Le metteur en scène Martin Gougeon croqué en pleine répétition, l’an dernier.

Martin Gougeon: à sa place auprès de l’OSM

Martin Gougeon poursuit sa collaboration avec l’Orchestre symphonique de Montréal. Après avoir travaillé sur deux concerts jeunesse, l’an dernier, voilà qu’on lui confie la mise en scène de trois nouveaux spectacles, qui seront présentés à la Maison symphonique en 2019.

Durant la saison 2017-2018, le comédien/metteur en scène/chanteur/enseignant/auteur avait participé à la conception des concerts pour enfants La Chasse-galerie et Vieux Thomas et la petite fée.

Cette fois, il aura l’heureux mandat de se pencher sur Pierre et le Loup (présenté en janvier), Les mathématiques de la musique (en avril) et la reprise du Carnaval des animaux à l’orgue (en mai).

Selon les spectacles, Martin Gougeon sera appelé à collaborer avec le comédien Patrice Bélanger ou l’animateur Mathieu Pichette à la narration, de même qu’avec le chef Adam Johnson et l’organiste Jean-Willy Kunz.

«Mon boulot, c’est de rendre ces œuvres accessibles aux jeunes. J’écris les textes d’animation, je fais les liens, je coache les narrateurs. Dans le fond, je dois diriger ce monde-là pour que tout s’anime», résume le patron du Théâtre de l’ancien presbytère. Pour s’y préparer, Martin Gougeon écoute les œuvres, en se mettant dans la peau des jeunes, qu’ils soient tout-petits ou ados, en fonction de chacune.

«Il y a une bonne part de recherche avant d’en arriver à la rédaction des textes. J’essaie de rendre les concerts ludiques et sympathiques.»

Ses années d’enseignement du théâtre auprès des jeunes, son expérience scénique et son aptitude à écrire avec humour ont de quoi lui faciliter la tâche. Il en est bien conscient.

«Quand je suis arrivé à l’OSM, je me sentais vraiment à ma place, comme si tout ce que j’avais fait avant m’avait préparé à faire ça.»

Martin Gougeon sait bien qu’apposer son nom près de celui de l’Orchestre symphonique de Montréal lui procure une belle visibilité professionnelle. Mais ses motivations sont aussi très personnelles.

«Bien sûr que ça ajoute à la crédibilité, mais je le fais surtout parce que j’aime la musique, parce que j’y baigne depuis mon enfance et parce que je crois que les jeunes doivent toucher à l’art, sous toutes ses formes.»