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Les nouvelles tendances numériques: les innovations ouvrent de grandes possibilités aux musées

Le virage numérique s’installe dans les musées du Québec et devrait prendre encore plus de place au cours des prochaines années.

Les expériences immersives, les activités multisensorielles, la réalité virtuelle et autres nouveautés basées sur l’innovation numérique vont permettre d’offrir aux visiteurs un aspect très ludique tout en continuant à partager des connaissances et de l’information.

«Les musées qui traitent de la science sont très populaires au Québec et ils sont de magnifiques laboratoires pour proposer des expositions qui abordent des sujets complexes. En utilisant bien l’innovation numérique, il est souvent plus facile d’imager les concepts tout en faisant vivre des émotions aux visiteurs», mentionne le directeur général de la Société des musées du Québec, Stéphane Chagnon.

«Il n’y a pas de limite avec le numérique. Par contre, ça prend de l’argent pour l’intégrer dans nos institutions. À quand une visite virtuelle d’un musée d’art à partir de la maison en ayant des lunettes de réalité virtuelle? Déjà, au Musée de la Gaspésie, on propose une expérience immersive aux visiteurs en les assoyant dans une barque et en leur faisant vivre la pêche comme à l’époque», donne-t-il comme exemple.

Activités audacieuses

Aussi, les musées ouvrent leurs portes en proposant des activités audacieuses comme des nuits blanches, des soirées avec DJ, des soirées réseautage. Il s’agit d’une manière d’attirer les milléniaux dans leurs murs et leur faire découvrir «ce qui se cache dans les musées» sans le dénaturer.

Les institutions, en diversifiant leur offre, vont attirer plus de clientèle. Elles peuvent même devenir des compléments au système scolaire avec des programmes éducatifs arrimés avec ceux des écoles. «Nos institutions sont des courroies de transmission de connaissances scientifiques, historiques, patrimoniales et artistiques qui ont une très grande force de vulgarisation, car elles sont en mesure de  présenter de véritables objets authentiques. Ils sont des vecteurs importants pour mieux comprendre certains phénomènes, notre histoire, notre monde», affirme-t-il.

Finalement, Stéphane Chagnon estime qu’il y a de la place pour d’autres institutions, dont un musée d’État de science et de technologie et une institution muséale sur les arts vivants comme le cirque.