Yves Lauzière, directeur du Carrefour jeunesse emploi des Cantons-de-l’Est, auquel est lié Avenue profession’elle, et l’équipe du service d’employabilité : Véronique Tardif, Marie-Claude Hudon, Damaris Borrayo et Pascale Robidoux.

Déjà 20 ans au service des femmes

Un métier n’a pas de sexe. Si certains en ont longtemps caché un, diverses organisations ont réussi à faire tourner le vent. C’est le cas d’Avenue Profession’elle. Le service en employabilité a permis à un millier de femmes de la région de décrocher au fil des ans un métier à prédominance masculine. Aider les femmes à retourner sur le marché du travail, c’est son boulot. Depuis 20 ans !

Avenue profession’elle fait partie du décor granbyen depuis 1998. Malgré tout, le service semble encore méconnu. Il tend pourtant la main aux femmes qui souhaitent explorer un métier non traditionnel, ainsi qu’à toutes les autres qui souhaitent revoir leur plan de carrière ou se diriger dans un tout nouveau domaine.

« On aide les femmes à réaliser un vieux rêve, explique Véronique Tardif, conseillère en emploi. Autant la femme qui en a sa claque de son secteur que celle qui a observé son père gosser le bois ou faire de la mécanique dans son garage quand elle était petite ! »

Longtemps, Avenue profession’elle, qui se nommait alors Passage non-traditionnel, tentait de recruter des femmes au profil « non trad ». Des femmes visiblement faites pour des emplois destinés aux hommes. « Mais on s’est aperçu, au cours des dix dernières années, qu’un ‘vrai profil non trad’, ça n’existait pas ! Tout est dans la personnalité des femmes. Alors désormais, on travaille avec elles dans leur globalité. C’est ce qui fait leur réussite professionnelle », souligne Damaris Borrayo, conseillère en gestion de carrière.

L’approche de l’équipe d’Avenue profession’elle va donc bien au-delà de l’employabilité. Une femme y découvrira, entre autres ses aptitudes, y développera des compétences, y explorera divers métiers et professions et y suivra des ateliers et formations. Le tout en développant, en parallèle, son estime personnelle, sa confiance, sa communication, sa gestion du temps, etc.

« On se démarque aussi par une approche très ‘terrain’, note Marie-Claude Hudon, conseillère en entreprise et en développement professionnel. Une approche par projets concrète et valorisante. »

« Aussi, ajoute-t-elle, on identifie rapidement ce qui peut empêcher une femme de réaliser son rêve profond. Chaque personne est unique, et ça, on le prend en considération. » Ainsi, selon le besoin, Avenue profession’elle travaille en étroite collaboration avec les ressources disponibles sur le territoire qu’elle couvre, soit la Haute-Yamaska, Brome-Missisquoi et la région d’Acton Vale.

Deux avenues

Les femmes déjà à l’emploi, aux études ou sans travail qui souhaitent se réorienter, retourner sur le marché du travail ou aux études peuvent donc frapper à la porte d’Avenue profession’elle pour profiter de ses services gratuits. Une initiative d’Emploi Québec. 

D’abord, il y a le Programme de préparation à l’emploi (PPE). Une approche de groupe qui dure neuf semaines.

« Ce sont neuf semaines qui peuvent changer votre vie !, illustre Yves Lauzière, directeur général du Carrefour jeunesse emploi des Cantons-de-l’Est, auquel est lié Avenue profession’elle, en s’adressant aux femmes. Mais il faut que vous vous investissiez. Ça prend du courage, mais ça vaut l’effort. On a environ 100 % de succès ! On va vous aider, et ça va marcher ! »

Trois blocs de neuf semaines sont offerts par année. Le prochain démarre le 5 février. Il est d’ailleurs encore possible de s’y inscrire gratuitement. Les seuls critères pour être admissibles sont d’être sans emploi, sur le chômage, d’être prestataire de l’aide sociale ou sans revenu précis. Les femmes de tous âges sont les bienvenues.

Entre ces formations, il est toujours possible pour une femme de profiter de la deuxième avenue : le Service d’aide à l’emploi (SAE), une approche individualisée. Ainsi, la femme peut profiter de diverses activités, toujours en lien avec le marché du travail, à son rythme et selon ses disponibilités.

Ces deux démarches mènent à un retour aux études ou au travail. « Des anciennes (participantes) débarquent chaque semaine dans nos bureaux pour nous dire où elles sont rendues, dévoile Pascale Robidoux, conseillère en emploi. Elles viennent nous voir pour nous remercier, car elles aiment ce qu’elles font. »

« C’est notre source de motivation, poursuit Véronique Tardif. Ça donne toujours lieu à de belles histoires. »

Comme 2018 marque le vingtième anniversaire d’Avenue profession’elle, il faudra être attentif au cours de l’année, car l’équipe a bien l’intention de souligner l’événement de belle façon.

Pour en savoir plus sur le service : ap.passage.qc.ca