Christiane Boisseau et Jacynthe Langlois invitent les gens à la toute première Marche à avoir lieu à Granby au profit de la Fondation québécoise du cancer. C’est le samedi 13 octobre, au parc Daniel-Johnson.

Marche du Grand Défoulement: un événement que l’on souhaite couru

En faisant le choix de profiter du service d’hébergement de la Fondation québécoise du cancer le temps de ses traitements de radiothérapie à Sherbrooke, Christiane Boisseau visait deux buts : donner du répit à son conjoint et prendre du temps pour l’introspection. Avec le recul, elle considère y avoir atteint une cible beaucoup plus large. Pour redonner ce qu’elle a reçu, elle invite les gens à la toute première Marche organisée à Granby au profit des services offerts dans ce lieu qu’elle qualifie « d’auberge santé ».

« J’ai trouvé là-bas quelque chose que je n’allais pas chercher... », lance la survivante du cancer du sein.

« Une fois sur place, tout le monde connecte automatiquement, raconte-t-elle. On vit tous un lien indescriptible. Ça ne s’explique pas... Les gens seuls y trouvent une famille. Cette communauté d’hommes et de femmes vient créer comme un baume. Là-bas, il n’y a pas que le corps qui guérit, il y a aussi le cœur, l’âme et l’esprit. »

Parmi les nombreux services offerts par la Fondation québécoise du cancer se trouve l’hébergement. Quatre hôtelleries dans autant de villes (Montréal, Sherbrooke, Gatineau et Trois-Rivières) accueillent, à petit prix, les personnes qui doivent quitter leur foyer pour se rapprocher d’un centre de traitement.

Ce sera la première fois cette année que La Marche au profit de l’organisme, organisée dans le cadre du Grand défoulement, aura lieu en dehors de ces quatre grandes villes. « Ils ont réalisé que de nombreux bénéficiaires venaient de l’extérieur de Sherbrooke et beaucoup de Granby et de sa région », relate Christiane qui, pendant son séjour, a croisé la route de gens de Saint-Armand, Farnham, Bedford, etc.

Granbyenne d’origine toujours installée à Granby, il était donc tout naturel pour elle d’accepter de faire partie du comité organisateur de l’événement qui se tiendra à Granby. Entourée de ses bons amis Jacynthe Langlois et Patrick Talbot, d’une équipe de généreux bénévoles et de Marie-Claude Borja, coordonnatrice au développement et aux événements spéciaux pour la Fondation québécoise du cancer, elle invite la population à marcher avec elle le samedi 13 octobre.

«J’ai trouvé là-bas quelque chose que je n’allais pas chercher...», a avoué Christiane Boisseau, survivante du cancer du sein.

« Il faut que l’hôtellerie continue d’exister, insiste Christiane avec ferveur. Elles ont leur raison d’être. Des fois, je les compare aux Manoirs Ronald Mc Donald pour les parents d’enfants malades. Les partages qu’on y vit. L’humanité qu’on y trouve. C’est un cocon santé très ‘famille’ qui offre une panoplie de services. »

La preuve ? De la pile de livres qu’elle avait apportée dans son baluchon le temps de son séjour, Christiane en a lu qu’un seul !

À travers leurs traitements, les gens qui optent pour l’hôtellerie sont occupés « non stop », dit-elle. Aucune obligation toutefois. Tout le monde y va à son rythme, selon ses désirs et son état général. Par exemple, chaque semaine quelle a passé à Sherbrooke, Christiane a eu droit à un massage oncologique d’une heure pour la modique somme de 10 $ chacun. « Ce massage était pour moi salutaire, bénéfique, dit-elle. Il me portait pour la semaine ! »

À ceux et celles qui le souhaitent, l’hôtellerie offre aussi diverses activités de groupe et ateliers. « Un kinésiologue et une nutritionniste sont sur place, relate Christiane. Il y a un jardin à l’extérieur. On peut avoir du soutien psychologique, emprunter des livres... On rit, on parle, on dessine. Ils ont une offre extrêmement variée de toutes sortes d’affaires. »

Des services tous soutenus par les profits engendrés par La Marche et différentes activités-bénéfices organisées dans l’année par la Fondation québécoise du cancer. « L’argent [de La Marche] va directement aux bénéficiaires », insiste-t-elle. Pour ceux et celles qui veulent donc faire leur part pour cet endroit que Christiane qualifie également de « lumineux », suffit de vous inscrire gratuitement à La Marche qui aura lieu le samedi 13 octobre, dès 17 h, au parc Daniel-Johnson de Granby. Il est possible de participer en groupe ou en solo. Les équipes formées doivent toutefois s’engager à amasser au moins 100 $ au profit de l’organisme.

Pour s’inscrire, on visite lamarchegd.ca. Deux parcours sont disponibles : 1 km et 3 km.

Rappelons qu’à Granby, Joanne Ouellette, directrice de Solidarité ethnique régionale de la Yamask, agira à titre de marraine d’honneur. La dame s’est battue contre le cancer en 2016. Le chanteur Bruno Pelletier, quant à lui, est porte-parole, et ce depuis quelques années, du Grand Défoulement. À Granby, les organisateurs espèrent, pour cette grande première, accueillir 200 participants.