Julie Desgranges, directrice générale de la SAGR, invite la Ville et ses citoyens à soutenir la cause de la maladie d’Alzheimer en illuminant en bleu les établissements.

La ville appelée à se couvrir de bleu

Et si la couleur bleue envahissait la région tout le mois de janvier ? C’est ce qu’espère la Société Alzheimer de Granby (SAGR) pour le mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer, où elle invite commerces, établissements municipaux et citoyens à décorer la façade de leur bâtiment de lumières bleues, couleur officielle de la maladie et de l’organisme à but non lucratif (OBNL).

Le Centre hospitalier de Granby, l’hôtel de ville et le centre culturel France-Arbour seront illuminés durant le mois de janvier en guise de soutien à la maladie. D’autres bâtiments pourraient s’ajouter au fil du mois.

« Que l’hôpital embarque, ça a été une très bonne nouvelle parce que c’est un de nos plus importants partenaires depuis des années. On reçoit beaucoup de références de là-bas. C’est quand même la porte d’entrée de tout le monde, alors on est très honorés », avance Julie Desgranges, directrice générale de la Société Alzheimer.

« Quand ça fait des liens avec les politiques sociales, la Ville contribue à la cause » a commenté Patrice Faucher, directeur responsable de la vie culturelle à la Ville de Granby.

Ce nouveau concept a été emprunté à la Société Alzheimer de Québec qui a instauré le projet l’an passé et dont la ville compte une vingtaine de commerces participants cette année. « On s’est dit pourquoi pas l’essayer à Granby », mentionne Mme Desgranges.

La directrice générale de la SAGR souhaite rien de moins que le bleu se répande partout dans la région en janvier.

« On invite les commerces, mais aussi les citoyens à illuminer leur maison en bleu », lance-t-elle. L’organisme attend aussi la confirmation de quelques résidences pour personnes âgées qui souhaitent emboîter le pas.

Ceux qui le désirent peuvent envoyer leurs photos à l’organisme (sur la page Facebook ou par courriel à direction@alzheimergranby.ca) qui les publiera ensuite sur sa page Facebook.

Mme Desgranges espère également que les entreprises se mobilisent pour faire des dons. Par exemple, elle leur propose de vendre des tartes aux bleuets pour remettre l’argent à l’organisme. « Tout est imaginable sous le thème du bleu », soutient Mme Desgranges.

« Cette année, on veut mettre l’emphase sur notre visibilité et se faire connaître. On veut travailler fort pour prendre notre place et faire connaître c’est quoi la maladie et comment ça peut se vivre. On veut aussi parler de nos services », mentionne-t-elle.

Témoignages

La SAGR recueille également les témoignages de gens touchés par la maladie sous le thème « Oui. Je vis avec la maladie d’Alzheimer. Laissez-moi vous aider à comprendre ».

Par l’entremise de différents textes qui seront publiés sur Facebook et sur le site web de la SAGR, l’ambassadrice de la société et proche aidante Sylvie Soly, racontera son expérience avec la maladie d’Alzheimer lorsque sa mère a été diagnostiquée. L’organisme encourage les gens de la région à lui faire parvenir leurs propres expériences. « On veut montrer aux gens que même si on est touchés par la maladie, on est capables de poursuivre notre vie », laisse tomber Mme Desgranges en spécifiant que l’organisme tente par tous les moyens de diminuer la stigmatisation et les tabous entourant cette maladie.

coupures

L’an dernier, la SAGR a subi un coup dur en voyant son budget réduit de 135 000 $. L’organisme a dû couper deux postes au mois d’avril, soit celui d’animateur pour le groupe de répit et celui d’intervenant social.

Le poste d’animateur responsable a été aboli et les tâches ont été redistribuées parmi les autres employés de l’organisation. L’organisme compte 17 employés dont plusieurs à temps partiel.

« On ne voudrait pas couper encore plus, parce que les services sont essentiels. Les gens en ont besoin et il y a de plus en plus de cas de maladie d’Alzheimer chaque année. La demande est plus grande et le soutien financier n’est pas là... », regrette Mme Desgranges.

Face au manque à combler, l’OBNL sollicite l’aide de la population.

Toujours sous la thématique du bleu, elle demande aux gens de « donner leurs bleus » — en référence au billet de 5 $ — pour la cause.

Ce montant pourrait faire une grande différence selon l’avis de Mme Desgranges.

« On a du soutien financier, mais beaucoup moins que les autres années. Donc, si beaucoup de gens s’unissent, c’est sûr que ça va nous aider énormément à poursuivre nos services », relève -t-elle.

« La Ville est Zoo, la Ville est souvenirs, mais la Ville est bleue aussi!», a lancé avec enthousiasme Mme Desgranges.