Alysson Gince, directrice générale par intérim et responsable des programmes pour JELR et Simon Tremblay, directeur technique chez PHP Création.

J’entreprends la relève... d’ici!

Mous, les ados? Manifestement pas tous! Si certains se passionnent pour le sport ou la musique, d’autres cultivent déjà la fibre entrepreneuriale. Pour mieux répondre à leur intérêt, l’organisme Jeunes entreprises Haute-Yamaska fait peau neuve et devient J’entreprends la relève, en plus de dévoiler une nouvelle programmation prête à s’enraciner dans la région.

«C’est une année charnière, parce qu’on a décidé de se désaffilier de Jeunes entreprises du Québec pour voler de nos propres ailes afin que l’aide reçue de nos partenaires reste dans la région et pour que les décisions soient prises ici!» a annoncé Philippe Gaudet, président de Jeunes entreprises Haute-Yamaska, lors du rassemblement célébrant les 25 ans de l’organisme.

Dorénavant, ce sera donc sous le nom de J’entreprends la relève (JELR) que l’organisme formera les entrepreneurs de demain. Ce changement n’est pas que cosmétique: la rupture avec la branche provinciale, qui était elle-même contrôlée par l’organisation canadienne (Junior Achievement Canada), redonne une grande liberté au regroupement de Granby et des environs.

« Ça nous donne plus de flexibilité et ça nous a aussi permis de moderniser notre offre », explique Alysson Gince, directrice générale par intérim et responsable des programmes pour JELR.

Partenaires régionaux
Le plus grand changement occasionné par la refonte de l’organisme est la mise en place d’un profil entrepreneurial, grâce à une collaboration avec la commission scolaire du Val-des-Cerfs. Le programme, déjà offert en activité parascolaire dans sept écoles de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi, fera maintenant son entrée dans les classes de trois écoles secondaires (J.-H. Leclerc et Verbe Divin à Granby, ainsi que Wilfrid-Léger à Waterloo), avec des périodes de cours dédiées à la création d’une entreprise.

Autant dans l’activité scolaire que dans le profil entrepreneurial, les jeunes participants disposent d’une année scolaire complète pour développer leur entreprise de A à Z. Et attention: celle-ci doit être rentable, car les étudiants la liquident en fin d’année! Mme Gince souligne que l’expérience est donc très réelle.

Pour y arriver, des gens d’affaires encadrent bénévolement les adolescents en les conseillant sur le marketing, les ressources humaines ou la gestion des finances.

D’ailleurs, Mme Gince annonce que la liberté nouvellement acquise pas JELR lui a permis de développer un autre partenariat régional, cette fois avec le Cégep de Granby, afin que des étudiants collégiaux donnent des formations en vente aux jeunes du secondaire.

Ce complément sera très utile, car les entrepreneurs en herbe doivent notamment participer au Marché de Noël, en plus de devoir trouver et rejoindre leur clientèle par eux-mêmes. « Les jeunes aiment ça, parce qu’ils pensent tout de suite aux réseaux sociaux pour rejoindre leurs clients, et ils sont très habiles avec ces outils », mentionne-t-elle.

En outre, les participants sont confrontés à un autre défi de taille: présenter leur plan d’affaires devant un auditoire de plus de 200 gens d’affaires. « C’est très stressant pour eux, mais après ça, il n’y a plus rien qui leur fait peur!», assure la directrice par intérim. Un gala clôture viendra clore l’aventure à la fin de l’année.

En moyenne, 16 entreprises sont lancées chaque année grâce à JELR.