Nicolas Vandal. Il est conférencier et auteur.

Deux conférenciers d’ici dans la course pour le prix Ensemble contre l'intimidation

Ils font partie des trois finalistes dans la catégorie Individu au prix Ensemble contre l’intimidation, mais déjà Stéphane Paradis et Nicolas Vandal, deux hommes de la région, se disent grands gagnants. Cette reconnaissance, c’est pour eux un cadeau, un honneur.

Stéphane Paradis est le dynamique conférencier et auteur derrière Gustave et compagnie. Depuis 15 ans, il visite les écoles d’ici et d’ailleurs pour parler d’estime de soi et montrer aux enfants à quel point ils sont fantastiques. Qu’ils ont un fort potentiel. Nicolas Vandal, de son côté a su, au fil des ans, transformer le négatif en positif. Victime d’intimidation de l’âge de 5 à
15 ans, il s’est relevé et offre désormais des conférences, lui aussi dans les écoles, pour amener les jeunes à faire de leurs différences un levier pour aller toujours plus loin. En 2013, il a lancé Le cauchemar de l’intimidation J’ai failli en mourir, un livre sur le calvaire qu’il a vécu de l’enfance à l’adolescence.
Fait inutisé : en plus d’être les deux de la région à avoir été sélectionnés pour ce prix, qui sera remis pour une troisième année, tous deux ont vu leur candidature déposée par l’être aimé !
« Ma route est toujours jonchée de bonus, raconte Stéphane Paradis, de Rougemont. Quand j’ai appris que j’étais sélectionné, je criais dans mon auto ! Wow ! Quel beau cadeau. »

Stéphane Paradis, de Gustave et compagnie. Il est animateur, conférencier et auteur.

Et de vivre cette expérience à l’Assemblée nationale, c’est encore plus excitant, note le conférencier. « Je ne suis jamais entré là de ma vie », lance-t-il en riant. La cérémonie de remise aura lieu ce jeudi 5 octobre à l’hôtel du Parlement.
Le niveau d’excitation est aussi palpable chez le Granbyen Nicolas Vandal. « C’est quand même un gros prix, a-t-il fait remarquer. Juste d’être finaliste, c’est un grand honneur. Cela nous donne une belle crédibilité et nous permet de joindre encore plus de monde. On ne parlera jamais trop d’intimidation. »
Tous dans le même sens
Centrés sur leur mission commune d’amener les enfants et les adolescents à foncer et à se faire confiance, le tout dans le respect, les deux hommes ne seront pas amers s’ils ne sont pas lauréats. « On travaille tous main dans la main pour l’estime de soi, le respect de l’autre, etc., souligne Stéphane Paradis. Dans notre domaine, il n’y a pas de concurrence. »
Même son de cloche du côté de M. Vandal, qui assure qu’il sera fier, et ce, peu importe qui gagne. Rappelons que dans leur catégorie, on compte aussi une femme, Chantale Potvin, qui vient du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les projets n'arrêtent pas

Pendant que leur livre respectif continue de se vendre (Stéphane Paradis a publié Devenons des AS pour nos enfants en 2015), le père de Gustave tout comme Nicolas Vandal continuent de développer divers projets en lien avec leur volonté de faire la différence dans la vie des enfants. Stéphane Paradis se prépare à mettre en ligne des capsules web. Son but est d’offrir « l’expérience Gustave », une série de vidéos sur l’estime de soi, aux élèves (de la 3e à la 6e année) et aux écoles qui n’ont pas encore reçu la visite de l’animateur et de son acolyte aux gros yeux. « Ces capsules seront mensuelles, explique
M. Paradis. Elles s’adresseront d’abord aux écoles et, l’an prochain, aux familles. »
En plus de ces capsules, Stéphane Paradis, histoire d’offrir une expérience complète, abordera un thème par mois auquel sera collée une fiche-défi pour permettre diverses activités complémentaires. Des séances via Skype en compagnie de l’animateur et de Gustave seront aussi possibles.
En plus des ateliers offerts en classe sur l’estime de soi, Stéphane Paradis lancera sous peu une nouvelle conférence. Être la différence, un jeu d’enfant sera cette fois destinée à tout le monde. Pas seulement au domaine scolaire.
Aussi, grâce à un partenariat avec Totem, dit « le jeu qui fait du bien », il offre des soirées « estime de soi » en famille.
« Les projets ne manquent pas, lance, heureux, M. Paradis. C’est ben l’fun ! Je fais partie des privilégiés. »
De son côté, Nicolas Vandal, qui continue d’offrir ses conférences gratuitement dans les écoles, entend revisiter le concept de sa campagne de sensibilisation
qui a connu un franc succès en mai 2014.
Arrêtons l’homophobie, pas les homosexuels, avait été lancée en collaboration avec sa sœur Rébecca Vandal, photographe. La campagne montrait des mugshots (photos d’identité judiciaire) de dix gais, lesbiennes ou bisexuels de la région. Nicolas Vandal lui-même avait participé à la séance.
« J’aimerais le refaire une
deuxième fois ! », dit-il, en touchant cette fois un autre sujet que l’homophobie.