Anne Deslauriers et Annie Blouin, les Dames de lettres, se sont fait prendre au jeu. Leur atelier littéraire lancé pour financer leur projet de livre Mes mots pour toi est devenu une activité récurrente pour ceux qui aiment jouer avec les mots.

Les Dames de lettres toujours aussi passionnées

Pour amasser les fonds nécessaires à la production de leur « livre à bâtir soi-même », les Dames de lettres lançaient, en mars 2016, un atelier littéraire. Au fil du temps, Annie Blouin et Anne Deslauriers ce sont toutefois fait prendre au jeu. Des ateliers, elles n’ont jamais arrêté d’en donner. Offerts d’abord à Saint-Paul-d’Abbotsford, elles les ont exportés vers l’est, histoire d’en faire profiter aux Granbyens qui aiment les mots.

« Au-delà de l’écriture, ça crée un lien social, explique Annie Blouin, auteure jeunesse, tout comme sa compagne Anne Deslauriers. Ça vient chercher les gens au plan humain. Ça donne lieu à de très beaux moments. »

Au fil des saisons, les Dames de lettres ont peaufiné leur approche. « On s’est améliorées, on a changé notre formule », dévoile Anne Deslauriers.

Les auteures se disent maintenant plus structurées. Aux participants, elles offrent désormais de la documentation et de nombreux exercices leur permettant de « creuser encore plus certaines questions », souligne Annie. Chaque rencontre se concentre sur un thème en particulier. Et si un participant manque un atelier, il peut s’inscrire au prochain, car ceux-ci n’ont pas de lien entre eux.

Exercices

Les deux auteures aiment tellement accompagner les gens qui souhaitent s’ouvrir à l’écriture qu’elles ont lancé, en ligne, Mes mots d’été. Ont ensuite suivis Mes mots d’automne.

« Anne ne pouvait pas passer les trois mois d’été à ne rien faire, alors elle a proposé de bâtir des exercices d’écriture à compléter chez soi, sans contrainte de temps, lance Annie en regardant sa collègue avec un sourire moqueur. On se complète bien. Anne apporte les idées et moi, la structure. On s’alimente.»

Mes Mots d’été, comme ceux d’automne, doivent leur nom au projet principal des Dames de lettres : Mes mots pour toi. Ce livre, sur lequel elles travaillent depuis quelques années, se veut un carnet à mi-chemin entre le journal intime et le carnet créatif dans lequel les gens peuvent coucher leurs souvenirs, pensées et conseils pour les générations qui les suivent. « Ce projet n’est pas mort », insiste Annie.

« Nous voulons prendre le temps de bien faire les choses, ajoute-t-elle. Nous tenons à plein de petits détails qui, pour nous, font toute la différence. »

Unique, Mes mots pour toi est difficile à classer par les maisons d’édition. Il n’est ni un livre de croissance personnelle ni un guide d’écriture et encore moins un roman, disent ses auteures. « C’est vraiment un style différent, reconnaît Annie. On le veut beau et bien fait. »

« Pas question de faire les choses vite pour ensuite faire patate ! », poursuit Anne. 

Les Dames de lettres sont actuellement en pourparlers avec une maison d’édition pour concrétiser leur projet. Si tout va bien, le livre, qui se veut une forme d’héritage, pourrait sortir au cours de l’année.

D’ici là, Anne et Annie invitent les gens à se familiariser avec l’art qui les fait vibrer dans un de leurs ateliers. Ceux-ci sont offerts une fois par mois, les dimanches à Saint-Paul, et les lundis à Granby. Le prochain aura lieu le dimanche
25 février, de 13 h à 15 h 30, au Centre des loisirs de Saint-Paul situé au 35, rue Codaire. La rencontre portera sur l’écriture compassionnelle. Le lendemain, le lundi 26 février, de 13 h à 15 h 30 et de 18 h 30 à 21 h, les gens seront attendus au Centre culturel France-Arbour situé au 249, rue Principale, à Granby pour se faire les dents sur le thème « asiatique ». Thé et viennoiseries sont offerts gratuitement à la pause.

Pour plus d’information, il est possible de communiquer avec Anne Deslauriers par courriel au annedeslauriers@videotron.ca ou avec Annie Blouin par téléphone au 450-375-5301. Les deux auteures sont aussi accessibles via leur page Facebook respective.

Anne Deslauriers se prépare à lancer une douzième histoire, celle-ci coécrite avec son amie l’auteure Ginette Dessureault, L’Ogresse aux longues tresses.

ÇA BOUGE POUR ANNE DESLAURIERS

Dans l’attente de voir Mes mots pour toi publié, Anne Deslauriers vit une belle histoire d’amour. L’auteure est complètement entichée d’une ogresse aux longues tresses, le personnage de sa nouvelle histoire pour enfants qui sortira en librairie en mars. 

« Je suis en amour ! », ne cache pas Anne, qui a coécrit ce livre avec son amie, l’auteure Ginette Dessureault.

Une passion née grâce, entre autres, aux illustrations d’Anouk Lacasse, que l’auteure de Saint-Paul-d’Abbotsford qualifie « d’époustouflante, merveilleuse et fantastique ! »

L’Ogresse aux longues tresses raconte l’histoire d’une ogresse prénommée Ogresse sortie de son livre pour aider son auteur, Abraham G-Critou, alors en panne d’inspiration. « Comme elle a faim de mots, elle mange tous les mots des livres qui se trouvent sur les rayons du coin jeunesse de la bibliothèque de l’école..., raconte Anne, sourire aux lèvres. Inutile de te dire que la bibliothécaire panique ! »

« J’adore encore écrire », ne cache pas Anne, qui signe ainsi son douzième ouvrage. L’auteure en compte dix en solo et deux qui sont des contes collectifs de Noël.

Parallèlement à ses périodes d’écriture, les ateliers littéraires des Dames de lettres et la production d’exercices d’écriture, Anne Deslauriers se rend souvent dans les écoles primaires pour offrir des conférences-ateliers sur son parcours, sur son univers, ses livres et ses personnages. « Je prévois offrir des animations à partir de L’Ogresse aux longues tresses », ne cache pas celle qui enchaîne les projets.

D’ailleurs son prochain livre est déjà prêt. Le dragon sans nom attend son tour...

« Ça bouge, ça bouge ! , ne cache pas l’auteure, visiblement heureuse de la tournure des événements. Mon horoscope m’avait prédit une année 2017 très occupée. Disons que 2018 commence assez bien, merci ! »

L’Ogresse aux longues tresses est publié aux Éditions du Phœnix. Le lancement aura lieu le dimanche 11 mars, à 14 h, à la salle des loisirs de Saint-Paul-d’Abbotsford.

Annie Blouin signe Les enquêtes de Catou. Depuis la deuxième aventure de la série, c’est son conjoint, Patrice Auger, qui veille à produire les illustrations.

POUR L’AMOUR DE LA LITTÉRATURE

En 2017, l’auteure Annie Blouin et son conjoint illustrateur Patrice Auger, ont visité le Québec grâce à leur participation aux nombreux salons du livre organisés ici et là. Un «trip de couple» qu’ils revivront sans doute en 2018, car en mai, Catou, leur personnage principal, plongera dans une toute nouvelle aventure. Verte de peur est le troisième livre de la série Les enquêtes de Catou. Celui-ci sera lancé ce printemps à Granby, permettant du coup au jeune lectorat de la région de découvrir l’univers du duo créatif que forment Annie et Patrice.

«C’est quelque chose quand les bébés sortent!, lance Annie en parlant de ce nouvel épisode de la série Les enquêtes de Catou. Ils sont dans nos têtes depuis si longtemps. Le but des enquêtes est, oui de donner le goût à la lecture, mais aussi d’amener les parents à discuter avec leurs enfants. À communiquer. On trouvait que ça se perdait. On veut aussi aller chercher les garçons.»

En participant aux divers salons du livre l’an dernier, le couple a pu combler son désir de partager sa passion, d’aller à la rencontre des gens. «On ne fait pas que vendre notre livre, on vend la littérature jeunesse, insiste Annie. Nous, ça nous nourrit tellement comme personnes.»

L’auteure et l’illustrateur spécialisé en 3D souhaitent que les enfants s’identifient à Catou et aux personnages qui gravitent autour d’elle. «On veut créer un lien avec eux», dit-elle. Dans cette optique, ils ont mis sur pied un atelier interactif qu’ils présentent dans leur tournée des salons du livre. «On y montre l’envers du décor, explique-t-elle. On aborde la création d’un personnage en 3D. On prouve que partout l’écrit va avec l’image, parfois même sans qu’on s’en apperçoive. On parle de notre travail, un travail d’équipe. On dévoile nos trucs, nos petits secrets, des détails cachés...»

«On fait ça pour se démarquer, poursuit-elle, mais aussi pour répondre aux nombreuses questions des gens.»

Une interaction qui se vit également sur la page Facebook des enquêtes de Catou. «Comme notre public cible n’a pas Facebook (enfants du primaire), on s’adresse aux parents une fois par mois, explique l’auteure. On ne leur dit toutefois pas quoi faire. On y propose des activités à faire en famille. On veut ouvrir la discussion.»