L’auteure-compositrice-interprète Madmoiselle a donné sa couleur à un gloss.

Maquillage unique pour une bête de scène

Comme les amies de ses amies sont aussi ses amies, la cosméticienne Sandrine Chabert a pu faire une rencontre marquante cette année en la personne de Madmoiselle. Soufflée d’abord par son look, c’est sa personnalité qui l’a ensuite séduite. Tellement, qu’elle a développé une gamme de produits à son effigie. Ce week-end, un gloss auquel l’artiste a donné sa couleur sera dévoilé. Une nouvelle que le duo souhaite, bien évidemment, voir sur toutes les lèvres.

Sandrine Chabert, de la toute jeune compagnie de cosmétiques biologiques et naturels qui porte son nom, parle de Madmoiselle comme son «cobaye adoré». 

«Son look est trop joli, lance la joyeuse défenderesse de la beauté ‘naturelle’. Quand je l’ai rencontrée, je suis tombée en bas de ma chaise!»

Il ne lui en fallait pas plus pour l’inviter à devenir l’ambassadrice d’une toute nouvelle gamme destinée aux arts de la scène. «Je voulais lui faire profiter de mon savoir-faire, raconte la cosméticienne dont le laboratoire est situé à Saint-Armand. C’est une gamme pour ceux et celles qui travaillent sous les projecteurs, qui ont chaud et qui transpirent. Pour ceux qui ont besoin de couvrance.»

Une proposition tombée à point et que l’auteure-compositrice-interprète de Granby n’a pas pu refuser. «J’ai eu un grand coup de coeur pour la personne, la collection et la philosophie derrière les cosmétiques de Sandrine, raconte Madmoiselle, attrapée au vol alors qu’elle se trouvait en France par affaires. Elle m’a touchée. J’ai été vraiment conquise.»

D’abord par cette poudre fond de teint qui ne demande qu’une application pour être performante. «Au début, je n’y croyais pas, admet Madmoiselle. Finalement, c’est vraiment couvrant. Une seule couche fait effectivement l’affaire et, en plus, je ne sens pas le maquillage sur ma peau. Wow!»

Et tout est 100% naturel, tient à rappeler Sandrine Chabert. Comme ce gloss, fait entre autres de cire d’abeille, «une matière trop belle», lance celle qui fabrique elle-même ses produits ménagers, ses shampoings, savons, dentifrices, détergents et crème pour le corps depuis des années. «Oui, par souci pour la planète, mais aussi pour la santé, souligne-t-elle. J’en avais assez de me foutre des cochonneries sur la peau! Un jour j’ai dit ‘Ça suffit!’.»

Ajoutez à cela une grave réaction aux teintures chimiques. «C’est venu signer l’arrêt de mort de beaucoup de choses dans ma maison», ajoute Sandrine, mère de deux ados. Désormais, tout chez elle est fait d’huiles essentielles, de matières bio et d’ingrédients sains locaux ou encore exportés directement de France, son pays d’origine, de Tahiti ou des États-Unis.

Après avoir tout remplacé dans sa demeure, elle a décidé de s’attaquer aux cosmétiques, même si, de son aveu, la «chose la plus horrible à fabriquer» reste le rouge à lèvres.

«C’est dégoûtant, on en met partout et on a énormément de perte, dévoile-t-elle en riant. La galère! Mais comme je suis dingue du rouge à lèvres, j’en ai fait mon oeuvre d’art!»

Madmoiselle a eu le grand privilège d’assister à la fabrication du gloss qui porte son nom. Une expérience «fort intéressante», dit-elle.

En comment le décrirait-elle?

«Naturel et élégant, souligne-t-elle. C’est juste un peu rosé. Proche de la couleur naturelle des lèvres.»

Pour découvrir ce produit fait de pigments naturels, de cire et d’huiles biologiques, sachez que le lancement aura lieu ce samedi 28 octobre, dès 14h, à la boutique Signé Local du Quartier Dix30. Madmoiselle sera sur place. Ce gloss, unique comme sa muse, sera offert en 100 exemplaires seulement, dans une boîte autographiée. 

Sandrine Chabert est la cosméticienne derrière la petite compagnie de produits bio et naturels qui porte son nom. Ce week-end, elle lance un gloss de la gamme de scène Madmoiselle.

Pour la beauté naturelle

Sandrine Chabert est une des rares au Québec à fabriquer de A à Z ,et à la main, du maquillage bio. Normalement, cette niche est occupée par une petite poignée de grands fabricants. Dans son laboratoire situé à Saint-Armand, 2000 formules se préparent à voir le jour. Car tel le cuisinier fier de faire goûter sa sauce à spaghetti, la cosméticienne ne peut pas se résoudre à garder ses secrets pour elle. 

«J’y crois tellement!», lance-t-elle avec enthousiasme.

Autodidacte, Sandrine Chabert a développé son savoir-faire dans le grand monde des cosmétiques grâce aux bouquins, à diverses formations et Internet. «Je suis une adepte du DIY (Do it yourself), mais les gens me demandaient de leur vendre mes produits au lieu de les fabriquer eux-mêmes! Le jour où une femme en phase terminale d’un cancer m’a demandé de lui faire un rouge à lèvres juste pour elle, je n’ai pas pu dire non. Je me suis dit ‘Regarde ma grande: au boulot!’»

Même si cela représente «un travail fou», estime celle qui possède un emploi à temps plein en marge de sa fabrication de cosmétiques, elle a décidé de plonger. 

«Je ne peux pas tout garder ça pour moi», tranche-t-elle. 

Chez Sandrine Chabert cosmétiques, c’est donc elle qui voit à tout. «C’est ainsi que je me démarque, estime-t-elle. Je fabrique tout de A à Z, car dans une pharmacie, je pleure!»

Trop de produits nocifs pour la santé et en trop grande quantité, voilà ce qu’elle reproche aux produits de beauté en vente partout. Ceux qu’elle propose ont peu d’ingrédients et ceux-ci sont de qualité. «J’offre du haut de gamme, assume-t-elle. De toute façon, qui a besoin de 12 rouges à lèvres quand tu peux en avoir un extraordinaire?»

En plus des rouges à lèvres et des gloss, Sandrine Chabert cosmétiques propose des soins pour le visage et des poudres pour le teint. À cela s’ajoute la Gamme de scène pour Madmoiselle, couvrante et pensée pour les soirées spéciales ou les spectacles. La cosméticienne gère également une deuxième boutique, qui propose «une gamme pour tous», nommée Culture Sauvage. On peut y trouver des huiles bio, des macérations faites à la main et des produits de soins pour le corps et l’esprit. Le tout à prix doux. 

Petite tournée française

C’est de Paris que Madmoiselle a accordé une entrevue téléphonique à l’hebdo Le Plus la semaine dernière. La chanteuse, bien connue dans la région, se trouve de l’autre côté de l’Atlantique pour une deuxième fois en autant de mois pour y charmer un nouveau public. Un défi qu’elle relève en compagnie de son mari, Clément Jr Hobbs, de musiciens et de l’Agence Dis leur, qui «accompagne l’artiste dans son développement en Europe», peut-on lire sur sa page Facebook.

«Elle (l’Agence) ouvre des portes pour nous, explique une Madmoiselle radieuse au bout du fil. Ça va super bien. La réponse est extraordinaire. Ça me stimule beaucoup.» Une série de spectacles lui a permis de chanter à Marseille, Nancy, Lyon et Paris. Sa petite tournée française lui a, entre autres, permis de se produire au Réservoir.

«C’est très intense et il y a beaucoup d’activités à l’horaire, mais cette fois, on a eu plus le temps de découvrir», dit-elle, visiblement emballée par son périple.

«Il y a bien des choses qui regardent bien...», a-t-elle conclu, laissant planer le mystère.