Simon Boisonneault-Robert et Roxane Létourneau sont derrière Zooloo.

Une idée qui a du chien!

Quel bonheur d’avoir un chien! Les petits «cadeaux» de pitou, leur odeur et la peur de mettre le pied dessus, un peu moins. Pour soulager certains maîtres de l’ingrate corvée de débarrasser leur terrain des excréments de leur meilleur ami, un couple de la région a mis sur pied son entreprise de ramassage des besoins canins, Zooloo.

«On a eu l’idée cet hiver. Sur Internet, j’ai vu que c’était un service offert aux États-Unis, et aussi sur la Rive-Nord et la Rive-Sud de Montréal», explique Simon Boissonneault-Robert.

«Mais dans la région ici, on n’a pas trouvé ce genre de service. C’est là qu’on a décidé de le faire», renchérit immédiatement Roxane Létourneau.

Il est informaticien, elle est chimiste. Zooloo les occupe à temps partiel, mais s’ils se sont lancés dans l’aventure, c’est d’abord pour le plaisir d’avoir un projet commun et de tenter l’entrepreneuriat.

Rapidement, le duo a créé son site Web, zooloo.ca. Les résultats ne se sont pas faits attendre et le besoin pour ce type de service était bien réel. «On a eu une réponse rapide de gens intéressés», raconte Mme Létourneau.

Le prix de celui-ci varie selon le nombre de collectes souhaité par semaine et selon le nombre de chiens dont il faut disposer les matières fécales. Il est aussi possible de «louer» un contenant prévu pour le dépôt de celles-ci, que Zooloo se charge de collecter sur une base hebdomadaire. Un service d’abonnement pour une durée de six mois est également offert, de même qu’un «ménage du printemps» pour défaire les terrains de l’accumulation d’excréments ensevelis sous la neige, entre les bordées, durant la saison froide. Un service qui a tenu le couple fort occupé ce printemps, confie-t-il!

La clientèle de Zooloo s’étend de Bromont à Granby, en passant par Shefford, et gagne graduellement du terrain dans la région. Variée, elle comprend tant des gens aisés que des personnes âgées ou des gens ayant des problèmes de santé, tels des maux de dos et pour qui il est difficile de disposer facilement des excréments de leur ami canin.

La clientèle de Zooloo s’étend de Bromont à Granby, en passant par Shefford, et gagne graduellement du terrain dans la région.

Les cofondateurs de Zooloo soulignent les bienfaits environnementaux de leur service en mentionnant que les excréments de chien contiennent des parasites pouvant être trasmis à d’autres bêtes de même qu’à l’humain, dans certains cas. «C’est pour cette raison qu’on se fait un point d’honneur de bien nettoyer tout notre équipement entre chaque visite, pour éviter le risque de contamination d’une maison à l’autre», souligne Mme Létourneau.

Par ailleurs, l’un des parasites pouvant se retrouver dans l’excrément, l’ascaride, est responsable de l’apparition des algues bleues dans les plans d’eau, lorsqu’il ruisselle jusqu’à ceux-ci, grâce à l’eau de pluie ou à la fonte de la neige.

En parallèle au ramassage, Mme Létourneau et M. Boisonneault-Robert cherchent à trouver une utilité à tous ces déchets biologiques, actuellement déposés dans un digesteur qui en dispose de manière écologique.

«On aimerait en faire du compost, éventuellement,indique-t-elle. Actuellement, ce n’est pas possible, car il faut trouver un procédé pour débarrasser les excréments de leurs matières pathogènes. Mais on investigue pour trouver une manière de ne pas envoyer tout cela au dépotoir.»