La commotion cérébrale

CHRONIQUE/ Nous voici maintenant rendus devant un beau paysage blanc à l’extérieur, ce qui m’amène à vous parler d’un sujet fort d’actualité: la commotion cérébrale.

Si vous suivez les nouvelles, vous avez peut-être entendu parler du boxeur Adonis Stevenson qui a subi un traumatisme craniocérébral grave. L’hiver, nous sommes plus à risque de se cogner la tête sur la chaussée alors plus glissante. Plus à risque de chutes. C’est aussi la période des sports de glisse.

Il existe divers synonymes au phénomène de se frapper la tête. Il faut savoir qu’un traumatisme craniocérébral léger (TCCL) est synonyme de commotion cérébrale. Mais dans le cas de Stevensen, ça se passe à un autre niveau. C’est un cas très grave. Parlons plutôt des cas légers.

Si quelqu’un se cogne la tête en tombant ou en recevant un coup, des signaux nous aident à reconnaître si on assiste à un traumastisme crâniocérébral léger. Si la personne perd conscience, vit une perte de mémoire et des convulsions, il est possible que le choc ait été assez grand pour engendrer une commotion cérébrale. Les symptômes peuvent être des maux de tête, des étourdissements, de la difficulté à tolérer le bruit ou la lumière. La diminution de la concentration est un autre facteur à identifier, comme celui de chercher ses mots ou d’avoir de la difficulté à faire ses devoirs. Le TCCL peut aussi provoquer des problèmes de sommeil. La personne blessée pourrait subir des douleurs au cou et/ou des étourdissements. Il faut analyser la durée des symptômes. Si ces derniers restent plus d’une semaine sans amélioration, il faut consulter un médecin.

Les nombre de commotions vécues au fil du temps peut aussi jouer sur une nouvelle commotion. Certains antécédents médicaux propres à la personne peuvent également influencer négativement le TCCL: par exemple, si la personne est connue avec un trouble de l’humeur, une dépression, un TDA ou si elle est migraineuse.

Il existe des protocoles à appliquer auprès des sportifs pratiquant des activités de contact. Au football, depuis quelques années, il est recommandé qu’un professionnel formé en commotion cérébrale assiste aux matchs des jeunes. Si un joueur reçoit un coup à la tête, il sera vite évalué. Il pourrait ainsi y avoir arrêt des sports de contact ou à risque de chutes pour un moment si les symptômes perdurent dans le temps e, surtout, si le jeune a subi des TCCL à répétition.

Lorsque la personne ayant subi un TCCL reprend ses activités sportives ou de concentration, comme aller à l’école ou au travail, il est primordial que ce soit fait graduellement avec des pauses et des ajustements selon les symptômes.

Pour cette dernière, il est fortement suggéré de s’entourer de professionnels de la santé (médecin, physiothérapeute, neuropsychologue) formés dans l’évaluation et la gestion des commotions cérébrales.

Lors de l’évaluation, il y aura un questionnaire sur l’histoire et les symptômes, des tests physiques, mentaux et de coordination. Votre professionnel vous aidera à identifier quel sera le moment opportun pour vous remettre en action et faire une bonne gestion de votre horaire et de vos activités. Il est recommandé de prendre une période de repos mental et physique tant que les symptômes sont présents à la suite d’une commotion.