Chronique intimiste

CHRONIQUE/ Plus la cinquantaine approche, plus la conscience m’amène à regarder de plus près ce qui me convient et ce qui ne me convient plus.

Cela peut sembler anodin, mais il n’est pas si facile de nommer ce qui nous émerveille encore. Je réalise qu’à travers tous les aspects de la vie, avec les enfants, le travail, les relations interpersonnelles, se choisir est tout un défi!

Être capable de s’affirmer dans ses choix et ses besoins et se respecter là-dedans demande certains ajustements. Or, je sens la marge de manœuvre beaucoup plus mince qu’avant et si je ne m’écoute pas, mon corps me parle.

Au début ce n’est pas évident de décoder certains malaises. La vie envoie bel et bien des signaux, mais avant de saisir ce que cela implique profondément, ça peut prendre un petit délai. La vie est mouvement et impermanence. Elle nous invite à voir certains excès ou certains manques afin d’y apporter plus de douceur, de s’accorder du temps et d’ajuster son rythme pour retrouver plus d’équilibre.

Heureusement, notre respiration représente une alliée importante qui sert de pont entre la vie extérieure et la vie intérieure. S’arrêter et prendre conscience de sa respiration apporte paix et force. Depuis des millénaires, les gens pratiquent l’art de respirer, dont les effets sont aussi puissants sur l’esprit que sur le corps. Placer la respiration au centre de soi nous permet de prendre du recul. Elle est le fondement d’une vie plus heureuse et plus stable. Elle nous donne le courage d’accepter la complexité de la vie et de nous accueillir tel que nous sommes, avec nos travers et nos faiblesses et de nous traiter avec bienveillance et empathie.

« Il est tellement important de laisser certaines choses disparaître. De s’en défaire, de s’en libérer. Nous devons clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité, mais simplement parce que ce qui précède n’a plus sa place dans notre vie. Faisons le ménage, secouons la poussière, fermons la porte, changeons de disque. Cessons d’être ce que nous étions et devenons ce que nous sommes.»

Paulo Coelho, Le Zahir

Prenez un moment pour vous allonger et posez les mains sur votre nombril. Respirez doucement et sans effort. Ressentez vos mains monter et descendre sous l’effet de votre respiration. Ce doux mouvement est une réelle nourriture pour tout votre être. Ce mécanisme pompe l’oxygène et les fluides riches en nutriments à travers le système lymphatique, tout en éliminant les toxines. La respiration abdominale masse le foie, les reins, les intestins ainsi que la colonne vertébrale. Ce souffle « sacré » préserve l’équilibre, calme le mental et nous enracine. Il remplit notre réservoir d’énergie vitale. Malgré sa grande simplicité, cette respiration est indispensable à notre bien-être.

Apprendre à se détendre et à bien respirer n’a rien à voir avec le contrôle, mais consiste plutôt à avoir le courage de lâcher prise. Déposons notre bagage trop lourd et permettons-nous d’aller à notre propre rencontre.

Namasté!