Dans un mélange de détente et de concentration, les participantes tricotent des pantoufles qui sont ensuite vendues au profit de la maison en soins palliatifs Au Diapason de Bromont.

De la chaleur au profit des soins palliatifs

Chaque mois, des dizaines de femmes débarquent dans le sous-sol de Couture et aspirateurs Martin armées de leurs épingles à tricoter. Dans la joie et la camaraderie, elles y confectionnent des pantoufles dont la vente profite à la Maison Au Diapason. Une maille à la fois, les couturières bénévoles font ainsi leur part en ce qui concerne les soins palliatifs.

Elles sont une trentaine assises dans un local plein à craquer au sous-sol du commerce situé rue Robinson Sud, à Granby. Et ça jase fort. Les aiguilles s’agitent frénétiquement et, tranquillement, des pantoufles colorées prennent forme.

« J’ai fait des tricots pour toute ma famille. Maintenant, je veux en faire pour une bonne cause ! » s’exclame Diane Tremblay, l’une des bénévoles.

La copropriétaire du centre Couture et aspirateurs Martin, Hélène Giard (au centre), est accompagnée ici des deux professeures de tricot, Nicole Lessard et Lucie Racine.

Les femmes se rencontrent ainsi le premier vendredi de chaque mois. Le concept est fort simple. Les couturières fournissent leur talent et le commerce, lui, s’occupe de la matière première : la laine. Les deux professeures de tricot, Nicole Lessard et Lucie Racine, qui donnent de la formation au magasin durant la semaine, viennent également prêter main-forte aux volontaires.

La copropriétaire des lieux, Hélène Giard, précise que le total des ventes de pantoufles est remis à la Maison Au Diapason. Pas question pour elle de faire des profits sur les chaleureuses créations. Chaque paire de pantoufles coûte 11,20 $ en matériel. Elles sont vendues 15 $.

Trouver des acheteurs
En plus des participantes qui se déplacent chaque mois, une quinzaine d’autres bénévoles tricotent des pantoufles, mais de la maison. Plusieurs paires sont donc produites chaque mois, mais le centre de couture a de la difficulté à les vendre. « On a des bénévoles en masse, mais on a de la misère à trouver des acheteurs », explique Mme Giard. Depuis avril, seule une dizaine de paires ont trouvé preneurs. Il en reste près d’une trentaine en stock, en plus de celles en voie d’être terminées. Mme Giard croit qu’en faisant connaître le projet, les gens seront plus nombreux à venir se procurer des pantoufles. « Aussi, s’il y a un autre commerce qui souhaite nous donner un coup de main en en vendant de son côté, c’est sûr que ça nous ferait plaisir », rajoute Mme Girard.

« S’ils sont intéressés, ils n’ont qu’à me contacter, ajoute-t-elle. On souhaite donner le plus gros montant possible au Diapason. »

Deux modèles de pantoufles sont disponibles, et ce, en plusieurs tailles et couleurs.