Sylvie René, du service clientèle, Diane Dumont, directrice générale chez Amisphère, et Céline Benoit, adjointe, sont tout sourire dans leurs nouveaux locaux de la rue Saint-Urbain, à Granby.

AGDI: un printemps de changements

Un nom court et rassembleur. De vastes locaux fraîchement aménagés. Un nouvel environnement et une offre de services renouvelée. L’Association de Granby pour la déficience intellectuelle (AGDI), profite du réveil du printemps pour marquer un nouveau départ. Désormais, jeunes et moins jeunes vivant avec une déficience intellectuelle (DI) et/ou un Trouble du spectre de l’autisme (TSA) pourront se rendre chez Amisphère, un endroit spécialement aménagé pour eux.

La fébrilité était palpable mardi dernier, alors que l’AGDI inaugurait ses nouveaux locaux multifonctionnels maintenant situés rue Saint-Urbain, à Granby. Du coup l’organisme, fondé en 1970 par un regroupement de parents d’enfants ayant une déficience intellectuelle, en a profité pour présenter sa nouvelle appellation et afficher ses nouvelles couleurs.

« À Granby, les jeunes s’identifient plus à La Barak qu’aux termes ‘Maison des Jeunes’, illustre Diane Dumont, directrice générale de l’AGDI. On voulait créer la même chose ici. Par Amisphère, on souhaite développer un plus grand sentiment d’appartenance. »

À ce nouveau nom trouvé à la suite d’une séance de remue-méninges se colle un logo rajeuni arborant des couleurs plus actuelles. « C’est un feu d’artifice de coeurs et d’amour, explique Mme Dumont en parlant de la nouvelle image de l’organisme. On s’éclate ! On voulait quelque chose qui dure dans le temps. »

Déménagement
L’autre énorme changement vécu par l’organisme, c’est son déménagement. Alors que l’AGDI spossédait ses bureaux au Centre communautaire St-Benoit et qu’elle tenait plusieurs de ses activités dans les locaux de Mouvement Action Handicapé Granby, rue Fairfield, voilà que tout est concentré à la même adresse.

Ainsi, au 17 rue Saint-Urbain, les gens vivant une DI ou un TSA âgés de 12 ans et plus retrouveront deux salles d’activités (bricolage et casse-têtes), un grand salon aménagé, une salle multifonctionnelle où il est possible de danser et une cuisine complète où popoter.

« On est tellement privilégiés d’avoir de si beaux locaux », se réjouit Céline Benoit, adjointe à la direction chez Amisphère.

« Les gens avec une déficience intellectuelle se retrouvent dans un trou de services incroyable, regrette Diane Dumont. Il fallait donc trouver une solution, car le besoin est là. »

À titre d’exemple, après avoir reçu divers services pendant leurs parcours scolaire primaire, dont l’accès à un service de garde, les enfants se retrouvent laissés à eux-mêmes une fois au secondaire. Aussi, après avoir été suivis pendant des années au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI), les jeunes adultes se retrouvent sans services à 21 ans. « Il fallait qu’on fasse quelque chose », indique Mme Dumont.

Dans ses nouveaux locaux, Amisphère offre donc un service de surveillance de jour pour les 21 ans et plus, un autre pour les ados (le matin et après l’école) et de nombreuses activités qui permettent de briser l’isolement, socialiser et de donner une pause aux parents d’enfants vivant avec une DI ou un TSA.

« On veut que ça ressemble à une maison, insiste Mme Dumont. On veut que les gens qui viennent adoptent l’endroit. »

Cet été, un camp de jour sera offert à la clientèle DI et TSA et dès l’automne, alors que l’organisme entend proposer une toute nouvelle programmation, il veut offrir des activités tous les soirs.

« Comme ça, le parent qui souhaite s’inscrire à un cours de yoga en soirée, par exemple, pourra le faire », se réjouit la directrice générale.

OUVERTE AUX DONS

De nombreux changements sont en cours chez Amisphère et ceux-ci ne se réaliseront pas qu’entre ses quatre murs.

Déjà, les gens vivant une déficience intellectuelle (DI) ou un Trouble du spectre de l’autisme (TSA) qui s’y rendent peuvent sortir prendre l’air dans le quartier qui accueille le parc à chiens, l’aréna, un parc avec des jeux d’eau et, bientôt, la nouvelle piscine municipale.

«On est super bien positionné!», se réjouit Diane Dumont, directrice générale d’Amisphère.

Quand le beau temps s’installera, ils profiteront d’un petit coin aménagé pour eux, avec tables à pique-nique et verdure. «On cherche une balançoire sur roues, souligne d’ailleurs Mme Dumont. Et des accessoires de jardins. Aussi, si des gens ont des vivaces à donner, on est preneur!»

Devant la générosité du propriétaire de la bâtisse où loge Amisphère, la clientèle pourra aussi s’amuser sur le terrain vacant lui appartenant juste à côté. L’organisme accueille aussi les dons de livres, de jeux de société, de casse-têtes et de matériel de bricolage.

Suffit de déposer le tout au 17, rue Saint-Urbain, sur les heures d’ouverture. Pour tout don en argent, l’organisme remet un reçu de bienfaisance. Isabelle GaboriauLT