Dina Vautour accède à la direction générale du Carrefour jeunesse emploi des Cantons-de-l’Est. Elle remplacera Yves Lauzière qui prend sa retraite après dix ans à la tête de l’organisme.

La retraite a sonné pour Yves Lauzière

Après dix ans à la tête du Carrefour jeunesse emploi des Cantons-de-l’Est, le directeur général de l’organisme, Yves Lauzière, tire sa révérence. Il prend sa retraite à compter du 27 avril. Son adjointe depuis neuf ans, Dina Vautour, prendra le relais.

En dix ans, il s’en est passé des choses au sein de l’organisme qui aide les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leur choix de carrière, leur retour aux études ou leur arrivée à l’emploi.

« Ma fierté, c’est de voir nos résultats. Les premières semaines où j’ai travaillé ici, se souvient M. Lauzière, je disais à mes amis, le samedi soir, que si les Carrefours n’existaient pas, ça n’irait pas bien au Québec. Juste ici, dans Brome-Missisquoi et en Haute-Yamaska, c’est plus de 1000 jeunes par année qui viennent chez nous. Il y a des taux de succès de 80-90 %. C’est énorme ! »

Même si le rôle du CJECE n’est pas des plus connus, note le dg, une grande partie de la clientèle est référée par d’autres jeunes qui ont eu recours aux services de l’organisme.

« Depuis que je suis là, c’est sûr qu’il s’est passé bien des affaires. On a doublé le chiffre d’affaires, on a doublé le nombre d’employés et j’ai mis sur pied deux écoles pour les raccrocheurs, énumère le directeur général. Celle de Cowansville, Commun’École, est en fonction depuis 2012. J’en ai lancé une à Waterloo, l’école Passage, qui fonctionne depuis 2014. C’est le fun, parce que ce sont des adultes qui retournent sur les bancs d’école et ça fonctionne ! »

M. Lauzière estime à une centaine le nombre de jeunes qui ont terminé leur secondaire dans ces deux écoles depuis leur fondation. « Ils ont repris la voie de la dignité. C’est le fun de gagner sa vie en travaillant. C’est valorisant et c’est valorisé. T’es autonome, et moi j’appelle ça de la dignité. J’ai beaucoup d’admiration pour ces jeunes qui arrivent ici. Ça prend beaucoup de courage pour vouloir améliorer son sort. »

Les jeunes qui ont des difficultés ne sont pas les seuls à former la clientèle de l’organisme, précise-t-il. Il y a des bacheliers et de détenteurs de maîtrises qui ont aussi besoin d’un coup de main pour trouver un emploi à un moment ou un autre de leur vie.

Douzaine de projets
Le directeur général du CJECE peut compter sur une équipe qui cumule de nombreuses années d’expérience. Plusieurs des membres du personnel ont jusqu’à 15 années d’ancienneté.

Avec son équipe, il a mis sur pied une douzaine de programmes. Des initiatives maison et d’autres venant du gouvernement provincial, comme le programme Créneau.

Chaque projet a sa particularité, dit-il. « Par exemple, on a un programme en persévérance scolaire. Dans ce cadre, on va dans les écoles et un intervenant accompagne les jeunes qui ont de la difficulté. On a un programme d’autonomie avec de jeunes désorganisés qu’on aide à aller chercher de l’aide auprès de professionnels qualifiés. »

Il ne faut surtout pas oublier le programme Avenue Profession’elle, qui s’adresse aux femmes, et dans lequel ce ne sont que des femmes qui travaillent.

Succession
La semaine dernière, le conseil d’administration du CJECE a officialisé la candidature de Dina Vautour au poste de directrice générale. Mme Vautour a entre autres été directrice générale adjointe durant neuf ans. Elle travaille pour le CJECE depuis 1997.

La présidente du conseil d’administration, Julie Gauthier, et les administrateurs ont en elle une confiance unanime. Sa nomination a été accueillie favorablement par les partenaires et le personnel.