Marie-Thérèse Abogo, coordonnatrice aux bénévoles au CAB de Cowansville, et Dimka Bélec, directeur général de l’organisme.

Célébrer l’implication citoyenne

Qu’on soit homme ou femme, jeune ou vieux, il existe assurément une activité de bénévolat faite sur mesure pour soi. Pour remercier ceux qui offrent de leur temps à leur communauté tout en incitant d’autres à le faire, le Centre d’action bénévole (CAB) de Cowansville lançait vendredi dernier sa programmation pour la Semaine de l’action bénévole, qui se déroulera jusqu’au 13 avril.

«Le bénévolat a beaucoup d’importance et d’impact dans la communauté. Tous les organismes communautaires, qui sont sous-financés alors que les besoins se multiplient, bénéficient de ce que font leurs bénévoles. Il importe de trouver les bonnes personnes», affirme Dimka Bélec, directeur général du CAB, organisme qui profite des services bénévoles d’une centaine de personnes.

Malgré ce fier coup de pouce, les organismes sont toujours en quête de nouveaux bras. «Les mentalités changent, poursuit M. Bélec.
Il faut sensibiliser la population à l’engagement citoyen si on veut qu’à long terme, ils passent à l’action.»

Bien que des bénévoles ne comptent pas les heures qu’ils investissent au nom d’une cause, il est possible de faire sa part même avec un agenda chargé. Il est aussi possible de se rendre utile en accomplissant des tâches que l’on aime. Bref, les possibilités sont infinies.

«Quand on parle de bénévolat, les gens ont encore une vision très traditionnelle de ce qui se fait. Mais le bénévolat peut se faire de manière régulière, structurée ou de manière spontanée. Les tâches peuvent être simples et répétitives, variées et complexes, manuelles ou intellectuelles, énumère M. Belec. Tout ce qu’il faut, c’est quelqu’un prêt à donner un peu de son temps.»

Les raisons qui poussent les gens à s’impliquer sont toutes aussi diverses, ajoute-t-il. «La vision historique du bénévolat, c’était de le faire par charité chrétienne. Maintenant, les gens donnent de leur temps, mais viennent aussi chercher quelque chose en retour. Ça peut être d’aider son prochain, partager ses connaissances, rencontrer d’autres personnes, ajouter des cordes à son arc ou acquérir une nouvelle expérience.»

Dire merci
Organisée sous le thème «Et si on osait bénévoler?», la Semaine de l’action bénévole célèbre le travail accompli bénévolement. On espère du même souffle donner envie à d’autres de faire de même.

Pour y parvenir, le CAB de Cowansville a mis sur pied une programmation variée qui se déploiera tout au long de la semaine. Dimanche matin, un brunch a été offert par la Ville à des bénévoles de la municipalité. Puis, le CAB a tenu trois journées portes ouvertes. «On veut montrer ce que ça peut représenter, être bénévole au CAB», explique M. Belec.

Lundi, l’organisme a organisé une visite dans les locaux du dépannage alimentaire de même que du kiosque du Carrefour d’information aux aînés. Mardi, les locaux des services de transport médical et de visites d’amitié accueillaient la population. Mercredi, il sera possible d’en apprendre davantage sur les repas communautaires concoctés dans le sous-sol de l’Église Emmanuel. Un repas festif y sera d’ailleurs offert aux artisans du CAB,jeudi midi. En parallèle, des capsules vidéo mettant en vedette des bénévoles seront diffusées sur les médias sociaux de même que sur un écran à l’entrée du CAB.

Les activités culmineront vendredi après-midi lorsque le bénévole de longue date, Léopold Thibeault, prononcera une conférence visant à partager son expérience et ses réflexions sur le bénévolat.