Ça ne va pas ? » Mais, dans l’intérêt d’épargner l’embarras à ma fille adolescente, je me suis contrôlée. 

Sérieusement les amis, combien de générations d’enfants blancs demeureront ignorant du racisme endémique autour d’eux avant que nous, leurs parents, proclament « c’est assez ! »

Anne-Marie Cyr - Cantons-de-l’Est

La Voix des lecteurs

Il est temps que nos aînés prennent leur place

Y a-t-il un peuple, une province, un pays qui peuvent se permettre de se priver des connaissances, de l’expérience et du savoir-faire de ses aînés et de les enterrer en disant qu’ils nous ont coûté cher ?

Au Québec, 87 % des personnes aînées ne vivent pas dans un CHLSD ou dans une résidence pour personnes âgées, donc elles ne sont pas malades et voient à s’entretenir et souvent jusqu’à un âge avancé. Elles participent de fait pleinement à la société et à l’économie.

La Voix des lecteurs

Pas les bons papiers

Quel beau cas que celui de cette fausse infirmière au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a consacré vingt ans de sa vie à soigner des malades et ça sans jamais faire de fautes professionnelles! Aujourd’hui, on la condamne en l’accusant presque de criminelle et on la congédie manu militari sans plus d’analyse, tout cela pour un diplôme qu’elle n’avait pas.

On doit peut-être voir là les failles de notre système d’éducation et également l’emprise et le contrôle des fonctionnaires, des syndicats et des ordres professionnels sur les travailleurs de notre société. Ces derniers rembourseront-ils cette dame pour toutes les cotisations qu’elle leur a versées ?

La Voix des lecteurs

De Marie-Anna Jarest à la Fondation Hermas

Dans les années 30, 40 et 50, à Bedford, il y avait la Pharmacie Jarest, dont la pharmacienne Marie-Anna Jarest était la propriétaire.

Petit bout de femme mesurant moins de 5 pieds, célibataire, n’ayant jamais eu d’automobile, toujours vêtue sobrement, l’œil vif, d’une chaleur humaine admirable et d’une simplicité exemplaire, elle a fait preuve d’une générosité exceptionnelle tout le long de sa vie.

La Voix des lecteurs

Fort, stoïque et indépendant : la façade de l’homme viril

Il y a environ trois milliards et demi d’hommes sur terre. Parmi ceux-ci, on retrouve votre père, votre frère, votre fils ou peut-être bien vous-même. Néanmoins, malgré la présence de toutes ces personnes dans nos vies, il peut être difficile de répondre à une question qui semble pourtant si simple : être un homme, qu’est-ce que ça veut dire ? La réponse à cette question varie grandement à travers l’Histoire. De nos jours, elle contient de nombreuses implications qui forment un danger réel pour l’homme contemporain.

Un «vrai» homme, c’est d’abord un jeune garçon souvent innocent et fragile qui, à force de longues années de travail acharné, apprend à développer des qualités essentielles, semble-t-il, à la personnalité masculine comme la force, le courage et l’indépendance. Être un «vrai» homme, c’est en quelque sorte le but ultime de la gent masculine. Pourtant, cette quête est loin d’avoir un impact positif sur les personnes qui la poursuivent.

La Voix des lecteurs

Colonoscopie en trois actes

Bien que le verbe «coloniser» vienne du latin colere qui signifiait «cultiver», «soigner» et «honorer», la colonisation a de tout temps été plus proche du viol que du jardinage. La Bible, par exemple, depuis Abraham, est une longue histoire de colonisation qui se prolonge aujourd’hui concrètement sur l’échiquier géopolitique du Proche-Orient.

En Occident, depuis plus de cinq siècles, la colonisation peut être qualifiée de « chrétienne » dans la mesure où la croix et l’épée ont été systématiquement associées dans une réponse prédatrice à l’invitation néotestamentaire à « aller enseigner toutes les nations » (Mt 28 : 19).

La Voix des lecteurs

La rencontre des produits en vrac et du commerce équitable

Trois fois par semaine, des étudiants bénévoles de l’Université de Montréal se rassemblent dans le petit local. Puis, ils ouvrent leurs portes. Autant des étudiants que des résidants de la région vont y acheter des produits non transformés, biologiques et équitables la plupart du temps.

 J’ai moi-même pu acheter et essayer leurs marchandises. C’est ainsi que je comprends pourquoi ce concept de produits en vrac est de plus en plus populaire. Il semble même atteindre nos campagnes éloignées. En effet, en juin prochain, deux entrepreneuses de Granby ouvrent leur compagnie de produits en vrac et mets préparés nommer Orange coco. C’est dans ce contexte que vous devez comprendre pourquoi une telle entreprise doit être encouragée, car il revient à chacun de nous de faire des choix.

La Voix des lecteurs

Étudiante recherche environnement stimulant

Étant étudiante à temps plein en sciences humaines au cégep, je passe en moyenne 20 heures par semaine entre quatre murs de classe blancs/beiges, dont un d’entre eux est muni de quelques fenêtres, des bureaux solos rivés vers l’avant et un éclairage artificiel blanc. Le tout ayant pour seule décoration un tableau interactif... blanc.

Le modèle des écoles a été créé au 19e siècle et pendant ce temps, c’était l’aspect pratique, soit l’apprentissage, et non l’aspect architectural qui primait. Depuis, ce sont toujours les mêmes dimensions, couleurs et matériaux qui sont utilisés encore et encore. Or, il est prouvé qu’une architecture scolaire de qualité améliore les rendements scolaires. La luminosité, la température, le confort acoustique, la qualité de l’air et l’architecture sont tous des éléments qui stimulent le cerveau.

Opinion

La Voix des lecteurs

Le projet du centre-ville dépasse les bornes !

Un constat tout d’abord : le conseil nous a habitués à choisir des dossiers dont la problématique était discutable. [...] Cette fois, le projet du centre-ville dépasse clairement les bornes !

Opinion

La Voix des lecteurs

Choc et deuil pour la fête des Mères

C’est sûr que les crimes contre la vie de la fillette de Granby vont gâcher la fête des Mères au Québec cette année. Nous sommes tous encore en état de choc et le deuil va être long. Il est compréhensible que nous soyons ébranlés ; cela nous rend si tristes, justement parce que c’est une transgression de notre nature.

Mais il ne faut pas oublier que la grande majorité des mères et des pères sont aimants et dévoués, qu’ils s’occupent de leurs enfants avec autant d’amour et il faut fêter cela.

La fête des Mères est un grand jour à célébrer. Une mère est une mère tous les jours, bien sûr, mais la date soulignée nous aide à reconnaître cette joie consubstantielle à un plus grand amour qui nous relie tous, certainement.

Aussi primitif que puisse être le processus par lequel on arrive à la venue au monde d’un enfant, ce qui nous place à notre dû rang, dans le règne animal – malgré nos volées intellectuelles, avec lesquelles nous nous faisons des illusions en vaines philosophies – l’amour d’un père et d’une mère semble être quelque chose qui touche le transcendantal, digne de beaucoup de respect et d’admiration.

Ce n’est jamais trop parler de la beauté de ce phénomène grandiose d’avoir des enfants. C’est un sujet qui ne sera jamais banal. À mon avis, la fête des Mères et la fête des Pères méritent de la révérence.

Le fameux amour maternel semble être le sentiment le plus fort dans l’univers « détectable » par nous. Ce contact intime avec la réorganisation de la matière pour former un être est une expérience intense. Ressentir ces transformations se produisant dans les entrailles est un privilège. Bien sûr, cela doit avoir un effet sur le comportement de la maman, même au-delà des causes hormonales, impossible de sortir indemne d’un vécu de cette ampleur.

Je veux rendre hommage à ces personnes qui donnent le bon exemple et méritent que l’on s’en souvienne, afin d’encourager l’humanité à ne pas laisser la dignité périr dans le monde où nous vivons... Ce monde si indigent et qui a tellement besoin d’amour maternel.

Santé et longue vie à toutes les mères !

Maria do Carmo - Acton Vale


Le « monstre » dans le miroir

J’ai honte. Je ne me reconnais pas dans cette société dans laquelle je vis, celle qui m’a pourtant inculqué ces valeurs que je possède aujourd’hui.

Le seul objectif de vivre ensemble, c’est l’entraide. Il n’y a aucun autre intérêt. Naturellement, lorsque l’autre a des problèmes, c’est rarement une partie de plaisir pour nous qui l’aidons. Mais c’est la forme d’assurance la plus simple : on peut compter sur les autres si un jour le malheur frappe à notre porte, et ce, peu importe la forme qu’il prendra.

Or, plus je vieillis, moins j’ai confiance aux gens qui m’entourent. Il semblerait qu’ils préfèrent condamner plutôt qu’aider. La compassion semble être un mot du passé. On est très pressé de sortir la corde et chercher une branche solide pour pendre les coupables, plutôt qu’analyser où nous avons failli dans notre devoir d’aider les gens qui en avait besoin.

Le dernier cas en lice est ce drame familial à Granby, où une petite fille a perdu la vie. Rapidement, on a collé le titre de « monstre » aux parents. Quelle jolie façon de déshumaniser son prochain. Ces gens n’avaient pas besoin d’aide, car ils n’étaient pas humains ; ils étaient des « monstres ».

Pourrais-je devenir un « monstre » ? Si j’avais la responsabilité d’un enfant difficile ; si l’école jette l’éponge et me le confie 24 h/24 h ; si je ne peux demander d’aide à ma famille car elle ne cherche que des raisons pour me retirer mon enfant ; si la DPJ ne répond pas à mes demandes d’aide. Mais dans ce cas précis, il est fort probable que les besoins d’aide remontent à plus longtemps, soit en toxicomanie, santé mentale et autres formes d’abus ou d’abandon que nous pouvons facilement imaginer.

Une fois isolé, seul dans mon coin, pourrais-je devenir un « monstre » ? Les gens qui peuvent répondre « non » à cette question sans hésiter n’ont probablement aucune idée des bas-fonds où peuvent mener la souffrance et la détresse, d’où leur manque de compassion.

J’ai vu beaucoup de gens blâmer le gouvernement pour le manque de ressources ou même la DPJ. J’ai vu beaucoup de mamans pleurer, disant que l’enfant aurait été mieux avec elles.

Pourtant, le 14 mars dernier (avant le drame), Radio-Canada rapportait (https ://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1 158 412/direction-protection-jeunesse-montreal-familles-accueil) : « Depuis 2011, le nombre de familles d’accueil a grandement diminué, passant de plus de 900 ressources à moins de 300, une baisse qui s’explique par des motifs variés. [...] Selon la DPJ, il faudrait minimalement une vingtaine de nouvelles familles pour favoriser des jumelages optimaux pour les enfants âgés de 0 à 5 ans dans des milieux de vie où ils pourront grandir et évoluer. Ce nombre peut paraître petit, admet l’organisation, mais il s’agit en fait d’un objectif ambitieux. »

Une vingtaine de familles dans un bassin de population de 8 millions est un objectif ambitieux ? Une baisse de 900 à 300 familles en quelques années ? Est-ce là les résultats d’une société compatissante et pleine d’entraide ? On ne parle pas ici d’argent ou de compétence, mais bien de ce que monsieur ou madame Tout-le-Monde peut faire.

Est-ce que le cas de Granby a fait naître une vague d’inscriptions pour les familles d’accueil ? Si c’est le cas, ça ne fait pas les nouvelles. Nous sommes apparemment trop occupés à imaginer les châtiments des « monstres ». Savoir qu’il y a pire que nous semble nous rassurer.

Encore faut-il comprendre ce qu’est une famille d’accueil. Ce n’est pas pour combler un désir égoïste d’avoir un enfant. Ces enfants ne sont pas les vôtres. Vous ne les méritez pas plus que leurs parents biologiques. Être une famille d’accueil c’est d’abord et avant tout aider les parents qui en ont besoin (et non les enfants). Des parents pour qui le quotidien est trop difficile et qui doivent travailler sur eux d’abord et avant tout. On leur souhaite un prompt rétablissement et non pas qu’on leur enlève leur enfant pour vous le confier. C’est ça de l’entraide.

À tous ceux qui voient des « monstres » dans les terribles drames que la vie nous sert une fois de temps en temps, il faudrait peut-être penser à regarder dans le miroir pour en trouver un.

Denny O’Breham - Granby


Profiter du drame pour se plaindre

On a beaucoup écrit sur le terrible drame vécu ici à Granby au sujet de cette jeune fille décédée dans des conditions atroces. Moi, j’ai beaucoup lu tous ces articles parus dans ce journal et j’ose y ajouter mon humble grain de sel.

À chaque fois qu’un drame arrive au Québec, on dirait que notre société remet tout en question en cherchant des coupables. Dans ce cas-ci, il me semble que la conclusion est relativement simple, car ce sont le père et la belle-mère qui sont les responsables et ils devront subir un long procès pour assumer les conséquences de leurs actes.

Par contre, ce que je déplore c’est que certains en ont profité pour se plaindre des terribles conditions de travail que leur impose notre société. J’ajouterai que ce n’est pas parce qu’on est syndiqué que la charge est plus lourde. Je l’étais et et j’ai enseigné pendant trente-quatre ans, j’ai adoré le faire même s’il y a des irritants inhérents à tout travail.

D’autres personnes ont préféré critiquer les différents systèmes qui doivent intervenir dans ce genre de cas. Est-ce la DPJ, la commission scolaire, la famille immédiate, un ancien ministre de la santé, le législateur qui ont mal fait leur travail ? Doit-on refaire une ou des réformes qui, j’en suis convaincu, seront immédiatement décriées par l’opposition de n’importe quel parti politique ou par les grands syndicats.

Nous sommes en partie tous responsables, nous les intervenants, nous les voisins, nous les enseignants, nous la famille élargie, nous les amis, qui connaissions, en tant que témoin, le drame vécu par la fillette. Mais, nous sommes individualistes, on ne veut pas se mêler des affaires des autres, on ferme les yeux sur l’ineffable, sur des situations aberrantes qui mettent en péril nos enfants. On n’a pas à blâmer le système, car le système c’est nous.

Malheureusement, d’autres drames condamnables arriveront au Québec dans le futur et nous devons peut-être y apprendre de laisser agir promptement notre système judiciaire qui doit faire son travail et peut-être éviter les dérapages.

Yvon Lavoie - Granby


Mère de rêve

Combien de fois as-tu joué avec ton enfant? Combien de fois lui as-tu donné des bisous et des câlins? Combien de fois s’est-il endormi sur ton cœur en t’écoutant chanter une berceuse?

Ton désir de le serrer dans tes bras est immense mais il n’est pas là, il ne sera jamais là, c’est ton imagination qui te laisse combler ton rêve d’être mère. Quand tu fermes les yeux tu le vois devant toi, tu le sens profondément en toi, dans ton sommeil il t’appelle maman, maman, où tu es maman? Tu te réveilles en regardant autour de toi mais il n’est pas là. Tu soupires avec une larme de désir, ton cœur bat avec tristesse car il n’est pas réel, il est un espoir perdu dans le temps.

Mère de rêve, des fois tu penses que la vie se fout de ta souffrance, ne gaspille pas tes journées avec des regrets. Chaque nuit en rêves, tu demandes au ciel le plus beau croissant de lune pour lui faire un berceau de lumière. Mère de rêve, ton enfant est la vie même, habille-la de plein de couleurs. Attrape ton bonheur car il est encore là.

Sonia Consuelo - Granby

La Voix des lecteurs

Ferme Héritage Miner : fin d’une longue saga ou pérennité d’un site hors du commun ?

C’est le 8 mai 2008, après un an de réflexion et de corvées de nettoyage du site, que des citoyens engagés et des personnalités d’affaires du milieu ont rassemblé leurs forces pour fonder la Ferme Héritage Miner. L’organisme sans but lucratif avait pour mission de protéger et mettre en valeur le patrimoine des lieux et de faire la promotion de l’agriculture urbaine.

Nous rêvions d’un projet éducatif et écotouristique phare pour Granby; d’une programmation éducative à l’année et des espaces de démonstration de techniques d’agriculture urbaine et de permaculture. Nous avons travaillé fort et même récolté des prix provinciaux pour notre engagement à l’égard de la sauvegarde du patrimoine et pour la qualité de nos activités. Cependant, un projet éducatif est toujours difficile à rentabiliser. Cette réalité est encore plus criante lorsque son développement doit se faire dans un contexte d’importantes rénovations d’infrastructures et de changements de conseils municipaux. Les défis étaient immenses.

J’attendais avec impatience les développements quant au futur de la Ferme Héritage Miner. À la lecture de l’article de La Voix de l’Est la semaine dernière annonçant les nouvelles visées de la Ville pour la Ferme, une profonde tristesse m’a d’abord envahie en repensant à toute l’énergie déployée pour concrétiser notre vision initiale. Puis, j’ai pris le temps de faire le bilan des « récoltes » en lien avec ce grand projet. Grâce à cet effort collectif et au précieux soutien de nombreux partenaires, des bâtiments importants dans le paysage de Granby et un site patrimonial ont bel et bien été protégés et mis en valeur pour les générations à venir. Cet héritage demeure celui des gens de Granby en plus de souligner la contribution des Miner, l’une des grandes familles fondatrices de notre ville.

La promotion de l’agriculture urbaine, qui était au cœur de la mission de la Ferme Héritage Miner, a fait naître au fil des ans des initiatives qui ont été bénéfiques pour les gens de Granby (ex. création de jardins collectifs, don de plusieurs tonnes de légumes et de viande à SOS Dépannage, enseignement du jardinage aux enfants et aînés des HLM, etc.).

À une époque où les changements climatiques menacent de plus en plus notre sécurité alimentaire, il est important que les citoyens (et éventuellement les enfants de leurs enfants) aient accès à des lieux de partage de savoir-faire agricoles. Je ne peux donc que me réjouir à l’idée que VCC poursuivra les activités d’agriculture urbaine et gardera le magnifique jardin collectif de la Ferme accessible à la population. Enfin, je suis heureuse de penser que grâce à notre projet, les employés de la division environnement de la Ville de Granby auront accès au milieu de travail le plus vert et inspirant de Granby!

La Ferme et les boisés Miner adjacents (qui étaient à l’origine l’ancienne érablière de William Harlow Miner) forment un ensemble cohérent d’une rare beauté à l’entrée de Granby. C’est donc avec un brin de nostalgie, mais le sentiment du devoir accompli que je remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont permis à cette ferme très spéciale de traverser les épreuves, de rester bien vivante et accessible au public. 

Caroline Gosselin, fondatrice de la Ferme Héritage Miner  - Granby

La Voix des lecteurs

Distinguer le vrai du faux

Merci M. Durand d’apporter de l’eau au moulin concernant le débat en lien avec le projet de loi 21 sur la laïcité au Québec. Érudit comme vous l’êtes, M. Durand, vous soulignez des faits réels qui donnent corps au débat de société, un débat perdu d’avance pour ceux qui croient aux droits humains, les vrais droits humains.

Comme vous le savez, certains éléments que vous mentionnez sont radicalement contraires aux droits humains parce qu’ils affectent la santé, la sécurité, la protection d’une minorité linguistique; d’autres éléments ont été acceptés ou refusés en fonction des principes des « défuntes »  chartes des droits et libertés.

Votre article, M. Durand, n’a qu’un seul but : semer la confusion. Actuellement, aucune étude n’a démontré que le port de signes religieux ostentatoires portait atteinte à des éléments aussi importants. En fait, vous devriez le comprendre, c’est la loi qui va à l’encontre des droits humains, c’est la loi qui va à l’encontre de la liberté religieuse, c’est la loi qui va à l’encontre de la neutralité de l’état. Si ce n’était pas le cas, le gouvernement n’aurait pas besoin de la clause « nonobstant ». Et si le gouvernement va dans ce sens, c’est parce que ce parti ne comprend rien aux droits humains.

Il utilise la démocratie pour tuer la démocratie. Il pense rassembler les Québécois en les divisant, en excluant sans raison les gens en fonction de leurs pratiques religieuses. Autant ce projet de loi que le souhait de conserver le crucifix à l’Assemblée nationale concrétisent la méconnaissance ou tout simplement le refus d’une vraie laïcité basée sur les quatre principes fondamentaux que vous devriez connaître.

Le présent débat sur la laïcité porte sur un faux problème, sur un problème qui n’existe pas. Ce faux problème a été créé d’abord par un immense mensonge : affirmer que la neutralité de l’État implique la neutralité apparente des individus. C’est tout le contraire : la véritable neutralité de l’État ne consiste pas à éliminer la présence visible des croyants, mais à favoriser sans les léser et sans les privilégier tous les croyants de toutes les religions sans discrimination. La laïcité n’est pas une guerre de religion, mais un contrat social qui permet de vivre dans l’harmonie sans entrave.

Le présent projet de loi est un projet qui légalise la discrimination sans aucune raison sinon les peurs, les préjugés, le refus de toute différence. En fait, le problème ne vient pas de ceux et celles qui portent des signes religieux, mais de ceux et celles qui veulent imposer la règle de l’uniformité, une uniformité totalement contraire à la réalité universelle et totalement contraire à la laïcité. La nouvelle valeur québécoise : l’uniformité inodore, incolore et sans saveur.

Il est terriblement triste qu’un chercheur de votre trempe mette au service du faux et de la division ses connaissances universitaires; ça ressemble aux savants engagés par les compagnies de tabac qui travaillaient à faire avaler les mensonges propagés par ces compagnies.

André Beauregard - Shefford

Opinions

La Voix des lecteurs

Environnement et indépendance

La défense de notre environnement et la promotion de notre économie basée sur des sources d’énergie propre, voilà un nouvel argumentaire en faveur de l’indépendance du Québec.

Opinions

Le blitz Beyond Meat

Beyond Meat, le géant américain de la protéine végétale, a pris le Canada d’assaut le 29 avril. Ses produits seront vendus partout! Les végétariens et véganes se réjouissent, mais avouons-le : Beyond Meat aurait dû être canadien ou même québécois.

Le 29 avril, juste à temps pour la grande saison des barbecues, les produits à succès de Beyond Meat ont fait leur entrée dans presque tous les supermarchés au pays. Loblaws-Provigo, Sobeys-IGA, Métro, partout! Beyond Meat, une entreprise californienne qui a déjà fait son entrée au Canada avec son fameux « Beyond Burger » chez A & W, a visiblement de grandes ambitions. Étonnant tout de même de voir l’ensemble des grandes bannières dérouler le tapis rouge devant ce géant de la protéine végétale qui offre un produit totalement américain. 

On assiste à un réel blitz végé au Canada. Constater qu’un tel produit fait sa place, comme cela, partout, démontre à quel point Beyond Meat concentre ses efforts sur l’exécution et le marketing. Beyond Meat offre de la viande, sans viande. Bref, il s’agit de galettes à base de protéines végétales. En 2018, la chaîne canadienne A & W tentait sa chance avec ce produit en offrant son Beyond Burger et elle s’est retrouvée en rupture de stock en quelques semaines. Un bon début pour Beyond Meat, et dès cet instant nous savions que son entrée dans les épiceries canadiennes ne saurait tarder. Dans plus de 27 000 restaurants à travers le monde on sert les produits de Beyond Meat et ce nombre d’établissements augmente chaque mois. 

Son produit vedette demeure la galette à hamburger. Sans OMG, ni soya ni gluten, elle constitue un choix parfait pour les gens ayant des restrictions diététiques. 

L’apparence du produit se confond aisément avec la bonne vieille galette de bœuf. L’argument nutritionnel représente sans conteste une meilleure option pour la santé. Ce produit, principalement à base de pois, contient plus de fer et de protéines, beaucoup moins de gras saturé et pas de cholestérol. 

En revanche, la physiologie du produit n’est pas très convaincante et la sensation lors de la mastication diffère totalement. De plus, sur le barbecue, le moment de vérité pour plusieurs amateurs de viande, le produit ne se comporte pas de la même façon. Fumée, senteur et crépitement sur la grille n’existent plus.  

Malgré cela, Beyond Meat réalise un parcours exceptionnel. Et qui se cache derrière Beyond Meat? Bill Gates, Leonardo DiCaprio et Tyson Foods, eh oui, ce géant de la protéine animale. De plus, l’entreprise californienne prépare son entrée sur Wall Street et deviendra sous peu une entreprise publique qui pourrait d’ici quelques semaines amasser près de 100 millions de dollars et augmenter sa valeur de 1,2 milliard de dollars. Et croire qu’il y a quelques années seulement, on percevait le végétarisme et le véganisme comme des mouvements marginaux! Avec l’influx de capitaux pour soutenir un agenda de recherche agressif, Beyond Meat pourra aspirer à offrir un jour une galette qui constituera une réplique exacte du bœuf, sur un barbecue ou non. 

Flexitariens

Nous estimons maintenant que plus de 6,4 millions de Canadiens ont diminué leur consommation de viandes ou l’ont totalement éliminée de leur diète. Le nombre de véganes, près de 500 000 au pays, n’a cependant pas vraiment augmenté. Le nombre de végétariens se situe autour de 2,3 millions. Toutefois, les flexitariens, ces végétariens à temps partiel, intéressent particulièrement les entreprises comme Beyond Meat. 

Il sera intrigant de voir à quel prix ces produits se vendront et où ils se situeront en magasin. Au comptoir des viandes, ou tout juste à côté? Parmi les produits surgelés? Tout porte à croire que les stratégies varieront selon les marchés cibles. Selon toute vraisemblance, son prix au kilo devrait se situer légèrement sous celui du bœuf haché mi-maigre. La stratégie de prix aura une conséquence déterminante pour Beyond Meat et la commercialisation de la protéine végétale à long terme.  

Néanmoins, dommage que Beyond Meat ne soit pas canadien. Après tout, le Canada est l’un des plus grands producteurs de pois au monde. Notre possible manque d’innovation nous a empêchés de voir et d’exploiter le potentiel immense du végétalisme. Il existe plusieurs entreprises prometteuses en démarrage au Québec et ailleurs, toutefois rien ne se compare à Beyond Meat. Il y a cependant de l’espoir pour ces petites entreprises. Puisque Beyond Meat devient l’éclaireur, il développera un marché immature et sous-développé en ce qui a trait à la protéine végétale. Certaines protéines étant meilleures que d’autres, nous assisterons au cours des prochaines années à une hyper segmentation du marché. Il suffira que les petites entreprises en tirent profit.  

Opinions

La Voix des lecteurs

Le XXIe siècle : le règne des préjugés

Une société qui veut se construire une solide constitution doit bâtir sur le roc de la vérité. Les mensonges et les demi-vérités à titre de fondations constituent la garantie absolue de sa décadence prochaine. Bâtir sur le sable, ça ne tient pas longtemps. L’idéal d’une société moderne devrait prioritairement permettre à tous ses citoyens de jouir du bien le plus précieux qui soit, c’est-à-dire la liberté. ; or, cette liberté dépend totalement de la vérité. C’est la vérité qui rend libre. Nos expériences personnelles nous le démontrent : nous nous sentons mal dans le mensonge. Mais en même temps, nous avons terriblement peur de la vérité : on congédie les sonneurs d’alertes ; on signe une pétition pour faire taire les scientifiques ; on publie des conclusions erronées au sujet des vaccins ; on s’accroche éperdument à des théories radicalement ridicules ; on réduit les budgets des chercheurs ; on bâillonne les vulgarisateurs scientifiques, on applaudit les accrocs du scepticisme ; on écoute la majorité silencieuse.

Opinions

La Voix des lecteurs

Politique inhumaine de relocalisation des aînés du CIUSSS Estrie–CHUS

Le 5 février 2019, dans La Voix de l’Est, le CIUSSS de l’Estrie–CHUS annonçait sa nouvelle politique de relocalisation des patients en attente d’hébergement. « Une politique pour bien placer le patient ».

Opinions

La Voix des lecteurs

Cédez-le-passage : prenez votre mal en patience

Imaginez la scène. Un enfant fait ses débuts sur sa bicyclette, petites roues comprises. Il voit passer un ado sur un magnifique vélo et s’y intéresse. Il en veut un. Comme il ne peut pas tout de suite, il prend exemple sur un voisin, et décide d’enlever ces petites roues. Comme il n’écoute que les conseils craintifs de sa mère, il revient en arrière. Cet enfant, c’est Granby.

Opinions

La Voix des lecteurs

Une baisse de taxe financée par les agriculteurs

Dans son nouveau budget, la municipalité de Saint-Césaire a décidé de diminuer le taux de taxes résidentiel de 0,02 $, passant de 0,7510 $ par 100 $ d’évaluation en 2018 à 0,7310 $ par 100 $ en 2019. Contrairement à ce qu’on pourrait laisser croire, cette baisse n’est pas due à une diminution des dépenses de la municipalité ou à une gestion plus serrée des budgets. Et bien non. Cette baisse de 0,02 $ est en réalité financée par l’augmentation spéculative des évaluations des terres agricoles donc par les producteurs et productrices agricoles.

Opinions

La Voix des lecteurs

Climatolucide, climatoréaliste, climatopragmatique, mais surtout pas climatosceptique !

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt La Voix des lecteurs du 5 janvier et la chronique de Michel Laliberté du 3 janvier dans La Voix de l’Est. M. Dufresne, de Waterloo, y questionnait ma position sur les changements climatiques. Je vous rassure, je suis sérieusement préoccupé par la situation. Je tente de faire ma part et de donner l’exemple depuis plusieurs années en récupérant l’eau de pluie, en recyclant, en compostant, en usant d’un coupe bordure électrique, en utilisant une voiture électrique, en voyageant en train et en me déplaçant à pied quand je suis à Ottawa. Comme maire de Victoriaville, j’ai contribué à la naissance du programme Habitation durable, de l’écoparc industriel et de l’écoquartier pour ne nommer que ceux-là. Je ne me donnerais pas autant de mal si j’étais climatosceptique, vous ne croyez pas ?

Opinions

La Voix des lecteurs

En réponse à la chronique « Passer à l’Est »

En octobre, le conseil de la MRC de La Haute-Yamaska convenait de façon unanime de déposer une demande officielle pour changer de région administrative, passant de la Montérégie à l’Estrie. Cette démarche vise à mettre un terme à la situation ambiguë dans laquelle se trouve la Haute-Yamaska qui relève tantôt de l’une ou l’autre de ces deux régions administratives selon les secteurs d’activités et ainsi s’assurer que la population obtienne sa juste part des services et des enveloppes budgétaires en provenance du gouvernement.