Le jaseur boréal est le genre d'oiseau qui pourra être observé, surtout l'hiver, dans le parc ornithologique de Bromont.

Vers un parc ornithologique à Bromont

On connaît Bromont pour sa nature luxuriante, pour ses sentiers et sa faune. La municipalité a fait d’une pierre trois coups en jumelant tous ces éléments dans un projet de parc ornithologique qui sera aménagé sous peu près d’une piste qui parcourt le cœur de la localité.

«On a la chance d’habiter dans une ville dynamique, près de la nature, avec une population diversifiée. On doit miser sur nos forces et trouver des projets rassembleurs. C’est ce qu’on propose avec le parc ornithologique. Avant moi [l’ex-conseillère] Marie-Ève Lagacé y a cru. Et moi aussi, alors j’ai porté le dossier», a indiqué le conseiller municipal du district 4 (Shefford), Jacques Lapensée.

Le conseiller municipal Jacques Lapensée a chapeauté le projet de parc ornithologique de Bromont.

En fait, l’initiative émane de la collectivité, plus précisément d’un citoyen habitant à la Résidence Bromont, rue du Violoneux. «Marc Clerk était un passionné d’ornithologie (il est décédé en août dernier à l’âge de 95 ans). Il se promenait toujours dans le sentier (V1) derrière la résidence avec son appareil photo. Ça faisait un bout qu’il souhaitait qu’un projet de parc voie le jour. Comme ça cadrait très bien avec nos politiques de la famille et des aînés, on a pu aller de l’avant», a résumé M. Lapensée.

Selon lui, le projet «faisait l’unanimité au conseil». La directrice du service des loisirs, des sports, de la culture et de la vie communautaire de Bromont, Isabelle Valois, a également chapeauté l’initiative.

Deux secteurs
Le projet se concrétisera sur un terrain appartenant à la municipalité, situé derrière le commerce l’Espace vie. L’aménagement des lieux sera scindé en deux grands secteurs: un boisé et une «aire de sentiers et de plantations». La Ville préconisera «la plantation d’arbustes et de vivaces spécialement étudiés pour offrir de la nourriture aux oiseaux». De plus, une pergola sera érigée sur le site. Des plantes grimpantes y attireront des insectes, ainsi que les oiseaux qui s’en nourrissent.

En ce qui a trait à la portion boisée, elle est composée de «quelques arbres plus âgés et l’autre partie est en voie de renaturalisation et est principalement composée de mûriers et d’érables Giguère», mentionne le document décrivant l’aménagement du parc.

Bien que l’aspect naturel du terrain soit mis en évidence, la partie du sentier qui le sillonne, compris entre la rue du Bourgmestre et le chemin Compton, sera recouverte de bitume. «Il faudra asphalter une partie du sentier pour permettre l’accessibilité à tous, entre autres aux gens à mobilité réduite», a précisé M. Lapensée.

Une esquisse de ce à quoi ressemblera le parc destiné à attirer les oiseaux de toutes sortes.

Afin de créer un sentiment d’appartenance intergénérationnel à l’endroit du parc, les jeunes seront mis à contribution pour son aménagement. «Les enfants pourront non seulement y observer des oiseaux, mais pourront aussi participer à la création de certains de ses éléments lors d’activités scolaires,comme la construction de nichoirs ou de petites huttes servant d’abri pour les oiseaux», peut-on lire dans le descriptif du projet provenant de la Ville.

En ce qui concerne le budget, on prévoit 20 000$ pour l’éclairage. Ce montant avait déjà été autorisé en 2018. Le surfaçage du sentier nécessitera un investissement de 53 000$. Une somme de 44 000$ sera consacrée au parc ornithologique, pour un total de 117 000$. Si l’échéancier suit son cours, les travaux commenceront dès ce printemps. La plantation de végétaux suivra au début de l’été.