Ivy, Espace yoga, arts et communauté est un endroit qui réunit tout ce que Daniel Hautot aurait aimé voir dans un studio de yoga, mais qu’il n’a jamais trouvé ailleurs.

Du yoga et beaucoup plus encore

Daniel Hautot a le meilleur des deux mondes. Il a mis à profit ses études universitaires en administration et sa passion pour le yoga pour ouvrir Ivy, Espace yoga, arts et communauté. Un endroit qui réunit tout ce qu’il aurait aimé voir dans un studio de yoga, mais qu’il n’a jamais trouvé ailleurs.

«Quand on vient ici, on vient chercher quelque chose qui est différent de ce qu’on vit d’habitude. Moi, je veux faire vivre aux gens une expérience; de l’accueil qu’ils reçoivent au thé qu’ils boivent, et de la musique qu’ils entendent aux tableaux qu’ils peuvent voir sur les murs», explique le yogi entrepreneur.

Le Français d’origine, qui réside à Shefford, a aménagé son centre de yoga dans un loft industriel de l’ancien complexe de l’Imperial Tobacco, rue Cowie. Un lieu lumineux pour lequel il a eu un véritable coup de cœur.

Il n’a d’ailleurs pas lésiné sur les efforts pour en faire un endroit qu’il a voulu à son image. La décoration y est minimaliste, mais soignée et «cozy». Les plantes y ont leur place. La musique, avec une préférence pour le jazz, joue en sourdine. Les vieux planchers de bois franc usés par le passage des chariots qui rappellent le passé industriel des lieux contribuent à y insuffler une «âme», estime-t-il.

Polyvalent

Surtout, il a voulu que son studio soit «polyvalent». Outre les cours de yoga qui y sont offerts par sept professeurs aux horizons et compétences variés, l’endroit fait aussi office de salle d’exposition. Les photos de Félix Chagnon, originaire de Granby, sont pour l’instant à l’honneur chez Ivy. Un petit espace ouvert au travail a aussi été aménagé pour ceux qui souhaitent y passer un peu de temps à étudier, lire ou effectuer un travail.

Daniel Hautot, 37 ans, prévoit également organiser des événements. Cela pourrait aller de la performance d’un groupe de musique, à la projection de documentaires, en passant par des ateliers de danse et des soirées de lecture, évoque-t-il.


« Moi, je veux faire vivre aux gens une expérience; de l’accueil qu’ils reçoivent au thé qu’ils boivent, et de la musique qu’ils entendent aux tableaux qu’ils peuvent voir sur les murs. »
Daniel Hautot

Celui qui offre lui-même des cours de yoga dit souhaiter être un «game changer» dans cette industrie. Il a entre autres repris le concept des périodes de bain libre des piscines publiques pour offrir un accès au studio (qui n’a pas de piscine!) à ceux et celles qui souhaitent venir y faire une pratique libre, un brin de méditation ou encore de la relaxation.

«Des périodes de deux heures de bain libre sont à l’horaire du lundi au jeudi. Les gens y font ce qu’ils veulent. On prête du matériel à ceux qui le souhaitent. Il n’y a rien de dirigé. C’est un concept qui n’existe pas dans les studios. J’ai souvent entendu des gens dire que ça serait bien d’avoir accès à un studio. Les gens ne prennent pas toujours le temps de faire leur pratique chez eux», souligne Daniel Hautot.

Communauté

Les cours offerts chez Ivy, dont la raison sociale évoque entre autres «le lierre attiré par la lumière et qui s’adapte à son environnement», sont également variés. Il vont du yoga en douceur (Flow go) à une routine plus intense (Kick ass) pour les gens plus actifs.

Les horaires ont été conçus pour convenir autant aux travailleurs qu’aux étudiants du Cégep, notamment avec des pratiques matinales d’une heure, entre 7h30 et 8h30, et de 45 minutes sur l’heure du dîner. Autre particularité d’Ivy Espace yoga, arts et communauté: la tarification est simple. Il n’y a aucun abonnement. «Tu payes quand tu consommes. Les gens n’ont qu’à se présenter 15 ou 30 minutes avant une classe. C’est 10 $ plus taxes par cours et 5 $ plus taxes pour les périodes de bain libre», dit Daniel Hautot.

Celui-ci souhaite par ailleurs que l’endroit devienne un lieu d’échange pour la communauté. Il a déjà développé un partenariat avec O’Bloc Escalade, mais il se propose aussi d’aller à la rencontre d’autres endroits qui favorisent un mode de vie sain et actif pour éventuellement conclure d’autres ententes.

Révélation

Il y a six ans, la découverte du yoga a été une véritable révélation pour Daniel Hautot. Il travaillait alors comme directeur commercial dans l’hôtellerie de luxe à Montréal et pratiquait les arts martiaux, dit-il. Il était loin d’être malheureux au travail, mais il a ressenti le besoin, en 2015, de prendre un congé sabbatique de six mois pour explorer davantage le yoga.

C’est à ce moment qu’il a eu le déclic: «je ne voulais plus que ça soit juste un hobby», dit-il. Par la suite, il a enchaîné les formations d’enseignement (quelque 800 heures) et donné des cours dans différents centres montréalais et de la région. L’ouverture d’Ivy est la suite logique de son parcours, estime-t-il.