Hebdo

CHRONIQUE/ La lombalgie récurrente

Le mois dernier, une dame m’a consultée pour un mal de dos qui revient à répétition et à différentes intensités selon ses activités. Elle me parlait de son « tour de reins » qu’elle connaît depuis des années. On entend de moins en moins cette expression populaire pour signifier que quelqu’un vit des douleurs dans le bas du dos, ce qui est communément appelé lombalgie en langage médical et en physiothérapie.

Cette dame a des douleurs à répétition dans le bas du dos, dans la région lombaire. Elle peut être plusieurs jours sans douleur et, tout à coup, en se penchant pour nourrir ses chats, bang ! , la douleur revient pour quelques heures à quelques jours. Cette dame a une lombalgie récurrente, c’est-à-dire une douleur au bas du dos qui revient à répétition et de façon intermittente et cela peut durer un certain moment. Elle a rapporté avoir des douleurs de la sorte depuis sa première grossesse. Différentes raisons existent pour expliquer sa problématique. Souvent, c’est par manque d’endurance musculaire ou par manque de contrôle musculaire des muscles abdominaux profonds et des muscles de la région du bas du dos. Elle pourrait aussi avoir un manque de stabilisation articulaire des vertèbres lombaires. Si c’était le cas, le traitement optimal pour ce genre de problème est de renforcir les muscles situés près de la colonne vertébrale et la couche la plus profonde des abdominaux qu’on appelle le transverse de l’abdomen. Ce dernier est orienté comme une bande large à l’horizontale. Il sert de ceinture et de soutien aux organes et protège la région lombaire. Si ce muscle est très relâché, la personne pourrait se retrouver avec un abdomen relâché également. Cette problématique existe aussi chez les hommes. Souvent ces derniers ont des douleurs dans le bas du dos et ne savent peut-être pas pourquoi et comment s’en sortir.

Hebdo

Maux de genoux au travail

CHRONIQUE/ Vous avez un travail de manutentionnaire ou de livreur? Vous utilisez souvent des escaliers ou encore vous êtes longtemps assis à votre poste de travail? Vous avez des douleurs à un ou aux deux genoux?

Voici donc quelques informations pour vous.

Hebdo

Douleur chronique et T.E.N.S.

CHRONIQUE/ À ce temps-ci de l’année, les personnes aux prises avec des douleurs chroniques évitent parfois de faire des activités extérieures, car Dame nature a oublié de monter le chauffage! Une solution pourrait toutefois les aider à devenir plus fonctionnelles et actives.

Mais d’abord, qu’est-ce que la douleur chronique? Est-ce un mythe ou une réalité? Vous pensez que votre collègue de travail, qui s’est blessée il y a de ça un bon moment, exagère ses symptômes? Sachez que la douleur chronique existe vraiment. Voici d’ailleurs comment elle s’installe.

Hebdo

L’activité physique après une fracture

CHRONIQUE/ Vous êtes tombé cet hiver en glissant dans votre entrée ou vous avez fait une chute en ski ? Que fait-on quand un os casse ?

Lorsqu’un os subit une force plus grande qu’il ne peut supporter, il se fissurera progressivement et il cassera. L’impact peut être une torsion ou une tension dans un angle défavorable. Dans un cas comme dans l’autre, un os peut rompre d’un seul coup. Il faut toutefois savoir qu’un os est très fort pour supporter, par exemple, ce que lui imposent divers sportifs.

Hebdo

Quand le cou fait crac!

CHRONIQUE/ Faites-vous partie des personnes dont le cou craque lorsqu’elles bougent?

La région cervicale est formée de sept vertèbres espacées par de petits coussins appelés disques. Une vertèbre est un os à multiples surfaces. Les vertèbres sont comme une pile de blocs empilés les uns sur les autres. Notre tête est appuyée sur la première vertèbre par deux surfaces convexes comme des petits bols. C’est par ces surfaces articulaires, entre autres, que la tête peut faire de petits ajustements très fins dans plusieurs directions. Entre chaque vertèbre, de la 3e à la 7e, deux petites articulations se trouvent de chaque côté. Celles-ci sont liées par une capsule (petite enveloppe avec du liquide à l’intérieur) qui permet la stabilité et le mouvement entre deux vertèbres. Ces petites articulations sont formées de surfaces qu’on appelle facettes, qui participent à tous les mouvements du cou: flexion (vers l’avant), extension (vers l’arrière), flexion latérale (pencher de côté) et toutes les rotations du cou. Entre les vertèbres, sur une surface plus grande, il y a les disques. Un disque est formé principalement d’eau et de microfibres orientées de façon oblique permettant une liberté de mouvement, car elles agissent de façon assez élastique.

Hebdo

Inconfort à la fesse et derrière la cuisse

CHRONIQUE/ Vous ressentez des douleurs dans la fesse lorsque vous êtes assis un certain temps et celles-ci descendent derrière la cuisse le long de votre fameux nerf sciatique?

Il est possible que vous ayez un syndrome du muscle pyramidal. C’est un muscle qui se situe sous le grand fessier, celui qui donne de la rondeur à votre fesse. Si vous faites un travail en position assise prolongée, sur une chaise confortable ou un petit banc à roulettes, vous pourriez être à risque de développer ce type d’inconfort. Les personnes qui travaillent sur la route de façon prolongée comme les chauffeurs de taxi, d’autobus ou de véhicules lourds sont aussi à risque.

Hebdo

Bouger, même l’hiver!

CHRONIQUE / Je sais que vous trouvez l’hiver long. J’avoue qu’il nous manque un peu d’ensoleillement.

Question de vous motiver, voici des informations sur les bienfaits de l’activation du corps en saison hivernale. Cela n’a pas que des effets positifs sur notre physique. S’activer joue sur les émotions et la gestion de la douleur.

Hebdo

Déneiger sa voiture sans blessure

CHRONIQUE / Beaucoup de nos clients présentent une problématique de dos ou d’épaule qui rend le déneigement de la voiture difficile. Certains ajustements peuvent être faits afin de prévenir ou réduire des douleurs qui pourraient surgir à la suite de cette tâche hivernale.

Voici quelques conseils d’un de mes collègues ergothérapeute, Cédric Descôteaux.

Partir du bon pied

Qu'est ce que la fibromyalgie?

CHRONIQUE \ En tant que clinicienne, je croise parfois des personnes aux prises avec des symptômes de fibromyalgie. Qu’en est-il des données scientifiques par rapport à cette problématique?

Vous connaissez peut-être quelqu’un qui souffre de douleurs liées à la fibromyalgie, mais vous ne savez pas comment réagir? 

Voici quelques informations qui vous seront, je l’espère, utiles au quotidien.

La fibromyalgie est un désordre amenant des douleurs diffuses un peu partout dans le corps. Elle affecte habituellement les membres supérieurs et inférieurs, et ce, des deux côtés du corps. Ainsi, les personnes atteintes peuvent aussi souffrir de trouble du sommeil. Elles auront donc l’impression que la nuit de sommeil n’a pas été réparatrice. Une des conséquences d’une mauvaise nuit est, bien entendu, la perturbation de la concentration.

Il est possible qu’en discutant avec une personne fibromyalgique, vous ayez l’impression qu’elle ne vous écoute pas. Elle est peut-être simplement fatiguée. Les journées peuvent donc être imprévisibles. Aussi, l’humeur peut être changeante. Ces personnes vivent de l’hypersensibilité, c’est-à-dire qu’elles sont plus sensibles au toucher, à la lumière, au bruit, voire aux odeurs. Au niveau des articulations, les personnes atteintes peuvent être limitées dans certains mouvements, ce qui peut les contraindre, par exemple, à monter les escaliers, à s’accroupir, à entrer ou sortir d’un bain. 

Malheureusement, il y a plus de femmes que d’hommes qui souffrent de fibromyalgie. Et le risque est plus élevé en vieillissant. Dans les prises de sang, on retrouve chez ces gens plus de molécules d’origine inflammatoires. De plus, des recherches récentes ont démontré qu’il y aurait un facteur génétique lié à cette pathologie. 

Ces personnes présentent souvent des tensions musculaires, des maux de tête ou des migraines. Elles peuvent aussi se plaindre d’engourdissements ou de sensations de picotements aux pieds ou aux mains. 

Que peut-on faire pour les aider? Il est important, tout d’abord, de faire un bon diagnostic. Les critères pour le faire sont basés non seulement sur l’étendue de la douleur, mais aussi sur sa sévérité, le niveau de fatigue et les problématiques cognitives. Les symptômes peuvent aussi mener à d’autres diagnostics, tels des problèmes articulaires comme l’arthrite, des troubles neurologiques ou métaboliques. 

En réadaptation, votre professionnel pourra vous aider en faisant de l’éducation sur le syndrome en trouvant différentes stratégies pour vous aider dans votre énergie. Il pourra, par exemple, vous encourager à commencer un programme d’exercices cardiovasculaires, d’assouplissement ou de renforcement, selon votre tolérance. La marche, la natation, le vélo ou la raquette peuvent être des choix judicieux. Ces activités développent l’équilibre, très importante pour éviter les chutes. Des modalités d’électrothérapie, qui aident à diminuer les douleurs, peuvent aussi aider comme le T.E.N.S. ou encore des techniques de relâchement musculaire (massages). 

Il est démontré que si vous faites une bonne gestion de votre stress, vous pourriez également avoir des effets bénéfiques. 

Pensez à ces individus fibromyalgiques avec le temps des Fêtes qui arrive. Préparez un petit coin d’accueil tranquille lors de votre réception où elles pourront se reposer afin de prendre une pause de participer, au meilleur de leur potentiel, à votre soirée. Vous cherchez une idée de cadeau pour les aider à bouger? Un podomètre pourrait les motiver à marcher de plus en plus (de 1000 à 5000 pas par jour de façon progressive). 

Aidez-les à redevenir actifs!

Partir du bon pied

La tablette électronique et ses maux

CHRONIQUE / Faites-vous partie de ceux qui pitonnent?

Êtes-vous du genre à regarder la télévision en jetant un oeil à votre tablette électronique ou sur votre cellulaire? 

Vous aimez vous écraser dans votre divan, les jambes allongées, le cou penché vers l’avant, captivés par vos découvertes sur votre écran, magasinant en ligne un voyage, une paire de souliers ou encore une belle robe pour un événement spécial?

Malheureusement, tout ce bonheur a parfois des conséquences sur votre corps. Vous pouvez, par exemple, développer des douleurs au cou, aux épaules, voire des douleurs ou des engourdissements à une main. 

Voici quelques explications à ces maux et des suggestions pour les éviter.

Mal au cou ou mal de tête

Vous faites probablement partie de ceux qui se penchent la tête vers l’avant pour de longues périodes. Cette mauvaise posture maintenue de façon prolongée peut amener des tensions musculaires dans la nuque ou entre les omoplates. Des tensions cervicales peuvent déclencher des douleurs d’un seul côté ou des deux côtés de la tête. Cela peut aller jusqu’au front. 

Une solution est de placer des coussins ou des oreillers sous votre tablette, votre ordinateur ou votre cellulaire afin de ne pas avoir le cou penché vers l’avant. Pensez à maintenir une posture allongée vers le haut avec le menton rentré. Cela permet de voir vers le bas sans trop augmenter la surcharge musculaire sur le cou. C’est peut-être le temps de vous acheter un petit coussin de lecture (avec une surface dure) qui vous permettra d’y déposer vos «outils» de lecture!

Engourdissements aux doigts

Malheureusement, la consultation prolongée de votre cellulaire tenu d’une seule main peut occasionner des symptômes de type tunnel carpien. Le tunnel carpien donne des engourdissements au pouce, à l’index, au majeur et la moitié de l’annulaire. 

Avoir longtemps un téléphone en main sollicite les muscles fléchisseurs du poignet et du pouce et la fermeture des os du carpe (poignet). Si, en plus, vous avez déjà un travail exigeant avec vos membres supérieurs dans la journée et que vous abusez de vos écrans le soir, vous pourriez être plus à risque de développer ce type de malaise. Assurez-vous de faire des assouplissements des doigts et des poignets en ouverture après une période prolongée sur votre cellulaire. Vous pouvez essayer d’ouvrir les doigts le plus possible pour environ 30 secondes et répéter cet exercice trois fois. Cela pourrait vous éviter de petits problèmes. 

Épaules douloureuses

Finalement, la posture assise avec le cou penché vers l’avant amène les épaules à être plus enroulées vers l’avant. Cette posture maintenue sur une longue période peut faire en sorte qu’une fois debout, vous vous retrouviez dans un alignement inadéquat. Si vous gardez les épaules trop vers l’avant, certaines structures (comme les tendons) pourraient être perturbées et, conséquemment, vous pourriez développer des douleurs. Faites attention: maintenez vos épaules dans un bon alignement dans toutes les postures de votre vie afin de conserver une bonne biomécanique et dynamique musculaire des muscles des épaules. 

Partagez ces informations à votre famille et vos amis. En ce temps de réjouissances, et pour la nouvelle année, cela pourra permettre à plusieurs de demeurer actifs!

Joyeuses Fêtes!