Sur la photo, nous reconnaissons Josée Ouellet, Éric Zeillinger, Pierre-Marc Paquette, Alain Lussier et la fondatrice de la Fondation La Différence, Diane E. Tétreault.

Des vivaces pour contrer le cancer

Avec le retour du beau temps revient la traditionnelle campagne de vente de vivaces de la Fondation La Différence. Le week-end de la fête des Mères, il sera possible de se procurer des plants de marguerites au profit de l’organisme qui, comme son nom l’indique, propose d’affronter la maladie différemment: le sourire aux lèvres et le cœur rempli d’espoir.

C’est la première année que l’activité de financement est organisée en collaboration avec les nouveaux actionnaires du Centre Jardinage Granby, Éric Zeillinger et Pierre-Marc Paquette.

«C’était tellement naturel pour nous qu’on a presque oublié de confirmer notre participation!», s’est exclamé Éric Zeillinger, aussi propriétaire des Jardins Botanix, à Laval. «C’était important pour nous de maintenir l’implication communautaire du Centre», a-t-il précisé.

L’ancienne propriétaire de l’entreprise et jeune retraitée Josée Ouellet n’était pas bien loin ce jour-là. Son amie Diane E. Tétreault, Fondatrice et directrice générale de la Fondation La Différence, l’a désignée «marraine d’honneur» lors de la conférence de presse qui se tenait le jeudi 3 mai dernier.

Mme Ouellet a rappelé avoir perdu son père et deux «très bons» employés à cause du cancer.

L’ancienne propriétaire tenait d’ailleurs à remettre un présent bien spécial aux deux hommes qui ont pris sa relève: le portrait de son père qui a longtemps été accroché dans son bureau. «C’est grâce à lui si le Centre existe. Quand j’étais ici, c’était mon porte-bonheur. » a-t-elle déclaré, la gorge nouée par l’émotion.

Partager l’espoir
Diane E. Tétreault explique que La Différence a une approche bien spéciale avec les personnes atteintes du cancer. Ses services vont de cercles de discussion à l’art thérapie, en passant par les conseils de beauté et la vente de chevelures temporaires à prix modiques. L’argent amassé durant la campagne de vivaces sert d’ailleurs à amoindrir le prix de vente de ces chevelures qui coûtent normalement plusieurs centaines de dollars. L’organisme utilise également une terminologie empreinte de beaucoup de positivisme. On parle, par exemple, d’«ambassadeurs de l’espoir» plutôt que de survivants et de «guerriers de l’espoir», plutôt que de bénévoles.

«On ne se sent pas du tout jugés lorsqu’on parle de ce qu’on ressent», explique l’ambassadeur Michel Cantin.

«Quand je suis arrivée la première fois, je voyais tout le monde souriant. Je me demandais ce qui se passait! Après, j’ai compris», rajoute Michelle Beauvais, une ambassadrice qui s’implique maintenant comme bénévole. La Fondation m’a vraiment aidée à continuer à me battre durant des moments où j’avais le goût de tout abandonner», confie-t-elle.

Mme Beauvais explique que La Différence, en plus de ses activités courantes, permet aussi de mettre les «ambassadeurs» en contact avec des professionnels lorsque le besoin se fait sentir. Elle a, par exemple, obtenu un rendez-vous avec un psychologue au moment où son combat devenait difficile.

L’organisme granbyen aurait aidé des centaines de personnes depuis sa fondation, en 2002. Mais Diane E. Tétreault n’aime pas parler de chiffres. «On ne veut pas que les gens qu’on accueille deviennent des statistiques», précise-t-elle. L’ambassadeur Michel Cantin, qui se tenait tout près, a renchéri en disant que c’est pour cette raison que tous «se sentent bien avec eux!»

Il sera possible de se procurer les plants de marguerites au Centre Jardinage Granby durant la fin de semaine de la fête des Mères, le 11, 12 et 13 mai. Les personnes qui auront acheté plus de cinq plants courront la chance de gagner des chèques-cadeaux au centre de jardinage de la rue Bruce.