Il faut bouger si on veut vivre une vie de qualité, dit le guide de plein air Pierre Beauregard, qui lance sa propre entreprise de conférences et de formation. «Je veux aider les gens qui ne savent pas trop par où commencer.»

Un guide de plein air en or

Par un matin frisquet d’automne, Pierre Beauregard arrive aux bureaux de l’hebdo Le Plus à vélo. D’aucuns trouveraient ça particulier. Pas quand on sait que le gaillard de 46 ans aux yeux bleus, aux cheveux abondants et à la silhouette athlétique est un infatigable professionnel du plein air.

Une passion qui a failli lui coûter cher : filant à bicyclette sur le 9e rang Ouest à Granby, en 2014, il s’est fait frapper par un chauffard qui ne s’est jamais arrêté. Le fautif a été arrêté, puis condamné, mais Pierre Beauregard a écopé de douleurs à la colonne vertébrale qui le font encore souffrir.

Ce qui ne l’empêche pas de continuer à participer chaque année à un triathlon de type Ironman (course qui combine natation, cyclisme et course à pied, qu’il termine en marchant), à un marathon de ski de fond et à un autre en patins à roues alignées. Sans oublier les marathons classiques et des randonnées pédestres et en kayak « en autonomie complète » de deux semaines chacune, qu’il fait pour se détendre...

Savoir-faire

Diplômé de l’Université du Québec à Chicoutimi en plein air et tourisme d’aventure, sportif aguerri et garde-parc de profession, le natif de Granby a décidé de partager son savoir-faire avec les organismes, entreprises, écoles et municipalités qui le désirent. Une offre de service qui prend la forme de conférences et de formations baptisées Plein air en or et dont le lancement aura lieu le mercredi 8 novembre au Palace.

« C’est un projet que je mijote depuis sept ans, dit le coureur des bois au bagou inépuisable. Ce sont mes compétences, mes vibrations. Le simple fait que l’offre existe, pour moi, c’est déjà un succès ! »

Il a tiré toute une philosophie des 40 événements sportifs auxquels il a participé depuis 2006. Un exemple ? « Ce n’est pas grave si on ne se rend pas à la ligne d’arrivée ; l’important, c’est d’être à la ligne de départ. C’est peut-être le secret le plus important. »

Pierre Beauregard veut aussi faire profiter de son expérience à titre de consultant, ce qu’il a déjà fait auprès d’une municipalité ainsi que d’une école qui souhaitait améliorer ses camps de sorties de plein air. Il offre aussi ses services de guide « à la carte » aux particuliers. 

« Je suis accompagnateur et non coach, précise-t-il. Je montre la base. Ce n’est pas moi le motivateur ! »

L’air, la pluie, le vent

Mais pourquoi faire du plein air ? À cette question, cette force de la nature au look de Thor répond comme à toutes les autres, avec calme et franchise.

« Il n’est pas nécessaire de faire du plein air, mais il faut bouger, que le cœur pompe, dit-il en faisant écho à tous les médecins et cardiologues de la planète. On n’a pas le choix si on veut vivre une vie de qualité. Il faut que le cœur pompe plus vite que quand on est assis devant la télé. L’activité physique, c’est essentiel. »

Et c’est tout simplement plus agréable d’en faire dehors. « Il y a un contact avec la nature, l’air, la pluie, le vent, la neige, les animaux, et ça, c’est magique. C’est thérapeutique, aussi. C’est pourquoi j’en fais le plus possible et je veux aider les gens qui ne savent pas trop par où commencer. »

« Chaque jour qu’on est dehors, il se produit au moins un moment magique, ajoute M. Beauregard. Un moment où on est bien et où la vue et la température sont parfaites, où il y a une harmonie. Je cours après ces moments de bonheur éphémères. C’est là que je me dis : c’est pour ça que je suis là.»

Pour plus d’information, consultez le site www.pleinairenor.ca