Lyne Boisvert est entourée ici du directeur de l’école J.-H.-Leclerc, Christian Lacourse, de Pierre Champagne et de Serge Poulin, respectivement Grand Chevalier et secrétaire-trésorier du conseil 9842, et de Simon Brasseur, directeur adjoint à l’école J.-H.-Leclerc.

Un don qui vise de nombreux buts

Sortir du cadre, aller plus loin et profiter du sport pour faire grandir ses élèves, c’est le style d’enseignement adopté par Lyne Boisvert, professeure en éducation physique et à la santé. Son énergie, jumelée à la générosité des Chevaliers de Colomb Ste-Trinité de Granby, permettra à ses groupes en adaptation scolaire de découvrir une nouvelle discipline. Cet hiver, le ballon-balai revivra à l’école secondaire J.-H.-Leclerc, permettant à tous d’atteindre de nombreux buts à la fois.

« C’est motivant d’enseigner quelque chose de nouveau, lance Lyne Boisvert avec enthousiasme. Les élèves, eux, sont heureux de venir à l’école et des nouveaux sports, ils en mangent ! »

Ce constat, l’enseignante en éducation physique tenait absolument à le partager avec ceux qui lui permettent, depuis deux ans, d’offrir de la nouveauté à ses élèves : les Chevaliers de Colomb, conseil 9842, de Granby.

Grâce à un don de l’organisme l’an dernier, la dame a fait décrouvrir le pickleball aux jeunes. Cette fois, après avoir reçu 1794 $, elle pourra les initier au ballon-balai. Le montant a permis l’achat de bâtons et de ballons. Le Plus a eu le privilège d’assister à la remise du matériel dans les locaux des Chevaliers de Colomb la semaine dernière.

« Mme Boisvert propose des sports accessibles à la réalité de sa clientèle. Des sports qui permettent le développement de comportements sociaux qui ont un impact sur le savoir-être, souligne le directeur de l’école J.-H.-Leclerc, Christian Lacourse. C’est sa spécialité de sortir du carré de sable ! Son approche n’est pas occupationnelle. Elle veut piquer la curiosité de ses élèves et les amener à se dépasser, selon la capacité de chacun. »

Lyne Boisvert veille, au niveau de l’éducation physique, sur les classes en formation préparatoire au travail (FPT), en cheminement continu 3e année (CC3) et en enseignement structuré individualisé (ESI). Les jeunes qu’elle côtoie ont entre 12 et 21 ans et elle peut, selon leur parcours, les suivre pendant dix ans. En innovant, elle crée donc chaque fois un effet de surprise permettant, du coup, de maintenir l’intérêt de tous.

« Au début, ça demande une grande adaptation, mais c’est payant l’année suivante, indique Simon Brasseur, directeur adjoint secondaire IV, FTP et CC3 à l’école J.-H.-Leclerc. Une fois la routine établie, on retrouve des élèves plus calmes en classe. Plus disponibles à l’apprentissage. »

Mission accomplie

Une réalité qui sonne comme de la musique aux oreilles des Chevaliers de Colomb. « À entendre ça, on peut dire ‘mission accomplie ! ’ », s’est réjouit Pierre Champagne, Grand Chevalier du conseil 9842.

Chaque année, l’organisme reçoit diverses demandes d’organisations, de particuliers, etc. qui souhaitent recevoir une aide financière pour la réalisation de projets ou pour se sortir d’une situation précaire. La mission des Chevaliers de Colomb, rappelle M. Champagne, est d’aider «la veuve et l’orphelin».

« On aide donc les familles, mais on soutient aussi les projets qui mettent de l’avant les saines habitudes de vie », dit-il.

Chaque samedi, un bingo accueillant jusqu’à 200 participants est organisé au sous-sol de l’église Saint-Eugène de Granby. Tous les profits de ces soirées sont ensuite remis à la communauté, insiste le Grand Chevalier.

Cette activité permet au regroupement de recueillir environ 2000 $ chaque semaine. En une année, ce sont près de 100 000 $ qui sont redistribués. Pour soumettre une demande à l’organisme, il suffit de lui écrire. Celle-ci est ensuite soumise au conseil d’administration pour évaluation et il revient finalement aux membres de lui donner leur aval, ou non.

« On peut donc faire entre 10 et 20 dons par année », souligne Serge Poulin, secrétaire-trésorier du conseil 9842.

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« Eux reçoivent et redonnent, alors nous aussi ! », indique Mme Boisvert. Ainsi, dès janvier, quand l’hiver sera installé, le matériel fourni par les Chevaliers Ste-Trinité ne servira pas qu’à ses élèves. Par exemple, les jeunes inscrits à la formation aux métiers non-spécialisés (FMSS), qui n’ont pas de cours d’éducation physique pourront en profiter pour bouger. « J’ai l’idée d’organiser des tournois amicaux et de prêter le matériel au groupe Filles actives », dévoile Mme Boisvert.

Même si aucun but n’a encore été compté à l’aide des bâtons et des ballons obtenus récemment, l’enseignante pense déjà à des façons d’exploiter le ballon-balai lors de l’année scolaire 2019-2020. « Je veux que ça serve à plusieurs ! », lance-t-elle en rêvant, bien sûr, de voir une patinoire pousser sur le terrain de l’école un jour.

D’ici là, elle invite les gens qui auraient des bandes inutilisées à lui faire signe. « Cet hiver, grâce au ballon-balai, les élèves vont s’oxygéner et prendre de la vitamine D, souligne-t-elle avec entrain. C’est motivant, non ? »