Les Cuisines Collectives de la Montérégie met à la disposition des citoyens trois jardins collectifs, où chacun aura son rôle et son importance dans l’entretien de la terre.

Ensemble, les mains dans la terre

Cet été, il sera encore possible de planter, d’arroser, de désherber et de récolter en communauté aux trois jardins collectifs mis gratuitement à la disposition des citoyens et gérés par les Cuisines Collectives de la Montérégie. Le printemps étant à nos portes, les inscriptions sont officiellement ouvertes aux jardins des parcs Miner et Richelieu, ainsi qu’au Centre culturel St-Benoit.

« Mettre les mains dans la terre c’est un antidépresseur. Ça ravive quelque chose en nous, une joie de vivre. Ça nous fait sortir dehors, nous fait rencontrer des gens. Ça nous reconnecte avec nous-mêmes », fait remarquer l’animatrice des jardins collectifs, Catherine Bernard. Celle-ci se trouvera dans les jardins deux fois par semaine afin d’offrir un soutien et de coordonner le tout. Ayant produit pas moins de 339 kg de légumes l’an passé, les trois lieux offriront une nouveauté cette année : des jardins surélevés, permettant à ceux souffrant de problèmes physiques ou aux prises avec un handicap de participer, eux aussi, au jardinage.

Formations et ateliers

Une multitude de formations intéressantes et au goût du jour seront aussi organisées, que ce soit les traditionnelles séances de cannage, en passant par la lactofermentation et autres techniques de conservation. Un atelier de fabrication de baumes naturels à l’aide d’herbes et de plantes sera, par exemple, donné par une herboriste de la région. Offertes à coûts réduits pour les jardiniers inscrits, mais ouvertes à tous, ces formations permettront à la communauté de se regrouper, d’échanger et d’apprendre. Avant tout pour « briser l’isolement », affirme Catherine Bernard, les jardins, les formations et les potluck organisés visent à offrir des légumes frais aux gens pendant toute l’année, mais aussi de tisser des liens. « L’idée est que les gens aient de l’intérêt pendant toute la saison : de mars à octobre-novembre. On veut créer le sentiment d’appartenance aux jardins », ajoute la directrice des Cuisines Collectives, Martine St-Germain.

La directrice générale des Cuisines Collectives de la Montérégie, Martine St-Germain, et l’animatrice des jardins collectifs, Catherine Bernard.

Ouverts à tous

Tous les types de jardiniers sont les bienvenus. Il s’agit véritablement de créer un dialogue et de favoriser l’entraide. Les jardins collectifs bénéficieront de la présence précieuse et sporadique du jardinier responsable de la Ferme Héritage Miner, François Lamontagne, possédant plus d’un tour dans son sac. « Notre mission, c’est l’éducation, l’autonomie des gens, autant les plus nantis que ceux en difficulté financière. L’objectif des jardins c’est la santé et de mettre à disposition des aliments frais », précise Martine
St-Germain. Nul besoin toutefois de s’équiper d’un attirail coûteux. Les outils se trouveront sur place, prêts à l’utilisation.

Une douzaine de jardins sont disponibles à Granby, Waterloo et Roxton Pond. Qu’ils soient collectifs ou communautaires, ils sont ouverts à tous, à coûts variables. Pour plus d’information, consultez le Granby vous informe ou abonnez-vous à la page Facebook «Catherine Jardins Granby ».

Catherine Bernard invite d’ailleurs la communauté aux séances d’information et d’inscriptions qui se tiendront le mardi 2 avril pour le Jardin du Centre communautaire St-Benoit et le jeudi 4 avril pour le Jardin Richelieu. C’est à 18 h30 dans les locaux des Cuisines Collectives de la Montérégie.

Il est à noter également que les Jardins collectifs sont à la recherche de commandites de matériaux, de cabanons, de balances, de cèdres et de plants.