Sarah Boily-Brodeur et Valérie Daigle organisent l’événement Complètement Sacoche le samedi 25 novembre.

Complètement sacoche: totalement sensé

La reprise d’une idée lancée à Montréal permettra bientôt aux femmes d’ici de refaire leur garde-robe, et ce, grâce à la magie de la récupération. Le samedi 25 novembre, lors de l’événement Complètement sacoche, toutes sont invitées à donner une deuxième vie à ce qui ne fait plus, faisant ainsi un pied de nez au phénomène de la surconsommation.

L’idée n’est pas nouvelle. Depuis 2013, une activité de partage et d’échange de vêtements et jouets d’enfants est organisée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve par le comité de parents de 200 portes HM : Troc N’roll.

Valérie Daigle, éducatrice en service de garde ici à Granby et mère de deux jeunes enfants a participé, une année, à cette journée spéciale. L’idée de rapatrier le concept dans sa ville mijotait depuis. 

De son côté, Sarah Boily-Brodeur couvait un projet semblable. « Lors d’une conversation avec des copines, j’ai réalisé que des vêtements, on en achetait beaucoup pour ensuite les donner pour s’en acheter d’autres, raconte l’étudiante à la maîtrise en philosophie à l’Université de Sherbrooke. C’est de la surconsommation. Ça n’a aucun sens ! »

D’où sa volonté d’élaborer une façon plus simple de changer de garde-robe. L’idée de partage, d’échange, a donc germé. « En jasant avec Valérie, on s’est aperçues qu’on travaillait sur le même projet : elle de son côté et moi du mien, raconte Sarah en riant. On ne s’en était juste pas parlé. On s’est rencontrées en on a mis nos idées ensemble. » Complètement sacoche est né.

Système de points

Ainsi, selon le principe mis de l’avant par Troc N’roll, Complètement sacoche fonctionnera grâce à un système de points. Par exemple, une camisole, des gougounes ou des boucles d’oreilles (les accessoires sont acceptés) vaudront un point. Les pantalons, vestes, tuques et maillots de bain, deux points. Les robes et manteaux légers permettront aux femmes d’accumuler trois points et les manteaux et bottes d’hiver et robes de soirée, quatre points. Il est possible d’accumuler jusqu’à 100 points au total. « Le but de fonctionner avec ce système de points est d’être juste avec tout le monde », insiste Sarah. 

Rigoureuses, les deux organisatrices gèreront le tout grâce à un fichier Excel élaboré par le conjoint de Sarah. « C’est quelque chose ! », a-t-elle lancé.

Le jour de J, les femmes sont invitées à se présenter aux locaux 101, 103 et 104 du Centre culturel France-Arbour de Granby , de 9 h à midi, avec leurs poches de vêtements en bon état et non troués. À ce moment, des points seront alloués à chaque morceau par une armée de bénévoles.

De midi à 13 h, les organisatrices procéderont au classement et, en après-midi, ce sera le moment du « magasinage ».

« Les vêtements en mauvais état seront conservés pour le tissu, explique Sarah. En fin de journée, les femmes qui n’auront pas amené de vêtements à échanger pourront acheter le linge restant au coût de 5 $ et moins. Tout ce qui restera ira à un organisme. »

Ce sera également le cas des profits de la journée.