POSTE DE TRAITE CHAUVIN

Côte-Nord

Tadoussac en trois temps

À l’embouchure de l’estuaire du Saint-Laurent et de la rivière Saguenay, Tadoussac s’est imposé comme un passage obligé pour les grands explorateurs venus marquer le début de la colonie. Pour en connaître davantage sur l’histoire et la biodiversité du lieu, trois attraits sont des incontournables.

1. POSTE DE TRAITE CHAUVIN 

À la rencontre de Tadoussac

Fondé par Pierre de Chauvin de Tonnetuit en 1600, le poste de traite de Tadoussac participe à la naissance de la Nouvelle-France. Dans ce lieu d’échange situé au cœur de la baie de Tadoussac, Premières Nations et Européens ont non seulement troqué des marchandises, mais ils ont aussi partagé des connaissances et des valeurs. 

L’actuel poste de traite Chauvin est une reconstitution du tout premier bâtiment. Il fut construit en 1942 par William H. Coverdale, propriétaire de l’Hôtel Tadoussac qui possédait une importante collection d’objets amérindiens. L’exposition actuelle propose trois grands thèmes développés autour d’un maître mot : la rencontre. Ces thèmes sont: le lieu, les acteurs et les échanges. De juin à octobre, des guides sont sur place pour répondre aux questions des visiteurs curieux d’en connaître davantage sur les mœurs et les traditions de l’époque.

Parcours ludique pour enfants

Les enfants vont adorer suivre le parcours ludique du petit castor Amishku qui leur en apprendra beaucoup sur l’histoire des animaux de la forêt et les habitants du fleuve Saint-Laurent.

CENTRE D’INTERPRÉTATION DES MAMMIFÈRES MARINS (CIMM)

2. CENTRE D’INTERPRÉTATION DES MAMMIFÈRES MARINS (CIMM) 

Ludique et scientifique

Impossible de le rater. Sur les rochers de l’Anse à Cale Sèche, à l’estuaire du Saint-Laurent et du Saguenay, ce centre unique offre une expérience à la fois ludique et scientifique qui complète à merveille une excursion aux baleines à Tadoussac. 

On vient y découvrir l’univers à la fois physique et sonore des baleines par le biais de guides naturalistes, de vidéos et de jeux exclusifs. Attendez de voir la collection de squelettes; impossible de résister à un égoportrait en compagnie d’un cachalot de 13 mètres.

Chaque jour, les découvertes sont nombreuses. Pendant que des tablettes permettent d’établir un contact direct avec les chercheurs en mer, leur arrivée au centre en fin de journée est garante de belles histoires et de photos inédites à partager. Il y aura aussi du nouveau cet été: un film inédit sur les bélugas du Saint-Laurent.

Cours de chants de baleines

Des cours de chants de baleines sont offerts chaque jour dans le Jardin de la Grève devant le Centre. Depuis 5 ans, 15000 petits et grands ont reçu leurs diplômes officiels de chanteurs sous-marins. 

3. CHAPELLE DE TADOUSSAC

Si la vie des Jésuites et des Amérindiens vous intéresse, la Chapelle de Tadoussac, plus vieille chapelle de bois en Amérique du Nord, mérite le détour.

Fier élément du patrimoine religieux, la Chapelle de Tadoussac – dite Chapelle des Indiens – fut érigée en 1747 sous l’autorité du père Claude Coquart, un personnage marquant de son histoire dont la dépouille est enterrée sous la chapelle de bois.

À l’intérieur, le tabernacle est une œuvre unique signée par le sculpteur Pierre Émond tandis que le lustre confessionnal datant de la fin du 18e siècle serait un don de l’Hôtel Tadoussac. Avec ses clous ronds à tête de diamant, le prie-Dieu  remonterait au début des années 1700. Lors de la visite, un diaporama projeté sous la voûte explique la vie des Jésuites au 18e siècle. On ne rate pas la partie musée, à l’arrière.

26 juillet : fête de Sainte Anne

La cloche originale est encore là. Elle ne sonne plus même pas le 26 juillet, seul et unique jour de l’année où il y a messe en la chapelle. Ce serait la promesse faite au père Coquart d’y célébrer sainte Anne à perpétuité.