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Québec

Moulin des Jésuites

Riche de ses 276 ans d’histoire, le Moulin des Jésuites marque le point de départ d’une aventure mémorable qui se poursuit à travers le Trait-Carré de Charlesbourg. Encore teinté de la vie d’autrefois avec son foyer, ses murs de pierre et son imposante structure architecturale française, l’ancien moulin à farine propose une exposition permanente qui raconte la formation du Trait-Carré, un village en étoile unique en Amérique du Nord.

À pied ou à vélo, la visite du centre d’interprétation invite ensuite à parcourir un circuit bordé de maisons ancestrales empreint d’une atmosphère de quiétude. Vivant et accessible à tous, le Moulin des Jésuites est entouré de magnifiques jardins, clin d’œil à la fonction première du bâtiment. Graminées (près de 800), fleurs décoratives et plantes médicinales y croissent. Par beau temps, tous les samedis et dimanches, du 30 juin au 26 août, les visiteurs ont l’occasion d’assister à l’opération four à pain. Cuisson du précieux aliment, techniques d’allumage et entretien du feu y sont démontrés.

Québec

Maison de nos Aïeux

Véritable centre d’histoire et de généalogie, la Maison de nos Aïeux convie ses visiteurs à un voyage dans le temps sur les traces des pionniers de l’île d’Orléans.

Dans un ancien presbytère, une vue d’ensemble sur le passé de cette île mythique et de ses quelque 300 familles fondatrices s’offre à ceux qui souhaitent renouer avec leurs origines. En vedette, une immense maquette de l’île permet de repérer la terre de ses ancêtres. Sur place, plusieurs outils de référence peuvent en outre être consultés, outils auxquels s’ajoute un service de guide accompagnateur destiné à faciliter le travail de recherche. À travers l’exposition Orléans gourmand – Des racines à l’assiette, la Maison de nos Aïeux propose notamment de partir à la découverte de la richesse du terroir de l’île. Un tour historique guidé du village de Sainte-Famille sur le chemin Royal et un rallye-photo familial sont également possibles afin de bonifier sa visite. Le temps d’un pique-nique, ­pourquoi ne pas en profiter pour faire une pause dans le Parc-des-Ancêtres-­de-l’île-d’Orléans? 

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Musée de la Civilisation: Ici Londres

Londres, métropole multiculturelle aux multiples visages, effervescente et bouillonnante, est un pôle mondial de la création. Le Musée de la civilisation de Québec consacre une exposition d’envergure internationale à cette capitale culturelle. Ici Londres vous présente la créativité de cette ville de l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui. L’exposition est présentée jusqu’au 10 mars 2019.

«Avec cette exposition, le Musée de la civi­lisation démontre combien l’audace qui le caractérise depuis maintenant 30 ans est toujours aussi puissante. Ici Londres est à l’image de cette capitale déjantée, c’est-à-dire que la mise en valeur des objets amalgame tradition et modernité pour en faire une réalisation originale et surprenante», explique Stéphan La Roche, directeur général du Musée.

Une chance unique est offerte au grand public de découvrir, à travers des œuvres d’art, des vêtements et des meubles, toute l’influence de la création londonienne sur le monde avec ses échos sur notre société québécoise. Les Beatles, David Bowie, les Sex Pistols, Twiggy, Jo Gordon et Paul Smith font partie de ces mouvements, de ces forces créatrices qui ont permis à la ville de Londres de renaître de ses cendres à partir des années 1950. 

Le visiteur se laissera guider par une carte de Londres au plancher. Au centre de la salle, une maquette représentant la City of London agit comme carrefour pour partir à la découverte des quartiers de création. Le Musée de la civilisation bonifie l’expérience du visiteur avec sa nouvelle application Mon MCQ. Une narration de Geneviève Borne, grande passionnée de Londres et porte-parole de l’exposition, incarne la voix de la ville et donne vie à plusieurs objets par la réalité augmentée.

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Morrin Centre & Maison Henry-Stuart: le patrimoine anglo-saxon de Québec

Moins connu, l’héritage anglophone de la ville de Québec est pourtant riche et diversifié. Le Morrin Centre et la maison Henry-Stuart sont deux exemples qui méritent l’attention. Le siège de la Literary and Historical Society of Quebec et le cottage Regency de la famille Stuart témoignent d’un mode de vie caractéristique.

«Emprisonner, éduquer, divertir : ces trois éléments résument bien le parcours du Morrin Centre», explique Elizabeth Perreault. La directrice du développement et des communications du Morrin Centre ajoute que le bâtiment, qui a été la prison municipale, puis un collège anglophone affilié à l’Université McGill et une bibliothèque, a été construit sur l’emplacement de la Redoute royale du temps de la Nouvelle-France.

Ce lieu magique qui a inspiré la romancière canadienne Louise Penny pour son roman Enterrez vos morts attire des visiteurs non seulement pour suivre les traces de son héros, mais aussi pour découvrir un lieu rempli d’histoires.

La bibliothèque victorienne du Morrin Centre comptait parmi ses fidèles membres mademoiselle Adèle Stuart. «Elle s’y rendait une fois par semaine, de son arrivée à Québec en 1918 à son décès», raconte Claire Dumoulin, gestionnaire du site de la maison Henry-Stuart. Devenue un musée, la résidence de la famille Stuart présente un intérieur bourgeois authentique, comme si une capsule temporelle l’avait figé dans le temps.

La bourgeoisie anglophone affectionnait les cottages pittoresques ceinturés d’un sous-bois romantique. À l’arrière de la maison Henry-Stuart, on retrouve encore aujourd’hui le jardin anglais d’Adèle et sa jolie roseraie. Pour les amoureux des rituels victoriens, il est possible de prendre le thé sur la galerie dans une ambiance raffinée.

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Musée national des beaux-arts du Québec: cap sur le renouveau et la découverte

Si 2018 marque le 85e anniversaire du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), la réouverture du pavillon Gérard-Morisset et le redéploiement des collections promettent de souligner l’événement de belle façon. Avec la présentation des nouvelles expositions «Fait main / Hand Made et Berthe Morisot, femme impressionniste», la saison estivale s’amorce également sur une note excitante.

Fermé aux visiteurs depuis le 25 septembre, le pavillon Gérard-Morisset a fait peau neuve. L’actualisation du bâtiment, réalisée à l’occasion de la troisième et dernière phase du redéploiement des collections du MNBAQ, se traduira par l’ouverture de cinq nouvelles salles destinées à la mise en valeur du travail d’artistes d’ici. Dès le 15 novembre, 350 ans de pratiques artistiques au Québec proposera un regard neuf sur leur apport à la société. 

De l’art ancien à la contre-culture des années 1960, ce grand renouvellement comprend près de 800 pièces – peintures, sculptures, orfèvrerie, mobilier, arts graphiques et photographiques –, lesquelles suggèrent une vision inédite sur des œuvres distinctives et parfois méconnues de la collection du MNBAQ. Une mise en espace originale, combinée à une utilisation créative de la médiation numérique, permettra d’offrir une expérience unique.     

«Nous avons choisi de travailler les salles de manière différente, confirme Anne-Marie Bouchard, conservatrice de l’art moderne au MNBAQ. Les œuvres ont été sélectionnées et disposées de façon à favoriser la redécouverte des moments importants de notre histoire. L’approche consiste à se détacher du discours habituel, à établir une mise en contexte, à dépeindre la réalité de l’artiste comme humain à travers cinq parcours chronothématiques.»   

Plus beau et plus lumineux

Bâtiment de style néoclassique datant de 1933, le pavillon Gérard-Morisset se révèle désormais plus beau et plus lumineux que jamais. La mise à niveau effectuée a rendu possible son harmonisation avec les trois autres pavillons du MNBAQ: le pavillon Pierre Lassonde, inauguré en 2016; le pavillon central, restauré pour l’occasion; de même que le pavillon Charles-Baillairgé qui, lui, a fait l’objet d’une cure de jouvence il y a quatre ans.

Au nombre des améliorations notables figurent non seulement la réfection complète des salles d’exposition, mais aussi l’ajout d’éclairage, l’intégration de nouvelles percées visuelles offrant une vue imprenable sur le parc et ses environs, la création d’un nouvel espace détente, la restauration de l’escalier d’origine, la mise en valeur du fer ornemental et du laiton des garde-corps et la restauration de la porte en bronze ornée de bas-reliefs.

Des œuvres restaurées

Au fil du temps, de nombreuses œuvres ont été acquises par le MNBAQ. Plusieurs d’entre elles ont dû séjourner un long moment dans les réserves du Musée et pourront enfin, grâce au redéploiement des collections, être offertes à la vue du public. Une cinquantaine de peintures, d’œuvres sur papier, de sculptures et de pièces de mobilier, notamment, ont ainsi fait l’objet d’une remise en valeur après une vérification soigneuse de leur état de conservation.

«En collaboration avec le Centre de conservation du Québec, des œuvres appartenant à toutes les catégories d’art ont été restaurées. L’ampleur des travaux réalisés varie d’une cinquantaine d’heures à 200, voire 300 heures, précise Claude Belleau, restaurateur au MNBAQ. Exposée au Salon des artistes français de 1906 à Paris, la toile Olé! du ­peintre Clarence Gagnon – que détient le Musée depuis près de 70 ans – compte parmi celles-ci.»       

Probablement endommagé par l’eau, le tableau présentait des signes de contraction de la peinture. Rapidement, des problèmes de soulèvement ont été remarqués si bien qu’à l’époque, de la cire a été appliquée. Le travail de restauration, qui a nécessité quelque 160 heures, a entre autres consisté à retirer la couche de saletés, l’excès de cire et les retouches qui ne font pas partie de la toile originale, puis à faire disparaître les craquelures de séchage. 

Québec

Musée du Monastère des Augustines: soigner corps et âme

Même si le musée du Monastère des Augustines est un des plus jeunes de Québec, il témoigne d’une présence continue depuis bientôt 400 ans. Les Augustines font partie de l’histoire de la ville depuis ses débuts. Intimement liées à leur communauté, ces sœurs hospitalières ont eu un engagement spirituel et social très important à travers toutes les époques. Aujourd’hui, musée, restaurant, hébergement, programmation et accompagnement en santé poursuivent l’œuvre de ces pionnières.

«Le 1er août 2015, 376 ans jour pour jour après l’arrivée à Québec des trois premières sœurs augustines, une nouvelle institution multiservice ouvrait ses portes. Ce concept authentique et inédit perpétue l’œuvre et l’engagement des Augustines dans la communauté», explique Andréanne Cantin. La responsable du musée du Monastère des Augustines insiste sur les multiples vocations de l’institution.

Mieux connaître les Augustines

S’il est bien connu que les Augustines, appelées aussi parfois sœurs hospitalières, ont fondé l’Hôtel-Dieu de Québec, l’immensité de leur œuvre est encore méconnue. «Les Augustines sont des femmes d’avant-garde. Depuis leur arrivée en 1639, elles ont toujours su anticiper l’avenir. C’est d’ailleurs avec ce souci de préserver le futur qu’elles ont réfléchi, dès les années 1990, au futur des douze monastères hôpitaux qu’elles ont fondés au Québec», précise Andréanne Cantin.

Cette réflexion a abouti à la naissance, en 2015, d’une réalisation inspirante et novatrice. Le Monastère des Augustines, situé à Québec, propose à ses invités une expérience unique en santé globale dans un environnement patrimonial complètement rénové. En bonnes gestionnaires, devant le vieillissement et la diminution de leurs membres, les Augustines ont voulu léguer à la communauté québécoise un véritable trésor.

Si le restaurant et l’hébergement procurent un contact vivant avec leur histoire, c’est à travers le musée qu’on peut prendre conscience de la grandeur de l’œuvre des Augustines. Au cœur de la ville, dans un décor historique, la possibilité de se balader dans des espaces longtemps ­fermés est unique.

Québec

Plaines d’Abraham: un parc urbain et historique au cœur de Québec

Comme Central Park à New York ou Hyde Park à Londres, les plaines d’Abraham sont un poumon au cœur de la ville. Ce parc urbain prestigieux possède, en plus, une dimension historique fondamentale en Amérique. C’est là qu’en 1759 se sont affrontés les intérêts des Empires français et britannique. Le parc des Champs-de-Bataille, regroupant entre autres les plaines d’Abraham et le parc des Braves, fut aménagé afin d’honorer la mémoire des combattants français et britanniques. 

En 1908, pour les 300 ans de la fondation de la ville de Québec, la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) est sanctionnée pour conserver et mettre en valeur ce site unique au monde de par son étendue, sa situation géographique, son rôle historique et sa beauté. Bien connu des Québécois et des touristes, le site est plus qu’un lieu de promenade et de divertissement. Le Musée des plaines d’Abraham se veut la porte d’entrée du parc et propose de nombreuses expositions et activités.