Non merci pour vos poubelles!

CHRONIQUE/ À tout bout de champ, quand le printemps arrive et que la neige fond, on découvre de beaux trésors... Des objets délaissés à l’automne et rapidement recouverts de neige en novembre apparaissent, soudainement...

Malheureusement, les champs bordant les routes sont encore pris pour des poubelles. La Presse+ rapportait, le 20 mars dernier, que les coûts de ramassage des déchets sauvages aux abords des routes avaient bondi de 43 % depuis 2011 ! Difficile d’imaginer que des gens puissent, sans complexe, se débarrasser ainsi de détritus. Autrefois, on disait souvent que « ce qui ne se voyait pas ne faisait pas de mal », ce qui pouvait expliquer (sans pardonner toutefois) les déchets abandonnés dans les rivières ou les bois. Des cimetières de déchets habitent nos forêts et nous rappellent cette époque.

Que de fouilles archéologiques avons-nous faites, enfants, explorant ces dépôts datant de plus de 30 ans ! Aujourd’hui, un tel phénomène est inconcevable.

Profiter du bord d’un champ pour y manger ou relaxer peut être toléré, bien qu’idéalement, il serait opportun d’en informer le propriétaire du lieu. Par contre, quitter l’endroit en y laissant des déchets, c’est aberrant. Tout comme les lancer par la fenêtre de la voiture...

Le règlement municipal prévoit que tout rebut doit aller dans les contenants prévus à cette fin. Sinon, le fautif est passible d’une amende pouvant aller de 75 à 300 $. Au niveau provincial, le Code de la sécurité routière prévoit qu’aucun objet de doit être abandonné sur un chemin public et qu’aucun objet ou neige ne doit se détacher de l’auto (art. 498). L’amende, dans ce cas, varie entre 60 et 90 $. Dans les deux cas, les fraudeurs doivent être pris sur le fait.

L’alcool au volant ? Malheureusement, les fossés accueillent encore trop de bouteilles échappées… par erreur.

Ce qui enrage encore plus les agriculteurs, c’est de devoir nettoyer. Ils doivent arpenter leur champ pour enlever tous «corps étrangers» pouvant nuire à la machinerie agricole ou, pire, se retrouver dans le foin, puis donnés ensuite aux vaches.

Pensez-y, c’est votre nourriture que ces agriculteurs produisent.

Club conseil Gestrie-sol

Cette chronique est rendue possible grâce au soutien financier de l’UPA Haute-Yamaska.