Manon Gauvin, de la Fondation Un souffle et des ailes, est accompagnée ici du bijoutier Mario Brouillette. De leur rencontre est née une breloque à l’effigie de la fondation qui vise la construction d’une ressource d’hébergement pour les jeunes adultes handicapés.

De petites oies à la rescousse

Souvent, une idée en amène une autre. Parfois, ça va même jusqu’à créer une chaîne d’idées. Au bout de celle produite par la rencontre de Manon Gauvin, de la Fondation Un souffle et des ailes, et du bijoutier Mario Brouillette, se balance une breloque bien spéciale...

Manon Gauvin est la mère d’Anthony, un jeune homme de 26 ans atteint d’une sévère paralysie cérébrale. Consciente du manque de ressources d’hébergement destinées à une clientèle comme son fils une fois que celle-ci se retrouve, par exemple, avec des parents à bout de souffle ou vieillissants, elle a décidé de tout mettre en œuvre pour faire construire un lieu capable de recevoir dix jeunes adultes handicapés. Sa mission : amasser les 500 000 $ nécessaires à la réalisation de son projet. 

Pour y arriver, elle organise, entre autres, un spectacle-bénéfice annuellement. En octobre dernier, elle a voulu coller à l’événement la vente de billets pour courir la chance de gagner un bijou. En exposant son idée au bijoutier Mario Brouillette, de la bijouterie Brouillette, celle-ci s’est déployée.

« Mario, que je connais depuis seulement trois, quatre ans, m’a proposé de faire numériser le logo de ma fondation, de le mouler et d’en faire une breloque, raconte Manon Gauvin, soufflée par l’implication du bijoutier d’expérience. Je trouvais ça big pour un tirage d’un soir ! »

L’idée de M. Brouillette était de produire plusieurs exemplaires de l’oie sauvage en plein vol dans le but d’en vendre à l’année, au profit de la fondation. « Comme ça, ça peut continuer tout le temps, souligne celui qui travaille dans le domaine depuis 45 ans. Aussi, ça symbolise quelque chose et l’oie peut être personnalisée, par exemple, avec l’ajout de diamants. »

L’oie sauvage est l’oiseau le plus fort au monde, a justement rappelé Mme Gauvin. « Ça rappelle la force des parents qui ont un enfant handicapé, dit-elle. Mais ça peut représenter plein de belles choses, comme la retraite de quelqu’un, l’anniversaire d’un enfant, etc. »

Une breloque adoptant la forme d’une oie sauvage en plein vol a été fabriquée pour amasser des fonds pour la Fondation Un souffle et des ailes.

À la main

La breloque à l’image de l’oie sauvage est disponible en or blanc ou en or jaune 10k et en argent. Pour chacune d’elle, Mario Brouillette, qui se spécialise entre autres dans la réparation de bijoux dans son commerce qui a pignon sur la rue Principale depuis 1939, passe une grosse heure sur la finition. « Je fais ça à la main, et non à la machine », dit-il.

« Pour sa fondation, Manon fait tout, presque toute seule, fait remarquer le bijoutier. Elle ramasse les canettes vides. C’est un travail gigantesque ! Je trouvais la cause bonne et je voulais en soutenir une dont les coûts d’administration ne sont pas élevés. On aime toujours ça quand l’argent amassé va directement à la cause, non ? »

À la Fondation Un souffle et des ailes, 90 % de l’argent qui entre est destiné au projet de construction de la ressource d’hébergement. En date du 25 octobre dernier, 235 000 $ avaient été amassés. De ce montant, près de la moitié vient de la récupération de canettes vides. Mme Gauvin s’est donné dix ans pour recueillir le montant global nécessaire à la réalisation de son rêve. 

Les breloques en or se détaillent 199 $ et celles en argent, 50 $. Une façon d’offrir un bijou de qualité à prix accessible, estime M. Brouillette. Chacune vient, bien sûr, avec une chaîne.

Des premières, le bijoutier remet 40 $ à Un souffle et des ailes. Des secondes, il fait don de 25 $. « Ce sont presque tous ses profits, reconnaît Manon Gauvin. Je trouve ça cool ! C’est très touchant. Il y a du bon monde sur la terre ! »

Pour se procurer une breloque à l’effigie de la Fondation Un souffle et des ailes et ainsi soutenir la cause des jeunes adultes handicapés, il suffit de se présenter à la bijouterie Brouillette située au 171, rue Principale, à Granby.