Le groupe Nicaragua 2018 à l’école secondaire J.-H.-Leclerc est composé de 34 élèves et de quatre membres du personnel. Tous s’envoleront vers l’île d’Ometepe pour dix jours mercredi prochain, le 28 mars.

Nicaragua 2018: de la fébrilité dans l’air!

Actuellement, 34 élèves de l’école J.-H.-Leclerc de Granby ont du mal à faire autre chose que de... compter les dodos. Le décompte des jours, certains le font depuis deux ans. Mais le grand jour approche. Mercredi prochain, plus précisément le 28 mars, le groupe s’envolera vers le Nicaragua. Un voyage qui se veut culturel, touristique, mais surtout humanitaire. Un périple qui a été préparé soigneusement.

Le voyage humanitaire au Nicaragua organisé à J.-H.-Leclerc depuis plusieurs années vise à ouvrir les jeunes sur le monde, mais avant tout sur l’entraide. Sur les autres, mais également sur eux-mêmes.

Inscrits depuis la troisième secondaire à ce projet offert à tous les élèves de l’école, les jeunes du groupe ont traversé tout un processus pour se préparer à ce qu’ils s’apprêtent à vivre sur l’île d’Ometepe.

« On a fait plein d’activités pour tisser et renforcer nos liens, raconte Dylane Patenaude. On a appris à se connaître. On est une belle gang ! » Dans cette aventure, les jeunes sont accompagnés d’Éric Archambault, du service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire, de Daniel Robillard, conseiller en orientation, et de deux enseignants, Frédéric Leblanc (chimie, physique) et Céline Royer (français).

En plus d’organiser de nombreuses activités de financement comme la vente de hot dogs et de café et l’emballage dans les épiceries, les jeunes ont visité divers organismes communautaires. Ainsi, comme l’énumère Mégan Bernatchez, tous se sont rendus, par exemple, à l’Accueil Bonneau, à Montréal, et au Partage Notre-Dame, à Granby. « On a aussi participé à la Nuit des sans-abri, relate-t-elle. On a vu que chez nous, beaucoup de monde avait aussi besoin d’aide. »

« C’est toute une préparation, souligne Éric Archambault. Il n’y a pas un élève ici qui n’a pas fait entre 20 et 25 heures de bénévolat. »

Là-bas, les jeunes travailleront en collaboration avec le regroupement de femmes Puesta del Sol dont la plupart des membres sont engagées dans des activités agricoles traditionnelles. Puesta del Sol offre des services de tourisme comme moyen alternatif de développement communautaire durable et de conservation de l’environnement. Dans le cadre de leur périple, les élèves de J.-H.-Leclerc travailleront pendant cinq jours à réparer des toitures, à construire des murs de ciment, des planchers ou encore à remplir des tâches liées à l’agriculture.

Construire des murs, comme en fait foi cette photo de l’an dernier, est le genre de travail que les jeunes seront appelés à faire lors de leur séjour humanitaire, culturel et touristique au Nicaragua.

« Tout ça va être nouveau pour nous, lance Dylane. À 35 degrés Celsius, en plus ! »

Mais l’inconnu et la chaleur ne semblent pas les ébranler. « On a tellement hâte, insiste Marjory Blanchette. On se prépare depuis deux ans. À un moment donné, j’avais l’impression que ça n’arriverait jamais ! Mais on y est. On a fait beaucoup de choses. On vit une belle cohésion. On s’entend bien et on a une belle ambiance. »

La chimie a tellement opéré que plusieurs craignent davantage le retour du Nicaragua que le voyage lui-même. « J’ai peur qu’au retour, on arrête de se tenir ensemble et de se parler », a clairement exprimé Talenna Martin. Même chose pour Marie-Hélène Gagnon.

« Oui, vous allez sans doute vivre une forme de DPN en revenant, leur a lancé Éric Archambault, sourire en coin. Une Dépression Post-Nica!»

Ce à quoi M. Rémillard a répondu en rappelant l’horaire qui dictera les dix jours que les jeunes passeront en sol nicaraguayen. À l’arrivée, les premiers jours prendront une couleur culturelle et touristique. Après se succéderont cinq jours de travail. « Et après, nous irons panser nos douleurs sur le bord du Pacifique avant de terminer par deux autres journées plus culturelles et touristiques. »

« Oui, ça prend une zone de transition avant le retour ! », a ajouté M. Archambault, toujours en riant, lui qui participe à ce voyage depuis des années.

Pour certains, le Nicaragua sera peut-être « l’endroit où tout a commencé »... On n’a qu’à penser à Danaée Rollin, qui souhaite être infirmière ou Ethan Pomerleau, qui souhaite travailler pour Médecins Sans Frontières.

« Aller les aider et voir comment ils vivent, dit Danaée, ça va sans doute ouvrir une porte... »