Notre garde-manger: solidarité agricole

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, en remplissant notre assiette ou au moment de passer à la caisse à l’épicerie, consciemment ou sans intention, nous exerçons un pouvoir économique et politique. Au lendemain de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) l’agriculture, particulièrement la production laitière, souffre d’avoir fait, encore une fois, les frais de cette nouvelle entente d’échange économique.

La communauté agricole a, dans ses rangs, des gens de passion et d’ambition. Souvent laissés à eux-mêmes sur leur ferme, dans leur rang, leur municipalité ou leur région depuis des générations, ils ont dans leurs gènes celui de l’organisation. Que ce soit pour réparer un équipement qui brise seulement le dimanche (évidemment!), pour organiser un marché public ou même pour développer une nouvelle entité de services agronomiques ou agroalimentaires, ils sont là.

S’organiser: une évidence depuis longtemps

Nous ne pouvons qu’être fiers en pensant, par exemple, à la coopérative Agropur, fièrement issue de familles agricoles de Granby, où l’union a fait la force dans la transformation de produits laitiers. À la Coopérative Fédérée, qui pousse ses membres à lancer des produits agricoles rentables en leur offrant les intrants nécessaires. À Exceldor, elle aussi une coopérative, qui valorise les producteurs avicoles et leurs produits.

Finalement, pour se faire accompagner dans les enjeux et règles environnementales auxquelles nos voisins du sud ne sont pas nécessairement soumis, les agriculteurs on mit sur pied des organismes, des clubs conseils en agroenvironnement (par exemple Gestrie-Sol à Granby), où des services agronomiques non liés à la vente d’intrants sont offerts. Nous pourrions ainsi citer plein d’autres exemples de succès.

Mais comme consommateurs, comment maintenant soutenir l’agriculture?

Le dimanche 18 novembre dernier, 5000 personnes ont bravé le froid et sont descendues dans la rue, à Montréal, pour lui montrer leur soutien (marche #GardeMangerEnDanger). Un succès de mobilisation!

Pour votre garde-manger, l’achat de produits nationaux comme les produits laitiers provenant du Canada (vache bleue) est nécessaire. Plus local: s’approvisionner au marché public ou dans les différents marchés de Noël organisés dans les municipalités environnantes sont des occasions en or de connaître l’origine et la qualité de ce que vous mangez. Lait et fromage, oie, agneau, jambon, miel, légumes et petits fruits locaux vous y attendent!

Voici, justement, quelques dates importantes à retenir en Haute-Yamaska:

Marché de Noël les 29 et 30 novembre, de 16h à 20h, et les 1er et 2 décembre, de 9h à 16 h, sous le chapiteau de la place Johnson, à Granby.

Rédigée en collaboration avec l’équipe du Club conseil Gestrie-sol, cette chronique est rendue possible grâce au soutien financier de l’UPA.