Les Princes.

Équipe de baseball Les Princes: l’histoire d’amour d’Andréane

À 30 ans et à cinq pieds et dix pouces, Andréane Beauchesne trouvait qu’elle était maintenant « assez grande » pour prendre des risques. Sans jamais avoir couru vers un marbre, elle a donc rejoint les rangs de l’équipe de baseball féminin Les Princes. En octobre, en compagnie de 15 coéquipières, elle s’envolera vers l’Inde pour un voyage humanitaire à Calcutta. Car du cœur, les joueuses n’en ont pas que sur le terrain.

Craignant de ne pas être assez bonne, pire, de ne pas être prise, Andréane a hésité longtemps avant de soumettre sa candidature pour jouer parmi Les Princes. Le saut, elle l’a fait au printemps dernier. Cet été, elle a joué « dans le champ », dans « les verts ».

Un réel bonheur, insiste celle qui détient un bac en enseignement des mathématiques.

« C’est une histoire d’amour incroyable ! , lance la jeune femme de Granby en parlant de la ligue qui dispute toujours ses matchs au parc Laurier, à Montréal. Ça répond à mon désir de faire quelque chose de beau pour ma communauté, de sortir de ma zone de confort et de participer à un grand mouvement de femmes. »

Andréane Beauchesne fait partie des «verts».

L’idée de former une équipe engagée de baseball féminin est celle de Léa Vinson. De deux formations en 2015, Les Princes en comptent aujourd’hui six. Au total, 85 femmes de divers horizons forment cette ligue colorée impliquée et hors du commun.

« Je voulais proposer une activité sportive aux femmes pour amasser des fonds pour différentes causes », explique la femme de 31 ans.

Le baseball a été préféré aux autres sports de groupe pour son accessibilité, indique-t-elle. « On n’a pas besoin d’être une grande athlète pour jouer au baseball, dit Léa, qui travaille dans le domaine du marketing et des communications. Et le sport, c’est beaucoup un prétexte. Les filles sont surtout choisies pour leur niveau de motivation à s’impliquer socialement. Si elles ont à cœur de s’engager pour une cause. »


«  Quand il a été question du voyage à Calcutta chez Les Princes, je savais tout de suite dans le fond de mon cœur qu’il fallait que je le fasse  »
Andréane Beauchesne

Le 26 août dernier, Les Princes ont tenu leur tournoi annuel. Ce jour-là, plus de 20 000 $ ont été amassés. Des profits qui viendront en aide aux CALACS de la province et à l’organisme d’entraide Book humanitaire, souligne Léa Vinson.

Grâce à cette formation, la jeune femme s’est rendue une première fois à Calcutta l’an passé. Bien qu’elle avoue y avoir perdu tous ses repères, elle ne cache pas que ce voyage a été pour elle extrêmement révélateur.

Cela a d’ailleurs confirmé qu’elle retournerait y faire une différence, et cette fois, accompagnée d’un groupe de Princes.

Le départ est prévu pour le 14 octobre et Andréane Beauchesne sera de la partie.

« Quand il a été question du voyage à Calcutta chez Les Princes, je savais tout de suite dans le fond de mon cœur qu’il fallait que je le fasse », raconte-t-elle.

Avec l’expérience d’un stage en enseignement des mathématiques dans un milieu défavorisé de la Martinique l’an dernier, Andréane sait à quel point l’expérience sera enrichissante. Autant pour elle que les jeunes aidées. « J’ai grandi de ça, dit-elle. J’ai tellement appris plein de choses. »

Léa Vinson, qui a fondé Les Princes en 2015, lors de son premier voyage à Calcutta, l’an dernier.

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Faire sa part... à vélo

Enfant, Andréane Beauchesne faisait de la danse, du ballet. Jamais sa mère n’a manqué un spectacle. Aujourd’hui, alors que sa grande s’implique et joue dans Les Princes, Danièle Francis n’est jamais bien loin. En maman impliquée, elle tenait d’ailleurs à faire sa part pour le voyage humanitaire en Inde d’une partie des joueuses. Le dimanche 30 septembre, elle organise le Spin-Calcutta. «Je voulais aider, lance celle qui est entraîneuse de spinning depuis des années. C’est tellement une belle cause. C’est pauvre, c’est rough à Calcutta, mais c’est toute une opportunité pour les filles.»

Pour soutenir la cause, Danièle Francis invite les gens à deux heures de spinning consécutives. Une activité caritative «plus festive que sportive», dit-elle toutefois. Au total, 27 vélos sont disponibles, au coût de 50$ par personne, pour les deux heures. Pour ceux et celles qui souhaitent expérimenter le spinning ou participer à l’événement sur une plus petite période, le temps d’une chanson par exemple, quatre vélos seront mis à leur disposition. «Tout le monde est le bienvenu, insiste-t-elle. Des Princes seront sur place, dont Andréane, pour encourager les participants et pédaler le temps d’une toune avec ceux qui décideront de ne pas les deux heures.»

«Ma mère, c’est un cœur sur deux pattes, reconnaît Andréane. Elle est notre fan numéro un à ma sœur et moi. Elle a été hyper touchée par l’idée du voyage à Calcutta, et tout de suite elle a voulu aider.»

De voir les parents s’impliquer dans les causes qu’embrassent Les Princes touche profondément Léa Vinson. «Certains n’ont jamais vu leur fille faire du sport, dit-elle. Là, même si elle est devenue une adulte, ils viennent l’encourager. Je trouve ça super cute! Ils sont super motivés. Par exemple, un papa nous apporte des pop sicle après chaque game! Souvent, pour des Princes, c’est une belle occasion de se rapprocher de leurs parents.» 

À ceux et celles qui aimeraient participer au Spin-Calcutta de deux heures, sachez qu’il reste encore quelques vélos disponibles. Suffit d’aller réserver le vôtre en vous présentant à l’Interplus de Granby, situé au 575, rue Dufferin. Un reçu aux fins d’impôt vous sera remis. Aussi, Danièle Francis, promet quelques surprises...