Le nouveau jardin d’oiseaux du CINLB a récemment été inauguré.

CINLB: accueillant pour les oiseaux

Les amants de la nature peuvent dorénavant poser les pieds et les yeux sur un tout nouveau jardin au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB), un jardin d’oiseaux. Inauguré récemment, le lieu devient ainsi la continuité toute naturelle du jardin de pollinisateurs qui pousse devant le bâtiment d’accueil.

Le CINLB a déposé le projet à la Fondation Hydro-Québec l’an dernier. Une réponse positive est arrivée en mai. Avec un budget de 13 550 $ et beaucoup d’huile de coude, un jardin composé d’une trentaine de plantes indigènes attractives pour les oiseaux a été créé en juin. Maintenant que les plantes ont pris de la vigueur, que les panneaux éducatifs ont été installés et qu’une sculpture y prend racine, le jardin d’oiseaux est complété.

Différentes variétés indigènes non envahissantes ont été choisies pour fournir abri et nourriture aux oiseaux, le printemps, l’été et l’automne, afin que ceux-ci fassent des réserves pour leur migration hivernale, explique Normand Fleury, président du Club d’observateurs d’oiseaux de la Haute-Yamaska. L’homme a élaboré le jardin en compagnie de Laurence Cavitte, responsable de l’éducation au CINLB.

« Pour choisir les espèces de vivaces, on a essayé d’en trouver qui sont présentes dans notre environnement, explique Mme Cavitte. On constate qu’il y a une baisse d’espèces d’oiseaux en Haute-Yamaska, mais la plupart sont dans des habitats très spécifiques, comme des milieux humides ou une forêt mature. Garder une biodiversité dans les villes en créant des ilots, des oasis, c’est important. »

Par exemple, note Mme Cavitte, des moqueurs-chats, qui souvent mangent des larves, ont été aperçus dans le jardin, ce qui est très intéressant dans un potager.
Il est certain qu’un tel jardin demande de l’entretien, plus que de la pelouse, un milieu stérile, ajoute la responsable de l’éducation. Le CINLB a ainsi pu compter sur l’aide de bénévoles pour la plantation, mais aussi pour des dons de plantes et l’entretien du lieu, le terrain étant plus grand que prévu.
Une œuvre signée Placide Rodrigue trône également à l’entrée du jardin. Il représente un oiseau sorti de son imaginaire et réalisé à partir de matériel recyclé. « Ça a été un concours de circonstances, raconte M. Rodrigue. J’ai approché Mario (Fortin, directeur général du CINLB) pour léguer à l’organisme une œuvre que je gardais chez moi et que je voyais très bien dans ce jardin. »

L’an prochain, le CINLB compte mettre des fiches explicatives en ligne et offrir une conférence pour donner des pistes aux citoyens qui souhaitent attirer les oiseaux.

Normand Fleury, président du Club d’observateurs d’oiseaux de la Haute-Yamaska, a élaboré le jardin d’oiseaux en compagnie de Laurence Cavitte, responsable de l’éducation au CINLB.