Jean-Sébastien Besner et sa femme, Sandra Robichaud, se préparent à célébrer leur premier Noël dans leur nouvelle maison.

Un nid douillet pour la famille Besner-Robichaud

En mars dernier, Jean-Sébastien Besner et Sandra Robichaud partageaient leur souhait de devenir propriétaires. Ils rêvaient d’une petite maison plain-pied qui offrirait plus de sécurité et d’autonomie à Sandra, aux prises depuis cinq ans avec un mal difficile à diagnostiquer. Ce lieu, ils l’habitent depuis juin. Histoire d’un rêve devenu réalité.

« Nous avons réussi à avoir la maison ! », s’est réjoui Jean-Sébastien. Sa nouvelle demeure, le couple l’avait dans sa mire depuis un bout de temps. Ne manquait qu’un petit montant d’argent pour effectuer la mise de fonds. Pour lui venir en aide, des membres de la famille ont lancé une campagne de sociofinancement sur la plateforme GoFundMe en mars dernier. 

Cette initiative, liée à diverses activités de financement organisées par des collègues de travail de Jean-Sébastien, agent de sécurité pour Garda World à l’Hôpital de Granby, lui a permis d’aller de l’avant. « Ils nous ont aidés énormément », tient-il à souligner.

Depuis juin, Jean-Sébastien, Sandra et leurs deux fils habitent une maison où Sandra peut utiliser la salle de bain sans risquer de se blesser. Un levier pour la mettre au lit a pu être installé dans la chambre à coucher. Avant, chaque soir, Jean-Sébastien devait la porter pour lui permettre de s’allonger. « On a fait des changements, mais on attend maintenant des nouvelles du programme d’adaptation à domicile, explique Jean-Sébastien. Mais ce n’est pas facile sans diagnostic... »

Malgré une panoplie de tests, Sandra ne sait toujours pas de quoi elle souffre. « Mon état a changé, a-t-elle dit avec difficulté, alors que nous l’avons jointe à la maison. J’ai beaucoup plus de misère à parler, à manger et à me tenir debout. »

Heureusement, la maman peut compter sur l’appui d’une dame du suivi à domicile qui vient la visiter et l’aider à raison de quatre jours par semaine. « Et notre grand aime beaucoup sa nouvelle école », affirme Sandra.

« On est heureux... malgré tout, dit Jean-Sébastien. On ne sort pas, alors on a fait des rénos pour nous. On s’est installé un petit cinéma maison au sous-sol. Je prends Sandra et je l’amène écouter des films en bas. Les garçons ont plein d’amis dans le quartier et ils profitent du parc devant la maison. On se réjouit des petites choses de la vie. »