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Le monoxyde d’azote, fascinante molécule

CHRONIQUE/ Quand nous nous sentons calmes, sereins et en paix avec soi-même, nous produisons du monoxyde d’azote ou oxyde nitrique (NO). Cette fascinante molécule a été découverte dans les années 80 et a ouvert la voie à plusieurs applications thérapeutiques.

Le monoxyde d’azote1 se trouve à l’état naturel dans l’atmosphère, mais il est également produit par toutes les cellules de notre corps. Une de ses fonctions les plus importantes est la vasodilatation. Cela signifie qu’elle permet la détente des muscles internes des vaisseaux sanguins les amenant à s’élargir et à augmenter la circulation. Nos sinus seraient de vraies usines à NO, ce qui permet à ce précieux gaz de se libérer par petites bouffées à travers nos vaisseaux sanguins.

On comprend mieux, ici, l’importance de la respiration nasale. Cette molécule est essentielle à notre santé globale, car elle permet au sang, aux nutriments et à l’oxygène de mieux circuler dans toutes les parties du corps. C’est elle aussi qui augmente la fluidité de nos neurotransmetteurs : la bêta-endorphine, qui endort la douleur et crée une sensation d’euphorie. La sérotonine, qui améliore l’humeur, qui aide à mieux gérer les stress et qui installe un état de sérénité. La dopamine, qui plonge dans un état de plaisir et d’enthousiasme. La mélatonine, qui favorise le sommeil. La prolactine, qui améliore nos liens affectifs et l’attachement (amour, amitié, filialité).

De nouvelles recherches démontrent que l’oxyde nitrique aide également à conserver une bonne mémoire. Elle est un fortifiant pour les os et agit comme anti-inflammatoire. Il protège contre les maladies cardiovasculaires, aide le système immunitaire qui l’utilise pour combattre les virus et les infections. Il serait aussi un puissant bactéricide. On sait aussi que la plus importante production d’oxyde nitrique se met en action dans notre bouche. La salive et les bactéries, bénéfiques de notre flore buccale, sont essentielles à sa production. La mastication est notre première station digestive. Voilà donc une raison de plus pour prendre son temps en mangeant. Attention au rince-bouche qui inhiberait l’action de ces précieuses bactéries. Comment augmenter notre apport en oxyde nitrique maintenant ? Entre autres à partir de légumes riches en nitrates comme la betterave, le céleri, les épinards, le fenouil, le cerfeuil, le radis noir, la salade ou encore le cresson. Les nitrates contenus dans ces aliments sont convertis en oxyde nitrique ce qui leur donne plusieurs avantages pour la santé.

Comme cette molécule est toutefois instable et qu’elle se dégrade rapidement dans la circulation sanguine, elle doit constamment être renouvelée. La clé réside peut-être dans l’équilibre et le maintien d’une vie « antioxydante ». Les activités qui procurent un plaisir durable, l’exercice physique modéré, des liens sociaux forts diminueront les hormones de stress. Tout comme le fait de se garder du temps pour le renouvellement de notre énergie avec la pratique du yoga, de la méditation et de la relaxation.

Namasté !

1. Le monoxyde d’azote, NO, ne doit pas être confondu avec d’autres oxydes d’azotes, tel le protoxyde d’azote (N2O) ou avec le dioxyde d’azote (NO2), (Wikipédia)